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            9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 07:07

            Dans le prolongement du rapport Moreau et des concertations menées au pas de charge en juillet avec les partenaires sociaux, le projet de loi du Gouvernement sur les retraites reprend les annonces faites par le Premier Ministre en août qui maintiennent le cap de l’austérité sur injonction de la Commission européenne.

            Les choix du Gouvernement ne laissent planer aucun doute sur les objectifs poursuivis : si quelques avancées a priori positives (mais malheureusement bien trop frileuses) sont incluses dans le texte (compensation a minima de la pénibilité, la prise en compte de l’apprentissage et des stages, le travail à temps partiel ou la situation de personnes handicapées et de leurs aidants familiaux), elles ne sauraient occulter la logique d’ensemble.

            Englué dans une vision purement comptable de l’équilibre des comptes publics et sociaux, le gouvernement reprend à son compte les revendications patronales de baisse du coût du travail et de réduction de la dépense publique et sociale. Le texte entérine l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein au motif que l’on vivrait plus longtemps, alors même que la durée réelle de cotisation ne cesse de baisser en raison de l’entrée plus tardive des jeunes sur le marché du travail, du chômage, de la précarité de toutes les tranches d’âge.

            Injustes et déséquilibrées, les dispositions proposées dans ce texte rejettent sur les salariés et les retraités l’exclusivité du financement effectif de cette réforme, le Ministre de l’économie ayant d’ores et déjà assuré au patronat que leur contribution serait intégralement compensée.

            Ces propositions s’inscrivent dans la continuité des réformes libérales de droite engagées depuis 1993, qu’elles valident et approfondissent.

            Au bout du compte, le financement de cette réforme incombera essentiellement aux salariés et aux retraités. C’est une triste première pour un gouvernement de gauche.

            Article 1 du projet de loi sur les retraites : un bis repetita de la loi de 2010

            L’article 1 du projet de loi sur les retraites s’inscrit dans la continuité (avec des modifications mineures) d’un article issu de la loi de 2010 énonçant les principes et objectifs assignés par la Nation au système de retraites :

            - Plutôt que de poser l’objectif d’un montant minimal de pension égal au SMIC et dont nous proposons une réévaluation à 1700€, l’article rappelle le droit de tout retraité à une pension en rapport avec les revenus qu’il a tirés de son activité ;

            - Les retraités devront se contenter d’un objectif de maintien de leur niveau de vie, nos amendements relatifs à l’augmentation de ce dernier ayant été refusés ;

            - Si le choix du système par répartition est réaffirmé dans l’article, le gouvernement a refusé plusieurs de nos amendements visant à préciser que cette répartition doit se penser selon les modalités de prestations définies. Et l’article 3 du projet de loi confirme ce glissement vers un système à cotisations définies à l’image du modèle suédois de plus en plus décrié.

            L’article 1 n’ayant pas de réelle portée juridique, nous nous attendions à davantage de hardiesse de la part du Gouvernement. Or les mesures d’économies prévues dans le projet contredisent les quelques mesures dites de justice et légitiment la quasi-intégralité des réformes précédentes contre lesquelles les socialistes s’étaient parfois farouchement battus.

            Article 2 du projet de loi sur les retraites : une mesure fondamentalement antisociale

            L’article 2 du projet de loi sur les retraites qui prévoit l’allongement de la durée de cotisation s’inscrit dans la droite ligne des précédentes réformes de la droite.

            Cette mesure d’âge est une aberration d’un point de vue économique en période de chômage de masse. En procédant ainsi on réduit le volume des pensions servies dans la mesure où un nombre de plus en plus important d’actifs ne pourra prétendre à une retraite à taux plein du fait du système de décote et de carrières chaotiques. Le plus cynique dans cette mesure c’est qu’en commençant en 2020, ce sont les jeunes générations qui vont en payer le coût et en particulier les femmes.

            C’est oublier que, par ailleurs, l’espérance de vie s’allonge de façon très inégale selon les catégories socioprofessionnelles et la durée de vie en bonne santé est en régression.

            Les déclarations répétées du gouvernement mettant en avant la justice de cette réforme sont contredites par cette mesure nocive et fondamentalement antisociale.

            Les député-e-s du Front de gauche

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            Publié par Député-e-s Front de gauche - dans Politique
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