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Sassenage à la Une

            13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 13:57

             

            Le 3 avril 2017, le Trésorier de la cellule de Sassenage retient la salle des Voûtes N°1 auprès du Centre associatif Saint Exupéry à Sassenage.

            Pour qu'une salle soit attribuée à une organisation politique, à Sassenage, c'est la règle imposée, une demande doit être faite à Monsieur le Maire.

            Cette demande a été faite par messagerie électronique le même jour à 12H35, en ces termes:

             Mr le maire,

            Afin de réunir la cellule du PCF de Sassenage Vercors, je viens vers vous à la demande du centre Saint Exupéry, pour réserver la salle des voûtes 1, le 14 Avril 2017 à 18h.

            Merci d'avance.

            Cordialement

            A la veille de cette réunion, le Maire qui a pourtant fixé les règles, ne répond pas et nous sommes tenus de nous rabattre sur une solution alternative.

            Questionné par le groupe "Agir pour Sassenage", sur un cas précédent, le Maire a répondu que la règle était de lui faire une demande par mail, et il précisait n'avoir jamais refusé le prêt de salle à une organisation politique.

            Pour éviter toute contestation, j'ai demandé à être aussi destinataire du message adressé.

            Les élus du Conseil municipal peuvent prétendre suivre des formations avec l'organisme souhaité, dès lors qu'il est reconnu. Ces dispositions sont encadrées par la loi, à travers  l’article L.2123-12 du code général des collectivités territoriales (CGCT), la formation est une dépense obligatoire pour une commune régie par l'article: L. 2123-14 du CGCT .

            Le 4 avril 2017, j'ai formulé une demande pour une session se déroulant sur Grenoble, le 13 avril 2017, en transmettant le document d'inscription à Monsieur le Maire pour qu'il le fasse valider. Inscrit, j'irai faire cette formation, mais je serai dépourvu de ce document.

            Les lois doivent aussi être respectées à Sassenage !

             

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            Publié par Barrionuevo - dans Sassenage - Réagir
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            10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 15:29
            Sur ces derniers jours de campagne, avant le premier tour de l'élection présidentielle, nous sommes nombreux à multiplier les contacts vis à vis des indécis, pour tenter d'assurer la qualification de Jean Luc Mélenchon au second tour .
            Créer la surprise, le 23 avril prochain c'est, à n'en pas douter, créer les conditions les plus propices pour essayer de parvenir à envoyer sur les bancs de l'Assemblée Nationale, David Queiros sur la seconde circonscription et Jean Paul Trovero pour la 3ème circonscription.
            L'un comme l'autre, figurent parmi les 20 parrains à la candidature de Jean Luc Mélenchon, dans le département de l'Isère et revêtent cette légitimité pour porter les engagements contenus dans notre programme, la France en commun.
            Depuis le mercredi 5 avril, le blog de campagne de nos candidats dans la 3ème circonscription de l'Isère: www.trovero2017.fr a été lancé. Dans un délai si court, 85 personnes ont signé l'appel à voter.
            Élire le maximum de député-e-s communistes, du Front de gauche, s'est s'assurer que sa voix participe à la mise en oeuvre d'un changement véritable, avec le soutien aux Services Publics, la revalorisation du SMIC, des minimas sociaux, des pensions de retraite.Ces député-e-s agiront pour abroger les lois Travail dite El Khomry, ou Macron sur les bus, pour assurer le retour aux 35 heures et à la retraite à 60 ans; une Sécurité Sociale remboursant les soins à 100%; les nationalisations des banques comme BNP/Paribas, la Société Générale, les autoroutes.
            Oui, il faudra taxer les revenus financiers au même taux que sont taxés les salariés, lutter contre la fraude fiscale, pour enfin assurer une nouvelle redistribution des richesses.

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            Publié par Barrionuevo - dans Politique
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            31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 22:50

            En fonction du nombre d'inscriptions,, nous le savions la, centaine de personnes pour ce 40 ème anniversaire de présence communiste à Sassenage serait dépassée !

            Ceux qui avaient répondu présents ont pu goûter la façon particulière dont Michel Barrionuevo a rendu compte de ces 40 années.

            Pas la langue de bois, mais à chaque période l'espace historique, Annie David, Sénatrice communiste de l'Isère dira combien elle est fière de ces élus communistes qui ne rechigne jamais devant les combats.

            Voici l'intervention de Michel Barrionuevo, la vidéo est à la suite de ce texte :

            Mesdames, messieurs, cher-e-s ami-e-s et camarades,

            12 élu-e-s communistes et apparentés ont siégé au cours de ces 40 années de mandat municipal à la ville de Sassenage.

            De 1977 à aujourd’hui (et ce mandat n’est pas fini), j’ai été élu tout au long de ces 40 années successives.

            Sur les 6 premiers élus de 1977, Jean Tufferi nous a quitté, il y a un peu plus de 5 ans et sa famille m’avait demandé de lui rendre hommage lors de ses obsèques le 27 janvier 2012. J’ai effectué des recherches sur Françoise Colbeau qui se sont avérées vaines, j’ai retrouvé Francine Bombled que j’avais croisé durant la lutte des Caterpillar au Tribunal de Grenoble, ce soir, elle doit s'occuper de son petit fils, Georges Mottin et Joseph Falco sont là et je voudrais les remercier fraternellement.

            Tout comme, je voudrai remercier parmi les anciens élus communistes et apparentés que je citerai plus tard. Mireille Heurtier, après avoir vaincu une première fois un cancer et à nouveau touchée par cette maladie.

            Les élus du groupe « Agir pour Sassenage », les anciens élus socialistes ou ensemble pour Sassenage.

            Dans le cadre de cette fête des 40 ans de présence communiste au Conseil municipal de Sassenage, j’apprécie très fortement la présence parmi nous de

            Annie David, sénatrice de l’Isère et Secrétaire départementale de la fédération de l’Isère du Parti communiste français

            Yannick Boulard, que la plupart d’entre vous connaissent comme ancien Maire de Fontaine. Avec lui j’aurai eu de grandes complicités, au sein de la CGT, lui comme responsable des jeunes à l’UD, moi comme Secrétaire du syndicat des métaux de Grenoble Nord, ensuite, nous avons été élus lors du 22ème Congrès en 1976, au Secrétariat de la Section de Fontaine du PCF qui comprenait également Francine, nous sommes devenus des élus en 1977.

            Jean Paul Trovero et Laurent Jadeau, nous rejoindront plus tard, à la fin de mon intervention j'en reparlerai !

            Willy Pepelnjak, actuel secrétaire de la section PCF Fontaine rive gauche du Drac et Angeline Ricciardi, notre Secrétaire de cellule sassenageoise;

            En fait, pour bien faire, j’aurai du citer chacune, chacun d’entre vous qui me faites l’amitié d’être présent ce soir, d’autres arriveront plus tard. Excuser plus d’une vingtaine d’ami-e-s qui m’ont transmis des messages de sympathie.

            Le piquant de la vie, c’est la suite d’évènements imprévus que chaque personne gère à sa façon.

            Avant de venir habiter à Sassenage, je vivais sur le quartier « Bastille » à Fontaine, j’étais dirigeant syndical dans la métallurgie, adhérent du Parti communiste français. J’avais fait une demande de logement et face au délai d’attente, nous avons décidé d’acheter un appartement au Floréal à Sassenage en 1974. Si je dis cela, ce n’est pas anodin, lors du Conseil municipal du 9 mars dernier, un élu a prétendu que pour avoir un logement social dans la commune de Fontaine à direction communiste, il fallait prendre sa carte du parti ! Cette réflexion ne grandit pas son auteur.

            Dans le cadre de la préparation des élections municipales de 1977, un accord national avait été signé entre les différents partis politiques prévoyant la constitution de listes d’union de la gauche sur la base des résultats électoraux des 6 années précédentes.

            Lorsque nous avons rencontré la section locale du Parti socialiste, sur la base de cet accord et de nos résultats, nous revendiquions la tête de liste.

            A Fontaine, pour permettre que l’union de la gauche se réalise aux municipales comme sur les communes de Seyssinet, Sassenage et Seyssins, les communistes donneront plus de sièges au Parti socialiste que la moyenne des résultats électoraux antérieurs.

            Tenant compte de la réalité où chaque scrutin électoral a sa propre spécificité, à la réunion suivante entre les formations de gauche de Sassenage, nous ne revendiquions plus la tête de liste, mais un minimum de 8 élus, ce qui correspondait aux résultats réalisés par la liste communiste conduite par Roger Depassel, en 1971.

            Il est important de se remémorer l’histoire qui a précédé l’élection pour la première fois d’élus communistes sur Sassenage, un village d’environ 1 600 habitants

            Après la libération de Sassenage, le 22 août 1944, les Conseils municipaux ont été désignés par les différents Comités de Libération. Pour notre commune, ce Comité a choisi Louis Reverdy comme Maire et le communiste François Blumet, comme premier adjoint, je veux remercier la présence parmi nous de René, son neveu.

            Ce que le Comité de libération ignorait, c’est que tous deux étaient décédés en déportation. Finalement, c’est Gaston Morin qui sera le Maire jusqu’aux municipales du 29 avril 1945, avec 2 ou 3 élus communistes désignés.

            De 1945 au 19 octobre 1947, Auguste Quincieu sera le Maire, entre temps, le 4 mai les 5 ministres communistes sont renvoyés du gouvernement, il restait à ce moment là : Maurice Thorez, François Billoux, Charles Tillon, Georges Maranne et Ambroise Croizat, le père de la Sécurité Sociale.

            C’est dans ce cadre politique que Gaston Morin dans une configuration excluant les communistes, redevient Maire, avant de passer la main en cours de mandat à Roger Deschaux qui sera réélu largement dans une même configuration politique en 1953, 1959, 1965, 1971.

            Je reviens à l’élection de 1977, nous n’avons pas pu obtenir l’union de la gauche dès le premier tour, mais un accord de second tour sera acté :

            Au premier tour, 3 listes sont en présence, selon un scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, avec panachage :

            • La droite conduite par Michel Vieux-Melchior recueille une moyenne de 26.18% des suffrages ;
            • La liste communiste conduite par Georges Mottin obtient une moyenne de 24,15%
            • La liste Parti socialiste et anciens conseillers conduite par Roger Deschaux qui engendre 3 élus dès le premier tour (Legrand, Perli et Basset) réunit 49,67% des suffrages.

            Au second tour, il reste donc 20 sièges à pourvoir, sur la base des résultats du premier tour, la proportionnelle entre les 2 listes se réclamant de la gauche donne une répartition de 15 sièges pour la liste Deschaux, 8 sièges pour la liste communiste. L’accord entre la section locale du PS et la délégation des cellules de Sassenage du PCF sera de 6 sièges dont 1 adjoint titulaire et 1 adjoint supplémentaire.

            C’est ainsi que le 20 mars : Georges Mottin, Francine Rico-Bombled, Françoise Colbeau, Joseph Falco, Jean Tufferi et moi-même avons été élus, mes camarades me choisissant comme Président de groupe.

            La première dissension a lieu lors de l’installation du Conseil, le 24 mars. Au poste de 3ème adjoint, je présente au nom de notre accord la candidature de Georges Mottin, Claude Hoffman présentera sa candidature et sera élu, après mon intervention sur le non respect des accords, la séance du Conseil municipal sera suspendue.

            Lors du Conseil municipal suivant, nous avions à l’ordre du jour, l’élection des 3 adjoints supplémentaires, des rapporteurs et des commissions. Au cours de mon intervention je propose que les 2 adjoints communistes occupent la 4ème et 6ème place, en annonçant les candidatures de Georges Mottin et de Francine Rico-Bombled. Roger Deschaux répondra à mon interpellation en disant que les élus, les plus nombreux au sein de ce Conseil, sont les anciens Conseillers et ceux de la société civile et il précise n’accepter qu’un adjoint et un rapporteur communiste.

            C’est ainsi que Georges Mottin est devenu le 5ème adjoint en charge des transports, voirie et circulation et que je suis devenu rapporteur de la commission.

            Avec Georges, notre première démarche a été le développement de la démocratie. Un budget avait été voté et les services techniques avaient établi une liste de reprises de voiries, avec des coûts estimés. A la première réunion de notre commission nous avons décidé d’innover, en demandant qu’elle se déroule, non pas en mairie, mais sur place, en interrogeant les habitants.

            Roger Deschaux me dira : « ça fait 30 ans que je suis élu et 27 ans que je suis Maire, et l’on n’a jamais fait comme cela ! ». Je lui rétorquai du haut de mes 27 ans : « nous, nous voulons faire avec les gens. »

            Finalement cette première commission hors les murs aura vu beaucoup d’élus présents dont le Maire, entourés d’une population très enthousiasmée.

            Dans les années suivantes, les budgets alloués à la voirie ont été quasiment nuls. Face à cette situation, la seule alternative que nous avions a été d’agir pour l’implantation d’abribus, pour la prolongation de la ligne de trolleybus de la Place de la Libération jusqu’à Air Liquide. Le rôle d’un élu, c’est d’être utile !

            Louis Maisonnat qui était à ce moment là Président du SMTC, nous a aidé à faire avancer les dossiers jusqu’à la réalisation concrète de ces équipements.

            Lors de la victoire de François Mitterrand en 1981, sur la base des engagements du Président de la République, je faisais une déclaration en Conseil municipal me félicitant de ce résultat et rappelant les points du programme concernant les collectivités territoriales. Il y avait beaucoup de scepticisme, mais Roger Deschaux dira : « Michel Barrionuevo a raison, j’ai discuté personnellement avec Pierre Mauroy et nous allons mettre en place la décentralisation. »

            Lorsque j’évoque du scepticisme, nous avons pu le vérifier lors des législatives de 1981, deux élus se disant giscardiens refuseront d’appeler à voter pour Louis Maisonnat

            A partir de ce moment là, les reports des excédents du compte administratif ont été affectés à la voirie, lors du vote du budget supplémentaire. C’est ainsi que la décision de refaire les ponts de la rue du Vinay et du chemin du Paget ont été prises, avec la volonté dans l’élargissement d’inclure des pistes cyclables, des trottoirs.

            C’est également durant cette période là que se dessinera la première ligne de tramway partant de la Place de la Libération à Sassenage jusqu’à Grand’Place, que nous obtiendrons. En corollaire, l’implantation du dépôt bus sera actée sur Sassenage. Ce dépôt bus permettra à notre commune de disposer d’une taxe professionnelle conséquente.

            C’est aussi durant ce mandat que le gymnase des Pies a été construit et que notre commune s’est dotée d’un Plan d’Occupation des Sols pour arrêter le mitage.

            Sur le plan national, il y a eu la semaine de 39 heures, les nationalisations, la 5ème semaine de congés payés, la retraite à 60 ans, l’impôt sur les grandes fortunes, la loi de décentralisation, mais aussi le plan dit de rigueur de 1982.

            Aux municipales de 1983, sur la base du travail réalisé en commun, l’union de la gauche s’est réalisée, dès le premier tour.

            6 ans plus tôt, au second tour, la gauche avait rassemblé 62% des suffrages et l’autre liste avait été éliminée.

            Cette fois, avec le changement de la loi électorale, il y aurait une majorité et une opposition ! A tord, nous pensions que la victoire était inéluctable

            Face à nous, la droite conduite par Dominique Valeille a mené une campagne très offensive contre le projet de ZAC de l’Ovalie, avec ses logements sociaux, contre l’implantation de la station d’épuration ou bien contre la venue du tramway à Sassenage. Le fait que la tête de liste était partie en vacances pendant la campagne électorale a aussi été utilisé.

            Les communistes se sont sentis parfois un peu seuls dans la bataille.

            Le 6 mars 1983, la liste conduite par Dominique Valeille du RPR devient majoritaire avec 27 voix d’avance et 22 élus, celle conduite par Claude Hoffman obtient 7 sièges, parmi eux, Joseph Falco et moi-même, formeront le groupe communiste.

            Durant ce mandat d’opposition, notre groupe fera le choix de favoriser les aspects de la gestion allant dans le sens de l’intérêt des populations et d’être force de propositions. Du fait de ce choix, il y aura des votes parfois différents au sein de l’opposition, notamment en ce qui concerne la ZAC de l’Ovalie.

            A Grenoble, Alain Carignon est devenu Maire. Tout, comme les élus communistes de Grenoble, nous demanderons un référendum sur la venue du tramway. Nous nous heurterons à une fin de non recevoir, la majorité estimant que les sassenageois ne voulaient pas du tramway. Pourtant le dépôt-bus sera accepté, moyennant une répartition des taxes avec d’autres communes, comme du Fontanil-Cornillon qui avait accepté la station d’épuration.

            C’est durant ce mandat que va naitre notre action pour célébrer la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 1985 : nous sommes à 2 jours du premier tour des élections cantonales. Le canton de Sassenage a disparu au profit de 2 autres cantons, avec une ville de Fontaine coupée en deux. Yannick Boulard est notre candidat sur Fontaine-Sassenage face à Dominique Valeille. Le matin de très bonne heure avec mes camarades de la section de Fontaine nous venons de distribuer le journal de campagne en même temps que des fleurs à Confection 2000 Comme il reste des fleurs et des journaux, je vais venir devant la mairie et les bureaux des services techniques pour distribuer et offrir des fleurs. L’année suivante, le 8 mars tombe un samedi, dans la semaine qui suit, présent à une réunion de commission, la secrétaire me dit : « Monsieur Barrionuevo, cette année, il n’y a pas d’élections, alors on ne vous a pas vu avec des fleurs. » En réponse, j’ai fait une promesse : « tant que je serai élu, si le 8 mars tombe un samedi, je serai là, la veille, s’il tombe un dimanche, je viendrai le lendemain »

            Voilà 32 ans que cette initiative perdure avec diffusion d’un tract spécifique pour obtenir des droits supplémentaires, l’égalité, et des fleurs pour marquer le printemps des luttes.

            Pendant la période de ce mandat, différents évènements nationaux se produisent : départ des Ministres communistes du gouvernement en 1984, cohabitation de 1986 à 1988. Lors de la présidentielle André Lajoinie obtient 6,76% des suffrages, François Mitterrand est réélu Président de la République, sans obtenir de majorité absolue. C’est l’alliance à géométrie variable qui prédomine avec quelques fois l’apport des communistes, lorsque les projets de loi vont dans le bon sens. Bien souvent les actes politiques se mènent avec la droite et l’union du Centre, 4 ministres illustrent ce changement : Jean Pierre Soisson, Jean Marie Rausch, Michel Durafour et Olivier Strin.

            Cette situation, n’est pas sans répercussion pour la préparation des municipales de 1989, dans certaines villes à direction communiste. Malgré les appels à l’union et au rassemblement, des listes dissidentes socialistes affrontent les sortants, c’est par exemple le cas à Fontaine, où Jacqueline Balluet conduit une liste contre celle de l’union de la gauche conduite par Yannick Boulard. Sur Sassenage, la seule rencontre que nous obtiendrons avec la section locale, s’est faite le jour de l’ouverture du dépôt des candidatures, la liste PS, ensemble pour Sassenage avait été déposée, le matin même.

            Dans un laps de temps très court, nous sommes parvenus à constituer une liste rassemblant des communistes, des syndicalistes, des électeurs socialistes, des démocrates, liste déposée moins d’une heure avant la clôture.

            Cette division de gauche, en parallèle de la politique nationale auront permis la réélection de la liste conduite par Dominique Valeille.

            L’une des premières mesures qui sera prise sera la privatisation de notre eau confiée à la SAUR.

            3 ans plus tard, Dominique Valeille remporte l’élection cantonale sur Fontaine-Sassenage.

            En 1993, nouvelle période de cohabitation au niveau national. Tirant les enseignements de ces erreurs passées, Alain Chaplais a pesé fortement pour qu’aux élections municipales de 1995, la gauche se présente unie et rassemblée.

            Nous avons gagné de quelques voix, le scrutin a été annulé suite au recours de la droite et en février 1996, les composantes des groupes de la majorité bénéficiaire passait alors de 22 à 23 élus.

            Nos accords prévoyaient 2 adjoints : Guy Bisserier héritera de l’éducation, et moi-même des transports et des matériels des Services Techniques. 4 autres Conseillers municipaux viendront nous épauler : Joseph Falco et Roger Messina, dès le début du mandat, André Reysset, nous rejoindra bientôt et Gérald Spielman, intégrera le Conseil, suite au départ d’une conseillère municipale.

            La première action sera similaire à ce que nous avions fait en 1977, j’ai invité la commission et l’ensemble de la municipalité à faire le tour des services techniques pour montrer dans quelles conditions nos personnels remplissaient leurs missions.

            Ce n’était pas prévu dans nos engagements pour ce mandat, mais la première réalisation que nous avons menée à bien a été la construction du Centre technique municipal sur les terrains de l’ancien camping de Sassenage.

            Ensuite, collectivement, pour remplacer le gymnase du Centre tombé en désuétude, nous avons entrepris la construction de la Halle des sports.

            Nous avons voulu donner à notre population une eau pure et de qualité, potable naturellement comme celle alimentant les grenoblois ou les fontainois, en abandonnant l’eau collectée à partir du Germe et de la source Mayousse au goût de chlore. Ceci malgré la forte opposition de. Monsieur Coigné et des élus de son groupe amenant leurs gourdes d’eau en Conseil municipal.

            Très régulièrement des élus soulignent la qualité de nos équipements par rapport à notre population, les sassenageois ignorent que pour l’essentiel ces réalisations sont le fruit de municipalités de gauche.

            Au niveau du Plan de déplacements urbains, la prolongation de la ligne A du tramway jusqu’aux Engenières est actée, l’ami bus est mis en service sur les Côtes.

            Les 8,17 millions d’euros investis au cours de ce mandat, ce n’est pas de la cavalerie, c’est l’accroissement du patrimoine des sassenageois.

            Si la tangentielle nord-sud n’a pas défiguré notre commune, c’est parce que, avec beaucoup d’autres élus dont ceux de Fontaine, avec les habitants investis dans l’association SARPA, nous nous y sommes fortement engagés.

            Au cours de mandat, nous avons aussi travaillé à la mise en place d’un nouveau POS, avec la volonté de construire des logements sociaux, nous avons du faire face aux campagnes hostiles, à la remise en cause de notre POS.

            Sur le plan national, c’est Jacques Chirac qui après une dissolution en 1997 est contraint à la cohabitation. Des mesures positives seront votées, comme les 35 heures, la CMU, le PACS, l’allocation de rentrée scolaire, la suppression de la vignette automobile, la baisse de la TVA de 20,6 à 19,6%. Par contre, les mesures d’ouverture du capital de France Télécom, les privatisations des assurances, les dénationalisations, la réduction du mandat présidentiel avec l’inversion du calendrier électoral, ou bien le Traité d’Amsterdam et le Traité de Lisbonne, conduiront à la situation de 2002 et à l’élimination de la gauche du second tour de la présidentielle.

            Aux municipales de 2001, deux listes, l’une composée de l’opposition de droite sortante, l’autre dite indépendante vont s’opposer à la liste d’union de la gauche. L’angle d’attaque sera la bétonisation de Sassenage liée à la loi SRU promulguée en décembre 2000, la construction de logements sociaux, la venue du tramway qui amèneraient les délinquants des autres villes chez nous !

            La déception vis-à-vis de certains aspects de la politique nationale, liée à une forte campagne de pétitions contre les constructions sur l’Esplanade de la Mairie, signées par 2 400 habitants auront pour conséquence un premier tour altéré, par une forte abstention. La liste de rassemblement de la gauche ne rassemblera que 39,95% des suffrages exprimés.

            Au second tour, les deux listes de droite fusionnent et remportent les municipales avec 297 voix d’avance.

            Nous nous retrouvons dans l’opposition avec 7 élus, Mireille Heurtier et moi-même, formeront le groupe communiste. Le groupe Parti socialiste, ensemble pour Sassenage comprend 5 élus.

            Au sein de la majorité, il y avait également 2 groupes, une partie des colistiers de la liste des indépendants ont rejoint la coalition droite-centristes. 6 mois plus tard, la mascarade de la fusion de liste de droite est levée, Christian Coigné retire les délégations à son premier adjoint et à l’adjoint à l’urbanisme, faisant partie du groupe des indépendants.

            Une nouvelle opposition est née !

            Le nouveau Conseiller délégué aux finances qui succédera à l’un des adjoints démissionné, ne tardera pas, lui aussi, à se voir retirer sa délégation.

            Cette situation n’avait rien à voir avec celle vécue entre 1983 et 1995, sous les municipalités de Dominique Valeille, respectueux de l’opposition. Je garde en mémoire les mots abjects prononcés par le Maire Christian Coigné vis-à-vis d’Alain Chaplais frappé par une cruelle maladie : « vous n’avez rien dans le pantalon. »

            C’est également durant ce mandat allongé à 7 ans pour cause d’élection présidentielle que le Maire par décision personnelle se fera rouler dans la farine par la banque Dexia en souscrivant 2 emprunts structurés, dont l’un indexé sur le franc suisse, à aucun moment, il ne voudra revenir en arrière en écoutant son opposition.

            Nous voici en 2008, 3 listes sont à nouveau en présence aux élections municipales, celle conduite par Christian Coigné réalise 41,40% des suffrages, celle conduite par Yves Bernard, 18,44%, celle d’union de la gauche conduite par Chantal Duranton 40,16%. Au premier tour 59 voix d’écart séparent la droite, de la gauche. Au second tour, la liste Yves Bernard se retire sans donner de consignes de vote, Coigné qui a utilisé à fond les services municipaux durant sa campagne remporte le scrutin de seulement 54 voix.

            La gauche dispose de 8 élu-e-s dont Carole Guérain et moi-même comme élus communistes.

            Compte tenu, des irrégularités sur l’utilisation des services et du journal municipal, nous intenterons une action en justice. Ce jour là, notre avocat nous fera défaut et le Tribunal conclura qu’il n’y a pas lieu de refaire de nouvelles élections municipales.

            Alors la première décision prise par le Maire, sera d’en finir avec le groupe communiste, en exigeant que dorénavant, pour constituer un groupe, il faudra au minimum 4 conseillers municipaux. Suite à ma lettre de protestation, il me répondra : « Michel, On ne peut avoir le beurre et vouloir aussi la fermière et la vache... Il doit y avoir égalité et équité entre les Membres du Conseil municipal. L'opposition est constituée d'un seul groupe, d'une seule équipe. il ne peut y donc avoir qu'un seul groupe d'opposition…»

            A Monsieur le Maire qui a la mémoire courte, je rappelle les pratiques mises en place par la Gauche sous le précédent mandat. Après les nouvelles élections de février 1996, suite à l’annulation du scrutin de juin 1995, les 6 élus de l’opposition qui étaient sur la même liste ont formé 3 groupes politiques de 2 membres, au sein du Conseil municipal: RPR présidé par Dominique Valeille; UDF présidé par Christian Coigné et Non inscrits présidé par Jacques Deschaux.

            Une sassenageoise lui écrira : « Je viens de prendre connaissance de votre décision de suppression du groupe communiste au conseil municipal, que je désapprouve pour des raisons évidentes de démocratie. Mais quand je lis la réponse que vous adressez à la lettre ouverte de M. Barrionuevo, je trouve tout à fait désolant que vous ajoutiez la grossièreté au mépris de la démocratie. Pensez que vous êtes le Maire de tous les Sassenageois, et qu'il est important, a minima pour ceux qui n'ont pas voté pour vous, de ne pas vous montrer indigne de ce mandat.»

            Il répondra ceci à cette personne « Michel Barrionuevo a fait le choix de l'unité de la gauche pour les élections. D'ailleurs toute sa compagne a rappelé l'union de la gauche. Et une fois élu il souhaite s'en séparer. Vous trouvez cela cohérent ? »

            Ce type d'harcèlement a été utilisé contre les Rencontres de la danse, par rapport à un festival international de danse hip hop: l'action conjointe d'élus et de l'association ont permis la poursuite de cette expérience !

            Ce qui irrite au plus haut point M. Coigné, c'est de voir des femmes, des hommes qui ont la passion des intérêts du plus grand nombre, de refuser de capituler sous les pressions.

            En 1983, en 1995, en 2001, et en 2008, Michel Barrionuevo participait dès le premier tour à une liste d'union de la gauche, en poursuivant l'action du groupe des élus communistes, il ne s'agissait nullement de s'opposer à qui que ce soit. L'union, ne signifie nullement la disparition d'une pensée au profit d'une autre; au contraire, nous sommes unis et c'est nos différences qui sont sources de richesses.

            Un autre sassenageois lui écrira : « Renseignements pris, faut-il vous rappeler que l'association des maires recommande de laisser la possibilité de créer un groupe à partir de 2 élus ? La chasse au communisme et aux minorités est classiquement une activité d'extrême droite. Vous étiez jusque là à la fois apolitique et président du Nouveau Centre : je comprends maintenant différemment cette difficulté à afficher vos opinions.»

            C’est ainsi qu’après 31 ans de mandat, Christian Coigné a fait disparaitre par un artifice, le groupe des élus communistes. Le chiffre de 2 élus pour former un groupe a été remis dans le règlement intérieur du Conseil municipal en 2014, lorsque je me suis retrouvé seul élu communiste.

            Ce mandat de 2008 à 2014 aura connu la privatisation du service éclairage public et le début d’une nouvelle façon d’attribuer les logements d’urgence aux amis proches.

            Récidive également sur la renégociation des emprunts toxiques en 2009 et 2010.

            Un changement des règles dans les abattements fiscaux à la base, en réduisant le premier abattement de 15% à 5%, aura pour conséquence pour les personnes isolées et les ménages sans personne à charge, des hausses de la Taxe d’habitation variant de plus 13% à plus 23%, le motif invoqué étant de favoriser les familles à partir de 3 enfants.

            Très vite, ce motif va disparaitre, la majorité va s’attaquer aux enfants souffrant d’allergies alimentaires. En réunion de commission scolaire ( à ce moment là, il y avait encore des commissions) l’adjointe me répondra : « je ne sais quoi dire ! Pour le Maire, il faut bien faire payer davantage ceux qui déboursent le moins, c'est ça la justice ! » Puis ce sera les hausses de tarifs, pour les plus défavorisés 43,05%, pour les plus aisés 14,80%.

            Au niveau de l’accueil des enfants, la hausse uniforme de tous les quotients familiaux se traduira par plus 142,86% du prix du service pour les plus défavorisés.

            Fort du jugement de 2008, Christian Coigné n’hésitera pas à annoncer dans le journal municipal de septembre 2011, sa candidature aux sénatoriales sur la liste de Michel Savin !

            Le Sénat est devenu majoritaire à gauche, pour la première fois en septembre 2011, Annie David est Présidente de la Commission des Affaires sociales, pour 3 années. Sous son impulsion, en novembre 2011, dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2012, la majorité du Sénat adopte le principe de nouvelles ressources pour répondre aux besoins de notre système de protection sociale. Mesures que la droite rejettera à l’Assemblée Nationale. Nicolas Sarkozy, Président de la République dispose d’une très large majorité.

            En mai 2012, François Hollande devient Président de la République, chacun a en mémoire son discours du Bourget où il a ciblé son ennemi : la finance !

            Tous les éléments étaient réunis pour mettre en œuvre une politique de gauche, ce n’est pas le choix qui sera fait, on parle d’une politique social-libérale, d’un coup pour le PLFSS de 2013, les amendements approuvés l’année précédente seront fortement combattus par leurs auteurs. Oubliée la promesse de taxer à 75% les revenus dépassant le million d’euros annuel, oubliées les interventions précédentes concernant le développement de la sécurité sociale, oubliée la défense des services publics, etc… D’où un fort rejet de la politique nationale.

            Selon les données de l’INSEE en 2010, Sassenage est plus nantie que la moyenne des villes du pays avec un revenu fiscal de référence de 27 058 euros contre 22 246 euros. De plus, le chômage est faible en comparaison avec la moyenne française, à 7,4% de la population active contre 9,1%.

            Un an avant les municipales, le Maire lance l’opération « Projet de ville 2014-2020 ».

            C’est dans ce triple contexte que se déroulent les élections municipales de 2014. A Sassenage, la gauche va connaitre le plus faible résultat électoral jamais enregistré, 1 100 voix séparent la liste conduite par Yannick Belle par rapport à celle conduite par Christian Coigné. La gauche ne dispose plus que de 6 élu-e-s, je reste l’élu communiste.

            La première mesure décidée en mars 2014 par le Maire sera la suppression des commissions municipales. Seules les commissions obligatoires sont maintenues, comme celles : d’appels d’offre, CCAS, Comité Technique, CHSCT, consultative des Services publics locaux, communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées.

            Pour autant cela ne signifie pas que vous soyez en mesure d’accomplir votre mission ! C’est ainsi que lors du Comité technique du 31 août 2015, une information concernant une réunion au théâtre en Rond avec l’ensemble du personnel communal est annoncée pour le 11 septembre.

            Lorsque le Maire s’est aperçu de ma présence à cette réunion concernant le devenir des personnels, il m’a interpellé, me demandant de quitter cette réunion parce qu’il ne fallait pas qu’elle devienne une affaire politique, faute de quoi, elle ne se poursuivrait pas.

            Pour lui, les conseillers municipaux minoritaires ne sont pas des élus à part entière !

            Encore heureux que les textes l’obligent à accepter notre présence aux Conseils municipaux. J’ouvre une parenthèse : en octobre 2001, j’ai créé un site, en 2007 un blog «élu communiste Sassenage » avec plus de 217 000 visiteurs, plus de 4 000 articles. »

            Après les départementales de 2015, des élus du groupe majoritaire m’ont appelé à me lever et à donner ma démission, suite à un article publié sur mon blog montrant la collusion droite/FN. Au dernier Conseil municipal, le Maire m’a demandé d’arrêter de parler des emprunts toxiques de Dexia.

            Ce comportement ne concerne pas uniquement l’opposition. Il n’y a plus de suivant sur la liste que Christian Coigné conduisait, il y a 3 ans. Il n’y a plus que 32 élus au lieu des 33 au Conseil municipal de Sassenage.

            Lorsque je regarde ce mandat par rapport aux quarante années écoulées, je ne peux manquer de m’interroger sur ce type de pratiques qui éloignent les élus des citoyennes et citoyens !

            Pour autant, malgré les difficultés, nous ne devons pas laisser faire, même si nos interventions agacent certains élus.

            Je me considère comme un élu à part entière, aujourd’hui, comme les élus du groupe Agir pour Sassenage, je veux, nous voulons disposer de tous les éléments et pas seulement de ceux obligatoires de par la loi.

            Ma conception de la mission de l’élu ne s’arrête pas au parvis de l’Hôtel de ville, avec les transferts de compétences à la Métropole, introduits par la loi, nous devons faire preuve de vigilance.

            Nous avons besoin de coopération pour apporter un meilleur service à nos populations.

            Pour moi, l’élu est avant tout un militant parmi les militants, à ce titre mon mandat me confère une responsabilité, celle d’être au plus prêt des femmes et des hommes, de toutes

            les préoccupations et pas seulement celles liées à la vie municipale.

            La Paix, les questions internationales, les décisions prises par les entreprises qui favorisent les profits financiers au détriment de l’emploi, la défense des services publics comme la santé, l’éducation, la Poste, l’énergie, les transports, etc… Ne peuvent nous laisser indifférents.

            Je suis un déambulateur de manifestations, pour ne prendre que le dernier exemple, celui de la bataille pour le retrait de la loi travail, j’ai participé à 17 des 18 manifs et la dernière que j’ai ratée, c’est parce qu’une petite intervention chirurgicale m’a éloigné.

            Quelque part, j’ai fait mienne cette citation de Montesquieu que Louis Maisonnat aimait utiliser : Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie ; il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux.

            Pour moi, participer aux différentes cérémonies d’hommage depuis le 4 septembre dernier, à l’occasion des 30 ans de sa disparition, c’est à la fois mêler l’homme de terrain au cœur des luttes des travailleurs, qui m’aura été d’une aide précieuse dans les luttes comme celle des Collignon, le visionnaire en matière de déplacements. Je salue la présence parmi nous de son fils Jacques.

            Les élus ayant accompli 40 années de mandat ne sont pas légion et les 2 que je connais dans l’Isère ont toujours siégé dans des équipes majoritaires, personnellement cette occasion ne m’a été donnée qu’à 2 reprises.

            28 ans d’opposition, ce n’est pas facile, je me permets de citer la conclusion que j’ai faite lors de la dernière installation du Conseil municipal, le 29 mars 2014 : « L'efficacité d'un élu se mesure à sa capacité à être source de propositions, c'est le rôle que je continuerai à avoir durant ce mandat. Ma boussole, c'est l'intérêt de notre population. La confrontation d'idées et d'opinions, est pour moi source de richesse, je revendique le droit à cette différence ! »

            Souvent dans les têtes, il y a l’idée qu’après tout lorsque l’on est élu, c’est pour arrondir ses fins de mois, profiter d’avantages. Comme la plupart des simples conseillers municipaux, je suis un bénévole de l’action politique qui paie non seulement de sa personne, mais à l’ère d’internet doit imprimer les documents de la vie municipale. Pendant mon mandat d’adjoint sous la municipalité d’Alain Chaplais, j’ai perçu des indemnités que pour l’essentiel, je reversai à mon parti, c’est notre règle. Vous n’entendrez jamais une affaire touchant un élu communiste respectant nos statuts.

            Ce dévouement à la cause publique a privé mon noyau familial de ma présence, je n’ai pas toujours pu participer à l’épanouissement de mes enfants. Une scène me revient en mémoire, interrompu dans ma lecture de l’Humanité, par l’une ou l’autre, je posai un doigt sur le passage de l’article, avant de répondre à la sollicitation. Ces 40 ans de mandat, c’est aussi ma famille que je veux mettre à l’honneur !

            Nos conquis, sans cesse remis en cause, nous les devons aux luttes menées hier ou aujourd’hui pour les générations suivantes.

            En guise de conclusion pour cette intervention et avant de partager le verre de l’amitié, je vous livre ces mots tirés du livre indignez-vous de Stéphane Hesssel : « Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne, comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun. »

            Je voudrai saluer Jean Paul Trovero, Maire de Fontaine et le remercier très fraternellement, avec Sophie Mazenot-Chappuy, ils sont nos candidats dans la 3ème circonscription.

            Saluer la présence de Khadra Gaillard, Conseillère départementale qui nous fait l'amitié d'être parmi nous;

            Saluer mon ami Lolo, Laurent Jadeau qui m'a succédé comme Secrétaire de Section, il a accompli cette responsabilité quelques mois de plus que mois, avec Myriam Martin, ils sont nos candidats dans la 4ème circonscription.

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            Publié par Barrionuevo - dans Sassenage - Objectifs
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            30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:14

            La salle des fêtes d'Eybens dans l'Isère a accueilli l'une des rencontres nationales du Parti communiste français pour traiter de la question de l'industrie.

            Les candidates et candidats présentés ou soutenus par le PCF étaient présents pour montrer que cette question de l'emploi industriel est au coeur de leur engagement.

            35 ans de massacre du tissu industriel 

            En 17 ans, notre pays a perdu plus d’un million d’emplois industriels. L’essentiel des biens manufacturiers que nous consommons est produit hors du territoire national. Si les groupes industriels du CAC40 affichent des profits records, une part de plus en plus importante de leurs activités et de leurs emplois se situe hors de l’hexagone. Des filières stratégiques ont été abandonnées aux contrôles des multinationales. Les fonds financiers transnationaux détruisent de l’intérieur nos entreprises en s’appropriant le savoir-faire des travailleurs, en s’emparant des brevets. 

            Au nom du dogme de « la concurrence libre et non faussée », on s’est interdit une politique industrielle nationale et européenne au service d’un développement durable des territoires et des populations, et cela au profit d’une suicidaire stratégie de niches rentables à courts termes. Cette stratégie focalisée sur la baisse du « coût du travail »(sic) et refusant de s’attaquer aux coûts du capital a détruit l’emploi et le tissu industriel de nos territoires. Les milliards du CICE distribués sans contrôle, sans condition sur l’emploi, la recherche, et la formation et sans être liés à aucun projet utile, sont la dernière illustration de cet incroyable gâchis. 

            Notre pays a besoin d’une renaissance industrielle 

            Une véritable politique industrielle est nécessaire à notre pays. Il s’agit d’appeler à une renaissance industrielle écologique au service des besoins humains et liée au développement des services publics. Sans l’apport de l’industrie, il sera impossible de relever les défis des transitions énergétiques, écologiques, numériques, urbaines et démographiques. Sans l’industrie, il n’y aura pas de progrès social possible dans notre pays. 

            Une véritable politique industrielle implique de baisser les coûts du capital et non ceux du travail. Construisons des protections et de la coopération en refusant à la fois le libre échange sauvage et un protectionnisme autarcique aussi dangereux que chimérique. Gagnons de réels pouvoirs d’intervention et d’initiative aux salariés sur la gestion, l’organisation et la stratégie des entreprises. Créons des pôles publics puissants dans les lières stratégiques. Instaurons de vrais rapports de co-traitance entre donneurs d’ordres et sous-traitants.

            Il est nécessaire que non seulement les salariés et les citoyens aient des pouvoirs sur la production des biens et services : Que produire ? Comment ? À quelle fin ? Où ? 

            Les banques doivent être mises au service de cette renaissance industrielle par un investissement massif dans la recherche & développement, la formation et l’emploi. Plutôt que de jouer les incubateurs de startups, la puissance publique devrait soutenir le développement de l’économie circulaire, de l’économie sociale et solidaire, des modèles coopératifs de production et de distribution de proximité et en réseau, des tiers lieux comme les fablabs. L’instauration d’une propriété socialisée des brevets comme « Communs » inaliénables du collectif de travailleur de l’entreprise s’impose. 

            Face à l’urgence, une vraie majorité de gauche à l’Assemblée nationale se devrait d’imposer un moratoire immédiat sur les licenciements, les fermetures de site, les cessions ou externalisations de sites ou de services, les délocalisations pour les entreprises qui font des profits ou dont le groupe actionnaire majoritaire fait des profits.

            Il s’agit de travailler à une continuité entre industrie et service avec l’objectif d’une industrie participant à résoudre les problèmes posés à l’humanité par les transitions numériques, écologiques, urbaines et démographiques. Cela implique de concevoir et produire en pensant écoconception, réparabilité, lutte contre l’obsolescence programmée, recyclage, économie de matière et d’énergie. Il ne peut y avoir développement sans impératif écologique et la crise écologique ne pourra être résolue sans une politique de renaissance industrielle française et européenne. Plus d’un million d’emplois seraient alors à créer dans les filières industrielles. 

            Mettons l’enjeu industriel au cœur des échéances électorales de 2017.

            C’est cette vision d’une renaissance industrielle écologique au service de l’humain d’abord porte la campagne que mène le PCF pour Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et qui motive l’engagement aux élections législatives des candidates et candidats présentés par le Parti communiste français. 

            La vidéo ci-dessous est la retransmission intégrale de la soirée, positionner le curseur à 8mn51 pour avoir toutes les images.

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            Publié par Barrionuevo et PCF - dans Politique
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            28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 10:41

            Capture écran site Dauphiné LibéréDès 18H45, ce lundi 27 mars 2017, des militantes et militants contre le racisme se sont rassemblés sur le Parvis de l'Hôtel de ville pour dire NON à la Haine, après les propos tenus, il y a un mois par Franck Sinisi, élu du Front National à Fontaine.

            Lors de la séance du Conseil municipal, le Maire, Jean Paul Trovero autorisera plusieurs suspensions de séance pour donner la parole aux différents collectifs présents dans le public.

            Ci-dessous l'audio des premières prises de parole:

            Reprise de la séance et intervention de Laurent Jadeau, an nom des différents groupes Républicains du Conseil municipal, lecture de la lettre adressée par Monsieur le Maire à l'élu:

            Nouveaux propos de Monsieur Franck Sinisi, élu du Front National, réponse de Jean Paul Trovero: "vous aggravez votre cas !":

            Réponses de Messieurs Laurent Thoviste, Laurent Jadeau:, Jean Paul Trovero

            Après l'intervention de l'élu FN, Jean Paul Trovero, Maire a dit: "Monsieur Sinisi, je vais faire très court, vos excuses ne m'intéressent plus.

            J'aurais pensé, j'aurais souhaité un peu plus de pudeur. C'est vrai, vous n'avez pas dit que vous alliez arracher les dents, vous avez dit que vous proposiez à des dentistes de les récupérer.

            Dans un contexte du Conseil municipal qui s'est tenu, il y a un mois, il y a eu suffisamment de débats et d'interventions. Je pensais sincèrement que vous alliez revenir à la raison, cela n'a pas été le cas. Donc, je vous dit officiellement que vos excuses ne m'intéressent plus, je saisis le Procureur de la République au sujet de cette affaire !"

            L'enregistrement audio intégral de ce Conseil municipal est disponible sur le site de la ville de Fontaine. Vous pourrez prendre connaissance de la suite du débat qui aura duré plus d'une heure.

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            Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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            23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:53

            Cette alimentons la Controverse, l'espace de débat politique de la fédération de l'Isère du Parti communiste français, s'est déroulée à la salle de la Maison du Temps Libre, en plein coeur d'un quartier populaire de Fontaine.
            Sur le thème, Quartiers: et si on parlait de la vraie vie ? Quels droits ? Quelles solidarités ? Comment agir et décider ? Avec la participation de Brahim Rajab, directeur du Prunier Sauvage, lieu de vie culturel sur Mistral à Grenoble, de Zohra Chorfa, militante associative, Présidente de l'association "les 3V" (Villeneuve, Vigny-Musset, Village Olympique), de Claire Tranchant, Agent de Gestion Urbaine et Sociale de Proximité à Saint Martin d'Hères, de Thierry Aury, membre du Conseil National du PCF, en charge des solidarités.
            Ce débat animé par François Auguste a été organisé par le collectif "Quartiers Populaires/Jeunesse" de la fédération de l'Isère du PCF.

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            Publié par Barrionuevo - dans Vidéo
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            18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 20:55

            Depuis 2 à 3 jours, les principaux médias ont fini par découvrir les propos tenus par un élu FN de Fontaine.L’image ci-dessus est extraite du site l’Express !

            Pourtant, dès le 1er mars, la section de Fontaine rive gauche du Drac du Parti communiste français a rédigé un article intitulé: Nous dénonçons les propos du Front national au Conseil municipal de Fontaine.

            Nous n’en sommes pas restés à la dénonciation, nous avons publié les extraits audio de cette intervention, ainsi l’intervention au cours du débat d’orientation budgétaire qui a servi de prélude à cette seconde intervention.

            Dès lors, ou nous avons exprimé une opinion, la moindre des règles serait que l’avis des communistes soit donné.

            Après l’information donnée le 17 mars par la journaliste du Dauphiné Libéré, nous avons relevé que les médias suivants: midi libre, France Info, le Parisien, 20 minutes, europe 1, l’express, BFM TV, CnewsMatin, ont relayé ce billet, en rajoutant ceci: Le FN a fait parvenir un «rappel à l’ordre» à l’élu, via son secrétaire départemental. Le courrier stipule que l’élu doit s’excuser lors du prochain conseil municipal pour ces propos «qui pourraient être qualifiés d’injurieux», assure L’Express. Et «s’il s’avère que Franck Sinisi a bien tenu de tels propos, alors il sera sanctionné en commission de discipline», prévient le parti. Nier ces propos sera difficile pour l’élu, puisque la mairie de Fontaine enregistre toutes les délibérations des conseils municipaux.

            Ces propos ne sont pas une invention, il est trop facile de prétendre à une sanction, alors que quelques jours avant ce Conseil municipal du 27 février, M. Le Pen a été condamné pour le même type de propos, L’élu FN de Fontaine est dans la droite ligne de sa formation politique qui fait de la Haine, sa devanture de boutique.

            Lire l'article qu'au nom de la section PCF de Fontaine, j'ai écrit le 1er mars 2017: http://www.pcf-fontaine.fr/nous-condamnons-les-propos-du-front-national-au-conseil-municipal-de-fontaine/

            Ecouter la bande Audio de ces propos:

            Je m'explique, oui leur payer des dentistes, c'est à dire de leur mettre des dents nickel, de récupérer leurs dents en or. Je pense, juste ça, ça leur permet de se nourrir et de se loger.

            Le même élu, lors du débat d'orientation budgétaire a préparé le terrain de sa seconde intervention, écoutez :

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            Publié par Barrionuevo - dans Politique
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            17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:35

            En 1944, le Comité de Libération nationale désigne 3 communistes pour sièger au Conseil municipal de Sassenage, François Blumet en qualité de Premier adjoint, ignorant que ce dernier était mort en déportation, Alexandre Durand que j'ai eu le plaisir de connaitre et M. Brun.

            Lors des élections municipales des 29 avril et 13 mai 1945, une alliance SFIO/MRP (droite), lors des différentes élections municipales jusqu'en 1971, privera Sassenage de la présence d'élu-e-s communistes.

            En 1976, dans la foulée de la signature du programme commun, une alliance entre le PS et le PCF est envisagée, les communistes aux côtés des habitant-e-s luttent pour minimiser le poids des impôts locaux qui ont subis une hausse de 50%.

            Lors du premier tour des élections municipales du 13 mars 1977, 3 listes sont en présences: celle du Maire sortant Roger Deschaux avec une alliance PS et anciens Conseillers étiquetté "centristes", celle de la droite avec Michel Vieux-Melchior et la liste communiste co-conduite par Georges Mottin et Michel Barrionuevo, notre liste obtient 24,21% de moyenne de suffrages. La liste du Maire sortant gagne 3 élus, mais se retrouve pour la première fois, en ballotage.

            L'union est réalisée pour le scrutin du second tour et c'est ainsi que pour la première fois, 6 élu-e-s communistes font leur entrée au Conseil municipal de Sassenage, sur les 23 Conseillers de l'époque.

            En 1989, il y aura une nouvelle tentative du PS et de ses alliés de reprendre sa revanche vis à vis de la droite qui avait remporté les municipales de seulement 17 voix en 1983. Dans ce scénario, les communistes sont exclus, après l'annonce du dépôt de la liste dite "de gauche", il ne reste qu'une dizaine de jours avant la clôture. Du côté de la commune voisine de Fontaine, la même tentative d'élimination des communistes est entreprise.

            Dans ce laps de temps très court, nous sommes parvenus à constituer une liste de rassemblement comprenant des communistes, des sympathisants socialistes et démocrates en désaccord avec la stratégie du PS conduite par Michel Barrionuevo qui sera le seul élu communiste de 1989 à 1995, du côté de Fontaine, c'est la liste conduite par Yannick Boulard qui remporte les municipales.

            Tirant les enseignements de ces municipales, en 1995, l'union est réalisée dès le premier tour et la gauche remporte les municipales.

            1977-2017: Michel Barrionuevo incarne ces 40 ans de présence communiste au sein du Conseil municipal de Sassenage, ce cette utilité de disposer d'une voix différente mettant en avant l'intérêt des populations, notamment les plus fragilisées. A l'heure où la question de la gratuité des transports est mise en avant, sur Sassenage, nous l'avions mis en place pour les transports scolaires, aujourd'hui, la droite a cassé ce conquis important pour les familles.

            40 ans, ça se fête, et cette fête se tiendra le 31 mars 2017 à 19H à la Maison des Clubs, rue du 8 mai 1945 (derrière la piscine) à Sassenage !

            Je m'inscris à cette initiative, en utilisant le formulaire

             

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            10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 18:16

            Après plusieurs autres intervenants, voici ce que j'ai dit lors de la séance du Conseil municipal du 9 mars 2017 et la réponse reçue:

            Michel Barrionuevo : « nous ne sommes pas conviés à l’accueil des nouveaux habitants, vice-président d’une association subventionnée, je vous demande un vote séparé, au passage j’indique que de sa création à 2014, cette association percevait 550€ avec nettement moins d’adhérents et depuis sa subvention a été baissée à 300€, pourtant elle rayonne sur plus de 120 personnes, cette baisse, c’est vis-à-vis de qui ou pourquoi ? »

            Christian Coigné : « Les Présidents, vice-présidents et trésoriers ne pourront prendre part au vote concernant leur association. Il n’y a pas de favoritisme, les subventions répondent à des critères, certaines interviennent dans les écoles. Je vous donne un exemple, les donneurs de sang ont 300€, c’est le même montant que la Société mycologique, quand aux commissions, elles n’étaient pas positives. »

            Nous avons voté Pour, Michel Barrionuevo n’a pas pris part au vote concernant la Société mycologique de Sassenage.

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            10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 17:49

            A l'ordre du jour, de ce Conseil municipal du 9 mars 2017, il y avait également l'avis à donner sur le Plan Local de l'Habitat (PLH), Pierre-Manuel Chauvet était le premier du groupe " Agir pour Sassenage" à intervenir: " je porte à votre connaissance et au débat, les faits marquants et les analyses clés de la Chambre régionale des comptes Auvergne Rhône-Alpes dans son rapport de février dernier relatif au logement social face au défi de l’accès des publics modestes et défavorisés.

            Les magistrats de la chambre régionale relèvent tout d’abord une concentration forte du parc social sur quelques communes. Ces chiffres sont particulièrement éloquents : 75 % du parc social métropolitain est concentré sur 4 communes (Grenoble, Echirolles, Saint-Martin-d’Hères et Fontaine).  La cour parle même de phénomène de « saturation ".

            Séverin Batfroi : « Nous savons que nous avons des manques et que nous sommes en carence, nous ne sommes pas d’accord pour bâtir n’importe où. Les communes que vous avez citées, il faut remonter l’histoire et comment les choses ont été conçues, pour le Parti communiste, c’était avant tout par électoralisme. Cette délibération n’est pas acceptable, Seyssinet a voté contre »

            Intervention de Michel Barrionuevo

            Suite à l’intervention de Monsieur Batfroi, sur les communistes, je tiens à dire que la première des préoccupations des municipalités communistes est et a été de satisfaire le droit au logement pour tous. Il me semble que votre père, Monsieur Batfroi a été adhérent du parti communiste, il a du vous inculquer ce type de valeurs qui sont les nôtres. Je ferme la parenthèse.

            Je partage pleinement le copié/collé de la partie 1 de cette délibération qui est une synthèse du document de 610 pages élaboré. Les désaccords vis-à-vis de l’orientation de la Métropole figurent dans la partie 2.

            Il est dit, je cite : « la commune de Sassenage n’est pas favorable à la production de 35% de logements sociaux PLUS/PLAI pour toutes les opérations de logements, et comprenant à minima 40% de PLAI sur son territoire. Cette orientation est de nature à contribuer au déséquilibre des opérations de mixité sociale, et apparait donc comme un frein à la production de logements. »

            Dans le Sassenage en Pages du mois de mars, vous reconnaissez qu’au regard d’un fichier, il y a 400 demandes non satisfaites sur notre commune.

            La loi SRU a été publiée au journal officiel le 14 décembre 2000, à cette époque, les communes de plus de 3 500 habitants ont eu pour obligation d’atteindre 20% de logements sociaux, la loi du 18 janvier 2013 a porté ce pourcentage à 25%.

            Celles et ceux qui habitent dans une tour et je suis dans ce cas,  ce n’est pas comme vous l’avez écrit dans le magazine municipal, parce qu’ils s’y plaisent et y trouvent leur bonheur ; c’est avant tout, parce que leurs moyens financiers ne les autorisent pas à accéder à un autre type d’habitat.

            C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de citadins choisissent d’habiter à l’extérieur de l’agglomération où les prix sont moins onéreux.

            Nous avons besoin d’être logiques avec nous-mêmes, nous ne pouvons pas déplorer les queues interminables de véhicules aux heures de pointe et nous opposer à la construction d’habitations rapprochant les familles de leurs lieux d’exercice d’activité professionnelle.

            Nous devons prendre toutes les mesures pour diminuer la pollution, avec tous les risques sanitaires liés et l’urbanisme peut concourir à une vie meilleure.

            On ne peut pas faire la fine bouche et décréter que le vrai choix de vie à la sassenageoise soit avant tout, les habitations réalisées à l’horizontale, dévoreuses d’espaces.

            Dans le projet Métropolitain qui nous est proposé, 4 mises en chantiers sur la période 2017-2019 : un lotissement au nord de la commune, un à l’ancienne école des Côtes, un au centre Bourg, le terrain GLD. Pour la période 2020-2022, 4 autres mises en chantier : domaine de Beaurevoir, les Glériates, Cars du Vercors et Portes du Vercors.

            L’objectif du SCOT que nous avons voté dans cette enceinte est de 6,5 logements par an par tranche de 1 000 habitants, soit pour notre commune, 74 logements sociaux par an, ce qui correspond bien au document soumis à notre approbation par Grenoble Alpes Métropole.

            Séverin Batfroi : « Ce n’est pas mon père qui faisait partie du parti communiste, c’était moi, aux jeunesses communistes, lorsque mon père a voulu avoir une logement on lui a demandé de prendre sa carte, j’étais là et je l’ai entendu. »

            Jean Pierre Serailler   « Nous sommes sur la loi SRU avec 25% en 2025. Jusqu’à présent, 80 à 100 logements ont été construits chaque année, pour rattraper ce que la loi SRU prévoit il faut attendre 2100, ou bien passer à un rythme de 150 lagements par an.

            Au niveau des risques, le PGRI nous impacte fortement, on ne peut plus construire et on ne pourra pas respecter cette loi. »

            Ensuite sont intervenus Yannick Belle puis Christian Coigné, le compte-rendu intégral sera bientôt disponible sur le site du groupe

            Nous avons voté contre cette délibération appelant à émettre un avis défavorable au PLH 2017-2022

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            Publié par Barrionuevo - dans Sassenage - Réagir
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