Jeudi 21 février 2008



Le ministre du Budget et de la fonction publique, Eric Woerth a proposé aux syndicats de fonctionnaires une « revalorisation » de 0,8% du point d’indice en 2008.

L’inflation étant de 1,6%, le gouvernement propose donc en réalité, une diminution de 0,8% du pouvoir d’achat des 5 millions de français qui travaillent dans la fonction publique.

Nicolas Sarkozy et son gouvernement s’étaient autoproclamés champions de la défense du pouvoir d’achat. Désormais, ils donneraient plutôt dans le tour de passe-passe. Concrètement, pour les cinq millions de fonctionnaires comme pour l’immense majorité des français, la baisse du pouvoir d’achat va continuer et s’amplifier. Ces manipulations relèvent purement et simplement de l’arnaque.

Parti communiste français

Paris, le 19 février 2008.

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Jeudi 21 février 2008

Lors d’un meeting public à Colombes, Rama Yade a déclaré « cette gauche (...) qui s’en prend à moi parce que je suis noire », en visant particulièrement les communistes.

Le fait que la Secrétaire d’Etat aux droits l’Homme se permette d’accuser les communistes de racisme est extrêmement grave. Pire, le porte-parole du gouvernement a même été jusqu’à voler à son secours en flattant son « courage et sa franchise ». Ces comportements sont intolérables et passibles de poursuites judiciaires.

Les communistes ont toujours été à la pointe du combat contre le racisme et contre toutes les discriminations, pour défendre les droits de l’Homme. Ils se sont toujours battus contre le colonialisme et n’ont aucune leçon à recevoir d’un gouvernement qui stigmatise et cultive la haine de l’autre.

En fait de courage et de franchise, Rama Yade franchit toutes les bornes de la bétise et de la calomnie. Non, tout n’est pas permis en politique et j’exige, au nom de tous les communistes français, des excuses publiques du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 20 février 2008.

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Mardi 19 février 2008


 

Tôt ce lundi matin, un millier de policiers ont participé à une opération de police visant les auteurs d’actes de violences contre les forces de l’ordre lors des émeutes urbaines de l’an dernier à Villiers-le-Bel.

Cette opération de police avait manifestement d’autres objectifs que la seule recherche de la vérité au vu du nombre de rédactions mobilisées pour couvrir l’événement. On peut même parler de gigantesque cirque médiatique.

A deux semaines des municipales qui s’annonce désormais comme un véritable chemin de croix pour le pouvoir en place, le Président de la République cherche à marquer les esprits dans une inflation ultra-sécuritaire quitte à enflammer une situation sociale de plus en plus fragile.

Les Français ne seront pas dupes les 9 et 16 mars prochain de ce genre de manipulation de plus en plus désespéré et qui signe l’aveu d’un pouvoir aux abois. Leur vote sera aussi utile pour sanctionner cette dérive de l’action publique.

Parti communiste français

Paris, le 18 février 2008

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Mardi 19 février 2008


 
Le dernier appel d’offre de la Ligue de football professionnel a exclu les chaînes de télévision en accès libre, de tout droit de diffusion de matchs et de résumé de matchs du championnat de France de football. Les grandes chaînes généralistes n’auront droit qu’aux miettes, c’est à dire 90 secondes de résumé de chaque grande journée de championnat.

Ce sont des millions de supporters, de passionnés de football, de simples téléspectateurs qui seront, l’année prochaine privés du droit de regarder gratuitement les buts et les actions de chaque journée de championnat.

Le droit à l’information sportive ne peut être soumis à un droit de péage. Ce droit doit être garantie par la loi pour permettre à chacun et à chacune de s’informer librement. Les considérations commerciales ne peut revenir à priver des millions d’hommes et de femmes du plaisir de suivre et de connaître les évènements sportifs. Et ce qui se passe aujourd’hui risque fort de se reproduire, tant la puissance financière des chaînes privées et opérateurs de téléphonie est forte. C’est donc un principe qu’il faut affirmer et inscrire dans la loi, pour aujourd’hui et pour demain.

Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis et ancienne Ministre de la jeunesse et des sports, soutient les discussions en cours sur l’instauration d’un code de bonne conduite, mais dans le cas d’un échec de celle-ci, a l’intention de déposer une proposition de loi visant à affirmer ce principe de gratuité du droit à l’information sportive sur tous les supports audiovisuels en accès libre.

Marie-George Buffet tiendra une conférence de presse pour présenter cette proposition de loi à l’Assemblée nationale, 7ème bureau, mercredi 20 février, à 11h.

Parti communiste français

Paris, le 15 février 2008.

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Samedi 16 février 2008

Propos de Sarkozy / Ecole primaire : Il est indispensable de s’attaquer ,à ce qui fonde l’inégalité scolaire.

Nicolas Sarkozy s’est fixé l’objectif aujourd’hui, à Périgueux, de « diviser par trois l’échec scolaire à l’école primaire », en revenant notamment sur l’enseignement du français.

Il est illusoire de croire que l’on peut atteindre cet objectif en supprimant purement et simplement toute scolarisation d’enfant de deux et trois ans, comme le préconise le rapport Bentolila sur l’école maternelle, ou en supprimant 11 000 postes d’enseignants pour la rentrée prochaine, ou encore en appliquant le « livre vert » de la Commission Pochard, véritable tissu de provocation visant à « faire travailler plus et mettre tout le monde en concurrence ». Non, ces mesures ne sont pas de nature à améliorer notre système éducatif.

Il est indispensable de s’attaquer à ce qui fonde l’inégalité scolaire, hors et au sein de l’école. Cela suppose des moyens matériels et pédagogiques. Le Parti communiste français propose la création d’un fonds ayant pour fonction de rassembler, coordonner et répartir aux mieux les moyens financiers, pédagogiques et humains destinés à la mise en œuvre des actions nécessaires au recul des inégalités dans l’appropriation des savoirs et compétences par tous les élèves.

Parti communiste français

Paris, le 15 février 2008.

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Vendredi 15 février 2008

Le Parti communiste français demande la libération immédiate des quatre dirigeants de l’ opposition tchadienne arrêtés par la garde du Président Idriss Deby. La France doit peser dans ce sens. Ces quatre dirigeants ont toujours refusé l’usage des armes. Il est inacceptable et choquant que le régime tchadien se saisisse de la crise actuelle pour museler et réprimer une opposition politique.

Les autorités françaises ont cherché à gérer la crise avec habileté pour ne pas compromettre le déploiement de l’ Eufor. Mais en fin de compte rien ne change. C’est la Francafrique qui continue avec le soutien direct à un régime anti-démocratique.

Au Soudan voisin, le gouvernement a profité des troubles au Tchad pour lancer une offensive contre les rebelles à l’ Ouest du Darfour. Là encore ce sont les populations qui paient le plus lourd tribut : au moins 200 morts, 12000 déplacés, plusieurs villages détruits.

Cette crise qui concerne l’ensemble de la Région, révèle les profondes carences en matière de démocratie et de souveraineté pour les peuples concernés. Elle montre aussi l’urgence à changer réellement la politique de la France en Afrique.

La France doit cesser son soutien à des régimes autoritaires et corrompus et valoriser le rôle des sociétés civiles et des forces démocratiques afin de contribuer au respect des droits politiques, économiques et sociaux des peuples africains. Le Parlement français doit pouvoir exercer un contrôle strict et permanent de la politique africaine de la France. Tous les accords d’ Etat à Etat, accords de coopérations, accords militaires doivent être rendus publics. Il faut aller vers l’ élimination des bases militaires françaises en Afrique.

C’est aux racines économiques et sociales des crises qu’il faut s’attaquer d’urgence. Le développement de l’Afrique, par une véritable politique de coopération respectueuse des aspirations démocratiques montantes, des exigences de l’ Etat de droit et des intérêts des Africains, doit devenir une des grandes priorités en particulier de la France et de l’ Union européenne. Celle-ci, plutôt que d’imposer la mise en place de zones de libre échange avec les pays d’Afrique, doit au contraire mettre l’accent sur les moyens et les conditions du développement, l’annulation de la dette, la mise en cause des plans néo-libéraux d’ajustement structurel, l’augmentation de l’aide, la régulation des échanges. Elle doit favoriser de véritables partenariats et les coopérations dans tous les domaines afin de contribuer au progrès social, à la formation et à l’emploi.

Parti communiste français

Paris, le 14 février 2008.

par Site PCF publié dans : Actualités
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Vendredi 15 février 2008

Les propos tenus par Nicolas Sarkozy, le 13 février lors du diner du CRIF, selon lesquels "le drame du XXème siècle n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa redoutable absence", ajoutant " si les religions sont impuissantes à préserver les hommes de la haine et de la barbarie, le monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir, ne s'est pas révélé tellement préférable".

Ces propos sont  "aussi scandaleux que ridicules"!

"Ces parallèles entre communisme et nazisme font, depuis quelques années déjà, partie des nouvelles lunes de la droite la plus dure", et "occultent la détermination avec laquelle des communistes partout dans le monde se sont battus, souvent au prix de leur vie, pour éradiquer le nazisme sur la planète et sauver la vie de juifs menacés de mort", affirme le Parti communsiet français, dans un communiqué.

Ces propos "ne peuvent que contribuer à ouvrir la porte à tous ceux qui cherchent à des degrés divers à réhabiliter le fascisme" et sont "d'autant plus scandaleux qu'ils s'intègrent à la nouvelle croisade présidentielle contre la laïcité", affirme le PCF.

"Prendre ainsi en otage l'histoire et la foi des croyants pour faire avancer des convictions politiques particulièrement réactionnaires est aussi scandaleux que ridicule", estime le Parti communiste.

C'est ce même Nicolas Sarkozy, qui le 20 décembre, dans son homélie de d'intronisation de nouveau chanoine du Latran avait déclaré:  

« dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance ».

QUE FAUT IL QU'IL NOUS ARRIVE POUR ETRE CONCERNE ?

L’appel en ligne « Sauvons la laïcité de la République » a déjà reçu plus de Nous vous invitons à vous connecter sur le site : www.appel-laique.org. pour signer cet appel.

 

par Barrionuevo publié dans : Actualités
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Jeudi 14 février 2008


 

La presse vient de révéler que 77% des principaux dirigeants d’entreprise français « ont vu leur rémunération bondir de 40% »... Les grands patrons français sont désormais les mieux payés des patrons européens. Ces envolées concernent les plus importants mais pas seulement.

La stupéfaction légitime de tout un chacun devant la désastreuse saga présidentielle et le sentiment d’être entré dans un pays livré aux foucades d’un égo sans égal feraient presque oublier que, pendant ce temps là, la machine libérale tourne à plein, au service des plus riches, des actionnaires et de ces PDG qui, quand ils se regardent le matin dans la glace, pensent qu’ils valent des centaines de fois plus qu’un de leurs salariés, qu’un homme ou une femme « ordinaire ».

Des lois ont été votées ces dernières années pour plus de transparence, disait-on, sur ces salaires et avantages de toute sorte. Des lois aussitôt corrigées dans l’esprit par la présidente du MEDEF ou par Sarkozy lui-même, tançant quelques patrons voyous pour estimer tout aussitôt légitimes les très hautes rémunérations qui seraient liées, selon eux, au mérite, à la performance. Ce qui n’est même pas le cas. Et de quelles performances s’agirait-il ? Servent-elles le bien public ? Le progrès social, les régions, le pays ? Non et chacun le sait. Ces performances-là servent les dividendes, la seule rentabilité financière, au prix de plans sociaux, de délocalisations, des villes sacrifiées quand l’occasion se présente de gagner encore plus.

Ils donnent des leçons, ils refusent les augmentationsde salaires, ils veulent toujours plus de flexibilité, ils veulent casser l’âge de la retraite mais ils se protègent avec des parachutes dorés, ils se servent à la louche, ils s’autojustifient. Bouton, le patron de la Société Générale, que le montant pharamineux de ses stockos-options a autorisé à se passer de quelques mois de salaire pour faire acte de contrition, affiche un moral de vaniqueur dans les médias. Sept milliards ont fait pschitt ! Mais il trouve son « modèle performant » et surtout, il n’est pas un « spéculateur » !

Les affaires marchent mais pour les Français, dans leur masse, le pouvoir d’achat stagne et le moral n’est pas au mieux. Le pays est en crise et de telles injustices, une telle arrogance ne peuvent que l’alimenter. Mais le dégoût et l’écoeurement peuvent produire du rejet, remettre en selle de vieux démagogues, en doper d’autres aux habits neufs. Pendant que Sarkozy baisse dans les sondages, Fillon monte. Mais l’un et l’autre ont fait le choix de la même politique au service des riches et du capital. Il n’y a pas entre eux sur ce choix l’épaisseur d’une feuille de cigarette. Bayrou serait en même temps à gauche et à droite pour dépasser, dit-il, les clivages. Mais une vraie gauche, c’est une gauche qui lutte pied à pied, qui ne se contente pas de se proclamer « anticapitaliste » mais qui l’est et construit, propose, agit et déjà dans les villes et les départements. Une gauche qui veut l’intervention des salariés dans les gestions des entreprises, la taxation des revenus financiers, une politique du crédit favorisant l’emploi et non la finance.

par Site PCF publié dans : Actualités
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Samedi 9 février 2008

 

Annoncé au son des trompettes, objet de polémique entre Fadela Amara et Christine Boutin, Nicolas Sarkozy a finalement annoncé ce vendredi 8 février quelques mesures qui brillent par l’absence totale de financement.

On ne sait pas si la réforme de la répartition des dotations aux collectivités sera autre chose que le fait de déshabiller Pierre pour habiller Paul. On ignore le nombre d’enfants visés par les pompeusement nommés « internat d’excellence ». On ne sait rien des conditions de généralisation des écoles de la deuxième chance. Et enfin, aucune indication précise n’a été donnée sur le contrat d’autonomie.

Une chose est sûre, les banlieues n’ont vraiment plus rien à attendre des promesses de Nicolas Sarkozy. Rarement une montagne aura accouché d’une aussi petite souris.

Parti communiste français

par PCF publié dans : Actualités
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Samedi 9 février 2008


 

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé aujourd’hui, qu’il allait « proposer » pour 2008 une augmentation de 5% du minimum vieillesse, l’ASPA, l’allocation de solidarité versée aux personnes de plus de 65 ans les plus défavorisées.

Le gouvernement propose de maintenir le minimum vieillesse sous le seuil de pauvreté européen jusqu’en 2012. De qui se moque la droite ? Les retraités apprécieront.

Le seuil européen de pauvreté est fixé à 817€. Pour sortir les retraités pauvres de leur misère actuelle, il faut donc une augmentation de 30% immédiatement.

Cette mesure de solidarité élémentaire coûte trois milliards d’euros. La seule question qui vaille est donc celle du financement.

Le Parti communiste français propose un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises et des banques de cotisations au même taux que celles prélevées sur les salaires. Elles sont jusqu’ici exemptées de toute contribution au financement de la protection sociale, y compris des retraites.

Au moment où les banques jouent à coup de milliards sur les places boursières, il est urgent de rappeler que ces masses colossales d’argents pourraient sortir les retraités de la misère.

Parti communiste français

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