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Merci au dessinateur Chimulus qui a accepté que ce blog utilise les dessins paraissant sur son site: http://blabladezinc.blog.20minutes.fr/
Vendredi 11 avril 2008

 


(Photo manifestation de Grenoble le 8 avril, Gérard D M)

Dans Le Parisien, du 10 avril,  Xavier Darcos oppose une fin de non-recevoir aux revendication du mouvement étudiant en usant d’un paternalisme pour le moins poussiéreux.

 

Quand les lycéens parlent d’avenir et de solidarité, le Ministre répond « suppression de postes ». Non, ce n’est pas archaique de refuser les suppressions de postes pour diminuer le nombre d’élève par classe quand on a pour objectif un enseignement de qualité. A l’évidence, cette jeunesse fait preuve de maturité, et d’une lucidité qui devrait conduire Xavier Darcos à faire preuve d’un peu plus d’humilité.

Le PCF exprime son soutien total aux lycéens, étudiants et enseignants qui se mobilisent et participera avec ses élus aux nombreuses mobilisations.

Parti communiste français

Paris, le 10 avril 2008.

par PCF publié dans : Actualités
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Vendredi 11 avril 2008




Le gouvernement a annoncé une augmentation des tarifs du gaz de 5,5% pour juin, soit une hausse de 10% pour la seule année 2008, en justifiant cette augmentation par le prix du pétrole.

Alors que GDF avait annoncé des profits records pour 2007, cette flambée du tarif du gaz est particulièrement honteuse et révoltante.

Comment justifier une telle politique de sabotage du pouvoir d’achat par tous les bouts. Le PCF maintient sa proposition d’affecter les bénéfices de GDF à une baisse des tarifs et condamne la politique de harcèlement social du gouvernement Fillon.

Parti communiste français

Paris, le 9 avril 2008



par PCF publié dans : Politique
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Lundi 7 avril 2008
Oui, la répression au Tibet doit cesser immédiatement. Oui, la Chine doit s’engager résolument en faveur des droits de l’homme. Cela passait-il par le fait de s’en prendre au symbole universel de la paix qu’est la flamme olympique ? Assurément non.

Mettons fin à ce gigantesque gâchis en défendant les valeurs que porte l’olympisme et mobilisons nous pour que les politiques prennent enfin leurs responsabilités. Le PCF demande que la France convoque en urgence une réunion des chefs d’ État européens sur le dossier Tibétain. Il y a urgence qu’une issue politique voit le jour.

Parti communiste français

Paris, le 7 avril 2008

par PCF publié dans : Actualités
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Samedi 5 avril 2008
Monsieur le Maire,

Ce soir, au Conseil municipal, une bataille juridique a permis le retrait de la délibération concernant le Règlement intérieur du Conseil municipal.

Depuis le 20 mars 1977, un groupe communiste a été le relais, d'une multitude d'actions sur Sassenage. Non, nous ne regrettons rien de nos engagements.

Pour intervenir, nous n'avons jamais demandé à qui que ce soit de partager nos idées, nous avons porté des doléances, des revendications; nous avons mis toutes nos énergies pour faire triompher ce qui nous semblait le plus judicieux pour les habitants, pour les associations.

Votre Règlement intérieur que vous voulez imposer, vous prétendez qu'il ne porte que sur des axes mineurs, comme si la mise en place d'un interdit à l'égard de l'expression des communistes pouvait être une question mineure.

Oui, en 2008, nous étions engagés sur la liste de Rassemblement de la Gauche, comme en 2001, en 1995, ou en 1983 dès le premier tour. Pour autant, nous défendons notre spécificité. Nous imposer de ne pas avoir de groupe, c'est nous priver de moyens.

Vous aviez certifié aux sassenageois que l'homme Christian Coigné candidat à leurs suffrages, ce n'était pas le principal dirigeant d'un parti politique qui soutient Sarkozy et sa politique, mais le chef de file d'une liste apolitique.

Et voila que la première décision consiste à faire la peau aux communistes.

La démocratie est en danger à Sassenage, j'appelle les femmes, les hommes de cette ville, à s'unir, au delà de leurs différences, pour que le Maire de Sassenage revienne sur son intention, lors du prochain Conseil municipal du 14 avril.

Comme l'association des Maires de France, dont vous êtes, sur le département de l'Isère, l'un de ses vice-présidents le préconise, autorisez la constitution de groupes à partir de deux élus de la minorité municipale. La démocratie, c'est de respecter les différences, au nom de ce respect, nous appelons les femmes, les hommes épris de tolérance à nous rejoindre pour manifester leur désir que Sassenage, ne se referme pas sur des intérêts politiciens.

L'intervention que je n'ai pu prononcer, lors de ce conseil est présente sur l'un de nos sites, à l'adresse suivante: http://pagesperso-orange.fr/m.barrio/mandat2008/cm03-04-08.html

Avec mes salutations

Michel Barrionuevo




Voici la réponse de Christian Coigné:

Michel,
On ne peut avoir le beurre et vouloir aussi la fermière et la vache...
Il doit y avoir égalité et équité entre les Membres du Conseil municipal.
L'opposition est constituée d'un seul groupe, d'une seule équipe. il ne peut y donc avoir qu'un seul groupe d'opposition.
La majorité est constituée, d'UMP, d'Union du Centre, de non-inscrits, de Modem, de la société civil et d'un Membre de gauche. Pour autant la majorité aura un seul groupe uni et non 6 groupes.
L'important reste la volonté de travailler pour Sassenage et les sassenageois.
Très amicalement,
Christian Coigné



Pour Mémoire:

En juin 1995, la Gauche remporte les municipales à Sassenage, la droite fait un recours en annulation et voici de nouvelles élections en février 1996. L'opposition perd un siège. Les 6 élus formeront 3 groupes politiques au sein du Conseil municipal: RPR présidé par Dominique Valeille; UDF présidé par Christian Coigné et Non inscrits présidé par Jacques Deschaux.
Ce n'est qu'après la défaite du Conseiller général (Dominique Valleille) aux élections cantonales de 1998, le départ de la commune de l'ancien maire que l'opposition se réunira à nouveau en un seul groupe, présidé par M. Coigné.

Réaction d'une sassenageoise:

Monsieur le Maire,
Je viens de prendre connaissance de votre décision de suppression du groupe communiste au conseil municipal, que je désapprouve pour des raisons évidentes de démocratie. Mais quand je lis la réponse que vous adressez à la lettre ouverte de M.Barrionuevo, je trouve tout à fait désolant que vous ajoutiez la grossièreté au mépris de la démocratie. Pensez que vous êtes le Maire de tous les Sassenageois, et qu'il est important, a minima pour ceux qui n'ont pas voté pour vous, de ne pas vous montrer indigne de ce mandat. Il me semble que c'est bien le moins qui puisse vous être demandé.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en mon attachement à la démocratie.
Corinne B.

  M. Coigné affirmé:

Michel Barrionuevo a fait le choix de l'unité de la gauche pour les élections. D'ailleurs toute sa compagne a rappelé l'union de la gauche. Et une fois élu il souhaite s'en séparer. Vous trouvez cela cohérent?


La réponse de Michel Barrionuevo:

Monsieur Coigné ne parvient pas à justifier ce qui motive son harcèlement à l'égard du groupe communiste de Sassenage.

Ce type d'harcèlement a été utilisé contre les Rencontres de la danse, par rapport à un festival international de danse hip hop: l'action conjointe d'élus et de l'association ont permis la poursuite de cette expérience!

Ensuite, ce fut au tour de Corps et Graphie de subir ce type d'expérience, et là encore, l'action conjointe d'élus et de l'association a permis la victoire.


Ce qui irrite au plus haut point M. Coigné, c'est de voir des femmes, des hommes qui ont la passion des intérêts du plus grand nombre, refuser de capituler sous les pressions.


Je l'ai dit, ce n'est pas par des mesures administratives que M. Coigné nous imposera le silence. Il faudrait qu'il se souvienne que nous terminions nos articles dans Sassenage en Pages, en appelant à venir sur le site des élus communistes; en interdisant cette référence, il n'a fait qu'éveiller la curiosité; d'où les demandes constantes pour que ce site porte des combats.

En 1983, en 1995, en 2001, et en 2008, Michel Barrionuevo participait dès le premier tour à une liste d'union de la gauche, en poursuivant l'action du groupe des élus communistes, il ne s'agissait nullement de s'opposer à qui que ce soit.

L'union, ne signifie nullement la disparition d'une pensée au profit d'une autre; au contraire, nous sommes unis et c'est nos différences qui sont sources de richesses.

Sassenage a besoin de toutes les richesses pour son épanouissement et non pas du monolithisme que veut imposer M. Coigné.


L'existence du groupe communiste c'est pour la Gauche, de doubler en efficacité, raison de plus, pour l'imposer!


Nouvelle interpellation:


Monsieur le maire,

j'apprends que vous souhaitez retirer aux élus communistes du conseil municipal la possibilité de constituer un groupe. Cette mesure n'était pas dans votre programme, qui se voulait apolitique.

Cette décision est pourtant un acte contre la démocratie : vous prétendez décider de qui ira dans quel groupe. Quelles que soient les étiquettes, cela n'est pas acceptable.

Vous avancez la notion d'équité, mais cette équité n'est que l'application autoritaire d'un choix que vous appliquez dans votre propre majorité : soit, vous ne faites qu'un groupe, mais cette décision vous appartient, à vous et aux membres de votre majorité, et ne vous oblige en rien à forcer les autres élus à faire de même.

Votre choix, n'est-il pas, plus simplement, la suppression pure et simple de l'expression d'une sensibilité politique qui ne vous plait pas ?

Renseignements pris, faut-il vous rappeler que l'association des maires recommande de laisser la possibilité de créer un groupe à partir de 2 élus?


Citoyen de cette commune, je vous demande de revenir sur cette décision, de saisir cette occasion pour montrer par le geste que vous êtes bien le maire de tous les sassenageois,

Veuillez trouver ici, monsieur le maire, l'expression de mon profond attachement à la démocratie et au pluralisme,

Philippe Imbert

Réponse de M. Coigné et commentaires de celui qui a reçu la réponse:

Christian COIGNE a écrit :
Monsieur,
J'ai lu votre message avec attention. Pensez-vous que la démocratie, c'est donner plus à certaines personnes qu'à d'autres sous prétexte qu'ils sont communistes?


Monsieur le maire,
Votre désinvolture est bien inquiétante, et appelle quelques rappels :

le communisme n'a rien à voir à l'affaire, décidemment, vous n'avez pas compris vous-même la portée de votre acte. A moins que votre but ne soit de chasser le communisme en particulier ?

Je respecte les gens plus que quiconque à condition qu'ils respectent l'égalité. Je suis justement le maire de tous les Sassenageois et je dois respecter l'équité entre tous.

Vous confondez un "donner plus" avec donner les moyens d'exercer un droit à ceux qui souhaitent l'exercer. Votre égalitarisme au raz des paquerettes n'est pas l'égalité, pas pour les démocrates.

Michel Barrionuevo a fait le choix de l'unité de la gauche pour les élections. D'ailleurs toute sa communication de campagne a fait appel à l'union de la gauche.
Et une fois élu il souhaite s'en séparer, il n'est plus question d'union. Vous trouvez cela cohérent?


???

Vous voulez dire, monsieur le maire, que vous savez mieux que les élus de gauche eux-mêmes ce qu'il en est ? Pensez-vous que les citoyens sont incapables de se faire une idée par eux-mêmes ?
N'avez-vous jamais entendu parler, à gauche, comme à droite et partout, de diversité ? de pluralisme ?

Décidemment, je doute que vous soyez sincèrement démocrate. La chasse au communisme et aux minorités est classiquement une activité d'extrème droite. Vous étiez jusque là à la fois apolitique et président du Nouveau Centre : je comprends maintenant différemment cette difficulté à afficher vos opinions. Je vous confirme qu'elles n'ont pas droit de cité dans une démocratie.

citoyennement,
Philippe Imbert


Très cordialement,
Christian Coigné

Message de Alain et Mireille HEURTIER

Nous voici avec un nouveau recul de la démocratie à Sassenage.
Voici la droite "décomplexée" dans toute sa splendeur.

Un maire qui veut étouffer le droit d'expression d'un courant de pensée dans notre ville.

Alors qu'une élection municipale regroupe au travers d'une liste des citoyens de diverses sensibilités, en l'occurence : l'union de la gauche (solidarité, justice, progrès social, égalité, droit d'expression), le maire qui se fait élire avec 54 voix d'avance devrait avoir la modestie du respect mutuel.

Il ne suffit pas de déclarer publiquement être le maire de tous les sassenageois et en coulisse interdire l'expression d'un courant de pensée.
Ces arguments pour justifier son interdiction ne tiennent pas. Les soi-disants courants différents de sa liste (qui seraient au nombre de six) n'ont jamais fait connaître leur appartenance ou propre argumentation. La démocratie avec C. Coigné c'est "le maire" et point final.

Nous rappelons également que l'expression des communistes à Sassenage c'est 11 % pour les cantonales.

Comme cela fut le cas dans les mandats précédents avec un groupe à partir de 2 élus, le contraire de cette règle serait revenir en arrière pour la démocratie locale.

Alain et Mireille HEURTIER







par Barrionuevo publié dans : Sassenage - Réagir
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Samedi 5 avril 2008
Réduction des dépenses publiques : Sarkozy en Père la rigueur



Nicolas Sarkozy annonce une série de mesures d’économies budgétaires dans le cadre du conseil de modernisation des politiques publiques. Sans surprise un mot les caractérise : celui de la rigueur.

Terminé, le candidat du pouvoir d’achat. Oubliée, la croissance qu’on ira chercher avec les dents s’il le faut. Le Président de la République est désormais le prisonnier d’une orthodoxie budgétaire faite pour rassurer les milieux financiers aux détriments des classes populaires :

Suppression d’un emploi de fonctionnaire pour deux départs à la retraite, restriction de l’accès au logement social sans abaisser le plancher, etc.

Ces annonces vont, à coups sûrs, aggraver la situation de la très grande majorité des français, et particulièrement celle des plus fragiles qui sont les premières victimes de la crise économique et sociale et que vit le pays en ce moment.

Cette semaine, George W. Bush a comparé Nicolas Sarkozy à la « dernière apparition d’Elvis Presley », il s’agirait plutôt aujourd’hui de la version 1976 de Raymond Barre, celle du « Père la rigueur ».

Parti communiste français

Paris, le 4 avril 2008


par PCF publié dans : Politique
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Samedi 5 avril 2008
Hier au soir, l’Assemblée nationale a adopté un important amendement défendu par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, au nom des députés communistes et républicains.

Celui-ci modifie en profondeur l’article 1er du projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés. En effet, il ajoute aux critères de respect de l’environnement et de santé publique qui doivent présider à la culture et à la commercialisation des OGM les critères de respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés », et en toute transparence. »

Cet amendement opère une véritable révolution, changeant radicalement l’économie du texte. En effet, dorénavant sont écartés de la culture des OGM des territoires entiers, tels que les régions couvertes par le label AOC, des zones de montagne ou littorales protégées et des filières de qualité.

L’adoption de cet amendement est un pas important et les parlementaires communistes vont poursuivre la bataille jusqu’au bout pour éviter tout recul sur cette question. A partir du lien ci-dessous signez l'appel.

 

http://petition2.yeppa.org/sign.php

Parti communiste français

Paris, le 3 avril 2008.

par Site PCF publié dans : Actualités
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Jeudi 3 avril 2008



Interrogé sur l’installation d’une base américaine de radars antimissile, contre laquelle sont 60% des 100 000 habitants de cette ville polonaise, le maire de Slupsk déclare : » On nous promet des investissements de 2 milliards de dollars sur dix ans mais on n’aura rien. Tout comme la Pologne n’a tiré aucun profit de son engagement en Irak. En retour on n’a que des soldats qui reviennent dans des cercueils ».

S’il est fataliste, le constat n’en résume pas moins les conséquences de la stratégie de l’administration Bush. Elle s’est déployée bien avant le 11 septembre 2001 sous la bannière du « choc des civilisations » face à la disparition du bloc de l’Est, alors que le monde pouvait devenir multipolaire. Il le devient malgré tout le bloc de l’Ouest aligné sur la superpuissance américaine, qui n’a eu de cesse de miner les institutions de dialogue international, telle l’ONU, et de substituer à la diplomatie la confrontation et la guerre.

Le bourbier irakien a permis la déstabilisation de toute une région et nourrit les bonnes affaires d’un complexe militaro-industriel des plus prospères. La désignation de l’Iran comme nouvelle bête noire n’est pas destinée à régler le conflit mais bien à l’entretenir, ce qui ne peut que renforcer les plus extrémistes qui font payer leurs solutions à leurs peuples.

C’est au nom de la lutte contre le « terrorisme iranien » que les États-Unis ont prétendu déployer en Europe de l’Est leur bouclier de radars antimissiles. L’excuse ne tient guère et, ajoutée aux demandes d’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN, elle suscite un foyer de tension supplémentaire en Europe même, avec la Russie cette fois.

On pourrait penser que ce déploiement de matériel militaire américain sur notre continent, avec la bénédiction de dirigeants de pays membres de l’Union européenne, porte en soi une sacrée contradiction à la volonté affichée d’une politique de défense commune dont le Sarkozy se fait le héraut. Il n’en éclaire que plus cet objectif rejeté par notre peuple avec le projet de constitution et réintroduit dans le traité de Lisbonne.

« Conjurer le danger du choc des civilisations » : la formule n’est pas de Georges Bush mais bien du chef de l’État, glissée dans son discours devant les parlementaires britanniques la semaine dernière. De même voit-il en Grande Bretagne, passée par les méthodes de Thatcher et Blair, un modèle en économie à ses propres « réformes » ultralibérales, le rapprochement entamé par ce voyage vise aussi à poser un axe Paris-Londres.

« Les deux amis les plus sincères de l’Amérique » seraient ainsi le fer de lance d’une politique de défense qui ne vise pas à rendre l’Europe plus indépendante mais bien intégrée aux conceptions qui prévalent à Washington. Autant l’axe franco-allemand a-t-il pu être présenté sous les auspices de la paix, autant ce nouvel axe entend-il permettre à deux pays qui fournissent à eux seuls les deux tiers de l’effort de défense de l’Union une capacité à engager celle ci plus avant dans les stratégies de tension en cours. Quitte à réclamer contre une intégration poussée plus avant sa « part du gâteau » pour des industries livrées aux appétits du privé, comme pourrait le laisser penser une part du contrat remporté par EADS pour les avions militaires de ravitaillement de l’US Air Force et de la RAF.

« Le mot clé entre l’OTAN et l’Union européenne, c’est la complémentarité » précise le patron de l’Alliance atlantique. Le sommet actuel de Bucarest est donc marqué d’un double sceau : l’envoi de troupes françaises supplémentaires en Afghanistan pour soulager les Américains et le souhait de revenir au sein du commandement intégré de l’OTAN. La force de la politique ? Non, le retour inquiétant de la politique de force.

par Site PCF publié dans : Politique
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Mercredi 2 avril 2008


Le Parisien daté d’aujourd’hui, révèle la commercialisation d’un répulsif sonore anti-jeune en France depuis plusieurs mois. Le quotidien précise que des bailleurs sociaux des syndics, mais aussi des municipalités envisagent de s’en équiper.

Après le spray anti-SDF, le boitier anti-jeune vient allonger la liste honteuse des répulsifs destinés à exclure des catégories de la population de certains lieux. Cette façon de traiter les jeunes comme des parasites est non seulement choquante, mais elle est aussi dangereuse car elle crée les conditions techniques de politiques locales de ségrégation.

Elles portent atteinte aux libertés, et visent à remplacer l’action publique de prévention par un armement technologique individuel qui revient à faire sa propre loi. De telles armes de dissuasion urbaine doivent être interdites dans les plus brefs délais.

Parti communiste français

Paris, le 2 avril 2008

par PCF publié dans : Actualités
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Mardi 1 avril 2008


La croissance française n’est pas au rendez-vous. Qui, à l’exception de Christine Lagarde, peut croire que la grave crise financière du capitalisme s’arrêtera à nos frontières ?

Et pourtant, la France annonce son intervention en Afghanistan ; conséquence : un milliard d’euros de dépenses supplémentaires.

Face à cette situation, le premier ministre décide de s’attaquer bille en tête aux dépenses sociales du budget 2008. Le RSA est particulièrement visé.

Ainsi donc, le si peu qui avait été fait à l’époque pour tenter de justifier les 15 milliard de cadeaux fiscaux aux plus riches est déjà taillé en pièce.

Avec François Fillon, c’est donc l’austérité pour ceux qui ont peu et la prospérité pour ceux qui ont beaucoup. Il invente la rigueur de classe. 


Parti communiste français

Paris, le 1 avril 2008

Pour ceux qui ont beaucoup Il invente la rigueur de classe

par PCF publié dans : Politique
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Lundi 31 mars 2008
En décidant de ne pas renouveler un fonctionnaire sur deux, le gouvernement fait un choix concret : celui de réduire drastiquement dans notre pays le nombre d’infirmières, de gardiens de la paix, de juges, ... et d’enseignants.

L’école est la première touchée : avec près de 100.000 enseignants en moins depuis 2002, 12.000 cette année et d’autres programmés d’ici 2012, le plan d’austérité éducative du ministre Darcos est un vrai danger public. Le PCF apporte tout son soutien aux enseignants, parents et aux élèves qui manifestent leur colère partout en France.

Le monde de demain a besoin de citoyens et de salariés plus instruits !

L’information, le savoir, la connaissance n’ont jamais joué un aussi grand rôle qu’ajourd’hui. Inventions et découvertes se multiplient. Pour les poursuivre, les maîtriser, pour que leurs applications profitent à tous, qu’elles permettent une nouvelle croissance respectueuse des hommes comme de l’environnement, nous n’avons donc jamais eu autant besoin d’hommes et de femmes accédant au plus au niveau de culture.

C’est aussi une question citoyenne et démocratique : un haut niveau de formation développe l’esprit critique, utile pour penser l’avenir, agir ensemble, apprendre des autres et au besoin se défendre face à toutes les dominations, à commencer par celle idéologique exercée par les médias dominants.

Ne pas accroître les inégalités, mais les combattre !

Chacun le sait, l’école est face à de réelles difficultés pour faire réussir tous les élèves. Mais alors qu’un effort sans précédent devrait être accompli dans ce domaine, le gouvernement multiplie les coups contre notre système éducatif.

- Alors que la scolarisation précoce est un gage de réussite surtout quand les parents n’ont pas fait d’études longues et ne peuvent pas « préparer le terrain » pour le CP, des menaces pèsent sur l’avenir de l’école maternelle avec le risque de renvoyer vers des crèches, des gardes privées...

- Alors que 15% d’élèves au niveau national sortent de l’école élémentaire avec un niveau très faible, le ministre Darcos supprime pour tous 2h d’enseignement par semaine pour les réserver aux 15% d’élèves les plus en difficulté quand chacun sait que dans les écoles « défavorisées », ce sont 80% des élèves qui auraient besoin de ces 2h contre 2% dans les quartiers privilégiés. Encore plus d’injustice !

- Alors qu’il faudrait penser des programmes de notre temps, la réforme des programmes baisse l’objectif du « niveau minimum » : se contenter de « mémoriser » et d’être dociles pour les uns qui seraient condamnés à être des « exécutants » de l’économie capitaliste ; développer les capacités de réflexion pour les autres mais en les payant au rabais sans reconnaître leur qualification. Voila la « priorité » pour l’éducation du Président Sarkozy : priorité au service du profit des actionnaires, pas du développement de la société.

- Alors que l’école a besoin d’enseignants parfaitement formés, tant dans leur discipline que sur la pédagogie, l’Etat liquide la formation d’enseignants au lieu de l’améliorer. Absurde : les profs sont poussés à enseigner des disciplines pour lesquels ils n’ont pas été formé. On les surcharge d’heures supplémentaires au détriment du travail pédagogique d’équipe au sein des établissements.

- Alors que, naissances oblige, les effectifs grimpent en primaire et bientôt en secondaire, le gouvernement supprime les postes par milliers, créant des classes surchargées, réduisant les possibilités de choix de filières et poussant vers la sortie du système scolaire les redoublants qui ne trouveront plus place dans les établissements.

Riposter de suite : défendre et proposer

Ne nous laissons pas diviser : quelle que soit son origine sociale, chaque jeune a droit un haut niveau de culture commune dans une scolarité unique, avant de s’orienter. Tous les élèves peuvent apprendre et l’échec scolaire peut être vaincu.

Le PCF propose un plan de lutte contre les inégalités scolaires (voir ci-contre nos propositions) !

Dans les Villes, dans les Conseils Généraux, les élus communistes qui viennent d’accéder à des majorités, vont favoriser les aides aux familles, l’éducation, la culture et le sport. Mais seul l’État peut et doit assurer l’égalité de tous sur l’ensemble du pays. Les moyens d’un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut s’attaquer aux profits du grand patronat et de la finance.

Dans les luttes en cours et les manifestations prévues, les communistes vont agir avec tous ceux qui souhaitent empêcher ces injustices. C’est possible en s’unissant, personnels, parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des contre-projets pour l’avenir de l’école, en prouvant que d’autres choix sont possibles.

par Site PCF publié dans : Actualités
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