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Merci au dessinateur Chimulus qui a accepté que ce blog utilise les dessins paraissant sur son site: http://blabladezinc.blog.20minutes.fr/
Mardi 22 janvier 2008

Le Parti communiste, français,  le MRC, le PRG, les Verts et le Parti socialiste se sont retrouvés pour une nouvelle réunion commune, le 22 janvier. Face à la crise financière et économique, ils ont tenu à dire leurs inquiétudes. Ils estiment tous que les réponses européenne et du gouvernement français sont insuffisantes ou mauvaises. Et demandent notamment un débat à l’Assemblée nationale. Cette rencontre a aussi été l’occasion de présenter deux textes communs. Sur la laïcité d’abord, pour réaffirmer la loi de 1905 et le préambule de la Constitution de 1946. Un autre sur la police de proximité et son rôle dans les quartiers. Ils ont enfin abordé la question des municipales.

 

 

Déclaration commune concernant le plan « espoir banlieue » du gouvernement

Le président de la République a hier réaffirmé sa politique pour les habitants des quartiers populaires. Il suffirait de se lever tôt pour que tout s’arrange et donc que disparaissent la baisse du pouvoir d’achat, la précarité généralisée notamment pour les plus jeunes, les discriminations et les stigmatisations quotidiennes, l’accès au logement rendu toujours plus difficile, les attaques contre les droits à l’éducation, à la santé, à la tranquillité publique et aujourd’hui contre la laïcité, le démantèlement de la politique de la ville et de soutien aux acteurs de terrain, dont les associations… Les graves événements de l’automne 2005 traduisent une situation sociale devenue explosive. Toute la politique du gouvernement, dont les effets sont encore plus durs dans les quartiers populaires que dans le reste du territoire, est à revoir.

Les partis de gauche expriment leurs doutes et leurs inquiétudes au sujet d’un énième « plan banlieue » maintes fois annoncé, sans cesse reporté, et dont la portée semble limitée à quelques quartiers et quelques dispositifs, avec un financement dérisoire. Nous refusons de cautionner une telle mascarade, alors que les enjeux de société posés par les quartiers populaires mériteraient un profond changement de politique nationale et un effort massif spécifique pour rétablir l’égalité entre les villes, les quartiers et leurs habitants. Une véritable volonté de solidarité urbaine devrait impérativement se traduire selon nous par un ensemble de mesures fortes et ambitieuses, parmi lesquelles :

- contraindre les villes qui refusent de construire au moins 20% de logements sociaux (loi SRU), et développer massivement les logements sociaux accessibles au plus grand nombre, pour permettre la mise en œuvre effective du droit au logement opposable ;

- lutter contre toutes les discriminations qui frappent les habitants des quartiers, en particulier en matière d’emploi : favoriser l’emploi des jeunes dans les entreprises, et développer de nouveaux emplois de proximité, comme la gauche a su le faire avec les emplois-jeunes et les adultes-relais, en développant l’économie sociale et solidaire ou la création d’entreprise ;

- investir dans l’éducation et la culture, notamment en recréant les postes d’enseignants et d’adultes supprimés depuis 2002 dans les ZEP, en rétablissant la carte scolaire et en y intégrant les établissements privés, en développant de véritables projets éducatifs pour favoriser la réussite de tous ;

- rétablir une véritable police de proximité, de plein exercice, qui doit, au cœur des quartiers, être présente et en capacité de prévenir, dissuader, interpeller et déférer à la justice les délinquants ; développer toutes les formes de médiation contre la violence et de prévention de la délinquance.

- augmenter la dotation de solidarité urbaine et apporter aux collectivités concernées, souvent les plus pauvres, les moyens financiers de conduire de grands projets de désenclavement, notamment en matière de transports en commun ou de développement durable, et pour renforcer les services publics.

Si ces mesures n’apparaissaient pas, avec un engagement financier massif au bénéfice de l’ensemble des villes concernées, le « plan banlieue » ne serait qu’une supercherie de plus, après la parodie de concertation menée par la secrétaire d’Etat à la ville, et alors que les habitants des quartiers populaires ne veulent plus être des citoyens de seconde zone et aspirent à une véritable égalité de droit.

Déclaration commune concernant les OGM

À la suite de la mise en œuvre de la clause de sauvegarde et alors que de fortes convergences conduisent les cinq partis à travailler ensemble sur le projet de loi sur les OGM, ils estiment cohérent que cessent les procédures en cours, le cas échéant par l’amnistie, à l’encontre des faucheurs volontaires et que soient non recouvrés les dommages et intérêts liés aux condamnations civiles.

Déclaration commune sur la Laïcité

Les trois récents discours du Président de la République à Constantine et au Latran en décembre, à Ryad ces derniers jours, par leur insistance inhabituelle et troublante à promouvoir le rôle « incontournable », « indispensable » des religions dans nos sociétés ont heurté et inquiété, au-delà de la Gauche et des Verts, bien des citoyens.

Ces propos par lesquels le Président s’exprimait non pas « au nom du peuple français » mais « au nom des chrétiens » sont en rupture avec la tradition républicaine et la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat. La république n’a pas besoin de croyants mais de citoyens, croyants ou non. Le jugement selon lequel « les instituteurs ne pourront jamais rivaliser avec les curés » est une insulte aux fonctionnaires de la République qui remplissent, depuis des décennies, avec un dévouement exemplaire une belle et grande mission de service public.

Les partis de Gauche rappellent que la laïcité est d’abord la protection d’une liberté individuelle fondamentale, la liberté de conscience et qu’elle seule peut fonder un espace républicain soustrait à l’empire des dogmes, où les citoyens peuvent débattre de l’intérêt général.

Cette valeur de liberté n’a pas plus besoin de qualificatif réducteur que les valeurs de la République portées aux frontons de nos édifices publics.

Les partis de gauche et les Verts s’engagent, face aux menaces qui existent, à se mobiliser pour défendre la loi de 1905 et le préambule de la Constitution de 1946.

par Barrionuevo publié dans : Politique
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Lundi 21 janvier 2008


"Vous voulez que je vide des caisses déjà vides ? " telle fut la réponse cinglante de Nicolas Sarkozy au journaliste qui l'interrogeait sur sa promesse électorale d'augmenter le pouvoir d'achat.

 

Pouvoir d'achat : à qui donne-t-on et qui culpabilise-t-on ?

Si le Président a oublié, dans cette altercation, de préciser pour qui il a déjà vidé les caisses en priorité, le journaliste, quant à lui, semble oublier que Sarkozy a en réalité augmenté le pouvoir d'achat des Français ... des plus riches pardi ! Ceux qui, avec leur proverbiale discrétion, ont engrangé sans l'ombre d'un sentiment coupable les cadeaux fiscaux de l'été.

Tandis que le gouvernement culpabilise ceux qui n'ont rien reçu. Comble de la perversion politique, il désigne cheminots, électriciens et gaziers comme les privilégiés de la nation.

Tous, logés à la même enseigne, ils ont eu droit qui aux restrictions des prestations et aux conditionnements des droits (chômeurs indemnisés, Rmistes), qui aux compressions d'effectifs et à la dégradation des conditions de travail (fonctionnaires, enseignants, personnels hospitaliers), qui au refus de paiement des heures supplémentaires (infirmières), qui au refus d'augmentation des revenus sociaux (familles nombreuses, pauvres, retraités), qui à l'humiliation de la reprise forcée d'un emploi disqualifiant, qui tout simplement au mépris et à la stigmatisation (sans-logis,  malades), qui à la traque, à l'expulsion (sans-papiers), qui au blocage des salaires, qui à la remise en cause des régimes spéciaux de retraite. Et tous ils auront droit à la suppression des 35 heures ; ils travailleront donc plus et gagneront moins puisqu'il n'y aura plus d'heures supplémentaires.

Un président détrousseur

Tout le monde se souviendra que Sarkozy a illico presto entamé sa mandature en raclant 15 milliards d'€ dans les caisses de l'Etat ( 15 milliards reconductibles chaque année) en prétendant provoquer un choc de confiance et conséquemment un regain de croissance. En fait, le seul choc de confiance c'est lui qui va le recevoir de la part des catégories sociales aisées et du patronat qui lui expriment déjà toute leur reconnaissance.

Mais, le Président Sarkozy sait que les cadeaux fiscaux comme les allègements de charges sociales (25 milliards d'€ par an) ne se transforment ni en croissance supplémentaire ni en emplois mais se déplacent des poches "vides" (de l'Etat) aux poches pleines (des privilégiés). Ce sont-là des politiques de gâchage de l'argent public poursuivies depuis plusieurs décennies qui ont favorisé la casse des services publics et la fonction publique les rendant de moins en moins aptes à répondre aux besoins des usagers.
 

Un président casseur d'acquis de civilisation

Une fois les cadeaux fiscaux envoyés à leurs bénéficiaires, voilà le Président et son fantomatique premier ministre qui déclarent l'Etat en faillite pour réduire le nombre des fonctionnaires, faire reculer les missions de service publics, mettre en déclin les services rendus aux usagers, augmenter les tarifs publics et sociaux, comprimer davantage les investissements publics et sociaux, privatiser les entreprises publiques et les activités portuaires, transférer des charges aux collectivités locales qui finissent par augmenter leurs impôts. Notre modèle social, un inestimable acquis de civilisation, est aujourd'hui l'objet des attaques massives du Président.

 

Il n'y a pas de fonction publique sans fonctionnaires !

La suppression de 22 800 emplois publics en 2008 est au coeur de sa politique de démantèlement des services publics. Ce sont autant de débouchés dont les jeunes seront privés, autant de revenus évaporés pour de nombreuses familles en difficulté, autant de contribuables disparus.

Le nombre de fonctionnaires ne doit pas dépendre de l'intérêt privé de quelques-uns mais de la définition des besoins et des réponses à y apporter en faveur de tous les usagers particuliers ou entreprises pour susciter la meilleure efficacité sociale du système économique et accomplir l'intérêt général.

À plusieurs reprises, le gouvernement a exprimé son objectif de supprimer à terme le statut de la fonction publique. Or, il n'y a pas de république sans fonction publique et de fonction publique digne de ce nom sans fonctionnaires statutaires.

 

C'est bien d'une autre politique capable de relever le défi de l'aspiration commune à l'égalité citoyenne et à l'épanouissement des individus que la gauche doit porter en mettant les moyens nécessaires et les financements efficaces.

 

 

Propositions :

pour accroître immédiatement le pouvoir d'achat :

 

- Baisser le taux normal de la TVA de 2 points , baisser  la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité,  instaurer le double étiquetage (prix de vente aux consommateurs / prix d’achat au producteur),  [ amendement communiste voté en première lecture le 27 novembre à l’Ass. Nat.] ;

 - Revaloriser les allocations familiales et les minima sociaux, RMI, minimum vieillesse, Allocation

adultes handicapés ;

- Revaloriser davantage le SMIC, les pensions et retraites, relever l'indemnisation du chômage et durées ( Notre pays compte plus de 7 millions d’hommes et de femmes vivant au dessous du seuil de

pauvreté) ;

- Bloquer les loyers d'habitation pour tous les bailleurs ;

- Renoncer aux franchises médicales pour l’accès aux soins et aux médicaments.

 -  Interdire le temps partiel imposé en premier lieu aux femmes  (source de pauvreté) et d' exclusion  ;

- Baisser la Taxe intérieure sur les produits pétroliers et taxer les profits pétroliers.

 
-Pour une réelle politique de soutien au pouvoir d'achat

 

- Convoquer une vraie négociation sur les salaires  dans le privé et dans le public. Un vrai Grenelle tripartite, syndicats, employeurs, représentants de l’Etat. ;

- Agir concrètement sur les inégalités de salaires Hommes/Femmes  en alignant les salaires avec des calendriers  précis  et des sanctions dissuasives.

par PCF publié dans : Politique
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Vendredi 18 janvier 2008


























Une analyse de l’accord sur le contrat de travail signé par les syndicats réformistes, par Sylvain Chicotte, membre du CN du PCF et inspecteur du travail.

A l’exception notable de la CGT les syndicats ont donc signé l’accord interprofessionnel sur les contrats de travail. La décision finale, transposition dans la loi, est maintenant entre les mains de Sarkozy qui a mis la pression sur les syndicats en exigeant qu’ils signent une grosse partie du cahier de revendications du Medef sous la menace d’en transcrire la totalité dans une la loi.

L’accord est dominé par les exigences du Medef, qui portent sur trois questions essentielles avec comme point commun la recherche d’une flexibilité, d’une insécurité encore plus grandes que celles que connaissent déjà les salariés.

D’abord le patronat veut allonger les périodes d’essai.

Il s’agirait à la fois de mieux apprécier les compétences du salarié recruté et de bénéficier d’une période de consolidation économique. Les périodes d’essai sont généralement d’une durée d’un mois et de trois mois pour les cadres, ce qui est largement suffisant pour mesurer les qualités professionnelles d’un travailleur d’autant plus que l’embauche est entourée d’un luxe de précautions inouï. D’autre part, dans la pratique, la période d’observation est (en toute illégalité) plus longue puisque le recrutement en CDI est très souvent précédé de CDD ou d’intérim. Quant à la période de consolidation économique le raisonnement patronal devrait le conduire à exiger des périodes d’essai illimitées puisque la pérennité des commandes n’est jamais certaine. En fait l’allongement des périodes d’essai présente deux avantages au yeux des patrons : se débarrasser quand ils le veulent des éléments jugés indésirables et pendant toutes ces périodes faire suer le burnous au maximum aux personnes embauchées à l’instar des méthodes de cette grande surface qui prenait 20 jeunes en contrats de qualification de deux ans en même temps et en annonçant qu’à l’arrivée il y en aurait 5 recrutés en CDI : des mères affolées devant l’état d’épuisement de leurs fils mis ainsi en concurrence appelaient l’inspection du travail pour demander ce qu’il était possible de faire.

Il faut savoir cependant que les périodes d’essai sont fixées par les conventions collectives de branches, l’accord interprofessionnel et la loi ne peuvent les abroger. Il faudra que dans chaque branche les patrons obtiennent les signatures syndicales.

Deuxième sujet mis sur la table. La séparation à l’amiable : organisation d’une vaste fraude aux Assedic incompatible avec « la France qui se lève tôt ».

En fait cette modalité de rupture existe depuis toujours. La nouveauté serait qu’elle ouvrirait droit aux allocations chômage alors qu’actuellement il faut « être involontairement privé d’emploi » pour toucher les allocations.

Aujourd’hui « la séparation à l’amiable » se pratique autrement. Les départs, le plus souvent après 57 ans, sont arrangés entre employeurs et salariés : une lettre de licenciement avec un motif imaginaire accepté par le salarié. L’entreprise réduit ainsi, ou renouvelle, ses effectifs à peu de frais, le salarié de son côté est satisfait de partir en retraite anticipée payée pendant trois ans par l’Assedic. Ces pratiques sont légion en particulier dans les plus grandes entreprises. Actuellement 450 000 personnes sont ainsi dispensées de recherche d’emploi, non comptées dans les chiffres du chômage.

L’accord conclu légaliserait donc ces pratiques frauduleuses. Mais en plus il conduira à plus de licenciements : l’employeur qui veut se débarrasser d’un salarié pourra pousser le salarié vers la porte en lui menant la vie dure tout en lui faisant miroiter comme issue les allocations chômage au lieu d’une hypothétique procédure prud’hommale. En quelque sorte les allocations Assedic se substitueraient aux dommages payés par l’employeur sur décision du juge.

Il s’agirait, dit le Medef, de protéger les chefs d’entreprise contre l’insécurité juridique que représente les procédures devant les conseils des prud’hommes. D’où aussi l’exigence d’un plafonnement des indemnités accordées par le juge en cas de licenciement abusif. Etonnant de la part de gens qui prétendent que la caractéristique première de ces surhommes que sont les chefs d’entreprise c’est justement le goût du risque qui justifie leurs hautes rémunérations !

Mais quelle est donc dans la réalité l’ampleur du risque pris par le patron quand il licencie ? Le recoupement de diverses sources donnent ceci : bon an, mal an 800 000 licenciements par an, 140 000 procédures engagées en justice par les victimes dont 40 000 aboutissent à des condamnations en dommages et intérêts d’un montant moyen de trois mois de salaire, c’est-à-dire que chacun des 800 000 licenciements coûte en moyenne environ 250 € au patronat pris dans son ensemble. On voit l’urgence à protéger les chefs d’entreprise contre une telle menace ! Il y a bien sûr des cas où la condamnation est plus lourde, 6 mois de salaire, deux ans, quatre ans dans des cas extrêmes. Il reste que ces condamnations visent les cas ou l’abus patronal est manifeste et où le préjudice subi par le salarié est parfois considérable. En réalité le préjudice subi par un salarié de plus de 50 ans ayant fait toute sa carrière dans la même entreprise n’est jamais complètement réparé ; nombreux sont ceux qui, dans cette situation, ne retrouveront plus jamais de travail. Qui donc prend les risques et doit être protégé contre l’insécurité juridique ?

Est-ce que Sarkosy osera, d’une part légaliser les fraudes massives aux Assedic permises par l’accord et, d’autre part, favoriser la tâche de ces voyous qui mettent le couteau sous la gorge d’un travailleur en lui disant : « tu signes à l’amiable avec trois mois d’indemnités ou je continue à te mener la vie dure, tu seras tout de même lourdé et je te garantis qu’alors tu ne retrouveras plus jamais de travail dans la région ». Ces pratiques existent déjà mais en les légalisant on risque de les multiplier et on rend quasi impossible les contestations par les victimes. L’homologation par les directions départementales du travail pose enfin deux problèmes : d’abord, vu le nombre de ruptures, ces directions ne pourront pas suivre, ensuite il semble que le gouvernement a oublié de signaler aux négociateurs qu’il a prévu, dès 2008, la disparition des directions départementales du travail ?!!!

La question se pose : peut-on en France interdire à un citoyen de demander réparation en justice quoi qu’il ait signé ? les tribunaux ne peuvent être privé du droit d’apprécier les conditions dans lesquelles le consentement à été obtenu, les motifs réels de la rupture, ainsi que le montant de la réparation du préjudice.

Troisième revendication patronale. Un nouveau motif de CDD : le contrat de mission ou le contrat à objet défini.

Pas si nouveau que cela. Petit rappel historique : dans le silence du code du travail c’est le code civil qui réglemente le contrat de travail, or ce Code napoléon prévoit qu’on peut engager ses services pour une entreprise (un objet) déterminée. Cette possibilité a toujours donné lieu à de nombreux abus et à une très grande précarité tempérée cependant dans ses conséquences dans les périodes de faible chômage comme celle des années 60. En 1982 une ordonnance vient limiter une première fois le CDD de mission en obligeant à fixer une date de fin de contrat. Puis une loi du 12 juillet 1990 interdit totalement ce type de contrat. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que cette loi reprenait le contenu de l’accord interprofessionnel du 24 mars 1990 signé par le CNPF et les syndicats, CGT comprise. Bien que rarement, il arrivait encore à l’époque que le patronat signe des accords de progrès social. Aujourd’hui le Medef récuse ce que ses prédécesseurs ont admis il n’y a pas si longtemps. On peut se demander dès lors ce que valent les signatures patronales.

Les délégations syndicales l’ont souligné, le CDD de mission serait un mauvais coup contre les salariés car il cumulerait les défauts du CDD c’est-à-dire l’éviction de l’entreprise sans autre motif que la fin de la mission et les défauts du CDI à savoir la possibilité du licenciement à tout moment. Exit la durée minimum garantie du CDD mais exit aussi la nécessité d’un motif réel et sérieux pour licencier du CDI.

Les constructeurs automobiles, par exemple, recourent fréquemment aux CDD (sous la forme intérim) lors du lancement d’un nouveau modèle et pendant toute la période de montée en charge et même au-delà. C’est le plus souvent illégal parce qu’il n’y a pas « accroissement temporaire de l’activité », il y a toujours en effet des nouveaux modèles. Les tribunaux, quand ils sont saisis, requalifient les contrats ainsi conclus en CDI. Avec le contrat de mission à objet précis on pourrait, en toute légalité, écrire à un salarié qu’il est recruté pour la période de lancement de tel nouveau modèle ou bien pour la période de montée en charge de tel marché à l’export, c’est le chef d’entreprise qui décréterait à tout moment que la période de lancement est terminée.

Avec 900 000 CDD et 650 000 intérimaires en permanence (donc deux fois plus de personnes concernées puisque ces précaires ne travaillent en moyenne que 6 mois par an) l’emploi précaire est déjà à un niveau très élevé, ça ne suffit pas aux actionnaires des grands groupes qui veulent toujours plus, conformément au credo de Laurence Parisot selon laquelle « la vie, l’amour, la santé sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette règle ? »

L’accord limite ce nouveau CDD aux ingénieurs et cadres. Rien n’empêchera demain de l’étendre à tous comme cela s’est fait avec le forfait jour réservé aux cadres par Aubry et étendu récemment à tous les salariés.

De plus l’accord prévoit la légalisation du « portage salarial », cette forme extrême de l’intérim où un salarié (le porté) se cherche des missions chez des clients, un intermédiaire (l’entreprise de portage) établissant des factures au client et les transformant en salaires après avoir déduit sa commission. Du trafic de main d’œuvre actuellement illégal.

On fera un sort rapide à la promesse que tous ces suppléments de souplesse favoriseront l’embauche et la lutte contre le chômage. Cette soupe a été servie cent fois depuis la légalisation de l’intérim en 1972 jusqu’à la dernière loi sur le rachat des RTT en passant par l’abrogation du volet anti-licenciement de la loi de modernisation sociale. On connaît les résultats.

Quant aux concessions qu’auraient arrachées les syndicats c’est la misère : Indemnité de licenciement portée à 1/5ème de mois de salaire, c’est déjà ce que prévoit la plupart des conventions collectives et c’est très faible (deux mois pour dix ans d’ancienneté, en Espagne c’est cinq fois plus depuis longtemps). Portabilité de certains droits comme les 20 petites heures de DIF annuels. Stages des jeunes pris en compte dans la période d’essai, encore heureux puisque ces stages sont des essais, de surcroît non ou mal payés.

Dans ces conditions où, à 99 %, l’accord est favorable au patronat on peut se demander quelles peuvent être les raisons réelles des signatures ? Des pressions de toutes sortes se sont elles exercées ? Mystère !

par Sylvain Chicotte publié dans : Actualités
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Mercredi 16 janvier 2008


 

A l’exception notable de la CGT les syndicats ont donc signé l’accord interprofessionnel sur les contrats de travail. La décision finale, transposition dans la loi, est maintenant entre les mains de Sarkosy qui a mis la pression sur les syndicats en exigeant qu’ils signent une grosse partie du cahier de revendications du Medef sous la menace d’en transcrire la totalité dans une la loi.

Les exigences du Medef portent sur trois questions essentielles avec comme point commun la recherche d’une flexibilité, d’une insécurité encore plus grandes que celles que connaissent déjà les salariés.

 D’abord allonger les périodes d’essai.

Il s’agirait à la fois de mieux apprécier les compétences du salarié recruté et de bénéficier d’une période de consolidation économique. Les périodes d’essai sont généralement d’une durée d’un mois et de trois mois pour les cadres, ce qui est largement suffisant pour mesurer les qualités professionnelles d’un travailleur d’autant plus que l’embauche est entourée d’un luxe de précautions inouï. D’autre part, dans la pratique, la période d’observation est (en toute illégalité) plus longue puisque le recrutement en CDI est très souvent précédé de CDD ou d’intérim. Quant à la période de consolidation économique le raisonnement patronal devrait le conduire à exiger des périodes d’essai illimitées puisque la pérennité des commandes n’est jamais certaine.

En fait l’allongement des périodes d’essai présente deux avantages au yeux des patrons : se débarrasser quand ils le veulent des éléments jugés indésirables et pendant toutes ces périodes faire suer le burnous au maximum aux personnes embauchées à l’instar des méthodes de cette grande surface qui prenait 20 jeunes en contrats de qualification de deux ans en même temps et en annonçant qu’à l’arrivée il y en aurait 5 recrutés en CDI : des mères affolées devant l’état d’épuisement de leurs fils mis ainsi en concurrence appelaient l’inspection du travail pour demander ce qu’il était possible de faire.

Il faut savoir cependant que les périodes d’essai sont fixées par les conventions collectives de branches, l’accord interprofessionnel et la loi ne peuvent les abroger. Il faudra que dans chaque branche les patrons obtiennent les signatures syndicales.

 La séparation à l’amiable

Il s’agit d’organiser une vaste fraude aux Assedic incompatible avec « la France qui se lève tôt ».

En fait cette modalité de rupture existe depuis toujours. La nouveauté serait qu’elle ouvrirait droit aux allocations chômage alors qu’actuellement il faut « être involontairement privé d’emploi » pour toucher les allocations.

Aujourd’hui « la séparation à l’amiable » se pratique autrement. Les départs, le plus souvent après 57 ans, sont arrangés entre employeurs et salariés : une lettre de licenciement avec un motif imaginaire accepté par le salarié. L’entreprise réduit ainsi, ou renouvelle, ses effectifs à peu de frais, le salarié de son côté est satisfait de partir en retraite anticipée payée pendant trois ans par l’Assedic. Ces pratiques sont légion en particulier dans les plus grandes entreprises. Actuellement 450 000 personnes sont ainsi dispensées de recherche d’emploi, non comptées dans les chiffres du chômage.

L’accord conclu légaliserait donc ces pratiques frauduleuses. Mais en plus il conduira à plus de licenciements : l’employeur qui veut se débarrasser d’un salarié pourra pousser le salarié vers la porte en lui menant la vie dure tout en lui faisant miroiter comme issue les allocations chômage au lieu d’une hypothétique procédure prud’hommale. En quelque sorte les allocations Assedic se substitueraient aux dommages payés par l’employeur sur décision du juge.

Il s’agirait, dit le Medef, de protéger les chefs d’entreprise contre l’insécurité juridique que représente les procédures devant les conseils des prud’hommes. D’où aussi l’exigence d’un plafonnement des indemnités accordées par le juge en cas de licenciement abusif. Etonnant de la part de gens qui prétendent que la caractéristique première de ces surhommes que sont les chefs d’entreprise c’est justement le goût du risque qui justifie leurs hautes rémunérations !

Mais quelle est donc dans la réalité l’ampleur du risque pris par le patron quand il licencie ? Le recoupement de diverses sources donnent ceci : bon an, mal an 800 000 licenciements par an, 140 000 procédures engagées en justice par les victimes dont 40 000 aboutissent à des condamnations en dommages et intérêts d’un montant moyen de trois mois de salaire, c’est-à-dire que chacun des 800 000 licenciements coûte en moyenne environ 250 € au patronat pris dans son ensemble. On voit l’urgence à protéger les chefs d’entreprise contre une telle menace !

Il y a bien sûr des cas où la condamnation est plus lourde, 6 mois de salaire, deux ans, quatre ans dans des cas extrêmes. Il reste que ces condamnations visent les cas ou l’abus patronal est manifeste et où le préjudice subi par le salarié est parfois considérable. En réalité le préjudice subi par un salarié de plus de 50 ans ayant fait toute sa carrière dans la même entreprise n’est jamais complètement réparé ; nombreux sont ceux qui, dans cette situation, ne retrouveront plus jamais de travail. Qui donc prend les risques et doit être protégé contre l’insécurité juridique ?

Est-ce que Sarkosy osera, d’une part légaliser les fraudes massives aux Assedic permises par l’accord et, d’autre part, favoriser la tâche de ces voyous qui mettent le couteau sous la gorge d’un travailleur en lui disant : « tu signes à l’amiable avec trois mois d’indemnités ou je continue à te mener la vie dure, tu seras tout de même lourdé et je te garantis qu’alors tu ne retrouveras plus jamais de travail dans la région ». Ces pratiques existent déjà mais en les légalisant on risque de les multiplier et on rend quasi impossible les contestations par les victimes. L’homologation par les directions départementales du travail pose enfin deux problèmes : d’abord, vu le nombre de ruptures, ces directions ne pourront pas suivre, ensuite il semble que le gouvernement a oublié de signaler aux négociateurs qu’il a prévu, dès 2008, la disparition des directions départementales du travail ?

La question se pose : peut-on en France interdire à un citoyen de demander réparation en justice quoi qu’il ait signé ? les tribunaux ne peuvent être privé du droit d’apprécier les conditions dans lesquelles le consentement à été obtenu, les motifs réels de la rupture, ainsi que le montant de la réparation du préjudice.

 Un nouveau motif de CDD : le contrat de mission ou le contrat à objet défini.

Pas si nouveau que cela. Petit rappel historique : dans le silence du code du travail c’est le code civil qui réglemente le contrat de travail, or ce Code napoléon prévoit qu’on peut engager ses services pour une entreprise (un objet) déterminée. Cette possibilité a toujours donné lieu à de nombreux abus et à une très grande précarité tempérée cependant dans ses conséquences dans les périodes de faible chômage comme celle des années 60. En 1982 une ordonnance vient limiter une première fois le CDD de mission en obligeant à fixer une date de fin de contrat. Puis une loi du 12 juillet 1990 interdit totalement ce type de contrat. Mais ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que cette loi reprenait le contenu de l’accord interprofessionnel du 24 mars 1990 signé par le CNPF et les syndicats, CGT comprise. Bien que rarement, il arrivait encore à l’époque que le patronat signe des accords de progrès social.

Aujourd’hui le Medef récuse ce que ses prédécesseurs ont admis il n’y a pas si longtemps. On peut se demander dès lors ce que valent les signatures patronales.

Les délégations syndicales l’ont souligné, le CDD de mission serait un mauvais coup contre les salariés car il cumulerait les défauts du CDD c’est-à-dire l’éviction de l’entreprise sans autre motif que la fin de la mission et les défauts du CDI à savoir la possibilité du licenciement à tout moment. Exit la durée minimum garantie du CDD mais exit aussi la nécessité d’un motif réel et sérieux pour licencier du CDI.

Les constructeurs automobiles, par exemple, recourent fréquemment aux CDD (sous la forme intérim) lors du lancement d’un nouveau modèle et pendant toute la période de montée en charge et même au-delà. C’est le plus souvent illégal parce qu’il n’y a pas « accroissement temporaire de l’activité », il y a toujours en effet des nouveaux modèles. Les tribunaux, quand ils sont saisis, requalifient les contrats ainsi conclus en CDI. Avec le contrat de mission à objet précis on pourrait, en toute légalité, écrire à un salarié qu’il est recruté pour la période de lancement de tel nouveau modèle ou bien pour la période de montée en charge de tel marché à l’export, c’est le chef d’entreprise qui décréterait à tout moment que la période de lancement est terminée.

Avec 900 000 CDD et 650 000 intérimaires en permanence (donc deux fois plus de personnes concernées puisque ces précaires ne travaillent en moyenne que 6 mois par an) l’emploi précaire est déjà à un niveau très élevé, ça ne suffit pas aux actionnaires des grands groupes qui veulent toujours plus, conformément au credo de Laurence Parisot selon laquelle « la vie, l’amour, la santé sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette règle ? »

L’accord limite ce nouveau CDD aux ingénieurs et cadres. Rien n’empêchera demain de l’étendre à tous comme cela s’est fait avec le forfait jour réservé aux cadres par Aubry et étendu récemment à tous les salariés.

De plus l’accord prévoit la légalisation du « portage salarial », cette forme extrême de l’intérim où un salarié (le porté) se cherche des missions chez des clients, un intermédiaire (l’entreprise de portage) établissant des factures au client et les transformant en salaires après avoir déduit sa commission. Du trafic de main d’œuvre actuellement illégal.

On fera un sort rapide à la promesse que tous ces suppléments de souplesse favoriseront l’embauche et la lutte contre le chômage. Cette soupe a été servie cent fois depuis la légalisation de l’intérim en 1972 jusqu’à la dernière loi sur le rachat des RTT en passant par l’abrogation du volet anti-licenciement de la loi de modernisation sociale. On connaît les résultats.

Quant aux concessions qu’auraient arrachées les syndicats c’est la misère : Indemnité de licenciement portée à 1/5ème de mois de salaire, c’est déjà ce que prévoit la plupart des conventions collectives et c’est très faible (deux mois pour dix ans d’ancienneté, en Espagne c’est cinq fois plus depuis longtemps). Portabilité de certains droits comme les 20 petites heures de DIF annuels. Stages des jeunes pris en compte dans la période d’essai, encore heureux puisque ces stages sont des essais, de surcroît non ou mal payés.

Dans ces conditions l’accord est favorable au patronat à 99 %. Mystère ?

par Site PCF publié dans : Actualités
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Mercredi 16 janvier 2008

Le ministre de l’Éducation nationale, Xavier Darcos, vient d’interpeller les maires afin de les appeler, à titre expérimental dans un premier temps, à organiser l’accueil des enfants dans les écoles, avec des personnels municipaux, dans le cadre de sa volonté d’instaurer le service minimum. Cette charge nouvelle serait financée par les retenues sur les salaires des enseignants grévistes. Il tente, par ce subterfuge indigne, de remettre en cause le droit de grève des enseignants et de diviser les personnels.

Responsable de la situation de conflit entre les enseignants et le gouvernement, Xavier Darcos doit revenir sur sa politique de destruction du service public de l’Éducation nationale, réduit à un service minimum d’enseignement par les dernières mesures en cours :

- retrait de 2 heures hebdomadaires d’enseignement dans les écoles (soit l’équivalent de 12 jours d’école supprimés pour les élèves de l’enseignement du 1er degré, ou l’équivalent de 3 semaines de grève chaque année !) ;

- suppression de 11 200 personnels en 2008 ;

- recentrage de l’école sur un socle commun de plus en plus restreint de connaissances ;

- suppression d’une année d’enseignement pour les baccalauréats professionnels ;

- suppression de nombreux BEP qualifiants au profit d’une vague certification etc.

L’Association nationale des élus communistes et républicains est solidaire des revendications des personnels de l’Éducation nationale. Elle s’oppose aux différentes dispositions désastreuses concernant l’école prises sans consultation. Elle exige que soit menée une réflexion de fond pour mettre en place un service public de l’Éducation nationale digne de ce nom. L’amélioration du statut et du pouvoir d’achat des personnels qui en découlera, permettra de répondre à leurs attentes et d’anticiper les conflits sociaux.

L’ANECR est aux côtés des maires et des élus qui refusent de mettre en place ce service minimum dans les écoles lors des actions de grève des personnels, et apporte son total soutien à la journée du 24 janvier.

Montreuil, le 16 janvier 2008

par ANECR publié dans : Actualités
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Mercredi 16 janvier 2008
par Huma TV WEB publié dans : Europe- Traité
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Mercredi 16 janvier 2008

Le PCF se félicite de la décision du gouvernement d’instaurer un moratoire sur la culture d’OGM en France. Au vu de l’importance des risques sur la santé et l’environnement des OGM, au vu de l’absence d’évaluation de ces risques, tant la recherche publique en la matière est pauvre, tout justifiait la nécessité de stopper des productions à l’intérêt agricole plus qu’incertain. Cette avancée devrait évidemment en appeler d’autres.

Le PCF rappelle sa position très claire à ce sujet : nous demandons un moratoire sur la culture d’OGM, alors que les recherches en milieu confiné doivent pouvoir se poursuivre dans les meilleurs conditions. Ainsi, l’investissement annoncé en parallèle par le gouvernement dans la recherche en biotechnologies devrait profiter à la seule recherche publique, indépendante des grands groupes comme Monsanto. L’effort financier annoncé doit aussi servir à empêcher la privatisation du vivant orchestrée par les semenciers. Cette recherche devrait aussi servir à faire avancer la recherche agronomique dans son ensemble, à évaluer la dangerosité réelle ou virtuelle des OGM, leur impact sur l’environnement, leur utilité agronomique.

Le PCF estime qu’un grand débat scientifique et démocratique doit maintenant s’ouvrir sur les conséquences de l’utilisation des plantes génétiquement modifiées. C’est désormais la tâche à laquelle il convient de s’atteler.

par Site PCF publié dans : Actualités
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Mardi 15 janvier 2008
Le député socialiste Henri Emmanuelli regrette le "spectacle affligeant" donné par le PS sur la ratification du traité européen, dénonçant le "manque de cohérence" du parti sur nombre de sujets, dans une interview au journal Libération mardi.

Le député des Landes qualifie "d'incompréhensible" la position initiale de la direction du PS de boycotter le Congrès de Versailles destiné à ratifier les modifications constitutionnelles nécessaires à l'adoption du traité de Lisbonne.

De nombreuses voix se sont élevées au PS pour contester cette position et son numéro un François Hollande a depuis assuré que les parlementaires auraient la "liberté de conscience" sur la ratification.

"Je comprends que le parti soit divisé sur l'adoption du traité, puisqu'il l'était déjà. Mais on ne peut remplacer un référendum qui a déjà eu lieu par un vote parlementaire", poursuit M. Emmanuelli, partisan du "non" au Congrès pour obliger à l'organisation d'un référendum. Rappelant que le PS s'était engagé pendant les campagnes électorales de 2007 à exiger un nouveau référendum, M. Emmanuelli, qui avait fait campagne pour le "non" en 2005, juge impossible de s'affranchir "du respect d'un principe fondamental, le suffrage universel".

Pour lui, les partisans du "oui" au premier traité "n'ont jamais admis le vote du peuple français". Et il ajoute : "qu'ils aient le courage de le dire". Il estime que le PS n'arrivera pas à dégager une position commune, sur ce sujet comme sur d'autres : "Y a-t-il une position du PS sur la politique internationale? La mondialisation? La croissance? Ce n'est pas le seul sujet sur lequel le parti n'a pas de position. Le PS ne manque pas de propositions, mais de cohérence", relève-t-il.

"Une fois de plus, nous donnons un spectacle affligeant. Entre l'improvisation, les avancées et les reculs, le manque de lucidité, on donne l'impression de subir les événements politiques. Cela commence à faire beaucoup", conclut M. Emmanuelli.

par Selon AFP publié dans : Europe- Traité
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Mardi 15 janvier 2008

Le Tribunal a suivi, en atténuant,  la réquisition de Madame le Procureur en m’infligeant une amende de 500 euros avec sursis pendant 5 ans (450 euros avait été requis).

C’est affligeant ! Car le débat du procès a démontré qu’il n’y avait pas « entrave à la circulation d’un aéronef », ni même intention d’entrave, mais qu’il y avait usage d’une liberté fondamentale inscrite dans nos Constitutions depuis 1789 : la liberté d’opinion et d’expression.

Le faible montant de la sanction demandée prouvait cette démonstration. Je regrette cette décision du Tribunal mais bien sûr je la respecte. Elle donne l’impression que le Tribunal prononce cette sanction pour ne pas avoir à prononcer la relaxe, ce qui n’est pas très compréhensible ni cohérent avec les relaxes de Marie-Françoise DURUPT et Florimond GUIMARD.

Mais ce qu’il faut retenir, c’est le caractère ridicule et symbolique de la sanction : ça ne freinera pas la poursuite et le développement de la solidarité envers les sans-papiers, au moment où des centaines d’entre eux sont emprisonnés dans les centres de rétention, traités comme des délinquants, privés de la liberté de circuler, de vivre tout simplement.

L’heure est à la promotion d’une toute autre politique de l’immigration fondée sur de véritables coopérations internationales, pour faire reculer la misère et arrêter les guerres.

Je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et tous ceux qui m’ont soutenu, exprimé leur solidarité et ils sont nombreux à travers toute la région et la France, les réseaux RESF et le collectif isérois composé de toutes les forces syndicales, associatives, politiques et citoyennes de la gauche, les 10 000 citoyens qui ont signé la pétition, les élus et personnalités, et bien sûr mon avocat, Claude COUTTAZ.

François Auguste
Vice Président de la Région Rhône Alpes

par François Auguste publié dans : Actualités
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Lundi 14 janvier 2008


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La ministre de l’intérieur annonce aujourd’hui un plan sécurité qu’elle appliquera en Seine-Saint-Denis, département pilote, avant de l’étendre à l’ensemble du pays.
Parmi les mesures annoncées, celle de renouer avec une police proche des gens, des élus locaux, de la justice, de l’éducation nationale, des associations. Il s’agit donc même si le mot semble encore tabou pour Michèle Alliot-Marie, d’un retour à une police de proximité que l’ancien ministre de l’intérieur et actuel Président de la république n’avait de cesse de décrier et d’accuser de tous les maux.

Le PCF se félicite de ce retour à la raison et que l’on satisfasse à la revendication des populations des quartiers populaires qui réclamaient le retour des policiers îlotiers, notamment en Seine-Saint-Denis.

Si la raison avait prévalu plus tôt, beaucoup d’évènement aurait certainement été évité. Avoir attendu cinq ans pour reconnaître l’évidence est une faute majeure pour celles et ceux qui se sont autoproclamés « les champions de la lutte contre l’insécurité ».

Olivier Dartigolles porte-parole du PCF

Paris, le 14 janvier 2008

par Dartigolles publié dans : Actualités
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