Cette liberté, c’est celle de la presse à l’égard de l’État. Mais c’est aussi la liberté face aux manœuvres de déstabilisation économique comme aux tentatives d’instrumentalisation politique. Les attaques contre la presse demeurent, tout en changeant parfois d’apparence. Pour preuve, le véritable mercato présidentiel consistant à nommer à de très hautes fonctions, dans les médias, des proches où des collaborateurs du président de la République. L’information pluraliste est pourtant, plus que jamais, cet oxygène dont on a tant besoin. Et il est vrai que l’oxygène a tendance à se raréfier ces derniers temps. C’est pourquoi il faut saluer les efforts de la presse d’opinion, dont l’Humanité, pour assurer son développement.
Et à chaque instant où les journalistes auront besoin de résister ou d’agir, comme ce fut le cas aux Échos ces dernières semaines, au Monde en ce moment, ils auront le soutien des communistes. Tant il est vrai qu’il ne peut y avoir de démocratie, de lutte, sans une presse libre et pluraliste.
Concernant le service public audiovisuel, bien sûr, dans l’idéal, les communistes souhaitent la suppression de la publicité sur France Télévision. Mais avec la droite au pouvoir, il y a tout à craindre d’une proposition-piège qui présage surtout l’assèchement puis la privatisation du service public audiovisuel. Aussi, en attendant que le gouvernement développe ses propositions, Marie-George Buffet a déposé une proposition de résolution afin de discuter, dans la plus grande transparence, du financement de l’audiovisuel public.
On a pu constater, depuis l’année dernière, qu’il était devenu à la mode pour les chouchous des sondages de s’attaquer à une “presse aux ordres”. Les communistes ne souhaitent pas rentrer dans ce jeu de dupes qui consiste à dénoncer pour exister. Une presse de qualité, la presse dont on a besoin, c’est celle qui fait réfléchir et réagir. C’est l’information qui nourrit la contradiction, qui forme l’opinion. C’est dans ces moments-là que la presse joue pleinement son rôle