Nicolas Sarkozy s’est fixé l’objectif aujourd’hui, à Périgueux, de « diviser par trois l’échec scolaire à l’école primaire », en revenant notamment sur l’enseignement du français.
Il est illusoire de croire que l’on peut atteindre cet objectif en supprimant purement et simplement toute scolarisation d’enfant de deux et trois ans, comme le préconise le rapport Bentolila sur l’école maternelle, ou en supprimant 11 000 postes d’enseignants pour la rentrée prochaine, ou encore en appliquant le « livre vert » de la Commission Pochard, véritable tissu de provocation visant à « faire travailler plus et mettre tout le monde en concurrence ». Non, ces mesures ne sont pas de nature à améliorer notre système éducatif.
Il est indispensable de s’attaquer à ce qui fonde l’inégalité scolaire, hors et au sein de l’école. Cela suppose des moyens matériels et pédagogiques. Le Parti communiste français propose la création d’un fonds ayant pour fonction de rassembler, coordonner et répartir aux mieux les moyens financiers, pédagogiques et humains destinés à la mise en œuvre des actions nécessaires au recul des inégalités dans l’appropriation des savoirs et compétences par tous les élèves.
Parti communiste français
Paris, le 15 février 2008.
Aucun commentaire pour cet article