Annoncé au son des trompettes, objet de polémique entre Fadela Amara et Christine Boutin, Nicolas Sarkozy a finalement annoncé ce vendredi 8 février quelques
mesures qui brillent par l’absence totale de financement.
On ne sait pas si la réforme de la répartition des dotations aux collectivités sera autre chose que le fait de déshabiller Pierre pour habiller Paul. On ignore le nombre d’enfants
visés par les pompeusement nommés « internat d’excellence ». On ne sait rien des conditions de généralisation des écoles de la deuxième chance. Et enfin, aucune indication précise n’a
été donnée sur le contrat d’autonomie.
Une chose est sûre, les banlieues n’ont vraiment plus rien à attendre des promesses de Nicolas Sarkozy. Rarement une montagne aura accouché d’une aussi petite souris.
Parti communiste français
Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé aujourd’hui, qu’il allait « proposer » pour 2008 une augmentation de 5% du minimum
vieillesse, l’ASPA, l’allocation de solidarité versée aux personnes de plus de 65 ans les plus défavorisées.
Le gouvernement propose de maintenir le minimum vieillesse sous le seuil de pauvreté européen jusqu’en 2012. De qui se moque la droite ? Les retraités apprécieront.
Le seuil européen de pauvreté est fixé à 817€. Pour sortir les retraités pauvres de leur misère actuelle, il faut donc une augmentation de 30%
immédiatement.
Cette mesure de solidarité élémentaire coûte trois milliards d’euros. La seule question qui vaille est donc celle du financement.
Le Parti communiste français propose un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises et des banques de cotisations au même taux que celles prélevées sur les salaires.
Elles sont jusqu’ici exemptées de toute contribution au financement de la protection sociale, y compris des retraites.
Au moment où les banques jouent à coup de milliards sur les places boursières, il est urgent de rappeler que ces masses colossales d’argents pourraient sortir les retraités de la
misère.
Parti communiste français