Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Accueil du Site

 

Visiteurs du Blogcompteur de visites html

 

 

https://www.facebook.com/trovero2017

 

 

Recherche

Sassenage à la Une

            25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 20:29

            enseignement-superieur.jpgLe nouveau projet de Loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche est maintenant connu.

            Au cours d’un processus très balisé, la Communauté Scientifique a majoritairement et de manière très diverse, fait connaître son profond désir de changement.

            De ce point de vue, on reste interloqué à la lecture de la proposition ministérielle.

            La Loi LRU reposait sur trois piliers : l’étatisme, le présidentialisme et le management entrepreneurial européen. Qu’en reste t-il ?

            L’étatisme est renforcé.

            Truffer le texte de superlatifs (Haut conseil d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, Conseil stratégique de la recherche ...) pour baptiser autrement des structures condamnées comme l’AERES ne change rien à l’essentiel.

            Le présidentialisme est légèrement amoindri à la marge. C’est pour mieux renvoyer des décisions stratégiques à d’autres niveaux exempts de toute démocratie.

            Le CNESER reste consultatif mais son rôle est de fait considérablement amoindri même si on augmente le nombre de membres. Il ne dispose d’aucun pouvoir nouveau d’intervention.

            Quant au management entrepreneurial européen, il est présent partout sans être nommé : remplacer « la concurrence » par « la performance » n’est même pas un changement sémantique.

            Pacte de compétitivité oblige.

            Enfin, toutes les attributions, les missions de ce qui est censé se substituer à l’AERES, à l’ANR – qui ne semble pas même modifiée – sont renvoyées à des décrets.

            L’Assemblée Nationale est donc en fait dépossédée de son pouvoir de contrôle et de proposition. Mais surtout on voit le troisième acte de la décentralisation apparaître en force avant d’avoir été discuté à l’échelle du pays ; les instances universitaires organiseraient dans cette perspective un face- à -face préoccupant avec les exécutifs régionaux et les représentants qualifiés du MEDEF, cette fois avec droit de vote.

            Le PCF appelle celles et ceux qui sont impliqués dans de profonds changements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à s’investir immédiatement dans l’atelier législatif ouvert à cet effet par le Front de Gauche.

            Partager cet article

            Repost 0
            Publié par PCF - dans Politique
            commenter cet article

            commentaires

            Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -