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Rencontre-débat du 14 janvier 2010, salle Edmond Vigne à Fontaine sur le thème: " Service public français, une histoire, des valeurs, un avenir" avec la participation de Anicet Le Pors, ancien Ministre de la fonction publique et des réformes administratives.


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charonne_0.jpgLe 8 février 1962, il y a cinquante ans, la police de De Gaulle et de Papon réprimait une manifestation anti-OAS au métro Charonne, faisant neuf morts.

60 000 manifestants défilent dans le calme dans les rues de Paris ; le mot d’ordre : « Paix en Algérie et non à l’OAS ». L’Organisation Armée Secrète, hostile à la paix et à l’indépendance de l’Algérie, avait lancé une campagne d’attentats dans la capitale, en France, et bien sûr en Algérie.

La manifestation contre l’OAS avait été interdite par le pouvoir gaulliste et les forces de l’ordre passèrent à l’attaque à hauteur du métro Charonne, tristement célèbre depuis. Nous connaissons la suite : neuf manifestants furent sauvagement assassinés, la plupart étaient communistes, le plus jeune avait 15 ans et demi.

Ce n’était pas la première fois que la police du préfet Papon réprimait dans le sang. Comment oublier les centaines d’Algériens assassinés, jetés dans la Seine, le 17 octobre 1961 sur les ordres de celui qui avait commencé sa carrière en oeuvrant à la déportation des Juifs de Bordeaux. Aujourd’hui, cinquante ans après ces événements tragiques, les nostalgiques de l’Algérie française et de la torture relèvent la tête en toute impunité.

La « Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie », prévue par la loi du 23 février 2005, s’apprête à réécrire à sa façon cette période de notre histoire. Quand à l’état français, il n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’il a menées, particulièrement en Algérie, ni dans le cortège d’horreurs qui en a découlé.

Le devoir de mémoire s’impose pourtant pour cette sombre période de notre histoire, quelles qu’en soient les zones d’ombre. C’est en effet à ce prix que pourraient disparaître les séquelles les plus graves de la guerre d’Algérie, le racisme et les discriminations dont sont victimes encore aujourd’hui les ressortissants d’origine algérienne, du Maghreb ou d’anciennes colonies.

Guy Fischer


Par Guy Fischer - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 17:32
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