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Sassenage à la Une

            3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 08:29

            L'annonce du départ pour Numéricable SFR de Michel Combes, PDG d'Alcatel Lucent depuis deux ans et quelques mois, avec, à la clé, une « prime de départ » de 13,7 millions d'euros a provoqué, à juste titre, émoi, stupéfaction et colère parmi les salariés du groupe (une bonne part ayant été victimes des plans sociaux décidés par l'intéressé), mais aussi dans l'opinion publique.

            De telles affaires, bien trop fréquentes ces dernières années, viennent nous rappeler que, dans une société frappée par le chômage de masse et la réduction du pouvoir d'achat du plus grand nombre, la moindre pudeur ne semble pas de mise quand il s'agit de rémunérer abondamment et abusivement des dirigeants d'entreprise dont les mérites se mesurent à l'aune des cours de Bourse et du volume des plans sociaux qu'ils mettent en œuvre.

            Comme l'opinion publique est très sensible au problème, il ne se trouve évidemment personne pour trouver « admissible » ce qui a été mis en œuvre dans l'affaire Combes, comme dans d'autres cas par le passé.

            Mis à part Les Républicains, personne ne justifie cette mesure.

            Le Premier Secrétaire du Parti Socialiste, Jean Christophe Cambadélis lui-même, s'est ému de la situation et a appelé à « légiférer » sur la question.

            Le problème, sans doute, c'est qu'il eût mieux valu que les parlementaires, et en particulier, des deux groupes socialistes, à l'Assemblée comme au Sénat, se décident à voter les amendements présentés par les parlementaires communistes et du Front de Gauche, visant à limiter les rémunérations et primes de retraite excessives, à établir la transparence sur les conditions de leur fixation et à accroître les prélèvements sociaux et fiscaux les concernant.

            Ces propositions, notamment défendues au Sénat lors de la discussion de la trop célèbre loi Macron pendant la séance du 5 mai 2015, pour une part inspirées d'une proposition de loi socialiste déposée avant 2012, ont toutes été rejetées, que ce soit par la droite sénatoriale (ce n'est pas une surprise) que par le groupe socialiste.

            Le groupe CRC entend, dans les jours qui viennent, déposer une proposition de loi pour s’attaquer sérieusement aux retraites chapeau. Jean Christophe Cambadélis et la majorité gouvernementale sont-ils prêts enfin à la soutenir ?

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            Publié par CRC - dans Politique
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