Vendredi 9 mai 2008
Ce n’est pas une énième révision de notre constitution qui pourra moderniser la vie politique et nos institutions.
Le diagnostic est plus alarmant. Notre constitution est mourante, à bout de souffle. La France doit avoir la possibilité de se doter d’un nouvel outil démocratique.
Cette rénovation démocratique doit s’attaquer aux raisons profondes de la crise de notre système politique.

Les citoyens doivent retrouver leur liberté de choisir : la Constitution est un patrimoine collectif qui conduit l’avenir de notre démocratie.

Nous appelons les parlementaires républicains, progressistes et démocrates à laisser aux citoyens la liberté de débattre et choisir.
Quelles que soient nos orientations en matière constitutionnelle, les citoyens doivent être associés à cette réforme constitutionnelle en participant au débat.
Le prochain Congrès de Versailles (7 juillet 2008) doit entériner le projet de réforme constitutionnel préparé par la Commission Balladur. Nous demandons aux parlementaires d’engager le chemin d’un débat national en proposant l’organisation d’un référendum.

Notre appel est motivé par 5 raisons :

La V ème République a un demi-siècle :

2008 marque l’anniversaire de la Vème République, adoptée par référendum le 28 septembre 1958. Instituée pour mettre fin à la paralysie de la vie politique française, la nouvelle République souhaitait au travers un pouvoir exécutif fort moderniser la France.
La Vème République avait vocation à revitaliser la vie démocratique paralysée par le régime des partis de la IVème.

En 2008, la refondation de nos institutions est un levier démocratique qui permettra d’engager le pays vers des réformes politiques répondant aux urgences en matière de pouvoir d’achat, d’emploi, d’éducation, de santé, de défis écologiques et démographiques.

Modifier le texte fondamental régissant la vie politique et sociale de notre pays peut permettre d’entrevoir une nouvelle façon de faire de la politique.
Mais c’est au peuple d’en décider.

C’est pourquoi, un débat national doit naître en France, pour révéler l’opposition d’une vision de la République ultra présidentialiste avec une nouvelle démocratie plus moderne dite «République parlementaire ».

Les citoyens ne doivent pas être tenus à l‘écart

Le Président Nicolas SARKOZY s’apprête à faire voter la 24ème révision de notre Constitution sans consultation des citoyens.
A la demande du Président de la République, le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République, présidé par le Premier ministre Edouard Balladur, a rendu le 29 octobre 2007 un rapport formulant 77 propositions.

Cet énième ravalement constitutionnel ambitionne de moderniser et rééquilibrer les pouvoirs au sein de la Ve République.

Débattue à l’assemblée nationale à partir du 20 mai et en juin par le Sénat, cette «Ve bis» devrait être soumise à l’approbation du Congrès qui réunit députés et sénateurs à Versailles, probablement le 7 juillet.
Il semble que le chef de l’état persiste dans sa volonté de pas associer les citoyens aux décisions constitutionnelles qui pourtant renforcent les pouvoirs d’un seul homme : le Président de la République en place.

Placer le citoyen au cœur du débat

La modification constitutionnelle à venir doit permettre à nos représentants de disposer d’outils, renforçant leurs poids dans les rouages de la politique moderne ; mais aussi redonnant un rôle à la parole citoyenne au travers d’un réel débat national et politique.

Il devient important que tous les citoyens restent vigilants quant à la future modification : veiller contre « l’hyper présidentialisation » du régime, restaurer un réel contre-pouvoir au sein du Parlement, définir l’initiative de consultation populaire, restreindre le cumul des mandats, garantir une totale indépendance du Conseil supérieur de l’Audiovisuel …

Des nouvelles attributions au service d’un seul homme


L’article 7 du projet de loi constitutionnelle rend possible la parole du chef de l’état devant le Parlement ou l’une de ses assemblées. Son allocution peut donner lieu à un débat mais à la seule condition de respecter deux caprices: hors de sa présence et sans vote possible.
Interdire aux parlementaires d’approuver ou désapprouver l’allocution annuelle du chef de l’état renforce un affaiblissement de la représentation nationale et donc de la démocratie française. Cette initiative revient à faire de cette allocution présidentielle une nouvelle opération médiatique, amenuisant considérablement la place du Parlement dans notre démocratie.

Nous pouvons dénoncer l’article 20 du projet constitutionnel qui soustrait la prérogative du gouvernement de définir la politique de la Nation transférée à un seul homme, le chef de l’état. Ce nouveau régime ultra-présidentiel amène les membres du gouvernement à devenir des collaborateurs du Président, ayant pour mission de mener à bien les ordres du chef.
Devenu officiellement chef du gouvernement, le Président de la République ne verrait jamais sa responsabilité politique engagée.
L’hypothèse d’une nouvelle cohabitation provoquerait une crise grave.

Rien ne changera concernant le cumul des mandats des parlementaires.
Pourtant de nombreux candidats à la présidentielle avaient pris position en faveur d’unre nouvelle réglementation pour moderniser cette question.
Le rapport Balladur a pris position en faveur du mandat unique mais dans sa lettre d’orientation à François FILLON, le Président de la République enterre cette idée qui ne pourrait s’adapter à son gouvernement de cumulards.
Est-il acceptable et bon pour la vitalité de notre démocratie qu’environ 90 % de nos députés soient aussi détenteurs d’autres mandats électifs ?
La question du cumul des mandats touche directement à l’élargissement de la représentation politique et à la nécessité de créer «un statut de l’élu »

Un président de la République sans le peuple

La Vème République a mal vieilli. Cinquante ans plus tard, le temps est venu d’adapter le texte constitutionnel aux nouvelles réalités sociologiques, politiques et écologiques.
Un seul homme concentre tous les pouvoirs, et une collaboration étroite avec les puissances financières et médiatiques du pays.

Ce souverain inaccessible et à l’abri de contre-pouvoirs, peut agir librement à l’encontre du peuple, et de ses représentants comme le prouvent les exemples récents :

Le Président Jacques CHIRAC en 1997 demande aux Français de lui accorder une nouvelle confiance en procédant à des élections législatives anticipées. La politique de l’exécutif est largement désavouée et le Président de la république ne démissionne pas.

 Le 21 avril 2002 connaît une victoire des abstentionnistes, dont le nombre s’élève à 14 millions. Le Président sortant rassemble seulement un Français sur dix en âge de voter ; et la configuration douloureuse du 2ème tour amène à un résultat digne des Républiques bananières.
Le miraculé Président Jacques CHIRAC, réélu avec les voix de la gauche, ne change en aucun cas sa politique nationale et ses orientations économiques.
Ce malaise éclaire sur la fracture démocratique et sociale née de la pratique de la Vème république.

Les élections Régionales de 2004 permettent à l’opposition de gouverner 20 régions sur 22. On assiste à un nouveau désaveu exprimé par le peuple qui demande d’avantage un changement de politique nationale.
On assiste seulement à une réorganisation des membres du gouvernement sans tenir compte réellement de la volonté des citoyens.
 
Le 29 Mai 2005, 15 millions de français, soit 55 % des électeurs, ont exprimé leur désaccord avec la position du chef de l’état concernant le projet du traité européen.
Trois ans plus tard, le Président de la République Nicolas Sarkozy méprise la souveraineté populaire en faisant passer un texte copie conforme par la voie parlementaire acquise à la cause.

L’Elysée déclarait : « notre texte va révolutionner la manière de gouverner »
Si on considère que cette nouvelle révision pourrait être une réelle rénovation en profondeur de notre démocratie, Il revient au peuple Français de faire connaître son appréciation.

Lien pour signer en ligne
par Cactus publié dans : Politique
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Lundi 28 avril 2008
Rien dans les mains, rien dans les poches, Nicolas Sarkozy a pris 100 minutes sur TF1 et France 2 pour expliquer qu’il ne changeait rien. Il rabache. Pour Marie-George Buffet : « hors de question de subir encore quatre ans une année aussi calamiteuse ». Les communistes invitent les 79% des Françaises et des Français qui pensent que rien ne s’est amélioré à amplifier les luttes et à signer une lettre d’exigences au Président de la République (lien pour télécharger le tract contenant  la lettre Monsieur le Président je vous fais une lettre)

On ne change pas une politique qui perd ?

Les Françaises et les Français expriment massivement leur déception et leur colère. Mais Nicolas Sarkozy n’a pas de politique de rechange. Il justifie le paquet fiscal, 15 milliards de cadeaux aux plus riches, prévoit de nouvelles éxonérations pour les patrons. Pour tous les autres, il faut travailler plus. Dans la semaine avec les heures supplémentaires, tout au long de la vie avec la fin de la retraite à 60 ans et pourquoi pas le travail après 65 ans. Pour se payer l’augmentation des prix.

Et pour les chômeurs le bâton : aucune indemnité si on refuse deux fois une offre à 70% de son salaire précédent et à deux heures de son domicile !

Il annoncé la fin de la prime pour l’emploi pour que les salariés modestes qui la perçoivent payent pour les exclus.Il a confirmé les franchises médicales, les suppressions de postes dans l’éducation nationale, le plan Hôpital... les 55 « réformes » où tout le monde a à perdre sauf le MEDEF.

Un Président inquiétant

Au cours de l’entretien, Nicolas Sarkozy a multiplié les bourdes. Confondant le fioul et le gaz par exemple.

Mais aussi, plus gravement, il a rejeté la « naturalisation » des salariés immigrés sans papiers qui ne demandent qu’une carte de séjour. S’attaquant à la laïcité, il a opposé les « professeurs qui sont là pour enseigner les matières » et les religieux qui « donnent du sens à la vie ».

On peut changer de politique. On va s’y mettre

Nicolas Sarkozy nous mène en bateau. Il déclare : « je crois au capitalisme, aux marchés, à la mondialisation » et quelques secondes après : « le capitalisme marche sur la tête ».

Pour rompre avec sa politique brutale et injuste, il ferait bien de regarder du côté des propositions du PCF. Par exemple :

- Oui il y a une autre solution pour garantir le système des retraites et pour augmenter les pensions que « 1- baisser les pensions 2- augmenter les côtisations 3- allonger la durée de cotisation ». Il faut arrêter les exonérations des cotisations patronales qui creusent le déficit et taxer les revenus financiers qui ne contribuent pas à la protection sociale.

- Oui il y a une autre solution pour vivre mieux que de faire des heures supplémentaires et travailler jusqu’à 65 ans. Il faut augmenter les salaires. Les gains de productivité et les profits le permettent.

- Non ce n’est pas en supprimant des professeurs que nous aurons une meilleure éducation. Des moyens pour l’école, c’est un investissement pour l’avenir. C’est cela que l’opinion des citoyens et les luttes expriment. Alors, on ne va pas attendre quatre ans pour stopper les mauvais coups et construire d’autres choix.


par PCF publié dans : Politique
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Lundi 28 avril 2008
1an / Sarkozy - Marie-George Buffet : « Nicolas Sarkozy n’est pas en échec : il est nuisible »


A l’heure de bilan de cette première année de présidence de la République, les français ont tranché eux-même : Nicolas Sarkozy est le Président de la République le plus sanctionné dès la première année de son mandat. Alors qu’à gauche, le concours de petites phrases est ouverts pour qualifier son bilan, je ne peux m’empêcher d’être extrêmement inquiète pour les quatres années à venir.

Nicolas Sarkozy n’est pas en échec comme on peut le lire ici ou là. Il est nuisible. Au moment où les besoins sont énormes en matière de santé, de retraites ou de droits, il est en train de détruire méthodiquement les retraites, la sécurité sociale, le droit du travail ou encore les libertés.

Dans quelques semaines, Nicolas Sarkozy présidera l’Europe au nom de la France. Il aura alors les mains libres pour installer au niveau européen les mêmes politiques que les français refusent. A l’instar de son mentor, George Bush, Nicolas Sarkozy a fait des plus grandes fortunes « sa base ».

La voix de la France dans le monde est réduite à celle des grandes multinationales quand elle ne s’aligne pas simplement sur la politique étrangère américaine. Nicolas Sarkozy est en train de défigurer la France, et face à cela, attendre 2012 n’est pas une solution. Et ce n’est pas non plus ce qu’attendent les français.

Face aux promesses non tenues et à la multiplication des luttes, il y a, à l’évidence, une vie politique entre les élections. Les communistes sont engagés dans les luttes, et déterminés à proposer des réformes alternatives et ambitieuses. C’est cela qu’attendent les français.

Parti communiste français

Paris, le 23 avril 2008.

par PCF publié dans : Politique
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Lundi 14 avril 2008


Le rapport sur l’hôpital public remis à Monsieur François FILLON par le sénateur Larcher n’est pas autre chose que « le petit guide de la privatisation de l’hôpital public en 16 leçons ».

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen ne peuvent que dénoncer une prose dogmatique dont l’un des objectifs est de faire croire aux français qu’il existe une contradiction de fond entre hôpital de proximité et hôpital de qualité.

Ce rapport, commandé par le Gouvernement tend également à faire croire que les structures privées sont des partenaires légitimes de l’hôpital public. Mais comme toujours en la matière, le partenariat voulu par la droite se construit en la défaveur du public : à lui la permanence des soins, les urgences et les opérations peu rémunératrices et aux cliniques privées les soins à fortes rétributions et les opérations ambulatoires.

La fermeture systématique des hôpitaux de proximité, la rémunération des médecins hospitaliers à l’activité, la suppression des règles de procédure des marchés publics et la labellisation des équipes sont autant de caractéristiques du privé que le gouvernement voudrait appliquer au public.

Le récent passage intégral à la T2A non compensée et l’annonce de la multiplication des délégations de gestion de service public aux cliniques sont autant de prémices de la mort annoncée de l’hôpital public de qualité au service de tous et de mettre plus encore les malades à contribution car il ne fait pas de doute que bientôt, de nouveaux efforts financiers leurs seront demandés.

Groupe CRC du Sénat le 11 avril 2008


par Groupe CRC publié dans : Politique
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Vendredi 11 avril 2008




Le gouvernement a annoncé une augmentation des tarifs du gaz de 5,5% pour juin, soit une hausse de 10% pour la seule année 2008, en justifiant cette augmentation par le prix du pétrole.

Alors que GDF avait annoncé des profits records pour 2007, cette flambée du tarif du gaz est particulièrement honteuse et révoltante.

Comment justifier une telle politique de sabotage du pouvoir d’achat par tous les bouts. Le PCF maintient sa proposition d’affecter les bénéfices de GDF à une baisse des tarifs et condamne la politique de harcèlement social du gouvernement Fillon.

Parti communiste français

Paris, le 9 avril 2008



par PCF publié dans : Politique
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Samedi 5 avril 2008
Réduction des dépenses publiques : Sarkozy en Père la rigueur



Nicolas Sarkozy annonce une série de mesures d’économies budgétaires dans le cadre du conseil de modernisation des politiques publiques. Sans surprise un mot les caractérise : celui de la rigueur.

Terminé, le candidat du pouvoir d’achat. Oubliée, la croissance qu’on ira chercher avec les dents s’il le faut. Le Président de la République est désormais le prisonnier d’une orthodoxie budgétaire faite pour rassurer les milieux financiers aux détriments des classes populaires :

Suppression d’un emploi de fonctionnaire pour deux départs à la retraite, restriction de l’accès au logement social sans abaisser le plancher, etc.

Ces annonces vont, à coups sûrs, aggraver la situation de la très grande majorité des français, et particulièrement celle des plus fragiles qui sont les premières victimes de la crise économique et sociale et que vit le pays en ce moment.

Cette semaine, George W. Bush a comparé Nicolas Sarkozy à la « dernière apparition d’Elvis Presley », il s’agirait plutôt aujourd’hui de la version 1976 de Raymond Barre, celle du « Père la rigueur ».

Parti communiste français

Paris, le 4 avril 2008


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Jeudi 3 avril 2008



Interrogé sur l’installation d’une base américaine de radars antimissile, contre laquelle sont 60% des 100 000 habitants de cette ville polonaise, le maire de Slupsk déclare : » On nous promet des investissements de 2 milliards de dollars sur dix ans mais on n’aura rien. Tout comme la Pologne n’a tiré aucun profit de son engagement en Irak. En retour on n’a que des soldats qui reviennent dans des cercueils ».

S’il est fataliste, le constat n’en résume pas moins les conséquences de la stratégie de l’administration Bush. Elle s’est déployée bien avant le 11 septembre 2001 sous la bannière du « choc des civilisations » face à la disparition du bloc de l’Est, alors que le monde pouvait devenir multipolaire. Il le devient malgré tout le bloc de l’Ouest aligné sur la superpuissance américaine, qui n’a eu de cesse de miner les institutions de dialogue international, telle l’ONU, et de substituer à la diplomatie la confrontation et la guerre.

Le bourbier irakien a permis la déstabilisation de toute une région et nourrit les bonnes affaires d’un complexe militaro-industriel des plus prospères. La désignation de l’Iran comme nouvelle bête noire n’est pas destinée à régler le conflit mais bien à l’entretenir, ce qui ne peut que renforcer les plus extrémistes qui font payer leurs solutions à leurs peuples.

C’est au nom de la lutte contre le « terrorisme iranien » que les États-Unis ont prétendu déployer en Europe de l’Est leur bouclier de radars antimissiles. L’excuse ne tient guère et, ajoutée aux demandes d’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN, elle suscite un foyer de tension supplémentaire en Europe même, avec la Russie cette fois.

On pourrait penser que ce déploiement de matériel militaire américain sur notre continent, avec la bénédiction de dirigeants de pays membres de l’Union européenne, porte en soi une sacrée contradiction à la volonté affichée d’une politique de défense commune dont le Sarkozy se fait le héraut. Il n’en éclaire que plus cet objectif rejeté par notre peuple avec le projet de constitution et réintroduit dans le traité de Lisbonne.

« Conjurer le danger du choc des civilisations » : la formule n’est pas de Georges Bush mais bien du chef de l’État, glissée dans son discours devant les parlementaires britanniques la semaine dernière. De même voit-il en Grande Bretagne, passée par les méthodes de Thatcher et Blair, un modèle en économie à ses propres « réformes » ultralibérales, le rapprochement entamé par ce voyage vise aussi à poser un axe Paris-Londres.

« Les deux amis les plus sincères de l’Amérique » seraient ainsi le fer de lance d’une politique de défense qui ne vise pas à rendre l’Europe plus indépendante mais bien intégrée aux conceptions qui prévalent à Washington. Autant l’axe franco-allemand a-t-il pu être présenté sous les auspices de la paix, autant ce nouvel axe entend-il permettre à deux pays qui fournissent à eux seuls les deux tiers de l’effort de défense de l’Union une capacité à engager celle ci plus avant dans les stratégies de tension en cours. Quitte à réclamer contre une intégration poussée plus avant sa « part du gâteau » pour des industries livrées aux appétits du privé, comme pourrait le laisser penser une part du contrat remporté par EADS pour les avions militaires de ravitaillement de l’US Air Force et de la RAF.

« Le mot clé entre l’OTAN et l’Union européenne, c’est la complémentarité » précise le patron de l’Alliance atlantique. Le sommet actuel de Bucarest est donc marqué d’un double sceau : l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan pour soulager les Américains et le souhait de revenir au sein du commandement intégré de l’OTAN. La force de la politique ? Non, le retour inquiétant de la politique de force.

par Site PCF publié dans : Politique
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Mardi 1 avril 2008


La croissance française n’est pas au rendez-vous. Qui, à l’exception de Christine Lagarde, peut croire que la grave crise financière du capitalisme s’arrêtera à nos frontières ?

Et pourtant, la France annonce son intervention en Afghanistan ; conséquence : un milliard d’euros de dépenses supplémentaires.

Face à cette situation, le premier ministre décide de s’attaquer bille en tête aux dépenses sociales du budget 2008. Le RSA est particulièrement visé.

Ainsi donc, le si peu qui avait été fait à l’époque pour tenter de justifier les 15 milliard de cadeaux fiscaux aux plus riches est déjà taillé en pièce.

Avec François Fillon, c’est donc l’austérité pour ceux qui ont peu et la prospérité pour ceux qui ont beaucoup. Il invente la rigueur de classe. 


Parti communiste français

Paris, le 1 avril 2008

Pour ceux qui ont beaucoup Il invente la rigueur de classe

par PCF publié dans : Politique
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Mardi 4 mars 2008
08-02-27-lagarde-fillon.jpgDe l’Argent, en France, il y en a. Et beaucoup. Mais où passe-t-il ? Comment expliquer que notre pays n’a jamais été aussi riche alors que les Français, dans leur grande majorité, ont de sérieux problèmes de pouvoir d’achat. Comment comprendre, alors qu’on n’a jamais autant travaillé et produit, qu’on nous répète : « les caisses sont vides » ?

On nous ment.

Les gens le sentent. L’argent existe dans ce pays et les communistes ont décidé d’organiser une campagne de vérité sur tous ces possibles ( salaires, logement, éducation) qui se ferment tant ces richesses sont concentrées et utilisées à l’opposé de toutes les attentes.

Dire la vérité sur l’Argent, c’est montrer d’abord comment ces richesses sont accaparées. Les grandes fortunes prospèrent. Les 500 plus grandes fortunes professionnelles pèsent 280 milliards d’euros. Les principaux groupes génèrent des bénéfices colossaux, comme Total (13 milliards d’euros en 2007). Des pactoles qui terminent pour l’essentiel dans les poches des actionnaires. Certains s’enrichissent sans compter. Dernièrement, la presse révélait que les dirigeants du CAC 40 « avaient vu leur rémunération bondir de 40% »...

Les grands patrons français sont désormais les mieux payés des patrons européens. Sans doute pensent-ils qu’ils valent des centaines de fois plus qu’un de leurs salariés, qu’un homme ou une femme « ordinaire ».

Sarkozy, qui s’y connaît en auto-augmentation (+140%...), ou Mme Parisot du MEDEF jugent légitime ces très hautes rémunérations car liées, selon eux, au mérite, à la performance. Ce qui n’est même pas le cas. Et de quelles performances s’agirait-il ? Servent-elles le bien public ? Le progrès social, les régions, le pays ? Non et chacun le sait. Ces performances-là servent les dividendes, la seule rentabilité financière, au prix de plans sociaux, de délocalisations, des villes sacrifiées quand l’occasion se présente de gagner encore plus. Ce sont les mêmes qui d’un côté donnent des leçons, refusent les augmentations de salaires, veulent toujours plus de flexibilité, prétendent casser l’âge de la retraite et qui, de l’autre, se protègent avec des parachutes dorés, se servent à la louche, s’auto-justifient.

Dire la vérité sur l’argent, c’est exiger que ces sommes soient utilisées autrement, soient rendues utiles. C’est démontrer que les salaires ne sont pas les ennemis de l’emploi et de la relance de notre industrie, bien au contraire. Travailler plus, les salariés français le font déjà. Ils sont les premiers au hit-parade européen de la productivité horaire. Gagner plus, ils le réclament désormais de plus en plus fort, eux qui gagnent à peine le SMIC ou moins de 1400 euros comme c’est le cas de la moitié des salariés du pays.

Neuf mois après l’élection de celui qui osait se présenter comme le « président du pouvoir d’achat », les mêmes font une amère expérience : les seules mesures prises après le renouvellement d’une majorité de droite à l’Assemblée furent prises au profit des plus riches de ce pays. Les salariés au pouvoir d’achat étranglé par les bas salaires n’ont le droit à rien ou pire, pour certains d’entre eux, qu’à la fermeture de leur usine. S’il est une « rupture » à opérer, c’est bien celle-là : alors que depuis plus de vingt ans les richesses produites explosent, la part des salaires elle a regressé.

Il est temps de redresser la barre. Le fait nouveau de ce début d’année est qu’il faut compter avec la voix des salariés du privé qui commence à s’élever et trouve désormais un écho national.

Dire la vérité sur l’argent, c’est faire la preuve que notre économie n’a pas besoin de plus de précarité et de flexibilité mais bien au contraire de qualifications, de droits ; c’est mettre l’accent sur la question des retraites et de leur financement ; c’est faire tomber les masques de nos élites prêtes à tuer notre protection sociale pour la confier aux assurances privées ; c’est parler des investissements possibles pour l’emploi et la formation ; c’est opposer au projet de contrat de travail unique du gouvernement la promesse d’une maîtrise par les salariés de leur travail et de leur carrière ; c’est prendre à bras-le-corps les inégalités professionnelles et les temps partiels imposées aux femmes.

Telle est la bataille de grande ampleur que les communistes engagent avec la campagne : « La Bourse ou la vie ; rendons l’argent utile ». Ils entendent bien mettre les pieds dans le plat sur cette question décisive et du même coup poser en grand les questions politiques : celles du rassemblement, celles de la gauche, une gauche qui lutte et construit, une gauche qui veut l’intervention des salariés dans les gestions des entreprises, la taxation des revenus financiers, une politique du crédit favorisant l’emploi et non la finance ; celles de la place du PCF dans la vie nationale. La question de l’argent, des salaires fait irruption dans le débat public. Menons le partout dans le pays, jusqu’au plus petit des cantons et dans chaque commune.

par Site PCF publié dans : Politique
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Lundi 25 février 2008

08-02-26-sarkozy-justice-4ea25.jpgDésavoué par le conseil constitutionnel sur la rétention de sûreté, Nicolas Sarkozy a décidé de passer outre en demandant au premier président de la cour de cassation de pouvoir appliquer quand même la Loi Dati pour les criminels jugés très dangereux.

Le Chef de l’état se croit décidément tout permis, quitte à piétiner les règles du droit les plus élémentaires tel le principe de non-rétroactivité d’une loi.

Lui qui le même jour a voulu endosser les habits du Général en inaugurant l’Historial Charles de Gaulle, sait-il que la dernière fois que le principe de rétroactivité d’une loi a été mis a mal ce fut quand le gouvernement de Vichy a mis en place un tribunal spécial pour condamner à mort les résistants ?

Décidément les habits du général De gaulle sont bien trop grand pour Nicolas Sarkozy ; ceux du maréchal Pétain ont l’air de mieux lui convenir."

par Barrionuevo publié dans : Politique
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