Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Texte libre



Dernières vidéos:

du site Elus Communistes Sassenage

 

Texte libre

Merci au dessinateur Chimulus qui a accepté que ce blog utilise les dessins paraissant sur son site: http://blabladezinc.blog.20minutes.fr/

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Mardi 4 septembre 2007

La fusion Suez-GDF vient d’être relancée par le Président de la République. La nouvelle version du projet n’est pas plus acceptable que la précédente. La Cgt prépare le lancement d’une pétition nationale pour exiger l’arrêt du processus de privatisation de Gaz de France et l’examen de nouvelles solutions.

La fusion Suez-GDF vient d’être relancée par le Président de la République. La nouvelle version du projet n’est pas plus acceptable que la précédente.

1. Le nouveau schéma soumis aux conseils d’administration de Suez et Gaz de France confirme la privatisation de gaz de France prévue dans le projet initial. Cette privatisation conduirait à une réduction de la maîtrise publique sur l’ensemble des outils énergétiques de la France d’autant que la concurrence qui en résulterait entre EDF et Suez –GDF affaiblirait l’opérateur public restant. C’est une grave erreur à un moment où la sécurisation des approvisionnements énergétiques de la France et de l’Europe est stratégique.

2. La conséquence principale de cette opération serait une hausse rapide des prix pour les usagers et les services associés. L’attaque en règle contre le principe même de tarifs réglementés menée par la Commission européenne, rejoindrait les exigences de rentabilité financière des actionnaires. Même à supposer que le principe de tarifs publics soit conservé pour un temps, le niveau de ces tarifs ferait l’objet de hausses dictées par les actionnaires.

3. Enfin, cette opération constitue une véritable capitulation de l’Etat devant les actionnaires de Suez qui vont bénéficier de 8 à 10 milliards de distribution d’actions de Suez-environnement. Cette mise en Bourse de Suez-environnement met directement en cause les emplois dans le secteur de l’environnement qui seraient désormais directement exposés aux exigences des marchés financiers.

Si le projet est certes relancé, il est loin d’avoir abouti. Les questions à traiter sont complexes tant du point de vue social que financier. L’introduction en Bourse de Suez-environnement n’avait même pas été évoquée devant les autorités de Bruxelles. La scission du pôle environnement de Suez et son introduction en Bourse s’ajoutent donc aux nombreux problèmes posés dès le départ.

Dans cette nouvelle phase du projet de fusion, la Cgt s’engage dans un processus d’information et de mobilisation, avec la volonté d’élargir le débat avec les citoyens en convergence avec l’ensemble des organisations syndicales, les associations de consommateurs et les forces opposées au processus de marchandisation des services publics. Elle prépare le lancement d’une pétition nationale pour exiger l’arrêt du processus de privatisation de Gaz de France et l’examen de nouvelles solutions.

par CGT publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 3 septembre 2007

Journal l'Humanité du 1er septembre 2007

L’agriculture mondiale pourra-t-elle nourrir la planète ?
Notre planète est passée d’un milliard d’habitants au début du XIXe à environ six milliards aujourd’hui. On estime que la population mondiale augmentera encore de 50 % d’ici 2050. Bien gérées dans leur diversité, les agricultures plurielles transmises et modernisées par des générations de paysans doivent pouvoir nourrir ce surcroît de population. Mais les terres agricoles seront vite dégradées si elles sont soumises à la seule loi du profit immédiat dans le cadre de la mondialisation libérale en cours.

Nous sommes à une époque charnière concernant l’alimentation mondiale et les décideurs politiques doivent reprendre la main en lieu et place des économistes libéraux avant qu’il ne soit trop tard. Le prix mondial du maïs a bondi de 85 % entre 2005 et 2006. Celui du blé a augmenté de 60 % depuis l’an dernier et cette tendance risque de se poursuivre.

La hausse du prix du maïs est directement liée à la montée en charge de la production de bioéthanol aux États-Unis. Celle du blé résulte de la réduction des stocks et des spéculations induites alors que la récolte 2007 est amputée par de mauvaises conditions climatiques en Europe, l’Australie étant aussi victime de sécheresses récurrentes ces dernières années.

La production agricole ne sera jamais une activité économique tout à fait comme les autres.

On ne fait pas pousser du blé comme on coule de l’acier dans un haut-fourneau. Car le climat dicte le cycle végétal du blé, donc le volume et la qualité de la récolte. Et les aléas climatiques sont de plus en plus fréquents et perturbateurs sur une planète en phase de réchauffement durable.

Une pénurie d’acier réduira la croissance annuelle de quelques dixièmes de points. Une pénurie de céréales réduira les rations de pain, de pâtes mais aussi de viandes. En effet, les blés fourragers et les céréales secondaires constituent l’essentiel de l’alimentation des volailles et des porcs avec ces autres productions agricoles que sont les oléagineux et les protégineux.

Parce qu’il s’agit de denrées vitales, les prix des produits alimentaires peuvent atteindre des sommets en cas d’offre insuffisante, même partielle et temporaire. En France, les plus anciens se souviennent encore des pénuries de la Seconde Guerre mondiale et des cours du marché noir. On imagine alors la situation des populations les plus pauvres si l’offre ne suivait plus la demande : des taux de mortalité élevés et des exodes de la faim, notamment dans les pays importateurs net qui seraient trop pauvres pour acheter des denrées à des prix décuplés par la spéculation. Ce risque est réel dans un monde où les réserves stratégiques de céréales ont été progressivement abandonnées, à l’exception notable de la Chine.

Dans ce contexte, la France et l’Union européenne ne doivent pas continuer de donner carte blanche au commissaire Peter Mandelson pour sacrifier l’agriculture européenne en l’utilisant comme monnaie d’échange au profit supposé de l’industrie et des services dans les marchandages en cours à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il faut stopper ce processus mortifère dès ce mois de septembre 2007 et prendre le temps de réfléchir sur la place centrale que doivent occuper les agricultures de tous les pays du monde.

Des marchés communs régionaux et des tarifs douaniers modulables aux frontières de ces zones seront demain des pistes intéressantes pour construire des systèmes agricoles à la fois durables et performants. Car les gens qui négocient au nom des États à l’OMC en sont restés à la théorie des avantages comparatifs que préconisait l’économiste anglais David Ricardo, un économiste autodidacte ayant préalablement fait fortune comme spéculateur à la Bourse de Londres au début du XIXe siècle.

Dans une agriculture mondialisée avec des droits de douanes proches de zéro, les avantages comparatifs chers à Ricardo sélectionnent les terres les plus fertiles et les coûts de main-d’oeuvre les plus bas au détriment de l’immense majorité des paysans du monde et de toutes les formes d’agricultures en dépit de leur adaptation aux conditions de productions et traditions alimentaires locales.

Or les terres les plus fertiles ne seront jamais assez productives pour nourrir la planète une fois ruinées les autres formes de faire-valoir sur des sols à moindre potentiel agronomique.

Deux arguments liés entre eux plaident encore en faveur d’un arrêt des négociations sur l’agriculture à l’OMC.

- Sans arbitrages politiques, la diminution progressive des énergies fossiles et la loi du marché feront de sorte que la production de biocarburants entrera dans une concurrence de plus en plus vive et spéculative avec la production alimentaire.
- Du coup, outre l’envolée des prix alimentaires, on imagine facilement les désastres écologiques que ne manqueraient pas de produire les entreprises de déforestation motivées par le seul appât du gain. Aucun Grenelle de l’environnement ne saurait demain réparer une planète abîmée par les spéculateurs.
par Par Gérard Le Puill, journaliste honoraire. publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 3 septembre 2007
par CHIMULUS publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 23 juillet 2007
Un recours a été déposé par quatre syndicats d'inspecteurs du travail, qui jugent illégal un décret d'attribution du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux lui permettant de les utiliser dans la recherche des travailleurs étrangers illégaux.

Quatre syndicats de l'inspection du travail ont annoncé, vendredi 20 juillet, qu'ils déposaient un recours devant le Conseil d'Etat contre les attributions du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, qui permettent à ce dernier d'utiliser les inspecteurs du travail dans la recherche des travailleurs étrangers illégaux.

Dans un communiqué commun diffusé vendredi, la CGT, la CFDT, le SNUTEF-FSU et le syndicats SUD-Travail "s'associent pour déposer un recours contre le décret d'attribution du nouveau ministre 'de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement'".

"En effet, ce décret, en donnant compétence à ce nouveau ministre sur 'le travail illégal des étrangers', créé une catégorie juridique de délit qui n'est pas prévue par la loi et qui n'existe ni dans le code pénal, ni dans le code du travail", estiment les syndicats.

Violation du droit international et européen

"Cette catégorie juridique est fondée sur une distinction par l'origine ethnique ou raciale discriminatoire qui contrevient au droit international et européen et aux dispositions de la constitution et des lois françaises", ajoutent les quatre organisations.

"De surcroît", expliquent les syndicats, "en plaçant la Direction générale du travail, autorité centrale de l'inspection du travail, à disposition du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement, ce décret met de fait l'inspection du travail sous la subordination de ce même ministère".

Pour eux, cette situation est "en violation de plusieurs dispositions de la convention n°81 de l'OIT (Organisation internationale du travail) qui garantit l'indépendance de fonctionnement de l'inspection du travail".

Les syndicats du ministère du Travail "proposent aux associations de défense des droits de l'Homme et aux associations de défense des droits des étrangers de s'associer à ce recours et d'organiser en commun des actions à la rentrée". AP
par AP publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 13 juillet 2007

Dans un pays où le système déclaratif est la règle et où les ressources publiques permettent de financer l’action publique (les services publics, la redistribution sociale…), la lutte contre les diverses formes de fraude fiscale (que le SNUI évalue entre 45 et 50 milliards d’euros par an) est naturellement une mission publique essentielle.


Le taux de recouvrement suite à contrôle fiscal, tel qu’il est actuellement rendu public et commenté, serait trop insuffisant et s’expliquerait par le dysfonctionnement de l’administration fiscale. Alors que le Président de la République a annoncé la « fusion » de la Direction générale des impôts et de celle de la Comptabilité publique, il est curieux de voir que ces données sont ainsi abondamment commentées.

Le SNUI tient donc à apporter quelques précisions :

  • les redressements effectués suite à contrôle fiscal montrent que la fraude est réelle, ils ne sauraient donc être remis en cause en tant que tel,

  • le contrôle fiscal montre la présence de l’administration, il a une fonction dissuasive importante,

  • des contribuables organisent cependant leur insolvabilité après un contrôle fiscal, ce qui rend, par la suite, le recouvrement extrêmement difficile à effectuer,

  • certaines entreprises connaissent également des difficultés économiques et ne peuvent payer leur dette (cessation d’activité, liquidation judiciaire …) ou échelonnent son paiement,

  • les réclamations, globalement en augmentation ces dernières années, s’accompagnent régulièrement de suspension de paiement des dettes fiscales contestées,

  • le taux de recouvrement après contrôle s’améliore avec le temps : le taux de recouvrement sur créances s’établit à 53 % au bout de deux ans et, à la fin de la troisième année, les rappels suite à contrôle fiscal sont recouvrés à hauteur de 56 % pour l’impôt sur le revenu et de 71 % pour l’impôt sur les sociétés,

  • enfin, les données disponibles montrent que, dans les pays de l’OCDE et au-delà, le recouvrement suite à contrôle fiscal n’est pas chose aisée et qu’en la matière, la France n’est pas une exception.


En réalité, s’il est faible en apparence, le taux de recouvrement s’explique donc en grande partie par des facteurs externes à l’administration fiscale. Il sera cependant instructif d’en mesurer l’évolution dans les années à venir, sachant que, depuis 3 ans, la Direction générale des impôts a récupéré le recouvrement de l’impôt sur les sociétés et qu’elle mène un recouvrement global des impôts dus par les entreprises. Par ailleurs, il est également certain que les procédures méritent d’être réformées pour que la lutte contre la fraude fiscale soit enfin à la hauteur des enjeux, et qu’elle puisse être plus réactive et plus efficace. Le SNUI remarque en effet que le développement des échanges et des activités, leur internationalisation et leur dématérialisation, la libre circulation des capitaux, l’absence d’harmonisation fiscale en Europe, le manque de coopération entre Etats, l’application de politiques de déréglementation, le développement des paradis fiscaux et des régimes fiscaux privilégiés ont favorisé l’extension des diverses formes d’évasions et de fraudes fiscales.


Politiquement, on peut légitimement se demander s’il existe encore une réelle volonté de lutter contre la fraude fiscale. En effet, les évolutions récentes de l’arsenal législatif anti-évasion fiscale et des méthodes de contrôle fiscal ou encore les suppressions d’emplois à la Direction générale des impôts ont montré que les agents en charge du contrôle fiscal ont de moins en moins les moyens d’effectuer leurs missions dans de bonnes conditions.


Pour le SNUI, plus que jamais, il y a urgence à intensifier la lutte contre la fraude fiscale : cela passe par un contrôle fiscal indépendant de tout forme de tutelle politique, par des moyens humains, matériels et juridiques plus adaptés, par une chaîne de travail présente et cohérente (de la gestion de l’impôt au recouvrement en passant par le contrôle), et par une meilleure coopération internationale.


Enfin, le SNUI met en garde contre toute tentative de culpabilisation des agents de l’administration fiscale comme cela est trop souvent le cas, et contre toute volonté d’imposer un nouveau recul du contrôle fiscal.

par SNUI publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Vendredi 13 juillet 2007

Récemment, aux États-Unis, un dîner de gala réunissait quelques beaux spécimens de la fortune américaine autour de Mme Hillary Clinton.

Parmi eux, le troisième homme le plus riche du monde, Warren Buffett, déclarait : « dans cette salle, nous sommes 400 à verser à l’État une proportion plus faible de nos revenus que les domestiques que nous employons » ! Ce que l’hebdomadaire Marianne, qui rapporte la chose, résume ainsi dans la bouche du milliardaire : « Je paie moins d’impôts que ma femme de ménage ! » On appelle là-bas ces personnages, qui accumulent d’énormes fortunes et sont pratiquement épargnés par le fisc, les « fat cats », autrement dit les « matous repus ».

Eh bien, force est de reconnaître qu’ils sont les héros de la nouvelle ministre française de l’Économie, Christine Lagarde, qui a fait la démonstration de l’amour qu’elle porte aux rois de l’argent du haut de la tribune de l’Assemblée nationale. Elle a longtemps exercé ses talents d’avocate d’affaires à Chicago : l’Amérique est donc à la fois son modèle et son idéal, qu’elle partage avec le président de la République.

L’ennui est que le « modèle » incarne aujourd’hui les inégalités les plus violentes des pays développés et qu’il y a belle lurette qu’il ne représente plus un idéal quelconque…

Depuis le 1er janvier dernier, les contribuables, qui ont acquitté au titre des prélèvements plus de 60 % de leurs revenus, sont en droit de réclamer la restitution du trop versé.

C’est ainsi que l’héritière des Galeries Lafayette, Marie-Noëlle Meyer, a reçu du Trésor public un chèque de 7 700 000 euros… ! C’est dommage que l’événement soit passé presque inaperçu ; et c’est d’autant plus regrettable que 9 000 autres chouchous de la fortune vont être remboursés en moyenne de 200 000 euros chacun. On aurait pu imaginer une grande fête avec eux pour le 14 juillet dans les jardins de l’Élysée, avec discours édifiants et timbre souvenir « aux grandes fortunes, la République reconnaissante »…

Et ce n’est qu’un début ! Grâce à M. Sarkozy, à Mme Lagarde et aux fantassins de l’UMP, le « bouclier » va se déployer jusqu’à 50 % des revenus et 200 000 bienheureux vont échapper à l’impôt sur la fortune, en particulier grâce à l’abattement de 30 % sur la valeur de la résidence principale…

Ouf ! Ainsi, l’esthète amateur d’une belle demeure évaluée au bas mot à 5 millions d’euros  bénéficiera  désormais  d’un  abattement  supplémentaire de 500 000 euros et donc sera allégé de 9 000 euros d’impôts.

Il y a enfin une justice… Et tous ces banquiers malheureux et ces bourgeois déprimés que Mme Lagarde a observés gare du Nord, en provenance de Londres

ou de Bruxelles, le vendredi soir pour le week-end, vont retrouver la patrie (qu’ils avaient trahie sans vergogne, les salauds).

Quant aux chèques de remboursement par l’État, ils vont se multiplier et comme la manne céleste, vont apaiser les souffrances des riches… Ainsi le fameux « abattement sur la résidence » va coûter 115 millions d’euros. Le peuple paiera… Comme dit Mme la ministre : « La France est un pays qui pense : assez pensé maintenant ! » Compter suffira… C’est ainsi que commence le crépuscule d’une civilisation.

Non seulement Mme la ministre accompagne le « paquet fiscal » de sa morale à « deux balles », comme disent les jeunes gens d’aujourd’hui, mais elle ne convainc pas tous les économistes. Certains estiment que le dispositif va accroître brutalement les inégalités pourtant flagrantes et ne fournira aucun carburant supplémentaire au moteur de l’économie. Il va au contraire encourager « le retour des rentiers » : les titulaires de fortunes énormes, stériles et fossiles.

C’est l’Amérique quoi…

Comment disait-on autrefois : « go home » ?

par Claude, Cabannes publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 7 juillet 2007

Déclarés coupables mais dispensés de peine pour avoir substitué aux plaques de la rue Thiers celles de La Commune de Paris, ils refusent le prélèvement de leur ADN : la justice leur donne raison.

La dispense de peine n'est pas une condamnation. Ainsi en a jugé la cour d'appel de Grenoble le 5 juillet dernier. Saisis par 5 « citoyens de la mémoire » refusant de se soumettre au prélèvement de leur ADN, les juges de la Cour d'appel ont considéré que le fait d'avoir déboulonné les plaques de la rue Thiers pour les remplacer par celles de La Commune de Paris n'ayant pas entrainé de condamnation, l'entrée des cinq « contre-plaquistes » au fichier de la police via leur empreinte génétique, ne s'imposait pas.

Le tribunal correctionnel, quelques mois auparavant, n'en démordait pas de cette loi « la même pour tous » c'est à dire, selon une logique «toute répressive » depuis les meurtriers d'enfants jusqu'aux voleurs à la tire (à l'exception toutefois des délits de biens sociaux, corruptions, trafic d'influence ...), mineurs compris.

Elle impose que toute personne condamnée pénalement se soumette au prélèvement de son empreinte génétique pour figurer au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Dès lors, quiconque ne se soumet pas commet un délit : il doit payer et se soumettre et ainsi de suite.

Portée en appel, l'affaire des contre-plaquistes est précisément classée sans suite.

Citoyens de la mémoire, ils ont voulu qu' aujourd'hui résonne encore en notre ville le souvenir de la boucherie que fut la répression par Adolphe Thiers de la Commune de Paris, ils ont juste « oublié » que la science, toute puissante science, n'a que faire des valeurs humaines et que nous courons un véritable danger, en France - et bientôt dans toute l'Europe par la mise en commun de tous les fichiers - en laissant se mettre en œuvre un projet tout entier dévoué à débusquer le déviant, quelle que soit sa déviance, et conserver son empreinte sous haute surveillance. La désignation par une loi de fauteurs de troubles, leur traque et leur condamnation a servi de fondements tout au long de l'histoire de l'humanité aux pires crimes, au pire totalitarisme. La justice, à Grenoble, vient de dire que telle n'était pas la loi des Hommes.

A Grenoble, le 6 juillet 2007

Le Comité de soutien aux cinq « Contre-plaquistes » poursuivis pour refus de prélèvement d'empreinte génétique (ADN)

par comité soutien publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 2 juillet 2007
Paris : la Marche des fiertés a rassemblé hier 1.000.000 des personnes (avec Bellaciao, reportage photo)

de Roberto Ferrario

Derrière la banderole de tête "Egalité, ne transigeons pas" marchent ensemble la sénatrice Nicole Borvo et Camille Barré du PCF. Dans le cortège, on voit plus loin le fourgon de la JCF, Bellaciao, au milieu d’un défilé de plus de 70 chars...

Vingt-six ans après sa création l’Ex-gay pride, rebaptisée Marche des fiertés, a réuni hier après-midi dans les rues de Paris plus de 800.000 et près de... 200 000 badauds.

Déguisés ou non, les "marcheurs" gardaient à l’esprit les nécessaires revendications , raisons d’être de cette manifestation, à savoir l’accès au mariage avec, corrélativement, le refus d’une union civile réservée aux couples de même sexe proposée par Nicolas Sarkozy, ou la reconnaissance de la parentalité.

"Le dialogue, même difficile, avec la majorité doit se poursuivre à tout prix. Et si un jour on doit hausser le ton, on sait le faire mais ce n’est pas le moment", a déclaré Alain Piriou, le porte-parole de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et transsexuelle (Inter LGBT, 60 associations).

A 16H00, le cortège s’est immobilisé pour observer trois minutes de silence en hommage aux victimes du sida. Act Up défilait avec des voitures grimées portant le slogan "Tirez sur l’ambulance, elle coûte trop cher".

Terminus de la marche : la Bastille et les décibels d’un concert techno.

Ce même 30 juin se déroula une "Europride" à Madrid qui a attiré plus de 2,5 millions de participants.

A’ Rome un million d’Italiens avaient manifesté, samedi 16 juin, sur la place San Giovanni, pour exiger des "droits égaux pour tous".



par Reprise site Bellaciao publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 2 juillet 2007


Les élus et mandatés pourraient être les premières victimes de la recodification du code du travail ! Ils devraient en effet réapprendre à utiliser un texte complètement réécrit et bouleversé, mais pas du tout simplifié. La Cgt a décidé de s’adresser à ces militants et militantes de toute étiquette syndicale.

Cher(e)s Camarades, Cher(e)s collègues,

Que nous soyons délégués ou représentants syndicaux, délégués du personnel, élus de comité d’entreprise ou de CHSCT, le Code du travail est un élément indispensable à l’exercice de nos mandats. Quelle que soit notre formation ou notre expérience, nous avons besoin de connaître rapidement et précisément nos droits et ceux des salariés que nous représentons, pour les utiliser au mieux.

Confrontés à des textes de plus en plus complexes, nous sommes intéressés par tout ce qui pourrait simplifier notre tâche.

C’était l’objectif officiel de la « recodification » du Code du travail, lancée par le précédent gouvernement en janvier 2005 et qui a fait l’objet d’une « ordonnance » le 12 mars dernier, pour la partie législative (les articles L…). Celle-ci n’est pas encore appliquée, dans l’attente de la « recodification » de la partie réglementaire (les articles R… ou D…) prévue théoriquement pour décembre 2007.

Hélas, cette opération, menée sans négociation, ni sur ses objectifs ni sur ses modalités d’application, nous pose un énorme problème de documentation, de formation, d’appropriation du « nouveau Code ». Cette « recodification » procède à une réécriture complète du texte : plan, numérotation, titres, découpage ou regroupement des articles, vocabulaire, tout est bouleversé mais rien n’est simplifié .

Ce qui est naturel, parce que la complexité actuelle du Code du travail tient à d’autres causes : on assiste de plus en plus à un empilement de lois le plus souvent décidées en urgence pour permettre un effet d’annonce et contenant de nombreuses dispositions obscures ou imprécises. Les mesures dérogatoires se multiplient sur tous les sujets…

L’utilisation de ce « nouveau Code » sera même compliquée pour deux raisons :

Des dizaines d’articles ont été sortis du Code du travail et intégrés dans d’autres codes : Code rural, Code de l’action sociale et de la famille, Code des transports, Code minier, …. Le bon sens et la simplicité voudraient que tout ce qui concerne le statut des salariés se trouve dans un seul et même code.

Plus de 500 dispositions anciennement législatives ont été « déclassées » pour devenir « réglementaires », ce qui permet de les modifier par simple décret. Le plus souvent, un ancien article législatif est remplacé par deux nouveaux : l’article législatif fixant un principe et l’article réglementaire, situé ailleurs, indiquant la modalité…

En outre, cette réécriture devait être effectuée « à droit constant », c’est-à-dire sans modifier le contenu du droit. En fait, elle supprime des dispositions, en modifie de nombreuses autres et risque d’entraîner des interprétations différentes. Par exemple, les « licenciements économiques » relèvent maintenant des « relations individuelles de travail », alors que la GPEC est dans les « relations collectives ». Quant aux accords de méthode, ils sont dans un paragraphe intitulé « modalités spécifiques résultant d’un accord »… Qui va s’y retrouver ? En quoi est-ce cohérent ? En quoi est-ce à droit constant ?

Pour cette raison, plusieurs recours, dont celui de la CGT, ont été déposés devant le Conseil d’État.

La CGT est évidemment favorable à toute mesure permettant aux salariés et à leurs représentants d’accéder au renseignement, au conseil, à la défense juridique.

En revanche, nous refusons une opération qui n’apporte que des contraintes, d’autant moins acceptables que le gouvernement n’a rien prévu pour aider à l’appropriation de ce nouveau Code du travail : la formation des élus, le rachat de la documentation, etc. devraient être réalisés à nos frais et sur notre temps personnel !

Une pétition nationale a été lancée, conjointement avec le Syndicat des Avocats de France et le Syndicat de la Magistrature, pour demande le gel de ce processus et l’ouverture d’un débat sur l’ancien Code du travail. La CGT vous propose de vous associer à cette exigence.


Pétition relative à la recodification du code du travail

Appel à signature d’une pétition lancée par le Sm, la CGT et le SAF

Contre la recodification bâclée du code du travail.

La loi, et en particulier la loi qui régit les rapports salariés-employeurs- est chose trop sérieuse pour que le pouvoir exécutif la réécrive, par le biais d’une“ recodification”, sans avoir consulté, écouté et pris en compte les observations des organisations syndicales. Or c’est manifestement ce que veut faire le gouvernement, dans l’urgence, et à quelques semaines des élections. De qui se moque-t-on, lorsque l’on prône, par ailleurs, la nécessité d’un dialogue social préalable à toute loi ?

La confusion qui va résulter de cette réécriture bâclée sera dramatique pour les justiciables, ajoutant l’insécurité juridique à la précarité des situations humaines que nombre de salariés connaissent lorsqu’ils s’adressent aux conseils des prud’hommes.

Nous, magistrats, professionnels du droit, nous nous joignons au mouvement de protestation que soulève cette réécriture bâclée du code du travail, inutile, inopportune qui ne revêt aucun caractère d’urgence. En effet , le code du travail, corpus de lois et règlements qui régissent les rapports entre salariés et employeurs mérite réflexion analyse, concertation, recul. C’est le gage d’une loi sûre, équilibrée, applicable et comprise par ceux auxquels elle s’adresse.

Le Syndicat de la Magistrature appuie totalement la démarche des syndicats de salariés et notamment celle de la CGT et se joint à ce rappel solennel au respect des règles démocratiques.


Texte de la pétition

CGT – Syndicat des Avocat s de France – Syndicat de la Magistrature

La réécriture du Code du travail mérite un véritable débat

Le ministère du Travail a engagé en février 2005 un processus de recodification du Code du travail.

La concertation avec les « partenaires sociaux » sur ce projet a été réduite à un examen formel des textes établis par la Commission ministérielle sans répercutions notables sur leur contenu. A aucun moment, la finalité de cette opération n’a fait l’objet d’un véritable débat. Elle a été conduite comme une recodification parmi d’autres, ignorant la complexité et les spécificités du Code du Travail, qui régit la vie quotidienne de millions de salariés.
Il apparaît que le nouveau texte, qui devait être rédigé « à droit constant », est en réalité une réécriture complète qui modifie de façon très négative l’articulation, le sens général et donc l’interprétation du Code.

L’annonce de la promulgation par ordonnance, dans la précipitation, dès le mois de mars 2007, de la partie législative recodifiée suscite une profonde inquiétude.

Nous soussignés, syndicalistes, juristes, avocats, magistrats, salariés ou employeurs, tous utilisateurs du Code du travail, demandons aux pouvoirs publics :
de surseoir à la promulgation de l’ordonnance,
d’engager un véritable débat sur la finalité et les conditions d’une réécriture du Code du travail.

PDF - 3.7 ko
par CGT publié dans : Actualités
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus