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Sassenage à la Une

            14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 13:33

            Cette fois-ci, l’assurance maladie paye cash et va supporter l’essentiel des coupes dans le budget de la Sécurité sociale présenté 
en Conseil des ministres.

            Près de 3 milliards d’euros en moins, alors que les besoins augmentent du fait de la vieillesse et des nouvelles pathologies, voilà qui mine un peu plus la capacité de la Sécurité sociale à bien remplir son rôle de couverture maladie.

            Certes, contrairement à la méthode Sarkozy qui consistait à faire payer toujours plus les malades, il n’est pas question cette fois de déremboursements ou de nouvelles franchises. Mais toute la logique de la présentation du budget est fondée sur un seul argumentaire: il faut « réduire le déficit », boucher « le trou ».

            La ministre de la Santé, Marisol Touraine, 
se targue même d’un « effort historique ». Dans la course au toujours moins, l’actuelle majorité se dispute la palme avec la précédente.

            C’est assez affligeant. Car la Sécu mérite mieux que ça.

            Ironie du sort, alors que l’administration américaine est à l’arrêt pour cause d’affrontement politique entre les démocrates et les républicains sur la mise en place, effective depuis le 1er octobre, d’un système d’assurance santé aux États-Unis, les Américains, eux, se ruent sur les sites d’inscription pour demander leur affiliation. Il s’agit pourtant d’une couverture minimale, bâtie sur la base d’une aide de l’État à contracter des contrats privés. Mais l’engouement montre à quel point le besoin est pressant.

            Au royaume de la concurrence libre, les assurances privées ont fait leur beurre sur le dos des malades. Et à l’entrée dans le XXIe siècle, près de 50 millions d’Américains ne bénéficient d’aucune couverture santé. Alors qu’outre-Atlantique le débat pousse à insuffler un peu de justice sociale dans le système, l’Europe, et la France avec, ne cesse de porter de rudes coups aux principes collectifs de protection sociale.

            Comment voulons-nous faire société ensemble ?

            Au fond, les débats sur la protection sociale ramènent à cette très actuelle question : celle des moyens que des hommes et des femmes décident de mettre en commun pour s’assurer solidairement des risques qu’entraînent les aléas de la vie, la maladie, la vieillesse ou encore la perte d’emploi.

            En France, l’assurance maladie est un peu la figure de proue du navire Sécurité sociale. Elle est universelle, donc protège toutes celles et tous ceux qui vivent sur le territoire, riches, pauvres, chômeurs, salariés, étrangers, en situation régulière ou non.

            Elle est assise sur un financement qui assure le principe de solidarité : chacun cotise selon ses moyens mais reçoit en fonction de ses besoins.

            D’année en année, de PLFSS en PLFSS, ce beau concept est sapé dans ses bases.

            Le paquebot est rongé par la rouille et bientôt la rouille atteindra la coque. À ne parler de la santé que comme d’un coût à réduire, Marisol Touraine contribue 
à ce qu’elle dénonçait en 2012 quand elle accusait la droite de « faire évoluer notre système de protection sociale vers une prise en charge accrue par les assurances privées ».

            Il n’est pas encore trop tard pour changer 
de sens. Même amoindrie, la Sécurité sociale reste 
en France un puissant facteur de sécurisation de vie, 
un pilier du vivre ensemble.

            Un chiffre à méditer : la France produit aujourd’hui quatre fois plus de richesses qu’il y a trente ans. Or, il y a trente ans, le déficit était inexistant. Soigner la Sécu est moins une affaire de réduction de dépenses que d’augmentation des recettes

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            Publié par Barrionuevo - dans Politique
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