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La semaine dernière, la chancelière allemande avait précisé par quel processus, grâce à sa présidence de l’Union européenne, la « substance » de la Constitution libérale pourrait s’imposer malgré les « non » des peuples français et néerlandais.
Ce vendredi a lieu à Madrid, avec sa bénédiction et à l’invitation du Premier ministre espagnol, une réunion des dirigeants des pays qui ont ratifié ce projet. Ni la France ni les Pays-Bas n’y sont invités : il s’agit en effet de trouver les moyens d’imposer la Constitution libérale en signifiant aux Français et aux Néerlandais que leur vote est nul et non avenu.
Cette initiative s’apparente à un véritable coup de force. Elle est provocatrice pour nos deux peuples. Elle est un mauvais coup pour tous les peuples européens. Celles et ceux qui, aujourd’hui, ne veulent pas entendre leurs inquiétudes portent une lourde responsabilité dans la crise de légitimité et de confiance qui ronge l’Europe et fait le lit des replis nationalistes.
Comme je l’ai dit mardi dernier au Zénith de Paris, j’exige du président de la République qu’il dénonce cette offense faite à la France.
Je suis indignée de constater que les autres candidats à l’élection présidentielle se taisent, voire font preuve d’une complaisance affichée envers les organisateurs de cette réunion. La volonté de notre peuple doit être respectée. La France doit dès 2007 retirer sa signature du traité constitutionnel et empêcher toute nouvelle tentative d’adoption. Elle doit proposer d’engager un grand débat à l’échelle de l’Union européenne, impliquant ses peuples, pour un nouveau traité fondamental qui permette de libérer l’Europe de ses politiques et de ses institutions libérales.
Dans les jours qui viennent, je préciserai mes grandes options pour une contribution de notre pays aux ruptures indispensables pour cette refondation de l’Europe lui permettant de répondre aux exigences de ses peuples.
Je m’adresserai aux femmes et aux hommes de gauche, aux salariés, aux jeunes qui, dans leur diversité, se sont prononcés majoritairement contre l’Europe libérale. Je m’adresserai à celles et ceux qui, dans les autres pays, se heurtent au démantèlement des services publics, à la pression contre les salaires et les retraites, à la mise en concurrence des salariés et à la précarisation généralisée. L’heure n’est pas aux manœuvres dilatoires. Comme je l’ai déjà dit, l’Europe libérale, c’est oui ou c’est non. Il n’est pas d’autre réponse pour la France, pour la gauche qu’un « non » résolu aux projets actuels des dirigeants européens pour ouvrir la voie à une Europe du progrès social, de la démocratie, de l’écologie, de la paix.

A 16 ans dans le Nord de ma France j’ai goûté à la lutte, j’ai cotoyé la came.
Cette dernière m’a laissé le Sida, la première m’a rendu l’espoir.
Comprendre le parti communiste cela passe par découvrir celles et ceux qui le font. Cela passe par un regard appuyé sur les luttes, les succès, les reculs, sur l’histoire de notre nation et de la classe ouvrière. Comprendre le parti communiste cela exige d’entendre les paroles des femmes et des hommes qui paient le prix fort de leur solidarités, de leurs refus de l’exploitation humaine.
J’ai 48 ans et sans doute bien plus d’arrestations à mon actif que José Bové, j’ai connu les CRS nous flinguant en tir tendu quand nous défendions radio Quinquin et la sidérurgie. J’ai encore cette cicatrice au menton quand les boucliers nous sont tombés dessus à Renault Douai.
J’ai encore l’image de rené un militant haut de 1 mètre 55 qui a refusé de reculer, j’ai encore son sang sur les mains quand nous nous battions ce 23 mars 78 et que nous tentions de l’évacuer. j’ai encore en moi les souvenirs de tous ces camarades, souvent anonymes qui n’ont jamais cédé même si nous avons parfois reculé en désordre.
J’ai manifesté pour Angela, pour Mandela, j’ai voulu occuper le consulat sud africain de Lille et nos camarades mineurs ont affronté la sécurité avec ses flingues à la main. j’ai entendu Poniatowski nous traiter de nazis, il a encore des émules ici, et j’ai entendu Gustave Ansart faire l’appel de nos morts pour lui répondre.
J’ai entendu cette femme de mineur dont le mari était mort en déportation et dont les 2 fils croupissaient en prison en 1947. j’ai vu les larmes de Gervais dont les 2 fils avient été fusillés. Jai vu les 10 de Renault traités de voyous par un patronat assassin et une justice de classe. j’ai vu tomber Dulcie September. j’ai rencontré des centaines de délégués CGT interdits d’embauche. J’ai fait,avec un plaisir irremplacable, des dizaines de fêtes de l’Huma, j’ai gratté des tonnes de moules, servi à table, j’ai rencontré le monde sans bouger de la Courneuve.
J’ai dans une émotion presque insoutenable rencontré les camarades du midi qui avaient arrêté le train qui déménageait les presses de Renault Douai. Ils comptèrent les blessés par dizaines. j’ai occupé de nuit de jour, semaine et week end, des entreprises, j’ai pleuré de rage, de colère, de souffrance.
J’ai quitté ce parti quant il devint l’ombre de lui-même allant jusqu’à renier son passé. Je me suis battu sans lui en orphelin.
J’ y suis revenu car j’ai tenté plein d’autres choses, j’ai même essayé les rollers mais ce parti qui m’a donné et sauvé la vie est en train de se remettre sur les rails du Congrès de Tours et je ne voudrais rater cela pour rien au monde.
J’étais au Zénith et pour moi Marie George Buffet était une femme, oui et alors, une femme d’appareil, aie, et tout le tremblement...
Je connaissais le programme et je découvrais qui le porterait. Marie George Buffet, oui bien sur, mais avant tout ces 6000 coeurs et têtes au même rythme, celui de la solidarité, de la fraternité, de l’égalité, de la liberté. Il y avait ce soir làpas une Marie George Buffet mais des milliers de MGB.
De l’idôlatrie, sentimentalisme ? même pas, pire une fusion .
Les communistes sont de retour. Debouts, libres et fiers à l’image de Marie George Buffet.
Oui mon truc est gniangnian mais je m’en fous car là, dans un petit coin de ma cervelle de communiste peu développé, se trouve l’image de Guy Moquet, de ses 16 ans et puisque le poête a la parole alors :
ETRE CAPTIF LA N’EST PAS LA QUESTION IL S’AGIT DE NE PAS SE RENDRE VOILA
L’égalité d’accès devant le droit à l’information bafouée.
A tous ceux qui payent la redevance audiovisuelle,
Si je m’adresse à vous de façon aussi solennelle, c’est pour vous faire-part de mon écœurement et de ma révolte.
Encore une fois, ce vendredi 19 janvier 2007 les reportages sur les élections présidentielles font comme si les candidats du NON de gauche à la constitution Giscard n’existait pas.
Ceux qui encaissent notre redevance s’acharnent, comme ils disent sur Tf 1, à rendre nos cerveaux disponibles pour nous vendre du Sego/Sarko Cola.
Il aura fallut deux rappels à l’ordre sans sanctions de Dominique BAUDIS, président du CSA, pour voir le poulain de ce dernier, François Bayrou apparaître plus souvent dans les médias.
Ainsi et jusqu’à la campagne officielle, vous comme moi, finançons directement et indirectement la pré-campagne de Ségo/Sarko et autres Bayrou, le Pen, Voynet, Hulot et Lepage, soit par la redevance soit par le budget de l’état du ministre candidat.
A noter que certains n’ont pas encore 500 signatures de Maires.
C’est pourquoi les querelles futiles des antilibéraux n’auront servi à rien, le candidat de l’union aurait été ignoré des médias, qu’il s’appelle Buffet, Besancenot, Bové, Salles, Autin ou autres alternatifs, la clique des suppôts de la Constitution Libérale européenne l’aurait bâillonné.
On pouvait désigner HARRY POTTER, aucune magie ne l’aurait fait apparaître à l’écran, sur les ondes ou dans les journaux, pour défendre le programme antilibérale.
Pour ma part, j’ai milité pour le retrait de la candidature Buffet, non pas par déconsidération, mais par souci de déblocage en faveur d’une candidature plus appropriée.
On peut d’ailleurs voir MG BUFFET à mes cotés sur une photo lors de la manifestation pour la défense des Services Publics en novembre 2005 à Paris où d’autres candidats ont brillé par leur absence.
Maintenant que Marie Georges BUFFET a été désigné comme la candidate de gauche Antilibérale, le temps est compté, d’autres moyens sont nécessaires pour se faire entendre.
Personnellement, je trouve injuste les coups bas infligés à Marie Georges Buffet, certains devraient se rappeler qu’elle n’a pas hésité à céder une partie de son temps de parole officielle, lors de la Campagne pour le NON à la constitution européenne, précisément à ceux qui viennent de jouer la carte de la division.
Je veux bien entendre que sa candidature n’est pas crédible pour rassembler toutes les tendances, mais je n’en suis plus la.
Une question pragmatique me vient à l’esprit, celui ou celle qui sera élu exercera pour cinq ans le mandat suprême de chef de l’Etat, Marie Georges Buffet en a t elle l’étoffe et la stature ?
Et bien sa prestation remarquable et remarquée comme Ministre de la jeunesse et des sports ne laisse planer aucun doute sur le sujet. Ses positions pour la fusion EDF/GDF sont sans équivoques.
Ceci étant dit, le sondage le plus juste pour ce genre d’élection sont ceux des Renseignements Généraux de la police.
Si les patrons de TF1 misent déjà aussi sûrement et sans compter sur un deuxième tour SARKO/SEGO, d’où peuvent- ils tenir un si bon tuyau. ?
Alors soit, si l’élection présidentielle est plié, j’invite tout le monde à ne pas perdre son temps avec celle-ci et à sauter à pieds joints dans les élections législatives.
Dépensons notre énergie pour l’avènement d’un groupe antilibérale à l’Assemblée de plus de 30 députés où Buffet, Bové, Besancenot, Autin, Salles et autres alternatifs seraient assis côte à côte.
Un groupe dont j’attends un projet de loi pour la Nationalisation et la démocratisation de l’audiovisuelle.
En payant une redevance nous pouvons nous considérer tous comme sociétaires, et exiger le droit d’être électeurs et éligibles aux conseils d’administrations des différentes chaînes de Télévision, pour y faire régner les valeurs républicaines, au grand dame de ceux qui confondent Démocratie et Ploutocratie.
Je vous remercie pour votre attention et m’excuse d’avoir forcé votre courrier électronique, mais je n’ai pas d’autres moyens pour enlever le Bâillon.
Ce qui compte ce n’est pas la tenue ou la vie privée d’un candidat, c’est son aptitude à défendre les intérêts du monde du travail.
Si vous trouvez mon propos sans intérêt, jetez ce courrier.
Si au contraire vous le trouvez pertinent, faites le suivre.
Bien à vous,
Philippe Ovsépian,
CHARVIEU-CHAVAGNEUX.