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            11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:07

            13-04-10-hollande-placide.jpgFrançois Hollande ne prend toujours pas la mesure du désaveu qui frappe sa politique

            Dos au mur après les révélations de l'affaire Cahuzac, François Hollande tente de reprendre la main sur le terrain de la moralisation avec une série de mesures. Certaines d'entre elles, comme la création d'une haute autorité indépendante et d'un parquet financier, font écho à des propositions portées de longue date par les parlementaires communistes. Concernant les paradis fiscaux, l'intention est louable mais avec quels moyens au niveau européen et national ? Nous serons évidemment extrêmement vigilants à ce que le dispositif s'attaque au cœur d'un système économique et financier gangrené par le fric.

            La parole présidentielle se veut déterminée mais elle est en vérité très fortement fragilisée. Ces annonces ne sont accompagnées d'aucun moyen concret permettant de les mettre en œuvre. Un exemple, les services fiscaux ont été littéralement désarmé avec une saigné de 25 000 agents sur les dix dernières années.

            Pire, François Hollande s'enferre dans une orientation politique marquée du sceau de l'austérité en continuant de nier le terme quand trois membres du Gouvernement ne s’embarrassent plus de ces "éléments de langage". « "L'austérité c'est quand on baisse les salaire » dit-il, faisant mine d'ignorer que c'est justement ce que permettrait, via le chantage à l'emploi, le projet de loi qui a été voté hier à l'Assemblée nationale.

            François Hollande ne prend toujours pas la mesure du désaveu qui frappe sa politique et que l'affaire Cahuzac n'a fait qu'amplifier. Il veut moraliser sans s'attaquer résolument aux racines d'une crise globale, politique, économique et sociale. La vraie transparence est donc ailleurs : dans l'indispensable confrontation de propositions pour une sortie de crise. Dans un premier temps, il faut suspendre les travaux du Parlement pour se consacrer à la lutte contre l'évasion fiscale. Et si l'ambition est vraiment de s'attaquer à la finance, alors il faut une autre politique. Une politique pour le changement.

             

            Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

            Seul un changement de politique peut redonner confiance au peuple

            Les sénateurs du groupe CRC ont pris connaissance avec intérêt des mesures ou orientations annoncées par le Président de la République en réaction à la crise politique déclenchée par les malversations et la démission de M. Jérôme Cahuzac.

            Ils approuvent le lien fait entre les actes de l’ex-ministre du budget et le statut des banques en France et en Europe ainsi que la tolérance à l’égard des paradis fiscaux y compris au sein de l’Europe.

            Ils soutiendront avec vigueur toute lutte déterminée contre l’évasion fiscale, lutte dont la commission d’enquête sénatoriale demandée par le Groupe CRC avait tracée dès juillet 2012 les grandes lignes.

            Ils soulignent d’emblée que ce sont les règles de l’Europe, du Traité de Lisbonne au Traité budgétaire ratifié à l’automne contrairement aux promesses de négociation, qu’il faut donc changer maintenant.

            Il faut changer maintenant cette Europe qui érige comme moteur central de l’économie, une BCE soumise aux marchés sans contrôle démocratique aucun.

            L’affaire Cahuzac est un symptôme du triomphe du libéralisme en Europe, triomphe qui n’a pas été sans conséquence sur les idées mais aussi sur le comportement de certains hommes et certaines femmes politiques.

            François Hollande montre du doigt les banques. C’est une bonne chose car celles-ci profitent de la crise, elles vampirisent les états et les peuples. Mais les montrer du doigt sans s’attaquer au système qui organise leur action sera comme un coup d’épée dans l’eau.

            Les sénatrices et les sénateurs communistes sont pour la transparence de la vie politique. Ils approuveront les mesures allant dans ce sens.

            Mais cette crise met en lumière le décalage entre les institutions de la Vème République et les aspirations citoyennes à plus de démocratie, de contrôle par le peuple de l’action publique.

            Le silence présidentiel a été patent sur ce point comme sur celui du renforcement des droits du parlement.

            Les parlementaires doivent être transparents mais ils doivent être confortés dans leur action par un renforcement des prérogatives des assemblées face à un pouvoir exécutif dont personne ne remet en cause la toute puissance. Or, c’est de la toute puissance du pouvoir exécutif que naissent beaucoup de dérives…

            Ils approuvent également le renforcement du pouvoir judiciaire face à la haute délinquance fiscale.

            Mais quels moyens supplémentaires sont envisagés alors que le « Sérieux budgétaire » cher au Président vise à réduire toujours plus les moyens du service public ?

            Les sénateurs du groupe CRC relèvent, « à chaud », une contradiction profonde entre des intérêts de régulation de la finance et la volonté affichée de continuer la politique d’alignement sur l’austérité européenne.
            Seul un changement politique permettra de redonner confiance à notre peuple qui attend encore la mise en œuvre de la politique de croissance, de relance industrielle seule capable de combattre le chômage.

            GROUPE COMMUNISTE RÉPUBLICAIN ET CITOYEN AU SÉNAT

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            Publié par Olivier Dartigolles & CRC - dans Politique
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