Solidarité avec le peuple grec
Dimanche 12 février, le peuple grec a dit non à la soumission de la majorité de ses députés au diktat des marchés. Il dit non à un plan d’austérité imposé par le FMI et l’union européenne qui
finirait de l’étrangler.
Il crie « résistance » en son nom mais aussi en celui de tous les peuples européens qui sont victimes du système financier.
Il lutte pour nous tous.
Le Front de Gauche appelle toutes les forces de gauche et plus largement tous les progressistes à lui apporter leur solidarité.
Vendredi 17 février 2012 à 12 heures
Rassemblement devant le consulat de Grèce à Grenoble
– 9, rue de la Liberté
Signez la pétition à l’initiative de l’Humanité : « Solidarité avec la résistance grecque ».
Le lien : http://www.humanite.fr/politique/grece-signez-la-petition-linitiative-de-lhumanite-490081
Le lundi 13 février, nous avions appelé à un rassemblement de soutien à 18H, devant l'ambassade de Grèce de Grenoble, ci-dessous la déclaration de Jérôme Marcucchini
Le parlement grec a adopté cette nuit le plan d'austérité imposé par les gouvernements européens. Malgré près de 100 000 personnes dans les rues d'Athènes, le gouvernement de Lucas Papademos continue son travail zélé de démantèlement social : baisse des salaires, baisse des retraites et suppression d'emplois étaient hier au programme.
Dans un pays qui compte désormais 1 million de chômeurs pour 12 millions d'habitants, l'échec des plans d'austérité successifs se mesure à la hausse du chômage et de la précarité. Avec entre autre la baisse de 22 % du salaire minimum, des coupes dans les retraites ou encore des licenciements facilités, les dirigeants grecs veulent économiser 3,3 milliards d'euros supplémentaires en échange d'environ 110 milliards d'euros de prêt.
Voilà une nouvelle saignée imposée à la Grèce par l'Union Européenne et le FMI pour servir les intérêts de la finance.
La soumission aux exigences de la Troïka (Merkel-Sarkozy-Draghi) ou la faim, voilà ce qu'a été en substance le discours du premier ministre grec au parlement. Les députés, notamment du PASOK (social-démocrate) n'ayant pas respecté la consigne ont été exclu du parti.
C'est donc en exerçant un odieux chantage sur la faillite de la Grèce que le gouvernement a fait passé le plan d'austérité.
Cette pratique, intolérable en démocratie, est celle des voyous et des dictateurs.
La Fédération de l'Isère du PCF condamne fermement le coup de force des dirigeants grecs et exprime sa vive inquiétude quant aux conséquences du nouveau plan d'austérité imposé. Nous condamnons aussi la répression inouïe, qui s'est abattue sur les manifestants ce dimanche, indigne d'un pays démocratique et nous exprimons notre solidarité avec le peuple grec.
Nous partageons la lutte qu'il mène contre les dérives actuelles en Europe, consistant à imposer l'austérité en dehors de tout cadre démocratique.
Après la nomination de gouvernements technocratique en Italie et en Grèce, c'est désormais l'intégration des politiques d'austérité dans les Constitutions qui est en projet, autrement dit la famine et la misère du peuple, afin d'assurer le sauvetage de la finance internationale.
La Fédération de l'Isère du PCF appelle l'ensemble de nos concitoyens à se saisir du débat politique et à construire une résistance claire aux politiques d'austérité en France et en Europe. D'autre voies existent, celles de la démocratie et d'une refonte des institutions européennes à commencer par la BCE. Grenoble, le 13 février 2012
Jérôme MARCUCCINI, Secrétaire départemental
Par Fédération Isère PCF - Voir les 0 commentaires


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