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Sassenage à la Une

            23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 11:06
            Dans le budget national pour 2008, le Gouvernement a entériné la suppression d’environ 12 000 postes dans l’éducation nationale sans aucune revalorisation salariale pour le personnel enseignant, l’objectif étant de dissuader ceux-ci de se mettre en grève.

            Comme à son habitude, Monsieur Coigné, l’ami de Sarkozy et de son représentant dans l’Isère, Monsieur Carignon, s’est précipité pour signer une convention contre le droit de grève à Sassenage.


            Pour rappel, dans cette convention, il est proposé d’envisager le versement à la commune de fonds correspondant aux retenues sur les salaires des enseignants grévistes, en échange de l’organisation d’un service d’accueil des enfants de maternelles et d’écoles élémentaires par les personnels municipaux.

            Cette provocation supplémentaire de l’un des principaux dirigeant du nouveau Centre, parti qui suit pas à pas l’action de son maître à penser, est à condamner avec fermeté.

            Dans l’Isère, il y a 21 communes sur 533 à avoir opté pour ce dispositif à l’égard du droit de grève. La lettre de Monsieur Coigné datée du 22 janvier montre tout son mépris pour le monde éducatif.

            Si demain les sassenageois nous accordent une confiance majoritaire, adjoint à l’enseignement, je proposerai à Chantal Duranton, Maire de Sassenage de remettre en cause la démarche initiée par Coigné visant à déstabiliser les enseignants qui luttent pour un réel service public de l’éducation.

            La démarche qui a reçu l’aval, de notre représentant local de la droite, remet en cause la fonction fondamentale de l’école, qui est avant tout l’apprentissage des savoirs, et non la garde d’enfants.

            Les services municipaux du scolaire, enfance-éducation, multisports, jeunesse n’ont pas à assurer des missions de gardiennage.

            Le service public de l’éducation mérite mieux qu’une usine à gaz qui a pour but d’escamoter les vrais débats de l’enseignement en France, c’est-à-dire de ses objectifs et de moyens.

            Dans la balance du choix, les 9 et 16 mars prochains, il y aura cette question fondamentale du maintien d’une véritable école républicaine, gratuite, laïque et obligatoire, et qui donne à chaque enfant les moyens nécessaires pour s’épanouir dans notre société.

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            Publié par Barrionuevo - dans Sassenage - Réagir
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            René Balme 25/01/2008 14:57

            En premier lieu, j’estime qu’un mouvement de grève est un fait de résistance aux décideurs qui abusent de leur pouvoir sur les salariés. C’est une légitime défense qui permet au droit de s’exprimer, à l’émancipation de s’imposer, au droit nouveau de s’écrire et il intègre toujours le châpitre du progrès. En l’occurrence, les enseignants grévistes agissent toujours dans l’intérêt général, pour sauvegarder le service public d’éducation, au bénéfice des élèves, des familles et des personnels. Un enseignant gréviste ne cherche pas à mettre les familles en difficulté, mais à dénoncer les manques de service public et les injustices. En second lieu, j’estime ignoble le principe de faire des agents communaux des « casseurs de grève » et le mode de financement qui prévoit de reverser les retenues sur salaire des grévistes aux agents communaux. Pour avoir éprouvé le partage du savoir et honoré de devoir de mémoire, je peux qualifier cette méthode de fasciste.

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