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            27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 16:14

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            Il y a tout juste 70 ans, le 27 mai 1943, se tenait la 1ère réunion du Conseil National de la Résitance (CNR). Ce dernier est né du mouvement national de lutte, de résistance contre le nazisme et l’Etat de Vichy, pour l’indépendance de la France. C’est un rassemblement hors normes dans l’histoire de France qui a vu se réunir des hommes et des femmes d’origines sociales différentes.

            Le CNR regroupait les forces vives de la Nation, sous la houlette de Jean Moulin : 8 mouvements de résistance, les 2 grandes centrales syndicales de l’époque, CGT et CFTC, les représentants des principaux partis politiques reconnaissant la France Libre (PCF, SFIO, Radicaux, Démocrates Chrétiens, Droite Républicaine).

            C’est cette fusion entre lutte armée, luttes politiques et luttes sociales qui a permis au CNR de se doter d’un programme dont le contenu constitua une grande avancée de civilisation. Un premier projet fut présenté par Pierre Villon, membre du Comité Central du Parti Communiste et président du CNR.

            Ce programme se donnait pour objet la construction d’une nouvelle société, de solidarité, d’égalité, de bien-être pour tous, fondée sur la démocratie et la laïcité. Ce programme exigeait l’éviction des féodalités financières de la direction de l’économie, le retour à la nation des grands moyens de production, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des banques.

            Ce programme témoignait aussi de la conscience du CNR que le nazisme, le gouvernement de collaboration, le racisme n’étaient pas nés de rien, leurs terreaux communs résidaient dans la trahison des élites politiques et économiques (« plutôt Hitler que le Front Populaire », la collaboration du Comité des Forge, ancêtre du Medef).

            Ce programme constitua le socle de notre modèle social français ; il a irrigué en profondeur notre société de 1945 jusqu’à nos jours. Bien sûr, tout ne fût pas réalisé, il subit l’érosion du temps sous les coups successifs des gouvernements des différentes majorités. Mais mêmes rognés, les acquis sociaux du CNR continuent à structurer la société française : la sécurité sociale, la reconnaissance des maladies professionnelles et la médecine du travail, les retraites par répartition et l’instauration des retraites complémentaires, des prestations familiales uniques au monde, le statut de la fonction publique, des électriciens et des gaziers, la nationalisation des grands secteurs industriels dont l’énergie avec la création d’EDF, les comités d’entreprise, la représentativité syndicale.

            Sont associés à ces acquis sociaux du Conseil National de la Résistance 5 noms, 5 noms de ministres communistes : Maurice THOREZ, François BILLOUX, Charles TILLON, Marcel PAUL et Ambroise CROIZAT, fondateur de la sécurité sociale.

            Le programme du CNR à l’origine de toutes les conquêtes sociales de la Libération reste encore aujourd’hui l’obsession du MEDEF et de la droite qui rêvent de le réformer. En 2007, Denis Kessler, ex vice-président du Medef déclarait entre autres : « Le modèle social français et le pur produit du Conseil National de la Résistance, un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, le Gouvernement s’y emploie….

            Depuis toutes les réformes qui s'enchaînent poursuivent cet objectif. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance .

            La raison de la destruction systématique de cet héritage c’est qu’il constitue un obstacle aux politiques libérales et aux directives européennes, pour introduire en France, au détriment des salariés, le tout marché, la dérèglementation du travail, la concurrence libre et non faussée, la marchandisation généralisée.

            Fidèle à ses engagements, la Fédération PCF de l'Isère, tient à réaffirmer son attachement au rassemblement des forces progressistes, qui oeuvrent pour que le socle du droit commun soit sans cesse tiré vers le haut. Pour que les valeurs de solidarité, d'égalité, de démocratie, d'élaboration collective, portées à son époque par le CNR, continuent d'être le terreau qui mène au « mieux vivre ensemble », à ce contrat de la Libération qui affirmait « L'Humain d'abord ».

            Pour la fédération PCF Isère: Jérôme Marcuccini

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            Publié par Jérôme Marcuccini - dans Actualités
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