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Sassenage à la Une

            2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 16:54

            Samedi 23 novembre, nous avons tenu une réunion FdG sur le thème de la « réforme des rythmes scolaires ». Riche débat au cours duquel nous avons pris la décision d’élaborer le tract ci-dessous:

            Ce tract sera diffusé lors du

            rassemblement (suivi d’une manif’) qui se tiendra jeudi 5 novembre à 10h30, rue Félix-Poulat GRENOBLE,

            à l’initiative de syndicats du Premier degré appelant ce jour-là à une grève nationale (SNUipp-FSU, CGT, SUD, FO, CNT).

             

            Pourquoi cette réforme des rythmes scolaires qui était attendue par beaucoup suscite-t-elle autant de mécontentement et de colère ?

            Les deux heures d’école volées aux écoliers par Sarkozy ne leur sont pas rendues : elles sont transformées en activités périscolaires, non obligatoires et parfois payantes, sans exigence de qualité, sans garantie de laïcité.

            Les inégalités territoriales s’accélèrent : commune riche ou pauvre, rurale ou urbaine, volonté politique, autant de facteurs d’inégalités. Ça n’est pas en aggravant les inégalités qu’on remédie à l’échec scolaire.

            La dénationalisation du Service public est engagée : les programmes de 2008, centrés sur les soi-disant fondamentaux, croisés avec l’instauration du « socle commun des compétences », c’est la voie toute tracée pour la sortie de l’école de domaines tels que l’éducation culturelle, artistique ou physique dans les programmes en gestation.

            Le traitement de la difficulté scolaire est externalisé : la Ville de Grenoble signe des contrats avec des étudiants pour du soutien scolaire quand aucun poste de RASED n’a été rouvert.

            Un boulevard pour la marchandisation de l’école : les officines qui gravitent autour de l’école sont dans les starting-blocks et le gouvernement a déjà signé des contrats avec Total pour des partenariats dans le cadre du périscolaire.

            La qualité n’est pas toujours au rendez-vous : si certaines communes ont une vraie tradition d’éducation populaire et ont pu proposer dès 2013 des activités de qualité, c’est loin d’être le cas partout, et impossible en cas de généralisation sur tout le territoire.

            Pas de place pour tous : à Grenoble, les activités payantes ne font pas le plein tandis que les « récréactives » (concept émergent) sont saturées.

            L’encadrement des activités périscolaires soulève des problèmes de normes, de sécurité, de continuité, de recrutement et de formation des intervenants. L’impréparation est consternante s’agissant de l’éducation des enfants et l’information des parents.

            Les conditions de travail des enseignants continuent de se dégrader, la fatigue est au rendez-vous dans un métier où le travail invisible est très important : pas de diminution du temps de présence devant les élèves et une demi-journée de présence en plus à l’école. Ajoutez à cela la question des locaux qui n’a pas été réfléchie : les salles de classe sont un des outils de travail des enseignants d’où ils n’acceptent pas d’être mis à la porte.

            Les enfants aussi sont plus fatigués: un comble compte tenu des objectifs de la réforme. Les temps et lieux des activités doivent être repensés, prévenir l’agitation, constituer des repères.

            Une réforme pas financée : quel que soit le niveau des aides (État, CAF…) elles sont temporaires et comme elles se conjuguent avec la diminution des dotations de l’état aux communes, cette réforme se fera forcément au détriment d’autres actions des communes.

            Le mécontentement est tel qu’à l’heure où le ministre entend refonder l’école on ne parle plus d’école. Tous les débats tournent autour du périscolaire.

            Ce n’est pas de cette réforme dont l’école de la République a besoin.

            Vincent Peillon présente la refondation de l’école dans le but d’adapter l’école aux évolutions de la société.

            Le Front de Gauche a une ambition bien différente : nous voulons transformer la société.

            C’est donc un tout autre projet que nous proposons pour nos enfants, nos élèves.

            Dans et hors de l’école, l’égalité républicaine...

            Service public et égalité

            de financement sur tout le territoire national !

            Plus et mieux d’école publique

            L’école renforcée dans ses missions qui nécessitent une concertation en profondeur sur :

            • Les programmes, les pratiques, les contenus d’apprentissage ;
            • L’accès pour tous à une culture commune de haut niveau ;
            • La réaffirmation du caractère national de l’école ;
            • Les conditions de travail ;
            • L’aide aux enfants en difficulté : refondation des RASED ;
            • Les effectifs, la scolarisation des tout-petits,… ;
            • La formation initiale et continue des enseignants, le lien avec la recherche ;
            • L’ouverture de l’école à son environnement social et urbain.

            Un Service public péri-scolaire

            • Inscrit dans un cadre strictement laïque ;
            • Qui définisse et donne leur place à l’Éducation populaire et à l’Éducation nouvelle, aux associations laïques complémentaires de l’École publique, aux collectivités territoriales ;
            • Qui contribue à promouvoir l’école, à la rendre plus démocratique, à faire vivre les valeurs d’éducabilité, de coopération et du vivre ensemble ;
            • Qui contribue à outiller les enfants - en particulier des milieux les plus fragilisés - pour les aider à entrer dans le sens et les codes de l’école, inégalitaire depuis toujours même si elle s’est massifiée et démocratisée.

            Des valeurs éducatives et un pacte social réaffirmé

            Une communauté éducative large, complémentaire dans ses missions éducatives, où le rôle de chacun est clairement posé pourra être garante des valeurs d’égalité, de solidarité et de laïcité qui fonde notre pacte social.

            En prise directe avec l’ensemble des rapports sociaux, le Front de Gauche se saisit de la réforme des rythmes scolaires, non pas pour tourner le dos à des acquis comme ceux de l’Éducation populaire, mais bien pour affirmer son attachement au service public et à la transformation de l’école.

            Il faut que le ministre entende l’exigence exprimée par les parents, les enseignants, les élus, de remise à plat de cette réforme mal préparée, de son articulation avec la démocratisation de tout le système éducatif contre les inégalités, et de moyens nouveaux.

            En 2008 Sarkozy a volé 2 heures d’école par semaine aux élèves des écoles primaires et organisé la semaine de classe sur 4 jours.

            Il ne s’était pas contenté de ça : suppression de postes par dizaines de milliers, saccage des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficultés), disparition de la médecine scolaire, suppression de la formation des enseignants, fichage des élèves, individualisation des apprentissages, culte de l’évaluation, caporalisation à tous les étages, dénigrement de toute une profession, atteinte aux droits syndicaux…

            Tout cela dans un contexte bien engagé depuis 15 à 20 ans de marchandisation de l’école, de décentralisation, de regroupements d’écoles avec des tentatives de dénationalisation du Service public pour aller vers plus d’autonomie, de mise en concurrence des établissements. C’est fait pour les universités, c’est bien engagé pour les lycées, ça se profile pour les écoles primaires.

            C’est tout l’édifice de l’École de la République qui a été profondément bouleversé.

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            Publié par Front de gauche Isère - dans Actualités
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