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Rencontre-débat du 14 janvier 2010, salle Edmond Vigne à Fontaine sur le thème: " Service public français, une histoire, des valeurs, un avenir" avec la participation de Anicet Le Pors, ancien Ministre de la fonction publique et des réformes administratives.


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Europe- Traité

17fevrier.jpgSolidarité avec le peuple grec
Dimanche 12 février, le peuple grec a dit non à la soumission de la majorité de ses députés au diktat des marchés. Il dit non à un plan d’austérité imposé par le FMI et l’union européenne qui finirait de l’étrangler.
Il crie « résistance » en son nom mais aussi en celui de tous les peuples européens qui sont victimes du système financier.
Il lutte pour nous tous.
Le Front de Gauche appelle toutes les forces de gauche et plus largement tous les progressistes à lui apporter leur solidarité.
Vendredi 17 février 2012 à 12 heures
Rassemblement devant le consulat de Grèce à Grenoble

– 9, rue de la Liberté

Signez la pétition à l’initiative de l’Humanité : « Solidarité avec la résistance grecque ».
Le lien : http://www.humanite.fr/politique/grece-signez-la-petition-linitiative-de-lhumanite-490081

 

Le lundi 13 février, nous avions appelé à un rassemblement de soutien à 18H, devant l'ambassade de Grèce de Grenoble, ci-dessous la déclaration de Jérôme Marcucchini

Le parlement grec a adopté cette nuit le plan d'austérité imposé par les gouvernements européens. Malgré près de 100 000 personnes dans les rues d'Athènes, le gouvernement de Lucas Papademos continue son travail zélé de démantèlement social : baisse des salaires, baisse des retraites et suppression d'emplois étaient hier au programme.

Dans un pays qui compte désormais 1 million de chômeurs pour 12 millions d'habitants, l'échec des plans d'austérité successifs se mesure à la hausse du chômage et de la précarité. Avec entre autre la baisse de 22 % du salaire minimum, des coupes dans les retraites ou encore des licenciements facilités, les dirigeants grecs veulent économiser 3,3 milliards d'euros supplémentaires en échange d'environ 110 milliards d'euros de prêt.

Voilà une nouvelle saignée imposée à la Grèce par l'Union Européenne et le FMI pour servir les intérêts de la finance.

La soumission aux exigences de la Troïka (Merkel-Sarkozy-Draghi) ou la faim, voilà ce qu'a été en substance le discours du premier ministre grec au parlement. Les députés, notamment du PASOK (social-démocrate) n'ayant pas respecté la consigne ont été exclu du parti.

C'est donc en exerçant un odieux chantage sur la faillite de la Grèce que le gouvernement a fait passé le plan d'austérité.

Cette pratique, intolérable en démocratie, est celle des voyous et des dictateurs.

La Fédération de l'Isère du PCF condamne fermement le coup de force des dirigeants grecs et exprime sa vive inquiétude quant aux conséquences du nouveau plan d'austérité imposé. Nous condamnons aussi la répression inouïe, qui s'est abattue sur les manifestants ce dimanche, indigne d'un pays démocratique et nous exprimons notre solidarité avec le peuple grec.

Nous partageons la lutte qu'il mène contre les dérives actuelles en Europe, consistant à imposer l'austérité en dehors de tout cadre démocratique.

Après la nomination de gouvernements technocratique en Italie et en Grèce, c'est désormais l'intégration des politiques d'austérité dans les Constitutions qui est en projet, autrement dit la famine et la misère du peuple, afin d'assurer le sauvetage de la finance internationale.

La Fédération de l'Isère du PCF appelle l'ensemble de nos concitoyens à se saisir du débat politique et à construire une résistance claire aux politiques d'austérité en France et en Europe. D'autre voies existent, celles de la démocratie et d'une refonte des institutions européennes à commencer par la BCE. Grenoble, le 13 février 2012

Jérôme MARCUCCINI, Secrétaire départemental


Par Fédération Isère PCF - Voir les 0 commentaires
Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 14:49
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Mario Monti désigné "Européen de l'année": le choix qui ridiculise l'Assemblée nationale

L'Assemblée nationale a remis hier le Prix de l'Européen de l'année à Mario Monti, chef du gouvernement "technique" de l'Italie.

N'y avait-il pas d'autres personnalités européennes à féliciter pour leurs actions?

Un indigné espagnol ou grec?

Une démocrate hongroise qui combat le populisme d'Orban?

Un syndicaliste de la Fiom-CGIL qui se bat pour les droits des salariés chez Fiat en ce moment même?

Le PCF rappelle que Mario Monti n'a pas été élu.

Il a été nommé par les marchés, avec l'aval de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, sans expression démocratique des italiens.

Monti a appliqué servilement les injonctions des marchés en appliquant des plans d'austérité brutaux et injustes au peuple italien.

Il ne manque pas d'air pour venir parler de son "ambition de mettre l'Italie comme solution et non pas comme source des problèmes de l'Union européenne".

En politique, les symboles sont importants. Ce choix couvre de ridicule l'ensemble des représentants de la Nation et en dit long sur la conception de la démocratie de la majorité UMP.


Par PCF - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 22:18
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ines zuber &Younous OmarjeeLe groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique au Parlement européen accueille deux nouveaux eurodéputés au sein de son groupe. La sociologue Inês Zuber (31 ans) remplace Ilda Figueiredo pour le Portugal et le conseiller politique Younous Omarjee (42 ans) a pris la place d’Elie Hoarau pour représenter les territoires français d’Outre-mer. 

Le président du GUE/NGL Lothar Bisky a rendu hommage aux deux eurodéputés sortant ainsi qu’à leur travail sur des questions telles que les droits des travailleurs, la justice mondiale, l’égalité des genres et le changement climatique.

"La délégation du Front de Gauche s’est évidemment associée à ses remerciements pour Ilda avec laquelle nous avons de longues dates combattu au PE et dans nombres d’arènes internationales. Nous lui avons souhaité plein succès à ses nouvelles taches et souhaité la bienvenue à la jeune députée Ines qui reprendra le flambeau.

Chacun comprendra que la délégation française a remercié particulièrement et chaleureusement Elie Hoarau non seulement pour la qualité de son travail, sa capacité à rassembler et à faire entendre les intérêts des populations des régions ultramarines, mais aussi pour sa disponibilité, malgré les milliers de kilomètres à faire, et son écoute. Nous savons que si Elie quitte le PE, il n’arrête pas ses activités bien au contraire mais il les poursuit et les concentre à la réunion. Bonne chance à lui dans ces combats si indispensables à la vie dans ces régions oubliées ou abandonnées par les politiques de l’UE.

C’est d’ailleurs pour ces raisons que nous avons accueilli avec plaisir et joie Younous Omarjee, notre nouveau député, un député jeune et déjà expérimenté qui déjà a s’est mis au travail. Nous le connaissons bien et savons que les régions ultrapériphériques auront avec lui un bon défenseur, compétent et dynamique. Engagé aussi dans les combats de la métropole et sera ainsi associé au conseil de campagne du Front de Gauche pour les présidentielles. Nous lui souhaitons à lui comme à tous nombreux succès dans ces combats à venir.


Par Elunet - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 16:33
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11-12-07-sarkozy.jpgStandard & Poor's a placé lundi « sous surveillance négative » les notes d'endettement à long terme de quinze pays de la zone euro, notamment celles de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Finlande, de la France, du Luxembourg et des Pays-Bas. La conséquence probable de cette annonce étant que ces pays ainsi dégradés verront leur capacité d'emprunter largement amoindrie et leur taux d'intérêt explosé.

Parmi les reproches faits par l'agence de notation qui ordonne de mettre un terme à la crise de la dette figure l'absence de perspectives de croissance pour ces pays. Le serpent n'en finit plus de se mordre la queue !

Ces agences de notation investies de pouvoirs inconsidérés sont illégitimes ! Qui sont-elles pour décider de la mise à sac de pays tout entiers ? Parmi les mesures à prendre de toute urgence figurent celle d'arrêter d'obéir aveuglément à ces charlatans. La France ne reconnaît qu'une autorité : celle de son peuple. Et certainement pas celle de ces faux docteurs en économie qui pour remède ne prescrivent que la saignée.


Par PCF - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 07:48
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11-12-06-merkel-sarkozy.jpgLundi 5 décembre, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé les vues qu'ils veulent imposer, lors du sommet européen de jeudi et vendredi, à l'ensemble des pays membres de l'UE, ou bien seulement aux pays de la zone euro et aux pays volontaires, c'est selon. On voit déjà poindre les divisions et une UE à deux vitesses.

C'est le contraire de la solidarité dont l'Europe a besoin pour sortir de l'impasse !

Le contenu d'un nouveau traité serait négocié avant fin mars. La question du mode de ratification a courageusement été éludée : évidemment la consultation directe des peuples n'est pas envisagée. C'est inacceptable.

A partir du moment où ce traité ne reviendrait pas sur l'indépendance de la BCE, il est clair qu'il ne permettra pas de sortir de la crise. Le PCF et ses partenaires du Front de gauche proposent une refonte des missions et des statuts de la BCE, qui doit être mise sous contrôle démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux États. La BCE pourrait ainsi financer directement, par création monétaire, un fonds de développement social, solidaire et écologique européen.

Si rien ne change de ce point de vue là, à quoi ce traité va-t-il servir ? A surveiller et punir : sanctions automatiques pour non respect du pacte de stabilité, règle d'or dans tous les pays – dont la conformité avec les traités serait vérifiée par la cour de justice européenne – et remise en cause des prises de décisions à l'unanimité. Autrement dit, le couple Sarkozy-Merkel veut mettre tous les pays européens aux pas, et graver l'austérité dans le marbre.

Le PCF s'oppose à ces reculs démocratiques et aux saignées sociales qu'ils préparent pour les peuples européens qui en ont déjà assez soupé. Il rappelle que si les traités doivent être revus, c'est en ayant pour objectifs le plein exercice démocratique et le développement social en Europe, et non l'inverse. La consultation des peuples est une exigence.


Par PCF - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 08:06
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La victoire de la droite espagnole qui a remporté une majorité absolue historique au Parlement, est une mauvaise nouvelle pour l'Espagne et pour l'Europe.

Mariano Rojoy, leader du Parti populaire et prochain Premier ministre, parle de « faire la guerre à la crise ». En réalité, les classes populaires, les jeunes abandonnés par le PSOE qui obtient son plus mauvais score depuis le retour de la démocratie, vont être les victimes de cette politique. Voilà le résultat quand la gauche n'est plus la gauche. Quand elle mène des politiques de casse sociale et de soumission aux marchés financiers. Quand elle s'aligne sur Merkel et Sarkozy.

Si ces résultats sont évidemment très inquiétants, je tiens à féliciter le Parti communiste d'Espagne, Izquierda Unida et EUIA (Gauche unie et alternative de Catalogne) pour leur très bon score.

Une augmentation de 700 000 voix et de 9 députés par rapport à 2008, c'est une magnifique progression lorsque l'on connaît le poids du bipartisme et la règle électorale injuste qui perdurent en Espagne. Le rôle d' Izquierda Unida auprès des populations et leurs combats sont reconnus. Leur dialogue avec le mouvement des indignés et au côté des luttes pour l'Education dans les dernières semaines, a, je crois, porté ses fruits.

Pour tous les partenaires européens du PGE, pour les européens qui luttent, pour les grecs et les français qui, en 2012, vont eux aussi être confrontés à d'importantes échéances électorales, la progression d'une gauche unie autour de propositions de transformation en Espagne est un formidable espoir.

Face à la droite, je suis convaincu qu'avec ses 11 députés, la Gauche unie jouera un rôle important dans les mois à venir, pour aider les citoyens dans la confrontation avec les marchés financiers, avec ses positions clairement contre l'austérité et pour un modèle de développement alternatif.


Par Pierre Laurent - Voir les 1 commentaires
Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 17:01
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Le programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) sera finalement prolongé pendant deux ans. La décision a été prise ce 14 novembre2011 par les pays de l’Union Européenne qui ont ainsi renoncé à diviser par quatre, le financement de l’aide alimentaire dont bénéficient 18 millions d’Européens pauvres .

Avec les Député-e-s communistes et citoyens, je me félicite de cet accord intervenu après plusieurs mois de blocage et imposé par la forte mobilisation des associations caritatives, notamment dans notre pays.

Je renouvelle mon plein soutien à ces associations et aux bénévoles qui, chaque jour, apportent une aide précieuse aux familles confrontées à des difficultés si grandes qu’elles n’ont plus les moyens de se nourrir.

Je le fais avec d’autant plus de force que la droite présidentielle dont la politique a fait grimper comme jamais, le nombre de nos concitoyens vivant désormais sous le seuil de pauvreté, ne renonce à aucun mauvais coup. En témoigne, par exemple, la proposition du rapporteur UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale de revenir sur la défiscalisation partielle des dons aux associations qui se trouveraient, ainsi, en grand danger.

J’en appelle aussi à la mobilisation pour mettre en échec les mesures d’austérité que le gouvernement, en bon élève de l’Europe libérale, veut imposer pour satisfaire les marchés et qui n’auront pas d’autre effet que d’augmenter encore la misère et la pauvreté pour conforter les plus fortunés.

Marie-George Buffet


Par Marie-George Buffet - Voir les 0 commentaires
Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 11:08
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11-11-03-sarkozy-merkel-papandreou.jpgAngela Merkel et Nicolas Sarkozy : « des colonisateurs au service de l'empire des marchés financiers »

 

Je m'élève avec la plus extrême vigueur contre l'ultimatum décrété par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel contre le peuple grec.

Les dirigeants européens veulent interdire tout débat sur des solutions alternatives à celles qu'ils imposent depuis 3 ans et dont nous mesurons chaque jour l’inefficacité.

Ce sont leurs choix politiques qui nous enfoncent dans la crise.

En convoquant le Premier ministre grec, en fixant eux-mêmes la date du référendum et la formulation de la questions posée, ils se comportent comme des colonisateurs au service de l'empire des marchés financiers. C'est un outrage insupportable pour le peuple grec et pour tous les peuples européens dont la souveraineté démocratique est désormais menacée.

Les termes de l'ultimatum sont clairs : soit vous acceptez l'accord de Bruxelles – et vous vous faites hara-kiri en validant dix ans d'austérité – soit vous le refusez, et c'est l'expulsion de la Grèce de la zone Euro.

En posant le débat ainsi, les puissants de ce monde demandent aux grecs de choisir entre la peste et le choléra.

Dans les deux cas, se sont encore les citoyens qui payeraient de leur poche la crise du système bancaire et financier.

Dans les deux cas, la sortie de crise pour l'ensemble de l'Europe devient un horizon insaisissable.

Pour le PCF, des solutions beaucoup plus efficaces existent.

Le contrôle public des banques, la création monétaire et la refonte des statuts et missions de la BCE, doivent être discutés.

S'ils s'obstinent à piéger le peuple grec dans un faux débat pour lui faire endosser leurs responsabilités, les dirigeants de l'UE dévoilent aux yeux de tous leur dogmatisme et leur aversion pour la démocratie.

Le PCF soutient les manifestations prévues aujourd'hui et demain en Grèce. Il appelle à des mobilisations de solidarité en France et en Europe pour soutenir le peuple grec et imposer un changement de cap dans les réponses politiques à la crise.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE Paris, le 3 novembre 2011.


Par Pierre Laurent - Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 19:51
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Le peuple grec, par une mobilisation d'une ampleur historique, vient d'obtenir du Gouvernement Papandréou la consultation par référendum sur le plan européen d'hyper-austérité et de pertes de souveraineté. Je veux dire « enfin ! ».

Même si des élections législatives auraient permis aux grecs une expression politique plus globale, je me félicite que le peuple soit enfin consulté sur les décisions du sommet de Bruxelles et ce plan d’austérité qui les touche.

Il est incroyable que la simple idée de consulter le peuple grec affole les marchés financiers qui, avec la droite, s'agitent et crient au scandale.

La vérité, c’est qu’ils n'aiment pas la démocratie et détestent l'expression de la souveraineté populaire tellement le souvenir du « NON » au TCE leur est insupportable.

Le gouvernement français, plutôt que de participer à ce concert de chantage scandaleux, doit s’engager à respecter le vote et à renégocier un nouvel accord si le résultat de ce vote est négatif.

Au nom du PCF, j’apporte, mon soutien au peuple grec. Et je souhaite qu’avec le résultat de ce referendum, l'exigence d'une sortie de crise par un politique de développement, de croissance, de justice et de progrès social l’emporte.

Avec le Front de gauche, le PCF appelle à une mobilisation des peuples européens pour dire haut et fort leur solidarité au peuple grec.

 

Pierre Laurent


Par Pierre Laurent - Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 11:17
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Edito de l'Humanité dimanche du 27 octobre par Patrick Le Hyaric

11-10-27-sarkozy-merkel.jpgPlusieurs éléments ressortent des sommets européens et des rencontres Sarkozy-Merkel qui se multiplient depuis des mois.

D’abord, semaine après semaine, les dirigeants européens font payer aux peuples une crise dont ils ne sont en rien responsables et qui ne profite qu’aux institutions financières et aux banques.

Ensuite, leurs gesticulations ne sont d'aucun effet pour faire reculer d’un seul millimètre la crise. Au contraire, elle s’approfondit, s’aggrave, au point qu'on peut se demander dans quelle mesure nous ne sommes pas au bord d’une dramatique explosion pouvant plonger l’Union européenne et les populations dans la ruine.

Enfin, au fil des mois, force est de constater que ce sont toujours les thèses de la chancelière allemande et du capital allemand qui sortent gagnantes.

De ce point de vue, ce qui se passe depuis plusieurs jours est particulièrement révoltant. Alors que le Conseil des ministres de l’agriculture ne trouve pas les moyens de dégager 500 millions d’euros pour remettre en place le Plan européen d’aide alimentaire aux plus démunis, le lendemain même, les milieux dirigeants jonglent avec les milliards pour recapitaliser des banques ou injecter de l’argent dans le fonds européen de stabilité financière, que certains veulent transformer en banque. Tout un programme qui a lui seul éclaire crûment l’orientation de cette Union européenne au seul service du capital ! Depuis des semaines, dans les allées des institutions européennes, on tourne le dos au bien-être des peuples, au travail, à l’éducation, à la culture, aux salaires, à un changement dans le mode de répartition et de production des richesses. Seule compte la protection des puissances financières.

M. Sarkozy et Mme Merkel s'érigent en petit directoire de l'Europe qui donne des leçons, font des recommandations et admonestent la planète entière. Leurs bourdonnements médiatiques, incompréhensibles et faux, resteront comme de dangereuses gesticulations d’un théâtre d’ombres tant que le couvercle qui ferme tout avenir aux peuples européens restera sur nos têtes. Ce dernier porte un nom : Traité de Lisbonne. Celui-là même que nos concitoyens, avec d'autres, ont rejeté alors que la droite et la majorité de la direction du parti socialiste l'approuvaient et que M. Sarkozy a fait adopter.

Aujourd’hui, a été créé le fonds de stabilité financière européen pour tenter de contourner l’absurdité de ce traité de Lisbonne, sur lequel s'appuie Mme Merkel pour continuer d'interdire à la Banque centrale européenne de racheter les dettes d’Etat ou de prêter directement aux Etats. Doté de 400 milliards d’euros, les puissances d’argent proposent de le porter à 1000 milliards, voir à 2000 milliards d’euros. Qui paye ? Les Etats avec nos impôts et la réduction des services publics. Ce fonds ne sert qu’à garantir la situation des banques, sans impulser la relance et l’investissement humain, éducatif, culturel, sur la base d’un nouveau projet de développement. La Banque centrale européenne ne peut même pas prêter à ce fonds. Effectivement selon l’article 123 du traité de Lisbonne : « Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des Etats membres … d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales… l’acquisition auprès d’eux par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de la dette est également interdite… ». Voilà le corset ! Voilà l’absurde écrit en toutes lettres. L' « inamendable » traité de Lisbonne revient comme un boomerang et pèse contre la France dans le débat franco-allemand ; Loin d’être le protecteur qu’il prétend, M. Sarkozy portera devant l’histoire l’incommensurable faute d’avoir poussé les peuples dans l’impasse d’une crise sans fin.

Ses partisans avaient expliqué qu’il était impossible de changer ce traité. Et voilà maintenant que les milieux financiers et plusieurs dirigeants européens déclarent qu'il est urgent de modifier les traités de Maastricht et de Lisbonne. Bien sûr, pour eux, il s'agit de les aggraver encore en renforçant leur autoritarisme. Mais puisqu'il faut les changer, aux citoyens d’en exprimer le sens. La campagne des élections présidentielles qui s’ouvre leur en donne l'occasion car chacun comprend bien qu'il ne suffira pas au futur Président de la République, comme on le propose au parti socialiste, de faire le tour des capitales européennes pour donner un autre visage à une construction européenne qui non seulement ne protège pas les peuples mais qui en rajoute sur les difficultés qui les assaillent. Le Front de Gauche, son candidat Jean-Luc Mélenchon et ses candidats aux législatives, font des propositions précises pour sortir de l'impasse actuelle. Il s'agirait, en lien avec une nouvelle Banque centrale européenne, au service d’un crédit pour l’humain et non plus pour la finance de transformer le fonds de stabilité en un fonds de développement humain, social, solidaire et écologique qui rende utile aux habitants de notre continent tout l'argent investi en son sein. Utile à des programmes européens pour l’emploi, la ré-industrialisation, la promotion de l’agriculture paysanne, l’éducation et la formation. Utile à des investissements dans de grands chantiers d’intérêt commun aux peuples européens dans les transports, l’énergie, le logement, la recherche... Il est temps de dresser un barrage contre ces semeurs de chômage, de pauvreté et de misère, sans se laisser impressionner. Démasquons-les !

A l’aide de leurs fameuses agences de notation, comme Moody’s, alliée de Sarkozy pour imposer l’austérité, on dégrade la note des banques, sous prétexte qu’elles ne résisteraient pas à une difficulté de remboursement. Puis, on demande aux Etats de les renflouer par avance. Cela revient à augmenter le déficit des Etats qui, pour éviter les prétendus déficits imposent, semaine après semaine, toujours plus d’austérité aux populations. Il est urgent de subvertir ce système de malheur et de reprendre nos vies en mains, contre les rapaces de la dictature de l’argent-roi.

L’Europe de « l’humain d’abord » ou celle de la finance ? Le Front de Gauche porte avec hardiesse la première.


Par Patrick Le Hyaric - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 06:12
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