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            18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 07:55

            49-3 : Valls exprime son mépris pour la souveraineté de l'Assemblée nationale et des parlementaires: par Pierre Laurent

            Le Premier ministre a annonçé qu'il engage la responsabilité du gouvernement en utilisant la procédure du 49-3 sur la loi Macron. Intimidations et menaces étaient déjà la marque de fabrique du Premier Ministre pour arracher de courtes majorités sur sa politique.

            Cette fois ci ses coups de bottes habituels n'auront pas suffit à faire rentrer dans le rang des députés de gauche qui ne se reconnaissent pas dans la très libérale loi Macron. Le Premier Ministre, en échec, brandit le 49-3, et exprime ainsi tout son mépris pour la souveraineté de l'Assemblée nationale et des parlementaires.

            Manuel Valls n'a pas de majorité sur sa politique dont la loi Macron est un symbole et un axe majeur. Le Premier Ministre n'a pas réussi à convaincre des députés de gauche que le travail du dimanche, les attaques contre les prud'hommes, la défiscalisation des dividendes, la privatisation d'aéroports, la suppression des délits de prisons pour les employeurs ayant porté atteinte au droit syndical...étaient constitutifs d'une politique de gauche en accord avec les engagements de 2012.

            C'est ce renoncement et cette dérive politique qui s'exprime au travers du 49-3. L'ensemble des forces de gauche qui se sont exprimées et mobilisés contre la loi Macron doivent maintenant se retrouver pour construire la nécessaire alternative à gauche. Je les invite tous et toutes à se réunir en urgence.

            Entretien du journal l'Humanité :  Pour le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, l’utilisation du 49-3 atteste que « le gouvernement est minoritaire à gauche ». Il invite les forces progressistes à « se réunir en urgence ».

            Le gouvernement a engagé hier sa responsabilité sur la loi Macron faute de majorité, privant l’Assemblée nationale de vote. Est-ce un tournant du quinquennat ?

            Pierre Laurent. Oui, parce que le gouvernement a choisi le coup de force de manière totalement inédite contre la majorité de gauche et même contre une partie des députés socialistes avec lesquels il a refusé tout compromis. Manifestement Manuel Valls a définitivement choisi son camp, celui du patronat et du libéralisme. Ce n’est définitivement plus celui de la gauche. L’utilisation du 49-3, c’est l’aveu que sa politique y est définitivement minoritaire. C’est donc une période nouvelle qui s’ouvre.

            Le rassemblement à gauche pour une politique alternative peut-il en sortir renforcé ?

            Pierre Laurent. Incontestablement. Le débat a été marqué par une forte convergence de critiques et de propositions réunissant tous les députés du Front de gauche, des socialistes en grand nombre, des écologistes, des députés du MRC et de Nouvelle Donne. Ce rassemblement s’est fait contre l’acharnement du gouvernement à imposer le travail du dimanche sans compensation salariale, la libéralisation anti-écologique du transport, la privatisation d’aéroports, les facilités nouvelles données aux licenciements… Cela confirme que, sur de nombreux sujets, des forces de toute la gauche convergent pour demander l’arrêt des politiques d’austérité et un tournant dans la politique nationale. Après le coup de force gouvernemental, il nous faut d’abord construire une riposte commune forte. Car l’utilisation du 49-3 à l’Assemblée nationale ne met pas un terme au débat parlementaire sur la loi Macron qui doit revenir devant le Sénat. La mobilisation sociale et le travail de convergence parlementaire doivent donc s’amplifier pour exiger son abandon. Au-delà, ces forces favorables à une autre politique doivent travailler ensemble sur des objectifs qui redonnent à la gauche son vrai visage. Je les invite tous et toutes à se réunir en urgence.

            Emmanuel Macron a reproché aux parlementaires qui refusaient de voter sa loi de « ne plus rien faire » contre le chômage. Souscrire à la logique de ce texte est-il le seul moyen d’agir ?

            Pierre Laurent. Macron se moque du monde. Sa loi ne créera aucun emploi mais va uniquement faciliter le travail subi, déréglementé et précarisé. Ces recettes libérales sont celles qui ont lamentablement échoué. La lutte contre le chômage a besoin d’un cap radicalement différent qui soutienne l’investissement public pour des grands programmes de créations d’emplois et qui mette l’argent des banques au service de ce développement social.

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            Publié par Pierre Lauren - dans Politique
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            Christian Debacq 19/02/2015 14:13

            Les derniers chiffres de 2014 font état qu'un emploi privé sur 10 provient du monde associatif (9,7% exactement). En tout, ce sont 165.000 associations qui emploient 1,8 millions de salariés en France (1.813.000 exactement) et distribuent près de 37 milliards d’euros de masse salariale (36.933.982€ exactement).

            Que les 1,8 million de salariés du monde associatif prennent conscience que la loi Macron sur le travail dominical est une entrave à leur travail. Et ne laissons pas des pseudos socialistes brandirent le risque de basculement à droite comme une raison suffisante de les laisser en paix et poursuivre leur travail de sape. La gauche des "frondeurs" c'est la gauche tout court, celle qui défend nos concitoyens contre des mesures injustes contre lesquelles ils ne peuvent plus se défendre.

            J'ai entendu dire que les salariés précaires relevant des activités commerciales n'avaient qu'à manifester et se faire entendre mais cela fait bien longtemps que ce n'est plus possible pour eux. Le dialogue social n'existe pratiquement plus dans cette corporation et hormis quelques tickets restaurants ou une complémentaire santé ces salariés ne peuvent pas espérer grand-chose de plus parce que la nature même de leur travail ne leur permet pas de fermer boutique pour se faire entendre dans la rue.

            Et pour couronner le tout, il parait que les français ne comprennent plus rien aux divisions politiques intestines et qu'ils s’agacent de longs et houleux débats sur les conceptions républicaines. Et pourtant, c'est par le débat politique que le compromis prend forme ; et le compromis c'est l'assurance qu'on privilégiera toujours ce qui rapproche à ce qui divise.

            Là encore les médias ont un rôle à jouer : celui de d'expliquer ce qui motive le débat politique au-delà des lignes de fractures partisanes. Expliquer par exemple qu'en forçant les français à travailler le dimanche on met à mal le tissu associatif et par ricochet le lien social entre tous les individus.

            Alors si le dernier rempart contre le libéralisme à outrance est mis à mal par les médias eux-mêmes - il n'y a qu'à voir le travail de démolition de Jean-Luc Mélenchon ou de Benoît Hamon - et bien il ne reste plus grand chose à espérer et beaucoup à craindre de ce gouvernement Macron qui n'est que l'ombre du gouvernement Sarkozy.

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