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La nouvelle situation issue de cette annonce, qui reste à concrétiser au plus vite, appelle une relance du processus de négociations dans lequel s’inscrivent toutes les autorités, en Amérique latine, en France et en Europe, susceptibles de jouer un rôle positif en faveur d’un accord humanitaire pour la libération d’Ingrid Bétancourt et de l’ensemble des otages et des prisonniers.
Parti communiste français
Paris, le 19 décembre 2007.
Nicolas Sarkozy annonce que chaque locataire d’un HLM se verra réexaminer sa situation tous les 3 ans pour évaluer le bien fondé de sa situation d’occupant. Cette suspicion envers les locataires d’HLM est indigne !
Fidèle à sa méthode qui consiste à opposer une partie des français contre les autres, le Président de la République tente de faire passer les locataires d’HLM pour d’infâmes profiteurs face aux 1,5 millions de ménages en attente d’une hypothétique attribution.
La manœuvre est grossière pour tenter de dédouaner une absence de volonté gouvernementale de plus en plus flagrante à résoudre le problème des français. Le pouvoir d’achat malgré les promesses présidentielles est en berne ; la part du budget des familles consacrée au logement croissant de manière exponentielle.
Moins de gens sur les listes d’attente de logement, cela passe par une relance d’une politique d’état ambitieuse et des constructions massives de logements sociaux. Avec les mesures de Nicolas Sarkozy, on nage en pleine hypocrisie. Il n’a qu’un objectif : exclure de l’accès au logement social l’immense majorité des salariés, au risque de fabriquer de véritables ghettos de pauvres.
Son bilan en matière de logement social parle pour lui. En tant que maire de Neuilly, son taux de logement sociaux était un des plus bas de France : 3%. C’est dire le peu de considération qu’il a pour le logement social.
Olivier Dartigolles porte-parole du PCF
Parti communiste français
Paris, le 11 décembre 2007
Le Communiqué-dossier de presse adressé à la presse écrite et audiovisuelle de votre régionL'actualité du Guide:
En savoir plus http://guideeconomieequitable.blogspot.com ou CLIQUEZ "Le Guide de l'économie équitable"
Le Guide de l'économie équitable est disponible en Librairie depuis le début septembre.
Le Guide de l'économie équitable est un ouvrage collectif. Les réflexions et propositions des neuf coauteurs ont été complétées par Jean Pierre Caldier, d’études, de tableaux, de chiffres, d’un annuaire des principaux acteurs du commerce équitable et de l’économie sociale et solidaire.
Le Guide de l'économie équitable partant des principes du Commerce Equitable Nord Sud amorce une réflexion sur « le devenir équitable de l’économie ».
Est-il possible de transformer l’économie en un système où la valeur du travail serait davantage reconnue ? De changer le statut de la propriété des moyens d’échanges et de production ? De démocratiser l’entreprise ? D’aller vers une transformation sociale hors du système capitaliste financier et de l’administration étatique ?
Le guide est composé de quatre parties ponctuées par les réflexions de Sylvie Mayer :Sous la direction de Sylvie Mayer et Jean Pierre Caldier
- Le Commerce Equitable Nord Sud ses pratiques, ses acteurs, avec les éclairages d’Arturo Palma Torres, de Vincent David et de Jean Paul Vanhoove.
- Une vision de l’économie sociale et solidaire : coopératives, mutuelles et associations. Daniel Arnaudin témoigne sur les SCOP, Maurice Décaillot fait part de ses recherches sur le «juste prix».
- L’espérance de construire un commerce équitable Nord Nord. Quel rôle pour la grande distribution ? Un panorama objectif et sans complaisance est dressé. Patrice Bouillon ouvre des pistes pour y faire contrepoids. Jean Paul Vanhoove entre dans le vif du débat : commerce équitable et grande distribution sont-ils compatibles ?
- La question d’avenir : Commerce équitable et alter mondialisation. Soixante années du GATT à l’OMC, le commerce équitable est replacé dans le contexte de la mondialisation par Anne Françoise Taisne. Thomas Coutrot envisage le commerce équitable comme une alternative au libre échange.
Avec la participation de Daniel Arnaudin, Patrice Bouillon, Thomas Coutrot, Vincent David, Maurice Decaillot, Arturo Palma Torres, Anne-Françoise Taisne, Jean-Paul Vanhoove.
qui vous remercient de votre attention et de vos initiatives pour faire REUSSIR la diffusion du Guide de l'économie équitable.
Contact : Sylvie Mayer Tél.06 81 74 10 13 Courriel solidaire@gabrielperi.fr
De nombreux titres de la Presse écrite, dont le Monde Diplomatique, des radios locales, et France Ô ont déja mentionné Le Guide de l’économie équitable.
En savoir plus : htpp://guideeconomieequitable.blogspot.com rubrique ActualitésLes partis présents ont fait le constat commun d’un échec du président de la république et de sa majorité, dont la politique se caractérise sur la forme par une grande brutalité et une absence de concertation, par exemple sur la carte judiciaire, et sur le fond par la mise en cause de notre modèle social, par exemple sur la fiscalité ou les retraites, et la remise en cause du temps et du droit du travail.
Nicolas Sarkozy s’était autoproclamé « président du pouvoir d’achat. » Il en avait fait un axe de sa campagne électorale. Aujourd’hui, plus de six mois après son élection, cette promesse n’a été tenue que pour une poignée de Français : les plus favorisés, au travers du « bouclier fiscal » et de la suppression de la quasi-totalité des droits de succession qui bénéficie surtout au 5% des plus riches.
Pour tous les autres, tout a augmenté, sauf les revenus. La grande majorité des salariés a été privée de toute progression de pouvoir d’achat, le SMIC n’a pas été relevé pour la première fois depuis de nombreuses années. Les retraites n’augmenteront que de 1,1% en 2008, soit deux fois moins que l’inflation. Les précaires, les chômeurs, les allocataires des minima sociaux et les handicapés ont vu leur situation se dégrader depuis sept mois. Le MEDEF continue à faire pression sur les rémunérations et à précariser toujours plus les contrats de travail. La détaxation des heures supplémentaires ne règle en rien la question du niveau des salaires et ne concernera qu’une petite minorité. La politique de Nicolas Sarkozy, c’est gagner moins pour payer plus.
Dans le même temps, la qualité de la vie est dégradée par la hausse du poids des dépenses fixes (logement, assurance, remboursements de crédit), qui grève le pouvoir d’achat et détériore la qualité de la vie.
Pour la majorité des Français, le pire reste à venir : le gouvernement ne prévoit rien pour les salaires, rien pour les pensions de retraite, rien contre la flambée des prix. Par contre, il prépare une nouvelle aggravation de la précarité, la suppression des 35 heures et la remise en cause de la réduction du temps de travail et une série de hausse de taxes : franchises médicales et redevance télévisuelle pour les personnes pour l’heure exonérées. Le Chef de l’État a fait des annonces pourtant sur des mesures dont les effets seront lointains et aléatoires, donc incertains.
Face à cette situation, les partis de gauche et écologistes demandent la mise en œuvre de mesures d’urgences et structurelles destinées à améliorer rapidement le pouvoir d’achat.
Pour augmenter les revenus, ils proposent l’augmentation immédiate de la prime pour l’emploi de 50 %, une augmentation immédiate du SMIC, l’ouverture d’une conférence nationale sur les salaires visant une augmentation générale des rémunérations, à une lute contre le temps partiel subi et un progrès significatif de l’égalité salariale hommes/femmes, la sécurisation des parcours professionnels la mise en œuvre d’un plan de rattrapage des traitements dans la fonction publique, la revalorisation immédiate des petites retraites et l’amélioration des conditions de travail et contractuelles des salariés précaires.
Pour faire baisser les prix des produits alimentaires, ils proposent de répercuter les marges obtenues par la grande distribution sur les producteurs en faveur des consommateurs te l’adoption d’une incitation fiscale pour faire baisser les prix des produits alimentaires de première nécessité et rapprocher les lieux de production des consommateurs.
Pour diminuer le coût du logement, ils proposent un encadrement des loyers pour l’année 2008 en indexant sur le seul coût de la vie, une politique d’isolation énergétique des logements, la création d’un service public de la caution, le respect de la loi obligeant les communes à avoir 20% de logement sociaux.
Pour maîtriser le coût de l’énergie, ils proposent de maintenir l’évolution des tarifs du gaz et de l’électricité dans le cadre de l’inflation, de généraliser le « chèque transport » pour aider les salariés dans leurs déplacements, financé par une taxe sur les superprofits des compagnies pétrolières.
Les partis de gauche et écologistes demandent que des incitations fermes soient prises en faveur d’un gouvernement économique de la zone euro et d’une initiative européenne pour le financement d’investissement de long terme (rechercher, formation, ferroutage, économie d’énergie et énergie renouvelable) et d’une baisse des taux d’intérêts de la BCE comme c’est le cas aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
Avec les leviers dont la gauche dispose aujourd’hui, elle s’engage sans se substituer à l’Etat à prendre des initiatives pour le pouvoir d’achat et améliorer la qualité de vie.
S’agissant de la réforme constitutionnelle préalable à la ratification du traité de Lisbonne, ceux des partis de gauche et écologistes qui ont exigé un référendum rappellent leur position.
Les élections municipales et cantonales de mars 2008 vont être un rendez-vous essentiel pour donner plus de force à l’opposition à la politique menée par le président de la République et sa majorité et pour faire barrage à sa mise en œuvre dans les communes et départements. Les partis présents travaillent dans le respect des positions de chacun au rassemblement le plus large des forces de gauche et écologistes, autour de projets politiques clairs pour battre la droite, faire gagner la gauche et permettre des gestions favorables aux intérêts des citoyens.
La venue de Mouammar Khadafi en France suscite une indignation légitime car, si la France se doit d'entretenir des relations avec ce pays comme avec tous
les autres Etats d'Afrique, elle ne peut apporter caution à un homme et à son régime qui méprisent avec tant de cynisme les droits humains fondamentaux et les pratiques les plus élémentaires de
l' Etat de droit : mauvais traitements, emprisonnements arbitraires, enfermement de femmes et de jeunes filles dans des centres dits de «réhabilitation sociale», arrestations et retours forcés de
migrants, répression brutale et meurtrière contre des manifestations, restrictions sévères du pluralisme politique et de la presse...
Dans le même temps où l’Insee annonce un relèvement du pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages de 2,6 % en 2006 à 3,2 % en 2007, deux Français sur trois disent avoir constaté une baisse de leur pouvoir d’achat depuis un an. Qui croire ?
En fait, cette contradiction traduit les inégalités fondamentales entre la minorité dont le pouvoir d’achat continue de s’accroître toujours plus et ceux dont la situation s’aggrave.
Les gels ou les freinage des salaires imposés avec la RTT et l’incitation à la réduction des salaires encouragée par le système des exonérations de cotisations sociales patronales (plus le salaire est proche du SMIC et plus les exonérations sont fortes) ont conduit à la massification des salariés rémunérés à un niveau proche du SMIC. Ainsi près de 20 % des salariés, dont 80 % sont des femmes, sont payés au SMIC. La France est le pays où la proportion de salariés payés au salaire minimum est la plus élevée de toute l’Union européenne. 10% gagnent mois de 1000 €, 50% moins de 1484 €.
Par contre, l’accroissement du pouvoir d’achat moyen constaté par les statistiques est lié à l’augmentation des revenus non salariaux comme ceux du patrimoine. Cette tendance à été renforcée encore par les mesures fiscales pour les plus riches adoptées ces dernières années et renforcées cet été ( Ainsi dans les 9 premiers mois de l’année le fisc a renvoyé un chèque de 37 300 € en moyenne à 3500 contribuables au nom du bouclier fiscal limitant les contributions des plus fortunés). Entre 1996 et 2005, l’écart entre les 10% les plus pauvres et les 5% les plus riches s’est accru de 4700 € par an (hors revenus financiers) et aujourd’hui 7,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.
Si le recul du chômage a redonné un peu de pouvoir d’achat à quelques uns, la grande majorité des salariés, eux, ont vu leur salaire stagner d’autant plus que Nicolas Sarkozy s’est refusé à tout coup de pouce du SMIC le 1er juillet dernier.
À ces pressions et blocages sur les salaires se sont ajoutées des hausses de prix et des restrictions de crédit qui, elles aussi, ont frappé différemment les catégories sociales.
Ainsi les prix des dépenses dites « contraintes et fréquentes » et qui constituent l’essentiel des dépenses des familles modestes et moyennes explosent (loyer, énergie, produits alimentaires, santé).
Par contre, les prix des produits et services culturels ou informationnels ont tendance, eux, à baisser. Mais ceux-ci concernent plutôt les catégories disposant de revenus supérieurs.
D’où le nouveau décalage entre le vécu de la majorité des salariés et l’évolution des indices des prix à la consommation qui sous-évaluent les dépenses obligatoires réalisées par la grande majorité des salariés, des retraités ou des personnes sans emploi.
Enfin, la consommation est également freinée par la remontée des taux de crédit à la consommation, mais aussi par l’anticipation de l’impact de mesures gouvernementales qui vont très vite grèver les budgets des ménages : — franchises médicales, — paiement de la redevance TV pour les personnes âgées qui en étaient exonérées, ...
Alors que N. Sarkozy avait fait de la question du pouvoir d’achat sa priorité pour relancer la croissance et l’emploi, que la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d’achat) était censée redonner un nouvel élan de confiance favorisant la relance des affaires, dès le mois d’octobre, la consommation des produits manufacturés a connu une chute de plus de 1 %.
Ainsi le pari de Sarkozy de regagner un point de croissance est loin d’être gagné. Si le premier moteur de la croissance, celui de la consommation des ménages commence à flancher, il est à noter que celui de l’investissement des entreprises ne va pas mieux.
Là aussi les hausses des taux de crédit pour les investissements ont fait reculer de 25 % les prévisions sur l’investissement des entreprises en 2007. Quant au moteur de l’exportation, la flambée de l’euro par rapport au dollar l’a grippé.
Effets d’annonces ou mesures efficaces pour le pouvoir d’achat Dans ces conditions, les mesures de « relance du pouvoir d’achat » ne sont guère de nature à répondre aux attentes de la société, ni aux difficultés fondamentales qui grèvent le pouvoir d’achat de l’immense majorité des salariés. Mais pas question pour Nicolas Sarkozy d’adopter des mesures comme celles que plébiscitent la majorité des français, selon le sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, comme la baisse de la TVA (85 %), de la TIPP (83 %), ainsi que l’augmentation du SMIC (72 %), car ce serait affronter les interdits de la BCE.
Une cascade de mesurettes est jetée en pature :
Favoriser le travail du dimanche ;
Rachat des heures de RTT et comptes épargne temps ;
Déblocage de la participation et la mise en place d’une prime de 1.000 euros (que pourront verser) les entreprises
de moins de 50 salariés qui n’ont pas vocation à mettre en oeuvre le système de la participation ;
Déblocage des fonds de participation dans les six prochains mois là où ils existent ;
Payer les stocks d’heures déjà travaillées mais devant être prises en RTT dans les hôpitaux et les administrations
sont les autres pistes avancées par le président de la République pour faire rentrer quelques subsides dans la poche des salariés. Ce sera loin d’être le cas pour tous ;
Supprimer dès le début de 2008 les cautions et réduire à un mois les dépôts de garantie ;
S’agissant des prix, le freinage de l’augmentation des loyers via l’alignement sur l’indice des prix INSEE et les
promesses de baisses de certains produits en magasin seront tout juste de nature à atténuer la détérioration du pouvoir d’achat.
Toutes ces mesures ont en commun un même refus de toucher aux profits et aux prélèvements financiers massifs surles entreprises, de responsabiliser les banques pour financer l’emploi et la croissance réelle et de maintenir le cap de la restriction des dépenses publiques et sociales.
Pour relance du pouvoir d’achat : 10 pistes de propositions
Pour l’université, si la loi Pécresse faisait déjà la part belle aux investisseurs privés, véritables « mécènes de l’éducation », l’annonce de cette opération financière pour les 5 milliards que demande « le plan d’investissement » relève tout simplement du pillage d’entreprise nationale.
Les rumeurs vont bon train à la bourse : ces dernières semaines on parle de plus de 10% d’actifs d’EDF cédés dans les mois à venir. Toute la « presse économique » ne cesse de nous rappeler que l’Etat est bien au-dessus du minimum légal de 70% dans la « capitalisation » de l’entreprise (actuellement 87,3% et 83,6% après cession), comme s’il s’agissait d’un objectif. Et cette cession se fait dans un cadre complètement opaque, faisant la part belle aux « investisseurs institutionnels », sans calendrier défini.
Dans ce cadre, les syndicats et salariés d’EDF dénoncent de façon unanime cette opération qui revient à faire de l’entreprise « la vache à lait » de l’Etat. Cette dénonciation se fait avec d’autant plus de force, que les discussions sont d’ores et déjà engagée avec la direction pour le financement des retraites et l’augmentation des salaires : sachant que l’ouverture de la participation est une des propositions pour relancer le pouvoir d’achat, on comprend la sensibilité des salariés !
De ce point de vue le gouvernement fait coup double : il accélère l’ouverture du capital d’EDF sous prétexte de financer l’éducation (sans visibilité, ni garantie avant la cession) et clot le débat sur les moyens du plan d’investissement des universités. De plus, il garde en corollaire une pression accrue sur les salariés de l’entreprise publique dans les négociations sociales, vers toujours plus de financiarisation des revenus.
« Les caisses sont vides ! » : C’est une certitude lorsque cela s’organise d’une aussi belle façon. Le cadeau fiscal de cet été n’arrangeant rien. « Les caisses sont vides ! » : Alors mettons à contribution ceux qui le peuvent. Dans le cas présent les fleurons de l’économie française et les grandes entreprises publiques feront « l’affaire » !
« Les caisses sont vides ! », ne parlons surtout pas de nouveaux modes de financement et de mise à contribution des entreprises et des revenus de la finance.
Le gouvernement Sarkozy est un gouvernement de la dissimulation qui habille sans cesse de bonnes intentions une entreprise systématique de précarisation sociale.
La recodification du Code du travail est présentée comme une opération « à droit constant », autrement dit elle ne changerait rien. Tout juste serait-elle censée simplifier l’usage du Code du travail. Décidément, du code du travail au nouveau traité européen, la simplification est à la mode...
Le problème, c’est que de très nombreux experts et syndicalistes alertent sur les conséquences des nouvelles interprétations qui pourraient être faites du nouveau texte au détriment de la protection des salariés. Et que, de surcroît, malgré ces alertes, le Parlement ratifie un texte qui n’aura été soumis à aucun débat véritablement contradictoire.
Or à un moment où l’insécurité sociale et la précarisation des parcours professionnels se répandent comme un cancer dans la société, l’enjeu est crucial. Si l’on ajoute aux conséquences imprévisibles de cette nouvelle rédaction la suppression de 63 conseils de prud’hommes, inscrite au programme de la nouvelle carte judiciaire, le signal d’alarme mérite d’être doublement tiré. Le gouvernement lui choisit le silence et cela s’appelle un mensonge délibéré par omission.
Pendant ce temps, Sarkozy et les siens continuent de pérorer sur la sécurisation des parcours professionnels. Plus le mensonge est gros...
Mais la palme de l’escroquerie revient sans nul doute à ce que le gouvernement baptise abusivement son plan « pouvoir d’achat ». Car non seulement l’Elysée et Matignon n’annoncent aucune mesure susceptible de relever un tant soit peu sérieusement le pouvoir d’achat des salariés, notamment celui des plus modestes, mais l’intégralité du dispositif qu’ils entendent rassembler dans une nouvelle loi vise à enfoncer un peu plus les protections collectives qui demeurent en matière de temps de travail et de rémunération des heures supplémentaires.
Pendant que sont relayées en boucle dans les grands médias les envolées de Fillon sur la « libération du travail », les propos du rapporteur UMP de la commission des Finances à l’Assemblée sont réservés eux aux initiés : « Les 35 heures visaient à limiter les heures supplémentaires, aujourd’hui au contraire on veut les favoriser pour contourner les 35 heures ». Difficile de dire les choses plus crûment.
En vérité, mis sous la pression par les grèves contre la réforme des régimes spéciaux, et les mobilisations des fonctionnaires, contraints d’ouvrir des négociations en élargissant leur champ, Sarkozy et son gouvernement tentent de contre-attaquer pour retourner l’avantage. Ils ne connaissent rien à la négociation. Leur politique consiste seulement à mener à bien par tous les moyens la guerre qu’ils ont déclarée au monde du travail.
Que ces moyens s’appellent rachat de RTT ou déblocage anticipé de la participation, les salariés n’ont pas fini de déjouer les marchés de dupes concoctés par le duo Sarkozy-Fillon et dans lesquels ils seront toujours les perdants. Dans cette bataille du pouvoir d’achat, il est un mot que la propagande gouvernementale s’emploie à totalement escamoter : « salaires ». Écoutez, lisez... Cela n’existe plus. Vous avez dit bizarre ?
Un triste ministre algérien a pu s’y engouffrer pour une sortie antisémite, une déclaration insupportable... qui permet d’ailleurs à Sarkozy d’échapper à sa mise en cause.
La reconnaissance des crimes des colonisateurs français est un impératif pour que les deux peuples puissent se tourner ensemble vers l’avenir. Ce qui s’impose, ce n’est pas une « repentance » d’un peuple français qui n’a pas collectivement mis la main au crime mais la reconnaissance d’une histoire sanglante, étape indispensable à la « réconciliation des mémoires » des deux rives de la Méditerranée. Il y faut une autre hauteur de vue que celle de Sarkozy qui continue à juger l’histoire dérangeante « qui est là et continue parfois à s’interposer entre nous ». Certains hommes d’Etat s’en sont montrés capables, Mitterrand tenant la main d’un chancelier allemand, Willy Brandt à genoux devant les crimes de la déportation et la Shoah, Chirac reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans l’extermination des juifs français.
Dans un entretien à l’agence algérienne APS, le président se borne à renvoyer dos à dos « des blessures des deux côtés qui ne sont pas refermées » et propose une sorte de compromis pour « rapprocher notre lecture de l’histoire ».
Si depuis des mois l’Elysée laisse réhabiliter les criminels de l’OAS, ces terroristes qui massacrèrent des milliers d’algériens et s’attaquèrent aux partisans français de l’indépendance algérienne, ce n’est pas seulement pour flatter la vieille fibre colonialiste de la droite française ni pour finir d’apprivoiser l’extrême droite. Ce n’est pas une réaction d’orgueil ni de susceptibilité. Admettre la brutalité du pillage des pays colonisés, l’humiliation des peuples opprimés, les séquelles qui demeurent de la destruction des sociétés de ces pays, cela impliquerait des rapports de réparation, une coopération nouvelle non pas du plus fort au plus faible mais entre égaux où l’intérêt mutuel des peuples l’emporterait sur l’appétit vorace des multinationales.
Or ce sont les contrats juteux pour les grandes firmes françaises – et cela d’abord – qui motivent Sarkozy. Cinq milliards d’euros sont espérés lors de cette visite. La hausse des prix du gaz et du pétrole n’a pas vraiment amélioré les conditions de vie des Algériens mais elle en a fait un pays solvable. Pour empêcher qu’il se tourne vers les groupes américains, Sarkozy propose un partenariat pour dix ans et agite la perspective d’une « union méditerranéenne ». Jusqu’alors, rien n’autorise à espérer qu’il propose à l’Algérie autre chose que « travailler plus pour faire gagner plus » à des firmes comme Total qui convoite les hydrocarbures et va y investir 1,5 milliards de dollars.
L’enjeu n’est donc pas une petite querelle de mots ou une archaïque dispute en responsabilité. Il en va de notre avenir commun, des possibilités de construire une humanité plus solidaire.