Historique:
Aujourd'hui, à 13H avait lieu la réunion du Comité central d'entreprise de Syntertech à Veurey. Les organisations syndicales avaient convié les salariés des 3 unités à se
retrouver ce jeudi 26 mars, pour un rassemblement, avec aux côtés des travailleurs de Veurey, ceux des 2
autres sites: Pont de Claix et Oloron Sainte Marie dans les Pyrénnées Atlantiques.
Actifs et retraités
étaient présents, se remémorant les épopées des différentes évolutions de Grenoble avec la SECEMAEU, puis Péchiney, Péchiney Ugine Kulmann, Carbone Lorraine, puis le déménagement en 1971 à Veurey
donnant naissance à une nouvelle entité: Ugine Carbone, entreprise qui sera nationalisée après l'accession de la gauche en 1981, puis Alliages frittés SA, Alliages Frittés Métafram, avant d'être
dénationalisée par la droite devenant une filiale d'un groupe anglais "Turner Newen", enfin Syntertech, repris par le groupe américain Federal Mogul.
Les menaces:
En visitant l'usine, nous avons pu relever qu'après 8 licenciements, c'est aujourd'hui 65 familles sur les 157 salariés de cette entité qui sont menacées dans leur emploi.
Dans ce cadre, il ne s'agit pas seulement des suppressions d'emplois qui depuis plusieurs mois frappent chaque jour 3000 personnes en France, mais également du devenir
industriel de ce type de production, le dernier dans notre pays.
Au total, ce sont 120 emplois qui risquent de disparaître, le site de Veurey étant plus particulièrement touché, pour la partie production !
L'UD CGT et son Secrétaire départemental, l'USTM CGT se sont mobilisés pour Syntertech.
Dirigeants de la section de Fontaine du PCF et élus communistes de la rive gauche du Drac de Fontaine et Sassenage, nous avons tenu à manifester notre soutien, comme l'a fait Annie David Sénatrice
de l'Isère et Jean Claude Danglot qui pour le groupe CRC-SPG au Sénat a interpellé le Ministre, ce matin dans le cadre des questions au gouvernement.
Elargir l'action et les soutiens:
Avant d'entrer en réunion le Secrétaire du CCE, originaire d'Oloron parlera de véritable boucherie de l'emploi et du savoir-faire des salariés, il évoquera le drame qui pourrait se passer avec
cette fragilisation signant l'arrêt de mort du site de Veurey.
Face à cela, il appellera au combat contre ces gâchis construits dans l'approximatif !
Dans cet hôtel, ce ne sont pas seulement des sacrifices humains qui s'opèrent mais un potentiel industriel qui sera gâché, les élus du personnel seront porteurs de propositions permettant de
dégager d'autres pistes, de préserver l'avenir de cette technologie unique en France.
En soutien à Veurey et pour leurs emplois, les personnels d'Oloron ont été appelés à un rassemblement ce même jour à 16H. Sa conclusion est notre titre: "la crise c'est eux, la solution c'est nous
!
Signer la pétition nationale:
A l'initiative des députés communistes, une proposition de loi pour interdire les licenciements a été déposée à l'Assemblée nationale.
Voir le texte et la
pétition:
Article précédent: 120 licenciements à
Syntertech
Article précédent:
entreprises américaines après Caterpillar, federal Mogul
Voici un extrait de la question orale posée au gouvernement par Jean Claude au Sénat le 26 mars 2009:
Il faudrait aider la recherche et le développement privés ? Mais Renault a réduit ses dépenses en ce domaine. L'exemple de l'entreprise
Sintertech, implantée en Isère, est édifiant. Cet équipementier est le seul en France à fabriquer des articles en métal fritté, un produit révolutionnaire issu de recherches très poussées. La
fermeture du site et la suppression corrélative de 120 emplois ferait disparaître cette technique de pointe dans notre paysage industriel.
S'agit-il d'aider les PME à perfectionner leur gestion ? Monsieur le ministre, vous avez déclaré à Douai vouloir atténuer la crise subie
par les équipementiers, l'intervention en fonds propres étant réservée aux cas stratégiques. Qu'est-ce qu'un équipementier stratégique ? Pouvez-vous le dire ?
On comprend mieux les intentions du Président de la République, qui souhaite attendre les résultats de son plan automobile. L'attente est
douloureuse, car des milliers d'emplois disparaissent au nom de cette nouvelle compétitivité que vous appelez de vos voeux et qui satisfait le Medef. Si vous croyez à votre plan de relance,
pourquoi refusez-vous un moratoire des plans sociaux ?
Réponse de M. Luc Chatel, secrétaire d'État. - Je me réjouis que la réforme
constitutionnelle ait instauré les semaines d'initiative parlementaire et de contrôle et ainsi favorisé ce type de débat.
Pourquoi l'État a-t-il mis en place le pacte automobile ? Ce secteur a été touché le premier et de plein fouet par la crise. La gravité de la
situation a justifié une réaction de grande ampleur. L'automobile a besoin de beaucoup de liquidités et dès le mois de novembre, tous les constructeurs mondiaux ont rencontré des problèmes de
financement, non seulement de l'investissement mais aussi de leur activité courante. En outre, la demande s'est effondrée. Au Mondial de l'automobile, début octobre, la chute n'était pas encore
patente, le premier semestre ayant été positif. Mais dès le début du mois de décembre, la production a subi des arrêts. Les commandes aux fournisseurs de premier et de deuxième rang ont été
sévèrement réduites car les constructeurs ont commencé à déstocker.
Information du site: A Syntertech, le carnet de commande jusqu'à la fin mai est plein.
M. Luc Chatel: Le Président de la République a annoncé un renforcement de la politique en faveur des restructurations. Monsieur Danglot, la
question ne se réglera pas en interdisant les licenciements, car cela équivaudrait à interdire également les embauches. (Protestations sur les bancs
CRC-SPG)
Mme Annie David. - Vous caricaturez !
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