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            28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 21:42

            4- Principe du recours à une délégation de service Public relatif à l'aménagement, l'entretien, l'exploitation et la gestion d'une crèche mixte ville-entreprises :

            On ne peut aborder cette délibération qui instaure un Partenariat Public Privé pour l’exploitation et la gestion d’une crèche, sans un minimum de réflexion quand aux évolutions en lien avec le décret relatif aux établissements et services d’accueil de la petite enfance, publié le 8 juin dernier.

            Le gouvernement a décidé de donner la priorité aux crèches privées, à la sous-professionnalisation des personnels. Les taux d’encadrement par des puéricultrices, éducateurs jeunes enfants, infirmiers, psychomotriciens diplômés d’Etat passent de 50% à 40%. Les crèches entre 20 et 40 places pourront accepter un accueil en surnombre de 15% d’enfants, dans le souci de rentabilisation des structures.

            Les crèches subventionnées par la CAF et les départements, aiguisent les appétits d’opérateurs privés.

            C’est la Cour des comptes qui souligne que les partenariats public-privé n’offrent d’avantages qu’à court terme et s’avèrent finalement onéreux à moyen et long terme.

            Que se passe t-il quand l’opérateur est défaillant ? Le risque est grand de voir la structure privée mise en faillite par ses actionnaires et les contribuables mis à contribution. C’est ce que l’on appelle la privatisation des profits et la socialisation des pertes.

            La délibération indique que la tarification sera identique et qu’une mutualisation en matière de remplacements, de restauration, de droit d’accueil et de formation des agents serait possible. Le mot d’ordre semble être : faire plus en dépensant moins, privatiser largement, déqualifier le personnel auprès des très jeunes enfants.

            Les chiffres communiqués ne pouvaient que faire apparaître la prépondérance de la formule choisie par avance, c'est-à-dire le partenariat public privé jugé plus rentable pour notre collectivité. Dès lors, où la mission première du privé est de dégager des dividendes, comment justifier de tels écarts ? Sauf à utiliser le turn-over pour le personnel, la réduction de ce dernier.

            Ce dont les familles ont besoin, ce n’est pas d’une consigne à bébé!

            Accueillir les enfants, accompagner les familles demande du temps, des moyens, des financements.

            Pour nous, les lieux d’accueil de la petite enfance ne sauraient être pensés comme des lieux de garde, ils sont avant tout des lieux de vie, dédiés à une population très particulière, à une période cruciale de son développement, et aux besoins très spécifiques qui doivent être connus et reconnus par les personnels qui les prennent en charge.

            Si une politique publique ambitieuse pour la petite enfance constitue un investissement pour l’avenir, cet investissement ne doit pas être tourné vers la marchandisation de l’accueil. S’agissant de la petite enfance, le premier des critères ne peut être comptable, mais tourné vers l’épanouissement de l’être humain.

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