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Sassenage à la Une

            5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 14:42

            Le 4 septembre dernier, sous le soleil, nous nous étions retrouvés nombreux pour rendre un vibrant hommage à l'action de Louis Maisonnat décédé 30 ans plus tôt.

            Les mots de Jean-Paul Trovero, Jacques Maisonnat, Annie David, Laurent Jadeau, Pierre Labriet auront retracé l'apport de Louis Maisonnat, le militant communiste au département de l'Isère, à sa ville de Fontaine, son canton de Sassenage.

            Ce 5 novembre, l'exposition sur la Place Louis Maisonnat, retrace quelques facettes de l'action de cet homme d'exception. Je voudrais remercier chaleuresement Jacques Maisonnat d'avoir rappelé l'engagement de son père, militant communiste sur cette Place qui désormais porte son nom, une Place qui jadis était occupée par l'ancienne fonderie Collignon.

            J'ai cotoyé Louis Maisonnat durant les 15 dernières années de sa vie, au départ en tant que syndicaliste CGT, responsable du syndicat des métaux de Grenoble-Nord, puis de l'Union locale de Fontaine, ensuite en tant que responsable politique de la section PCF de Fontaine.

            En 1971, Louis était le Maire de Fontaine, le Conseiller général du canton. Ce que je retiens de cette époque, c'est son engagement sans faille pour le soutien des travailleurs.

            Dans cette grande lutte des Collignon en 1975-1976, avec la CGT, j'étais chargé d'accompagner cette action pour le maintien des industries de fonte de l'acier dans notre pays, j'ai trouvé en Louis (qui était redevenu député en 1973), un allié de poids et je me souviens de sa venue la nuit de Noël ou du réveillon de la Saint Sylvestre, pour que les travailleurs puissent vivre des moments de solidarités fortes, à l'occasion de ces fêtes.

            Face à la détermination de casse de l'outil industriel, nous n'avons pas été assez forts pour préserver l'emploi et le savoir faire, l'entreprise a fermé.

            Cette entreprise à l'angle du Boulevard Joliot-Curie et de l'avenue Aristide Briand a donné lieu après sa démolition à une place du nom de cet élu infatiguable qui s'était tant donné pour l'emploi et le produire français, Louis Maisonnat.

            Louis Maisonnat m'a permis, alors que j'étais membre du secrétariat de la section de Fontaine du PCF, de faire la conaissance de Georges Marchais qui viendra nous rendre visite à l'une de nos soirées choucroute à la salle Jean Jaurès en 1978.

            En novembre 1979, fraichement élu Secrétaire de la section de Fontaine du PCF, un conflit pour le maintien de l'échelle mobile des salaires dans mon entreprise "Permali" éclate, Louis Maisonnat accompagné de Yannick Boulard viendront nous soutenir.

            Je suis devenu en 1980, permanent du PCF, à mi-temps sur le territoire des cantons de Sassenage et Villard de Lans, l'autre mi-temps dans le reste du département de l'Isère.

            Au lendemain de la victoire électorale de François Mitterrand, la dissolution de l'Assemblée Nationale, je rencontre Louis pour lui demander d'être à nouveau notre candidat, il finira par accepter en me demandant d'être son Directeur de campagne, avec un plan de travail où aucune des 140 communes ne devaient être oubliées, alors que nous n'avions que 3 semaines pour accomplir cette immense tâche.

            J'introduisais les réunions, et partais dans une autre commune dès son arrivée et ainsi de suite. Jamais, je n'aurai vécu un tel marathon de rencontres, c'est dire si à son contact, j'ai beaucoup appris !

            En 1982, la perte de 2 cantons enlève des moyens financiers au PCF, j'accepte de reprendre une activité professionnelle à mi-temps, Louis Maisonnat m'embauchera comme menuisier à 50%. Certaines mauvaises langues diront: " tu ne dois pas faire beaucoup de copeaux", les témoins de l'époque pourront attester mon professionnalisme !

            De 1982 à 1984, lorsque Louis Maisonnat faisait le tour des services techniques de la ville de Fontaine, il ne manquait pas une occasion pour me demander: " Chef, que penses-tu de la situation ?", c'était sa façon d'être un militant parmi les militants.

            Louis Maisonnat a été le premier Président du SMTC et à ce titre, avec les élus communistes, il s'est montré un ardent défenseur de la venue du tramway sur la région grenobloise. Alain Carignon contraint d'organiser un référendum, c'est le Oui qui triomphe à Grenoble  avec 53,09 % des votes. Ce jour, 30 588 grenoblois sur 83 142 inscrits s’exprimèrent au travers des urnes, plébiscitant ainsi le retour du tramway à Grenoble. Quelques jours plus tard, le 8 juillet, le SMTC lance officiellement le projet de construction de la nouvelle ligne de tramway. Elle ne partira pas de la Place de la Libération à Sassenage, la droite municipale s'étant opposée à cela, mais de la Poya à Grand-Place.

            En 1984, il a passé le flambeau de Maire à Yannick Boulard, puis en 1985, la ville de Fontaine est charcutée en deux, pour toutes les élections suivantes. Yannick Boulard deviendra le Conseiller général du Canton Fontaine-Sassenage jusqu'en 1991.

            En 1986, Louis a terminé son mandat législatif et nous a quitté 6 mois plus tard. Pour cette richesse qu'il nous a léguée, nous voulons lui dire simplement merci !

            Le jour de l'inauguration de la ligne de tramway une manifestation des fontainois-oises est organisée.Yannick Boulard  dira "les ponts permettent la rencontre entre les hommes et d'autres hommes, les femmes et d'autres femmes", sur Grenoble, Alain Carignon ne voulait qu'une inauguration greno-grenobloise.

             

             

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            Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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