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Rencontre-débat du 14 janvier 2010, salle Edmond Vigne à Fontaine sur le thème: " Service public français, une histoire, des valeurs, un avenir" avec la participation de Anicet Le Pors, ancien Ministre de la fonction publique et des réformes administratives.


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tiroir-caisse.jpgDe quoi le cas Éric Woerth, est-il 
le nom ?

Au-delà de l’homme et de son pitoyable destin de porte-tiroir-caisse de la Sarkozye triomphante, la trajectoire de l’ex-trésorier de l’UMP donne à voir l’abîme vertigi­neux entre 
les postures et les actes de ceux qui nous gouvernent depuis trop longtemps, subordonnés à des puissances qui n’ont qu’un lointain rapport avec les vertus républicaines.

Suspecté d’avoir perçu de la milliardaire Bettencourt des sommes dépassant le plafond légal, lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Éric Woerth est aujourd’hui un ancien ministre déchu, qui n’a pourtant pas perdu l’oreille du président.

Et que nous dit la bande-son de ce monde caché ?

Que la République agonise. Mortellement blessée d’avoir été salie de fond en comble depuis cinq ans…

Jusqu’à son arrivée à l’Élysée, Sarkozy avait toujours réussi à échapper – en appa­rence – au cancer des « affaires », à la cor­ruption passive ou active, aux conflits d’intérêts. Mais l’étau s’est, depuis, res­serré autour du Palais d’où se dégage une haleine fétide.

Comme aspiré par sa pro­pre logique, la Sarkozye 
a en effet som­bré en révélant sa vraie nature, un préci­pité de vulgarité, de voyous 
en smoking, d’impudence des comportements ordo-libéraux, de fric et de strass. Ne le cachons pas. Les « affaires », elles aussi, sont emblématiques du sarkozysme et témoi­gnent de la domination des intérêts privés sur l’intérêt général. Comme 
si la puis­sance en euros des copains et des coquins s’était imposée partout, projetant sur l’Hexagone, 
avec une cruauté absolue, une lumière aveuglante sur une morale publique totalement dévoyée.

La République « irréprochable » vantée sur tous les tons par Sarkozy 
est aujour­d’hui irrespirable.

Que les donneurs de leçons en civilisation apprennent à se taire !

Les mots ne résistent pas à l’énu­mération des signes cliniques, si nom­breux qu’ils pourraient occuper toutes les colonnes de ce journal. Comment oublier toutes les « affaires », Woerth, Betten­court, Karachi, Takieddine, les scandales Tapie, Wildenstein, Joyandet, les voyages d’Alliot-Marie en Tunisie, la nomination de Jean Sarkozy, les condamnations d’Hortefeux… sans parler des amis placés ici et là, 
de l’espionnage des journalistes et autres fadettes, des tentatives de mise au pas de la justice, etc.

La collusion entre les arcanes du pouvoir et les puissances de l’argent 
a tout simplement viré à la putré­faction idéologique, 
au médiocre et au somptuaire mêlés.

L’explication tient en un mot. L’oligar­chie. Et rien d’autre.

Du Fouquet’s 
en passant par le yacht de Bolloré, comme scènes primitives, aux liaisons dangereu­ses avec les milliardaires et les puissants, comme scènes quotidiennes, la Sarkozye n’est que la triste illustration d’un vieux dicton vérifiable entre tous : le poisson pourrit par la tête.

Les amoureux « de la » politique et du bien commun le savent : les « affaires », par nature et conséquen­ces, salissent la chose publique, nourris­sent le populisme et le « tous pourris », éloignent les citoyens des engagements de la Cité… Les souillures sont nombreuses, mais il est plus que temps de se débarras­ser de l’agenda sarkozyste, qui, depuis 2007, a favorisé le terrain 
de la démago­gie, des mensonges, de la xénophobie, de la division et de l’atomisation sociale…

Jean-Luc Mélenchon a raison : la vertu principale dont nous avons besoin est le courage.

Courage des engagements collec­tifs. Courage d’une vision du monde. Courage d’un régime – une nouvelle République – qui appréhenderait la société comme une totalité et lui proposerait un destin, au moins un à-venir, et pas seule­ment un simple futur de survie.


Par faustin9 - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 10:44
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