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Merci au dessinateur Chimulus qui a accepté que ce blog utilise les dessins paraissant sur son site: http://blabladezinc.blog.20minutes.fr/
Vendredi 18 avril 2008

"Aimé Césaire est mort. Je salue l’ami qui nous quitte, avec tous ceux des Antilles, des Caraïbes, d’Afrique, de France et du Monde qui le pleurent.

Je repense à la rencontre que nous avons eue le 24 novembre 2006. Un mot me vient : dignité.

Aimé Césaire restera pour moi un homme qui a regardé tout le siècle passé en face, l’homme de toutes les révolutions, poétiques et politiques.

Contre l’oppression du système colonial et l’exotisme de bon aloi, il a forgé, avec ses camarades, Léopold Sédar Senghor et Léon Gotran Damas, le concept de négritude. Aimé Césaire disait : « ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l’assimilation culturelle, le rejet d’une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation. » Le discours du président à Dakar montre, ô combien, l’actualité de ce combat.

Aimé Césaire, ouvrant des chemins d’une identité debout, ne faisait pas de ce combat une affaire fermée. Il concevait son humanisme actif et concret à destination de tous les opprimés de la planète.

Sa poésie, dont André Breton disait qu’elle était « belle comme l’oxygène naissant », son théâtre, ont inventé une langue d’une grande puissance incantatoire jamais coupée de son idéal.

Fondateur du PPM, député de la Martinique, président du Conseil général et Maire de Fort de France, il a engagé sa pensée, comme élu, dans des actes utiles aux Martiniquaises et aux Martiniquais.

Tous les progressistes auront à coeur de faire vivre le poète, l’anticolonialiste, le progressiste dont l’oeuvre est encore bien nécessaire.

Lors de notre rencontre de mai 2006, nous avons échangé sur les raisons de son départ du PCF en 1956. Je lui ai remis un duplicata de sa lettre à Maurice Thorez dans laquelle il écrivait : "Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n’est ni le marxisme, ni le communisme que je renie, que c’est l’usage que certains font du marxisme et du communisme que je réprouve". Il me redisait ce qu’il avait écrit quelques mois plus tôt à l’occasion du débat en France sur la loi du 23 février 2005 vantant les bienfaits du colonialisme : « Je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu ».

Un grand homme part. Mais Aimé Césaire marquera pendant longtemps les communistes et tous ceux pour qui émancipation et libération ne sont pas des mots vains.

Je transmets mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches, aux militantes et militants qui ont agi avec lui, et à nos amis du PC Martiniquais. Une délégation du PCF se rendra à ses obsèques."

Marie-George Buffet Ancienne ministre Députée de la Seine St Denis Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 17 avril 2008.

par Marie George Buffet publié dans : Actualités
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Jeudi 17 avril 2008


Copyright, Gérard Beck le 18 mai 2003

 

Bonjour,

Le comité de soutien aux « Contre-plaquistes » a tenu une conférence de presse mercredi 16 avril. Étaient présents : FR3, GRENews et Radio-Grésivaudan. La journaliste du DL devant couvrir cette conférence de presse s’est excusée d’être absente surchargée, nous a-t-elle dit, de travail.

Vous trouverez, ci-après, ce qu’en ont reporté GRENews et le DL, plus le lien permettant de visionner la vidéo de FR3 (avec une erreur sur l’identité des « délinquants »).

Gérard

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GRENews – Jeudi 17 avril 2008

Les contre-plaquistes ont finalement gagné

Image

Nouvelle notoriété pour les « contre-plaquistes » grenoblois : la Cour de Cassation leur a donné raison d’avoir refusé un prélèvement de leur ADN par la police. Reconnus coupables d’avoir, déboulonnage de plaque à l’appui dans la nuit du 16 au 17 mai 2003, débaptisé la rue Thiers pour lui donner le nom de « Commune de Paris », ils avaient été dispensé de peine.

Ils en avaient pris argument pour refuser le prélèvement aux fins d’inscription dans le fichier national informatisé des empreintes génétiques. Ils avaient obtenu gain de cause auprès de la cour d’appel de Grenoble. Le parquet général avait fait appel devant la Cour de Cassation. Cette dernière a confirmé, le 10 avril, l’arrêt de la cour d’Appel.

Et maintenant ? « On va faire un festoiement », sourit Gilles Rocipon, l’un des contre-plaquistes. Et un peu d’infos sur le fichage par la même occasion courant mai.

« C’est un petit clou que nous utiliserons éventuellement », lance Gilles Rocipon. Tranquilles, admettant bien volontiers que la victoire est limitée et qu’il ne s’agit pas d’une banderille profondément plantée dans le fichier ADN, ils disent aussi que l’occasion est bonne de faire un peu d’infos et développer leurs argument contre le fichage des données ADN.

« On forge les armes qui, si elles avaient existé à l’époque, aurait permis d’éliminer les juifs beaucoup plus rapidement », a assuré l’un. « Que se passera-t-il si des chercheurs débiles trouvaient le gène du faucheurs d’OGM, du syndicaliste anti-consensus mou avec le Medef, de l’intégriste... », a interrogé l’autre après avoir cependant indiqué : « Est-ce que tous les fichiers sont mauvais. Il faut en débattre ».

Car c’est beaucoup « le déficit démocratique », comprendre l’absence de débat à l’échelle de la société entière, que ces militants déplorent.

Agnès Gosa

 


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FR3 : http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c38a_1920&video_number=0

par Gérard Beck publié dans : Actualités
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Mercredi 16 avril 2008

 



Un article  signé Anne Chemin, ce mercredi 16 avril 2008, a été largement commenté par les médias, , alors Réalité ou Fiction, la baisse des Allocs ?


C’est un décret de quelques lignes qui est, jusqu’alors, passé inaperçu. Sous une apparence technique, ce texte modifie les règles de calcul des allocations familiales, l’un des symboles de la politique familiale française depuis leur création, dans les années 1930. "L’âge à partir duquel les enfants ouvrent droit à la majoration des allocations familiales est fixé à quatorze ans", précise le décret. Ce nouveau dispositif, qui concerne plus de 4,5 millions de familles de deux enfants et plus, entrera en vigueur le 1er mai : il devrait permettre à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) de réaliser 138 millions d’économies par an.

Aujourd’hui, le montant des allocations familiales augmente au fil de l’âge des enfants. Lorsque l’un d’eux fête son onzième anniversaire, la famille touche une majoration de près de 34 euros, lorsqu’il atteint l’âge de seize ans, la majoration passe à 60 euros. Ce système de double "bonus" permet de donner un coup de pouce aux familles dont les enfants entrent dans l’adolescence, un âge où les dépenses consacrées aux études, à l’habillement et aux loisirs ont tendance à s’alourdir.

UNE PERTE DE 600 EUROS PAR ENFANT

A partir du 1er mai, ces règles seront modifiées : désormais, une seule majoration de 60 euros interviendra à l’âge de quatorze ans. Cette mesure entraînera automatiquement une baisse des allocations familiales : au total, sur l’ensemble des versements accordés entre le onzième et le dix-huitième anniversaire, les familles perdront près de 600 euros par enfant. Les prestations versées au cours de ces sept années d’adolescence s’élèvent aujourd’hui à 3 475 euros : elles passeront à l’avenir à 2 890 euros.

Cette mesure d’économie a suscité la "vive insatisfaction" du conseil d’administration de la CNAF, qui a rendu, le 5 février, un avis défavorable à cette mesure : 21 des 24 administrateurs ont voté contre le projet de décret. Ces décisions "s’intègrent dans un contexte de perte de pouvoir d’achat s’aggravant pour les familles", soulignaient-ils alors dans un communiqué. "L’application de cette mesure est incompatible avec la politique familiale dynamique, volontaire et concertée que nous appelons de nos vœux", concluaient-ils.

La CGT regrette aujourd’hui ce nouveau "coup" infligé au pouvoir d’achat des familles, la CFE-CGC critique ce "recul des prestations familiales, qui sont déjà insuffisantes", et l’Union des familles en Europe juge cette économie "inacceptable". "Cette baisse des allocations familiales ne sera pas forcément très visible car elle sera étalée dans le temps mais ellereprésente, au final, une somme importante, regrette François Fondard, le président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF). Il n’est pas bon, par les temps qui courent, d’imposer une nouvelle perte de pouvoir d’achat aux familles."

par le Monde publié dans : Actualités
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Mercredi 16 avril 2008
Voeu déposé par le Groupe communiste de la région Rhône Alpes lors de la session plenière des 10 et 11 avril 2008 :

Exposé des motifs :

Le Gouvernement a fait approuver par le Conseil d’Administration de la SNCF du 19 mars la ponction d’un dividende à hauteur de 20 % du résultat courant (131 M€) de l’excédent de 658 M€ réalisé par la SNCF en 2007. A ce jour, nous ne connaissons pas quelle sera l’utilisation de cet argent par l’Etat.

Dans le même temps, les deux entreprises SNCF et RFF continuent à être fortement endettées.

Il serait plus judicieux que l’Etat prenne enfin en charge le désendettement de RFF dont il porte la responsabilité et dote la SNCF et RFF de moyens accrus.

Voeu :

Le Conseil Régional de Rhône-Alpes demande à l’Etat d’abandonner l’idée de ponctionner la SNCF d’un dividende à hauteur de 20% du résultat courant et qu’il exige de la SNCF qu’elle investisse cette somme dans l’activité de proximité.

Adopté :

POUR : PS – Verts – PC – PRG – APP - Centre

CONTRE :

ABST : FN

NPPV (Ne Prend Pas part au Vote) : UMP

par PCF Rhône Alpes publié dans : Actualités
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Mercredi 16 avril 2008

"Le Syndicat national unifié des impôts sort ce jour son Rapport sur l’état de la lutte contre la fraude fiscale. Ce rapport livre des données chiffrées sur la fraude et le contrôle fiscal, discute un certain nombre d’évolutions et propose des pistes pour améliorer la lutte contre la fraude.

Le contrôle fiscal est la contrepartie du système déclaratif. Mais les évolutions récentes du contrôle ont de quoi laisser rêveur : de plus en plus, le contrôle est en effet pensé comme une prestation de service et non plus comme une mission de service public.

Un rapide constat sur la fraude peut être dressé ainsi :
- la fraude fiscale est importante, elle est de plus en plus complexe, multiforme (fiscale et sociale) et internationale,

- entre un droit fiscal qui évolue à petit pas (notamment au plan européen) et la réalité économique qui galope (rapidité de circulation des capitaux, nouvelles technologies…), le décalage s’accroît,

- il existe un contrôle à deux vitesses : les salariés et retraités sont facilement contrôlés, les circuit plus complexes sont moins contrôlés car plus techniques et nécessitant plus de temps et de moyens humains, juridiques et matériels (et ces moyens diminuent), par ailleurs, on notera que les premières mesures concernant la lutte contre la fraude fiscale et sociale ont surtout concerné la petite fraude sociale,

- les règles juridiques sont de moins en moins adaptées ; elles restent notamment trop « nationales » et trop longues à mettre en oeuvre,

- le contexte de concurrence fiscale empêche l’harmonisation fiscale (IS, TVA, revenus de l’épargne) et des procédures de contrôle et conduit à mettre la « pédale douce » sur le contrôle pour favoriser l’attractivité fiscale.

Certes, l’actualité est soudainement devenue riche sur le front de la lutte contre la fraude fiscale.

Avec ; le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires consacré à la fraude (Mars 2007), la lettre du Président de la République et du Premier Ministre du 11 Octobre adressée au Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique le désignant comme « M. lutte contre la fraude », l’élargissement du périmètre du Comité national de lutte contre la fraude (créé tout d’abord au sein de la sphère sociale) à la fraude fiscale fin Octobre 2007, la transformation de ce Comité en Délégation et le scandale de la fraude fiscale internationale impliquant, notamment, le Lichtenstein (et, par effet de domino, la plupart des pays occidentaux), on peut mesurer sans peine la nature et l’importance des enjeux en matière de lutte contre la fraude fiscale.

Les règles actuelles doivent évoluer car le décrochage que l’on constate entre la réalité du contrôle et celle de la fraude est économiquement et socialement particulièrement injuste et préjudiciable. Le manque à gagner provoqué par la fraude fiscale (que le SNUI estime entre 42 et 51 milliards d’euros par an) pèse lourdement sur les finances publiques et accroît l’injustice fiscale et sociale.

Alors que la France s’engage sur la voie du repli de l’action publique et qu’elle s’apprête à prendre la Présidence de l’Union européenne, il reste maintenant à voir si elle saura, au plan national et européen, porter les projets d’amélioration de la lutte contre les diverses formes de fraude et se doter des moyens de ses ambitions affichées.

Voir le rapport

par SNUI publié dans : Actualités
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Mardi 15 avril 2008



CONTRE LA CASSE DE L’ÉCOLE !

- POUR LA RÉUSSITE DE CHACUN !

La mobilisation des lycéennes, des lycéens et des enseignants s’amplifie pour faire échec au plan de rigueur éducative de Darcos, cette véritable guerre à l’avenir engagée par le Président Sarkozy et le gouvernement.

L’objectif de la droite est une équation a zéro inconnu : toujours plus de fric pour la bourse, les profits du patronat, toujours moins de moyens pour les solidarités nationales (sécu, retraites), les services publics (l’hôpital, la justice, les transports publics et bien sûr l’école) et le pouvoir d’achat des ménages, des retraités, et bien sûr celui des jeunes et des étudiants.

Les communistes sont aux côtés de la jeunesse et combattent cette société du chacun pour soi, du seul contre tous, un monde de ségrégation sociale, d’autoritarisme et d’égoïsme froid.

Ce monde, livré aux puissances de l’argent, nous n’en voulons pas !

 Nous voulons des cours, pas ceux de la bourse

La jeunesse attend autre chose, notamment de son école et de la fac. Pour se construire comme citoyen, critique et responsable, pour accéder à des emplois épanouissants et rémunérateurs, et pour que cela ne soit pas réservé à une petite élite sociale, nous avons besoin d’un système éducatif qui permette d’amener tous les élèves au plus haut niveau de culture commune.

Permettre à chacun de prendre sa part pour relever les défis de ce siècle, progrès scientifiques, développement économique, environnement, démocratie culturelle, tout cela suppose d’accomplir un effort sans précédent dans l’éducation et la recherche.

 La droite et Sarkozy font tout le contraire

- En supprimant près de 80.000 postes dans l’éducation nationale depuis 2002, près de 12.000 cette année, plus encore les années suivantes, ils surchargent les classes, étouffent tout suivi pédagogique et accroît les inégalités scolaires ;

- En nivelant les programmes par le bas, ils s’apprêtent à former pour une part des exécutants de l’économie capitaliste, capables de « mémoriser » et d’être « dociles », et à développer des capacités de réflexion et des compétences pour les autres mais en les payant au rabais sans reconnaître leurs qualifications ;

- En s’attaquant à l’Université (Loi LRU), ils y accroîssent les mécanismes de sélection, renforcent un système à deux ou trois vitesses, et marchandisent l’accès au savoir, aux qualifications.

 Les jeunes sont dangereux ?

Non seulement cette droite ne considère pas la jeunesse de notre pays comme une chance, mais elle la montre du doigt, surtout lorsque jeunesse rime avec banlieue.

- Pendant que certains parlent d’encadrement militaire pour les jeunes, d’autres dialoguent à coup de flashball et de cars de CRS ;

- L’Internet est mis sous surveillance pour empêcher le téléchargement et garantir les profits des majors de l’industrie culturelle, pas les rémunérations des artistes ;

- On met au point des répulsifs anti-jeunes pour les faire abandonner à coup d’ultrasons les lieux où il ne sont pas les bienvenus. Etc...

La jeunesse leur fait peur, mais d’abord et surtout lorsqu’elle prend son avenir en main, qu’elle fait valoir ses droits et sort du gentil moule dans lequel on veut la faire rentrer : une formation au rabais, un boulot mal payé sous les ordres d’un petit chef et Secret Story pour se détendre le soir.

Loin des idées reçues, les mobilisations en cours dans les lycées, toutes les manifestations de ces dernières semaines montrent beaucoup de rêve, d’esprit de responsabilité et de solidarité dans ce mouvement. Il faut continuer et se rassembler dans les luttes pour faire plier la droite et pour ouvrir des perspectives.

 Nous aussi, on peut changer les choses

Nous ne sommes pas en 68. Mais, les mobilisations d’hier comme d’aujourd’hui montrent leur portée et leur efficacité lorsqu’elles rassemblent la diversité des forces sociales prenant conscience de leurs intérêts et de leur avenir commun : élèves, enseignants, étudiants, ouvriers, employés, chercheurs, chômeurs, artistes, paysans, sans papiers,...

La France n’a jamais été aussi riche, capable de répondre aux besoins qui s’expriment dans tant de domaines (salaires, logements, services, santé, culture, mobilité, développement personnel, démocratie, coopération...). Mais pour cela, il faut que tous les citoyens et toutes les forces qui, à gauche, veulent résolument ce changement, se rassemblent et se mettent au travail pour construire un projet véritablement alternatif. Sans attendre, c’est à cela que veulent contribuer les femmes et les hommes du PCF.

par Site PCF publié dans : Actualités
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Mardi 15 avril 2008



Face à l’entreprise de destruction initiée par la droite et le gouvernement, associations et syndicats s’unissent pour défendre le service public.
Lancé mardi, un appel à la mobilisation citoyenne pour l’affirmation de la valeur collective des services publics, sa défense, et son élargissement doit faire pendant à la précarité instituée par le dogme libéral du gouvernement.


150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c’est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l’exercice effectif des droits.

L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

Nous ne l’acceptons pas !

Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.

Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

Pour tout contact

contact@service-public-notre-richesse.fr

Premiers signataires :

* Jean-claude AMARA (Droits devant),
* Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
* Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
* Pierre BAUBY (CELSIG),
* Claude BERNARD (président de l’UNRPA),
* Robert CASTEL (Directeur d’études à l’EHESS),
* André CHASSAIGNE (Président de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
* Pierre CONCIALDI (Economiste à l’IRES),
* Annick COUPE (Porte-parole de l’Union syndicale Solidaires),
* Didier DAENINCKX (Ecrivain),
* Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
* Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
* Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l’Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
* Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
* Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
* Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
* Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
* Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l’Homme), * Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l’Enseignement), * Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
* Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
* Alain FAUCONNIER (Président d’honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
* Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
* Jacques FOURNIER (Conseiller d’État honoraire),
* Jean GADREY (Economiste),
* Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
* Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
* Pascale GONOD (Professeure des Universités),
* André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
* Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public), * Faride HAMANA (Président FCPE),
* Jean-marie HARRIBEY (Co-président d’ATTAC),
* Liêm HOANG-NGOC (économiste),
* Yves JEAN (Universitaire),
* Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
* Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
* André LAIGNEL (Maire d’Issoudun, Secrétaire Général de l’ Association des Maires de France),
* Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
* Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
* Florian LECOULTRE (Président de l’Union Nationale Lycéenne),
* Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
* Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
* Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
* Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
* Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
* Mohamed MECHMACHE (Président d’AC Le Feu),
* Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l’éducation),
* Catherine MILLS (Universitaire économiste),
* Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
* Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
* Alain OBADIA (Membre du CES),
* Michel PARTAGE (Président de l’association EAU),
* Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
* Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
* Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
* Jean baptiste PREVOST (Président de l’UNEF),
* Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
* Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
* Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
* Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
* Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l’Institut National de l’Histoire de l’Art),
* Henri STERDYNIAK (Economiste),
* Fodé SYLLA (Membre du CES),
* Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
* Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
* Aurélie TROUVE (Co-présidente d’ATTAC),
* Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l’assurance maladie)

Signer la pétition - Voir les signataires

par Barrionuevo publié dans : Actualités
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Mardi 15 avril 2008


Qui oserait encore parler de présidence du pouvoir d’achat ? Chaque jour qui passe confirme au contraire une entreprise de dépeçage systématique du pouvoir d’achat populaire.

Pour la carte famille nombreuse, le boulet était passé très près. Devant le tollé suscité par l’annonce de sa suppression, Sarkozy a suspendu cette décision quelques heures à peine après que son ministre des Transports l’eut confirmée. Un week-end plus tard, c’est Roselyne Bachelot qui monte à son tour à l’assaut et ajuste cette fois les assurés sociaux entre les deux yeux : désengagement complet de la Sécu des remboursements des lunettes et des frais d’optique ! Une véritable provocation au lendemain d’une journée nationale de mobilisation des maladies contre les franchises médicales.

Mais pour le gouvernement, taxer les salariés ne suffit pas, il faut en plus les culpabiliser, les montrer du doigt pour justifier le recul de leurs droits. Au moment même où le Parlement entame la discussion d’un projet de loi prétendument destiné à « moderniser le marché du travail », on apprend qu’il concocte un projet de sanctions, avec perte des allocations, à l’encontre des chômeurs qui refuseraient deux offres d’emplois si celles-ci ne sont pas inférieures à 70% de son salaire antérieur et localisées jusqu’à deux heures de son domicile.

C’est paraît il les nouveaux critères de ce que le gouvernement baptise d’un nouveau sigle, OVE, une offre valable d’emploi. Le salarié chômeur, taillable et corvéable à merci, un rêve auquel le patronat a moins que jamais renoncé. Quant au projet de loi lui même, qui s’appuie sur une négociation menée le couteau sous la gorge entre les syndicats et le MEDEF, il n’apporte en rien la sécurisation des parcours professionnels annoncée mais, à y regarder de près, plutôt tout le contraire : des contrats fragilisés, des périodes d’essai allongées...

Et Laurence Parisot n’y voit qu’un début : »Il faut dédramatiser, il va falloir continuer à s’adapter à la globalisation », déclare-t-elle... La globalisation, justement, parlons en. C’est elle qui provoque les émeutes de la faim qui éclatent un peu partout en ce moment sur la planète ; une globalisation qui, trop obsédée à servir les marchés, a oublié de nourrir les hommes !

Celle qui a entraîné les marché dans une folle spéculation sur les denrées agricoles de première nécessité au point de menacer aujourd’hui, aux dires de l’ONU, plus de trente pays de très graves déstabilisations. Celle qui organise de plus en plus la localisation des activités industrielles en fonction d’un critère unique, le dumping salarial, comme on vient de le voir encore avec la grève des ouvriers de Dacia. Celle qui pour éponger les énormes masses financières englouties dans les faillites bancaires provoquées par la crise des subprimes américains serra partout le robinet des crédits et des dépenses publiques.

La « modernisation du marché du travail », ce serait donc cela : s’adapter encore et encore à cette globalisation capitaliste...

Mais qui ne voit qu’à l’origine de tous ces ravages, il y a toujours la même obsession de rentabilisation financière des marchés, des territoires, des mains-d’oeuvre ? Et il faudrait s’enfoncer encore dans la mise en concurrence, sacrifier nos acquis, nos atouts, griller nos potentiels, « flexibiliser » les vies plutôt que protéger leur développement. Déséquilibrer toujours davantage le contrat de travail entre patron et salarié au détriment de ce dernier, ce n’est pas préparer l’avenir, c’est marcher à reculons de l’histoire.

La droite et le patronat se vantent souvent d’être ceux qui ont les pieds sur terre et regardent les réalités en face. En ce moment, c’est le sentiment exactement inverse que donne la politique gouvernementale : celle d’un train fou lancé à pleine vitesse qui entraîne notre pays dans un terrible crash humain et financier.

par Site PCF publié dans : Actualités
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Lundi 14 avril 2008
Lors de l’installation du nouveau Conseil municipal le 22 mars 2008, il y eu, l’émotion et les paroles : un appel à porter ensemble les projets pour Sassenage !

Les mots ont sans doute, des connotations différentes, selon qui les prononce.

La loi d’orientation du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République, a prévu l’obligation pour les conseils municipaux des communes de plus de 3500 habitants de se doter d’un règlement intérieur, dans les 6 mois qui suivent son installation.

Au cours des précédents mandats à Sassenage, les différents Maires réunissaient les Présidents de groupe, faisaient des propositions, retenaient éventuellement des amendements proposés, et ce n’est qu’ensuite, que ce règlement intérieur était soumis au vote du Conseil municipal.

Après les discours pour affirmer l’apolitisme de la majorité municipale, ce qui prend le pas dans le fonctionnement de ce nouveau mandat du Conseil municipal, c’est la réduction des libertés, c’est de cadenasser la démocratie.

Le Maire et les adjoints de Sassenage, ces dernières années, n’ont pas été avares de participation au congrès des Maires; vous occupiez vous-même d’importantes responsabilités au sein de l’association départementale. Partant de cette constante, nous aurions pu imaginer que la sagesse du modèle de Règlement intérieur proposé par l’association des Maires de France, en janvier dernier, aurait servi de base, pour la construction de celui de Sassenage, or, vous avez fait un choix opposé, notamment sur la proposition de deux élus pour la formation d’un groupe.

En des temps pas si lointains, Sassenage avait un Conseil municipal composé de 6 groupes : 3 de la minorité municipale, 3 de la majorité municipale; avec Yannick Belle, nous étions deux, des trois Présidents de groupe de cette majorité, vous Mr Christian Coigné, vous présidiez un groupe composé de deux élus. C’était il y a un peu plus de 10 ans !

Après la perte de mandat de Conseiller général de l’un des Présidents de groupe de l’opposition, son départ de notre ville, la minorité a décidé de ne former qu’un seul groupe. La majorité d'alors, a respecté votre choix !

Jusqu’à aujourd’hui, le Règlement intérieur sortant prévoyait simplement que chaque élu était libre de rejoindre le groupe politique qu’il souhaitait, sans fixation de nombre ; vous le savez, l’article L2121-28 du Code Général des Collectivités Territoriales est muet sur le nombre d’élus nécessaire pour la formation d’un groupe.
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Cette situation n’est pas innocente !

Vous et moi, avons reçu un message commun citant, Jean Jaurès qui le 30 juillet 1903 affirmait "Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques".

Le premier objectif de ce mandat est clair : pour vous, la présence communiste à Sassenage depuis 31 ans est intolérable, alors une de vos premières décisions, Monsieur le Maire est l’élimination du groupe communiste et républicain.

Depuis le 20 mars 1977, sous 4 maires différents, 3 mandats parmi l’opposition, notre action a consisté à être sans cesse une force de propositions ; pour défendre avec vigueur les habitants, les associations dans le respect de chacune et de chacun.

Nous tenons à remercier publiquement, les femmes et les hommes, qui sans partager nos analyses ou nos orientations, nous ont témoigné leurs sympathies. Ces femmes, ces hommes qui ont vu nos actions, savent qu’ils peuvent compter sur nous.

D’autre part, Monsieur le Maire, je n’admets pas que ce soit le sieur Christian Coigné qui à mon interpellation sur la question du groupe communiste et républicain, réponde par cette phrase : « on ne peut vouloir le beurre et vouloir aussi la fermière et la vache »

Contrairement à ce que vous avez écrit, Monsieur le Maire, Michel Barrionuevo a toujours fait le choix de l’union de la gauche, et c’est bien malgré lui, qu’au premier tour, il a été second de la liste communiste en 1977 et tête de liste en 1989. En 2008, c’est la cinquième campagne des municipales à Sassenage, de Michel Barrionuevo, sous les couleurs du Rassemblement de la gauche.

La démocratie c’est le respect des choix : que la majorité qui est composée de 6 sensibilités, comme vous l’écrivez, n’ait qu’un groupe, c’est son choix, par contre ne venez pas par un artifice d’instauration d’une barre à 4 élus pour former un groupe, contraindre une sensibilité à cesser d’exister.

Vous savez, Monsieur le Maire, on ne sort jamais grandi de la mise en place des interdits.

Pour autant, croyez-le, nous n’accepterons pas ce déni de démocratie!

Chaque mois, nous adresserons au service communication de la ville, un texte de 1500 signes, en nous référant à l’article L. 2121-27-1 du Code Général des Collectivités Territoriales. Il dit explicitement ceci par rapport au Bulletin d’information : « Dans les communes de 3500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit, un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale. »

La loi du 27 février 2002, relative à la démocratie de proximité, rajoute une notion supplémentaire « ce droit d’expression et de communication de sa pensée est une liberté fondamentale. De plus la manifestation publique de leurs opinions est, pour les élus locaux, une garantie consubstantielle de leur statut. Enfin, le droit d’expression des élus est une condition essentielle du débat démocratique. Sur la base de ces éléments, le Conseil d’Etat, le 28 janvier 2004 a statué sur le fait que la loi garantit l’expression des élus minoritaires, sans leur attribuer des droits proportionnels, mais qu’un espace réduit ne permettant pas cette expression, s’apparente à de la censure.

Les élus communiste et républicain, respectueux des lois de la République, comme ils n’ont cessé de le faire, au cours du précédent mandat, publieront simultanément à l’envoi au service communication, un texte de 1500 signes, sur leurs sites, blog et forum. Si l’article n’est pas publié, en début du mois suivant, dans le bulletin d’informations municipales diffusé « Sassenage en Pages » nous communiquerons très largement sur cette censure.

Certes, dans cette nouvelle mouture, vous avez rajouté les lois du 27 février 2002, relative à la démocratie de proximité et la loi 2004-809 du 13 août 2004 sur l’introduction des nouvelles technologies des collectivités locales. La première ouvre des droits nouveaux à la minorité municipale, la seconde est quasiment absente de ce Règlement intérieur; hormis une allusion à internet.

A l’heure où les messages évoquent le respect de l’environnement, c’est une erreur, de ne pas prévoir la possibilité de :

  • l’envoi des convocations aux membres de l’assemblée, autrement que par courrier traditionnel, notamment par voie dématérialisée, à l’adresse électronique de leur choix ;
  • la possibilité de récupérer les enregistrements des séances du Conseil municipal sur clé USB,
  • pouvoir disposer de codes d’accès pour des téléchargements par FTP des documents préparatoires aux réunions et séances, de la copie des enregistrements sonores des séances du Conseil municipal.
Le débat politique élève les objectifs et permet d’avancer. Il ne faut pas en avoir peur, il faut le susciter. Nous pouvons être surpris qu’aucune disposition sur des possibilités de Référendum d’initiative locale, ne soit inscrite dans ce Règlement, alors qu’à 2 reprises, lors du précédent mandat, nous avions demandé ce type d’expression associant l’ensemble des sassenageois.
Si vous maintenez ce Règlement intérieur en l’état, nous refuserons de participez à son adoption. Le légiste, en 1992 a prévu la mise en place d’un Règlement intérieur pour garantir des droits à la minorité municipale, c’est également dans cet esprit que la loi de 2002 a complété ce dispositif. Le maintien en l’état signifierait que le Conseil municipal de Sassenage a voté un Règlement intérieur exclusif à usage de la majorité.

Cette forte interpellation est le signe solidaire d’élus de gauche qui ont appris, malgré les différences, à travailler collectivement et qui partagent notre colère à l’égard d’un choix injuste. On ne fera pas taire les idées, par des artifices administratifs !

par Barrionuevo publié dans : Sassenage - Réagir
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Lundi 14 avril 2008



Les révoltes de la faim dans des dizaines de pays en développement sur tous les continents traduisent une crise profonde et violente des relations économiques internationales et du modèle néo-libéral.

Des centaines de millions de personnes dans le monde paient les conséquences de la libéralisation, de la privatisation, de la destruction des agricultures vivrières, de la réduction drastique des budgets sociaux... Les politiques d’ajustement structurel ont contribué à l’affaiblissement des économies des pays du Sud, à l’extension d’une pauvreté massive au nom d’une insertion dans la mondialisation capitaliste qui n’a fait qu’accentuer la vulnérabilité et la dépendance de ces pays.

L’augmentation brutale des prix de nombreux produits vitaux révèle et accentue cette crise majeure du mode de développement en contribuant à déstabiliser des sociétés déjà très fragilisées et souvent victimes de régimes répressifs et corrompus. La responsabilité des pays capitalistes développés et des institutions financières et commerciales internationales -l’OMC et le FMI, en particulier- est écrasante. Elle l’est d’autant plus que l’augmentation du prix a été encore aggravée avec la spéculation sur les produits de base et les effets de la crise énergétique. La baisse de l’aide publique au développement, pour la deuxième année consécutive, en a encore rajouté.

Pour le Parti communiste français, des mesures urgentes sont indispensables afin de permettre à toutes les populations concernées d’accéder immédiatement à des denrées et à des produits de première nécessité. La France, l’Union européenne, les institutions internationales doivent y contribuer. Mais cette crise ne touche pas qu’à la sécurité alimentaire. Elle appelle à un vrai changement de politique par la prise en charge des grands enjeux du développement avec la mise en cause des politiques d’ajustement structurel néo-libérales, le développement de l’agriculture pour la souveraineté alimentaire, la transformation et la démocratisation des institutions internationales et des règles du financement du développement, l’annulation des dettes...

Tout doit être fait pour que soient effectivement atteints les Objectifs du Millénaire pour le développement adoptés par l’ONU en l’an 2000 afin de diminuer de moitié la pauvreté mondiale.

14 avril 2008

Parti communiste français

par PCF publié dans : Actualités
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