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Merci au dessinateur Chimulus qui a accepté que ce blog utilise les dessins paraissant sur son site: http://blabladezinc.blog.20minutes.fr/
Vendredi 7 décembre 2007

 

Dans le même temps où l’Insee annonce un relèvement du pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages de 2,6 % en 2006 à 3,2 % en 2007, deux Français sur trois disent avoir constaté une baisse de leur pouvoir d’achat depuis un an. Qui croire ?

En fait, cette contradiction traduit les inégalités fondamentales entre la minorité dont le pouvoir d’achat continue de s’accroître toujours plus et ceux dont la situation s’aggrave.

Sommaire Le nombre des salariés à faibles revenus s’élargit. Leur situation se dégrade :

Les gels ou les freinage des salaires imposés avec la RTT et l’incitation à la réduction des salaires encouragée par le système des exonérations de cotisations sociales patronales (plus le salaire est proche du SMIC et plus les exonérations sont fortes) ont conduit à la massification des salariés rémunérés à un niveau proche du SMIC. Ainsi près de 20 % des salariés, dont 80 % sont des femmes, sont payés au SMIC. La France est le pays où la proportion de salariés payés au salaire minimum est la plus élevée de toute l’Union européenne. 10% gagnent mois de 1000 €, 50% moins de 1484 €.

Par contre, l’accroissement du pouvoir d’achat moyen constaté par les statistiques est lié à l’augmentation des revenus non salariaux comme ceux du patrimoine. Cette tendance à été renforcée encore par les mesures fiscales pour les plus riches adoptées ces dernières années et renforcées cet été ( Ainsi dans les 9 premiers mois de l’année le fisc a renvoyé un chèque de 37 300 € en moyenne à 3500 contribuables au nom du bouclier fiscal limitant les contributions des plus fortunés). Entre 1996 et 2005, l’écart entre les 10% les plus pauvres et les 5% les plus riches s’est accru de 4700 € par an (hors revenus financiers) et aujourd’hui 7,1 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.


Sommaire Des hausses de prix qui frappent les ménages modestes et moyens

Si le recul du chômage a redonné un peu de pouvoir d’achat à quelques uns, la grande majorité des salariés, eux, ont vu leur salaire stagner d’autant plus que Nicolas Sarkozy s’est refusé à tout coup de pouce du SMIC le 1er juillet dernier.

À ces pressions et blocages sur les salaires se sont ajoutées des hausses de prix et des restrictions de crédit qui, elles aussi, ont frappé différemment les catégories sociales.

Ainsi les prix des dépenses dites « contraintes et fréquentes » et qui constituent l’essentiel des dépenses des familles modestes et moyennes explosent (loyer, énergie, produits alimentaires, santé).

Par contre, les prix des produits et services culturels ou informationnels ont tendance, eux, à baisser. Mais ceux-ci concernent plutôt les catégories disposant de revenus supérieurs.

D’où le nouveau décalage entre le vécu de la majorité des salariés et l’évolution des indices des prix à la consommation qui sous-évaluent les dépenses obligatoires réalisées par la grande majorité des salariés, des retraités ou des personnes sans emploi.

Enfin, la consommation est également freinée par la remontée des taux de crédit à la consommation, mais aussi par l’anticipation de l’impact de mesures gouvernementales qui vont très vite grèver les budgets des ménages : — franchises médicales, — paiement de la redevance TV pour les personnes âgées qui en étaient exonérées, ...


Sommaire Le grand écart entre les promesses et les réalités

Alors que N. Sarkozy avait fait de la question du pouvoir d’achat sa priorité pour relancer la croissance et l’emploi, que la loi TEPA (travail, emploi, pouvoir d’achat) était censée redonner un nouvel élan de confiance favorisant la relance des affaires, dès le mois d’octobre, la consommation des produits manufacturés a connu une chute de plus de 1 %.

Ainsi le pari de Sarkozy de regagner un point de croissance est loin d’être gagné. Si le premier moteur de la croissance, celui de la consommation des ménages commence à flancher, il est à noter que celui de l’investissement des entreprises ne va pas mieux.

Là aussi les hausses des taux de crédit pour les investissements ont fait reculer de 25 % les prévisions sur l’investissement des entreprises en 2007. Quant au moteur de l’exportation, la flambée de l’euro par rapport au dollar l’a grippé.

Effets d’annonces ou mesures efficaces pour le pouvoir d’achat Dans ces conditions, les mesures de « relance du pouvoir d’achat » ne sont guère de nature à répondre aux attentes de la société, ni aux difficultés fondamentales qui grèvent le pouvoir d’achat de l’immense majorité des salariés. Mais pas question pour Nicolas Sarkozy d’adopter des mesures comme celles que plébiscitent la majorité des français, selon le sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, comme la baisse de la TVA (85 %), de la TIPP (83 %), ainsi que l’augmentation du SMIC (72 %), car ce serait affronter les interdits de la BCE.

Une cascade de mesurettes est jetée en pature :
- Favoriser le travail du dimanche ;
- Rachat des heures de RTT et comptes épargne temps ;
- Déblocage de la participation et la mise en place d’une prime de 1.000 euros (que pourront verser) les entreprises de moins de 50 salariés qui n’ont pas vocation à mettre en oeuvre le système de la participation ;
- Déblocage des fonds de participation dans les six prochains mois là où ils existent ;
- Payer les stocks d’heures déjà travaillées mais devant être prises en RTT dans les hôpitaux et les administrations sont les autres pistes avancées par le président de la République pour faire rentrer quelques subsides dans la poche des salariés. Ce sera loin d’être le cas pour tous ;
- Supprimer dès le début de 2008 les cautions et réduire à un mois les dépôts de garantie ;
- S’agissant des prix, le freinage de l’augmentation des loyers via l’alignement sur l’indice des prix INSEE et les promesses de baisses de certains produits en magasin seront tout juste de nature à atténuer la détérioration du pouvoir d’achat.

Toutes ces mesures ont en commun un même refus de toucher aux profits et aux prélèvements financiers massifs surles entreprises, de responsabiliser les banques pour financer l’emploi et la croissance réelle et de maintenir le cap de la restriction des dépenses publiques et sociales.

Pour relance du pouvoir d’achat : 10 pistes de propositions

  • Une hausse immédiate du SMIC porté à 1 500 € 
  • La convocation d’une conférence nationale tripartite
  • Augmentation des minima sociaux immédiate et indexation sur le SMIC. 
  • L’Etat employeur doit revaloriser la grille indiciaire des fonctionnaires
  • Logement : blocage des loyers et maîtrise du foncier
  • Décréter une diminution de 5% des taux d’Etat de la TIPP sur l’essence SP
  • Une TVA portée à 5,5 % sur les produits de première nécessité.
  • Maîtrise des prix des services à la personne 
  • Suppression des franchises médicales 
  • Changer la politique de la BCE
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Mardi 4 décembre 2007


 
Le premier ministre ne cesse de le répéter : les caisses sont vides, et les investissements nécessaires pour la relance de l’économie et la modernisation du pays ne pourront grever un déficit qui doit être réduit.

Pour l’université, si la loi Pécresse faisait déjà la part belle aux investisseurs privés, véritables « mécènes de l’éducation », l’annonce de cette opération financière pour les 5 milliards que demande « le plan d’investissement » relève tout simplement du pillage d’entreprise nationale.

Les rumeurs vont bon train à la bourse : ces dernières semaines on parle de plus de 10% d’actifs d’EDF cédés dans les mois à venir. Toute la « presse économique » ne cesse de nous rappeler que l’Etat est bien au-dessus du minimum légal de 70% dans la « capitalisation » de l’entreprise (actuellement 87,3% et 83,6% après cession), comme s’il s’agissait d’un objectif. Et cette cession se fait dans un cadre complètement opaque, faisant la part belle aux « investisseurs institutionnels », sans calendrier défini.

Dans ce cadre, les syndicats et salariés d’EDF dénoncent de façon unanime cette opération qui revient à faire de l’entreprise « la vache à lait » de l’Etat. Cette dénonciation se fait avec d’autant plus de force, que les discussions sont d’ores et déjà engagée avec la direction pour le financement des retraites et l’augmentation des salaires : sachant que l’ouverture de la participation est une des propositions pour relancer le pouvoir d’achat, on comprend la sensibilité des salariés !

De ce point de vue le gouvernement fait coup double : il accélère l’ouverture du capital d’EDF sous prétexte de financer l’éducation (sans visibilité, ni garantie avant la cession) et clot le débat sur les moyens du plan d’investissement des universités. De plus, il garde en corollaire une pression accrue sur les salariés de l’entreprise publique dans les négociations sociales, vers toujours plus de financiarisation des revenus.

« Les caisses sont vides ! » : C’est une certitude lorsque cela s’organise d’une aussi belle façon. Le cadeau fiscal de cet été n’arrangeant rien. « Les caisses sont vides ! » : Alors mettons à contribution ceux qui le peuvent. Dans le cas présent les fleurons de l’économie française et les grandes entreprises publiques feront « l’affaire » !

« Les caisses sont vides ! », ne parlons surtout pas de nouveaux modes de financement et de mise à contribution des entreprises et des revenus de la finance.

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Mardi 4 décembre 2007


 
Sarkozy ne cesse de la répéter pour justifier la moindre des mesures commandées au gouvernement : « J’ai été élu pour faire ce que j’ai dit ». Le gouvernement Sarkozy serait ainsi celui de la parole tenue. Ce qui se passe prétendument au nom du pouvoir d’achat ou encore, à l’Assemblée nationale, sous le vocable de « recodification du Code du travail », sans qu’aucune véritable délibération publique n’ait eu lieu – incitent à penser exactement le contraire.

Le gouvernement Sarkozy est un gouvernement de la dissimulation qui habille sans cesse de bonnes intentions une entreprise systématique de précarisation sociale.

La recodification du Code du travail est présentée comme une opération « à droit constant », autrement dit elle ne changerait rien. Tout juste serait-elle censée simplifier l’usage du Code du travail. Décidément, du code du travail au nouveau traité européen, la simplification est à la mode...

Le problème, c’est que de très nombreux experts et syndicalistes alertent sur les conséquences des nouvelles interprétations qui pourraient être faites du nouveau texte au détriment de la protection des salariés. Et que, de surcroît, malgré ces alertes, le Parlement ratifie un texte qui n’aura été soumis à aucun débat véritablement contradictoire.

Or à un moment où l’insécurité sociale et la précarisation des parcours professionnels se répandent comme un cancer dans la société, l’enjeu est crucial. Si l’on ajoute aux conséquences imprévisibles de cette nouvelle rédaction la suppression de 63 conseils de prud’hommes, inscrite au programme de la nouvelle carte judiciaire, le signal d’alarme mérite d’être doublement tiré. Le gouvernement lui choisit le silence et cela s’appelle un mensonge délibéré par omission.

Pendant ce temps, Sarkozy et les siens continuent de pérorer sur la sécurisation des parcours professionnels. Plus le mensonge est gros...

Mais la palme de l’escroquerie revient sans nul doute à ce que le gouvernement baptise abusivement son plan « pouvoir d’achat ». Car non seulement l’Elysée et Matignon n’annoncent aucune mesure susceptible de relever un tant soit peu sérieusement le pouvoir d’achat des salariés, notamment celui des plus modestes, mais l’intégralité du dispositif qu’ils entendent rassembler dans une nouvelle loi vise à enfoncer un peu plus les protections collectives qui demeurent en matière de temps de travail et de rémunération des heures supplémentaires.

Pendant que sont relayées en boucle dans les grands médias les envolées de Fillon sur la « libération du travail », les propos du rapporteur UMP de la commission des Finances à l’Assemblée sont réservés eux aux initiés : « Les 35 heures visaient à limiter les heures supplémentaires, aujourd’hui au contraire on veut les favoriser pour contourner les 35 heures ». Difficile de dire les choses plus crûment.

En vérité, mis sous la pression par les grèves contre la réforme des régimes spéciaux, et les mobilisations des fonctionnaires, contraints d’ouvrir des négociations en élargissant leur champ, Sarkozy et son gouvernement tentent de contre-attaquer pour retourner l’avantage. Ils ne connaissent rien à la négociation. Leur politique consiste seulement à mener à bien par tous les moyens la guerre qu’ils ont déclarée au monde du travail.

Que ces moyens s’appellent rachat de RTT ou déblocage anticipé de la participation, les salariés n’ont pas fini de déjouer les marchés de dupes concoctés par le duo Sarkozy-Fillon et dans lesquels ils seront toujours les perdants. Dans cette bataille du pouvoir d’achat, il est un mot que la propagande gouvernementale s’emploie à totalement escamoter : « salaires ». Écoutez, lisez... Cela n’existe plus. Vous avez dit bizarre ?

par Site PCF publié dans : Actualités
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Lundi 3 décembre 2007

 
Le président de la République effectue un voyage officiel en Algérie dans une ambiance glaciale. Le racisme qui suintait de son discours de Dakar, son refus de condamner le passé colonial, la chasse aux immigrés qu’il réclame de son ministre Hortefeux, son alignement sur la vision américaine du choc des civilisations ont créé un climat de défiance et même d’hostilité.

Un triste ministre algérien a pu s’y engouffrer pour une sortie antisémite, une déclaration insupportable... qui permet d’ailleurs à Sarkozy d’échapper à sa mise en cause.

La reconnaissance des crimes des colonisateurs français est un impératif pour que les deux peuples puissent se tourner ensemble vers l’avenir. Ce qui s’impose, ce n’est pas une « repentance » d’un peuple français qui n’a pas collectivement mis la main au crime mais la reconnaissance d’une histoire sanglante, étape indispensable à la « réconciliation des mémoires » des deux rives de la Méditerranée. Il y faut une autre hauteur de vue que celle de Sarkozy qui continue à juger l’histoire dérangeante « qui est là et continue parfois à s’interposer entre nous ». Certains hommes d’Etat s’en sont montrés capables, Mitterrand tenant la main d’un chancelier allemand, Willy Brandt à genoux devant les crimes de la déportation et la Shoah, Chirac reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans l’extermination des juifs français.

Dans un entretien à l’agence algérienne APS, le président se borne à renvoyer dos à dos « des blessures des deux côtés qui ne sont pas refermées » et propose une sorte de compromis pour « rapprocher notre lecture de l’histoire ».

Si depuis des mois l’Elysée laisse réhabiliter les criminels de l’OAS, ces terroristes qui massacrèrent des milliers d’algériens et s’attaquèrent aux partisans français de l’indépendance algérienne, ce n’est pas seulement pour flatter la vieille fibre colonialiste de la droite française ni pour finir d’apprivoiser l’extrême droite. Ce n’est pas une réaction d’orgueil ni de susceptibilité. Admettre la brutalité du pillage des pays colonisés, l’humiliation des peuples opprimés, les séquelles qui demeurent de la destruction des sociétés de ces pays, cela impliquerait des rapports de réparation, une coopération nouvelle non pas du plus fort au plus faible mais entre égaux où l’intérêt mutuel des peuples l’emporterait sur l’appétit vorace des multinationales.

Or ce sont les contrats juteux pour les grandes firmes françaises – et cela d’abord – qui motivent Sarkozy. Cinq milliards d’euros sont espérés lors de cette visite. La hausse des prix du gaz et du pétrole n’a pas vraiment amélioré les conditions de vie des Algériens mais elle en a fait un pays solvable. Pour empêcher qu’il se tourne vers les groupes américains, Sarkozy propose un partenariat pour dix ans et agite la perspective d’une « union méditerranéenne ». Jusqu’alors, rien n’autorise à espérer qu’il propose à l’Algérie autre chose que « travailler plus pour faire gagner plus » à des firmes comme Total qui convoite les hydrocarbures et va y investir 1,5 milliards de dollars.

L’enjeu n’est donc pas une petite querelle de mots ou une archaïque dispute en responsabilité. Il en va de notre avenir commun, des possibilités de construire une humanité plus solidaire.

par Site PCF publié dans : Actualités
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Vendredi 30 novembre 2007

Le Parti communiste français se réjouit de la diffusion d’une preuve de vie d’ingrid bétancourt et souhaite vivement qu’il s’agisse d’un premier pas vers sa libération.

Le président colombien, Alvaro Uribe, ne pourra cependant pas se contenter de déclarations et de la diffusion d’une telle preuve. Il lui faudra accepter enfin de contribuer réellement à réunir toutes les conditions d’un échange humanitaire aboutissant à la libération des otages et des prisonniers et à l’engagement d’un processus politique de règlement de conflit.

Parti communiste français

Paris, le 30 novembre 2007

par PCF publié dans : Actualités
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Vendredi 30 novembre 2007



Nicolas Sarkozy interviewé sur TF1 et France 2

Au sujet des derniers événements de Villiers le Bel, Nicolas Sarkozy a affirmé « la République ne cédera pas un pouce de terrain », tout en amalgamant de façon scandaleuse violence et immigration. Ces propos sont extrêmement choquants pour celui qui, comme Ministre puis ensuite, comme Président de la République, budget après budget, a mis a mal la République en organisant la disparition des services publics ou encore des équipements. Ces événements signent son échec.

Nicolas Sarkozy ne découvre pas qu’il n’a pas d’argent, et pour cause, il l’a dépensé lui-même cet été en finançant 15 milliards d’euros pour les plus riches. A l’immense majorité des français, il ne reste donc plus que le slogan, compte tenu du vide sidéral des propositions présidentielles.

Cerise sur le gateau, il pousse le vice ultra-libéral jusqu’à vendre -encore une promesse non tenue- 3% du capital d’EDF pour financer une rénovation des universités. Conception bien curieuse de l’efficacité en politique que celle visant à troquer l’indépendance énergétique française contre la rénovation des campus universitaires.

Parti communiste français

Paris, le 29 novembre 2007.

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Jeudi 29 novembre 2007
France 3 - Mobilisation étudiante
29/11/2007 | 14:05 0 commentaire


Voir la vidéo en ligne : http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/info/36910955-fr.php#

Situation très tendue à l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) et à l'université Mendès-France

Jeudi matin, les forces de l'ordre ont évacué les piquets de grève bloquant l'accès à deux sites du campus grenoblois : la galerie des amphis et l'Institut d'études politiques. L'opération de police a commencé vers 7h et a donné lieu à des bousculades et des scènes de violence... y compris de la part d'un responsable universitaire.

Mercredi, les étudiants grenoblois ont voté pour le blocus. L'université Mendès-France, était bloquée depuis plusieurs jours. Jeudi matin, des étudiants ont tenté de bloquer un second site : celui de l'IEP. Ils ont tenté d'empêcher les étudiants non-grèvistes de pénétrer dans les lieux. La tension est montée et des scènes de violence ont suivi ... jusqu'au geste du directeur de l'IEP, Olivier Ihl. Ce dernier a indiqué qu'il avait été alerté de l'arrivée d'étudiants bloqueurs par le concierge de l'établissement. Sur place, il a affirmé avoir été menacé et insulté par un groupe de jeunes gens. Il a décidé de porter plainte pour "coup et blessure". Les cours ont repris normalement, vers 9h, à l'Institut d'Etudes Politiques.

Sur le campus, où travaillent 45.000 étudiants, la situation restait confuse jeudi matin avec quelques amphis encore bloqués, d'autres fermés à la demande des présidences d'université voulant éviter les dégradations et d'autres encore où les cours se déroulent normalement.


Déclaration de Patrice Voir Secrétaire départemental de la Fédération de l'Isère du PCF

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Jeudi 29 novembre 2007

 
Ce matin les forces de police sont intervenus, à la demande des présidences d’universités de Grenoble, et notamment Pierre Mendés France, afin d’imposer par la force la ré-ouverture des locaux et la reprise des cours.

 

Matraques et gaz lacrymogènes ont été employés contre des étudiants n’opposant qu’une résistance symbolique. Certains seront même jetés du haut des escaliers et les services de secours devront intervenir auprès de plusieurs blessés.

 
La fédération de l’Isère PCF condamne les violences dont ont été victimes les étudiants ce matin sur le campus universitaire de Grenoble, et en appelle au plus grand calme.

 

De tels événements ne peuvent que servir un président Sarkozy bien déterminé à utiliser toute radicalisation du mouvement étudiant, dans sa politique de répression et de restriction des libertés, comme le prouve l’intervention injustifiée des forces de l’ordre ce matin.

 
Quelles sont les véritables intentions du président de l’institut d’études politiques de Grenoble qui ordonnait ce matin même de lâcher les chiens sur des étudiants ne manifestant aucune violence ? Pourquoi les charger lui-même armée d’une barre de fer, comme le montrent les images de France3 ? Nicolas Sarkozy s’attendait-il à trouver là un serviteur aussi zélé ?

 
Nous demandons d’urgence le retrait de la loi Pécresse LRU (libertés et responsabilités des universités), ainsi que l’ouverture de véritables négociations et d’un grand débat sur le devenir et les moyens nécessaires à l’enseignement supérieur et à la recherche.

 

par REZO et PCF38 publié dans : Actualités
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Mercredi 28 novembre 2007

 

Chers amis, chers camarades, Elle ne vous rappelle rien cette salle ? On y était venus parler d’Europe, au moment où la campagne contre le projet de constitution européenne commençait à prendre de l’ampleur. Nous étions déjà tous là et pour la première fois avait flotté un air de victoire ! Pour la première fois nous avions senti qu’une mobilisation se levait et qu’un immense vent d’espoir était entrain de naître dans notre peuple.

Eh bien c’est avec cette même volonté de réussite que nous sommes là ce soir.

C’est avec cette même détermination parce que oui, oui il faut un référendum. Il faut un référendum parce que, sur ce nouveau traité comme sur tout le reste, on ne peut pas accepter que le passage en force systématique, la désinformation méthodique, que tout cela devienne un véritable système de gouvernement.

C’est ce même mélange d’autoritarisme et de mensonge qu’ils ont voulu imposer sur la réforme des régimes spéciaux, avant que le mouvement social, le combat mené par beaucoup à gauche les pousse à enfin reconnaître la légitimité des inquiétudes des personnels concernés. C’est ce même cocktail de suffisance et de fables qu’ils ont voulu nous resservir sur l’université, l’emploi dans la fonction publique et demain sur le pouvoir d’achat.

Aujourd’hui, en demandant un référendum, c’est aussi à cet autoritarisme que nous voulons dire NON.

La démocratie, ce n’est pas un vote un dimanche et tous aux ordres pendant cinq ans.

Aussi, c’est aussi au mouvement social, aux revendications légitimes émises par les cheminots, les traminots, les fonctionnaires, les étudiants et tous les autres que nous voulons dire oui.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu’en faisant cotiser les revenus financiers au même titre que les salaires, je veux redire qu’en modulant l’assiette des cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui font le choix de la finance contre celui du travail, en augmentant la masse salariale, en faisant reculer la précarité et le chômage, on trouvera les financements nécessaires pour assurer une protection sociale de qualité.

Avec une telle réforme, il sera possible d’assurer une bonne pension de retraite pour tous les salariés, dès 60 ans et plus tôt pour toutes les professions dont la pénibilité aura été reconnue, une pension permettant que la retraite ne soit pas une fin de vie, mais bien le moment d’une nouvelle vie.

En disant oui à leurs revendications, je veux redire qu’avec une vraie réforme de la fiscalité, on pourra créer les postes nécessaires dans la fonction publique. Et ainsi, les enseignants auront le temps et les moyens de mieux s’occuper de chaque élève, les infirmières de chaque patient, la justice de chaque plaignant ! En disant oui à ces revendications, je veux dire qu’avec un peu de volonté, on peut parfaitement augmenter le pouvoir d’achat. Nicolas Sarkozy, je sais pas si vous avez vu, est un homme de défi. Il chercherait à augmenter le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires. D’autres ont essayé avant lui, par exemple tous ces enchanteurs qui pensaient changer le plomb en or. Et on attend toujours...

Aussi, je ferais plus appel aujourd’hui à la volonté qu’à la magie ! Avec un peu de volonté on peut taxer les profits pétroliers de Total, 12 milliards d’euros encore cette année, et ainsi baisser la TIPP et le prix de l’essence. Avec un peu de volonté on peut bloquer l’augmentation des loyers.

Avec un peu de volonté on peut acter la mort du CNE, en profiter pour enfin pénaliser la précarité, et le temps partiel imposé surtout aux femmes, et ainsi avancer vers la sécurisation de l’emploi.

Et avec un peu de volonté toujours, l’Etat peut augmenter le SMIC, les salaires des fonctionnaires et par exemple contraindre le patronat à négocier, branche après branche, pour refondre toutes les grilles de salaire dans le privé ! L’augmentation des salaires, les profits des entreprises le permettent, c’est un impératif, c’est incontournable, ce doit être tout de suite !

Et devant toutes ces attentes que le gouvernement n’entend pas, permettons que la voix du peuple se fasse entendre ! Et parce que tout est bloqué à Paris comme à Bruxelles, alors oui : exigeons un référendum !

Il faut un référendum sur ce nouveau traité parce que notre avenir à tous et toutes, de Talinn à Lisbonne, est aussi écrit dans les lignes tortueuses de ce traité Sarkozy.

Il faut un référendum parce que lorsqu’on se prétend démocrate, on ne décide pas de ce que sera l’avenir commun des peuples en conclave ou en congrès. A les entendre, l’urgence serait de relancer l’Europe, et pour cela d’adopter ce traité dont l’objectif serait de permettre à l’Europe de repartir.

Alors ce traité, ce ne serait donc quelques amendements pour faciliter le fonctionnement de l’Union. Ce serait un simple règlement intérieur.

Déjà, le projet défunt de constitution européenne, ils nous le vendaient comme un acte banal selon les uns, la solution à tous nos problèmes selon les autres. En fait, comme en 2005, ils cherchent donc à nous cacher que le but de ce traité est de soumettre nos vies et notre quotidien aux désirs des politiques libérales. Leur but n’est pas de débloquer l’Europe. Il n’y a donc aucune urgence à adopter ce traité qui n’est que le petit frère de la constitution européenne. La preuve, Giscard ne cesse d’en réclamer la paternité !

L’urgence est, au contraire de regarder pourquoi leur Europe est en panne et pourquoi, aujourd’hui, cette grande idée ne fait plus rêver personne.

Comment cett idéal de paix entre les Nations s’est métamorphosé en guerre permanente contre les salariés.

Directive après directive, l’Europe s’est construite pour remettre en cause toutes les victoires et les droits acquis par les luttes sociales et populaires des salariés européens. Et c’est partout en Europe, d’Allemagne en Hongrie, du Portugal en Slovénie que la contestation monte contre ces politiques faites en permanence contre les peuples.

L’urgence est de regarder pourquoi les peuples n’ont plus aucune confiance en Bruxelles et même souvent rejettent ce qui s’y décide.

Comment s’en étonner quand on compare leurs discours sur la démocratie et les droits de l’homme et la réalité d’un pouvoir renfermé sur lui-même, dogmatique comme jamais, insensible à toute la contestation qui monte en Europe contre les privatisations de services publics, la remise en cause des droits, les atteintes aux libertés individuelles.

L’urgence est de regarder pourquoi la promesse d’une Europe qui serait le contrepoids humaniste à la puissance américaine s’est muée jusqu’à faire de l’Union le premier de la classe, un peu fayot, de l’atlantisme. Le premier prix zélé du néolibéralisme.

Alors que l’Europe pourrait être la référence de tous les combattants de la liberté et de la justice sociale de par le monde !

Devant ce triste bilan, il ne peut être question de repartir avec un attelage impopulaire, dangereux et poussif. Et cet attelage, cette Europe là, c’est bien entendu celle du traité Sarkozy !

Cette Europe-là, notre peuple n’en veut pas. Et beaucoup de peuples d’Europe n’en veulent pas.

Ils ne veulent pas de l’Europe de la concurrence libre et non faussée, du moins disant social et de la démolition des services publics. Ils ne veulent pas de cette Europe mesquine qui à l’instar de Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne, dorlote les banques, les marchés et les multinationales pour mieux maltraiter les salaires, l’investissement, et tout ce qui pourrait faire notre avenir. Cette Europe là, notre peuple l’a rejeté. Il l’a fait démocratiquement au terme d’un immense débat populaire. Et le peuple néerlandais a fait de même. Le non l’a emporté avec plus de 54% en France, 60% au Pays-Bas. Alors ils n’ont pas le droit de l’imposer au forceps ou de nous forcer la main avec ce traité Sarkozy. Ils n’ont pas droit d’imposer au peuple ce qu’il a lui même rejeté.

Et partout en Europe, toutes les études d’opinion le démontrent, les peuples veulent décider et refusent à leurs gouvernements le droit de parler en leur nom.

Ils nous disent que c’est le meilleur compromis possible.

Mais un compromis où les chefs d’Etat et de gouvernement décident à la place de leurs peuples ce qui serait bon pour eux n’est pas un compromis. C’est une atteinte aux droits des peuples.

Un compromis ne proposant pas la moindre inflexion des politiques économiques et sociales de l’Union, pas le moindre bougé de ses orientations diplomatiques, commerciales et militaires n’est pas un compromis. C’est une impardonnable fuite en avant !

Aussi, je veux le dire clairement. La gauche en France ne peut pas cautionner ce viol de la parole souveraine des Français.

La gauche ne peut pas laisser construire l’Europe sans les peuples qui la composent, contre les peuples qui la composent.

Alors oui, tous et toutes ensemble à gauche, exigeons un référendum ! Ce référendum, ces référendums partout en Europe, ils doivent être le moyen de bousculer tous ceux qui aujourd’hui font l’Europe leur chasse gardée avec la morgue indécente de ceux qui croient la posséder.

Ces référendums, ils doivent permettre de bousculer tous ceux qui cachent derrière leur froide assurance leur soutien total à une Europe qui ne serait plus un idéal de paix et d’entraide entre les peuples, mais bien le terrain d’une concurrence sauvage tout entière au bénéfice des plus forts.

Dans leur Europe, la guerre des tranchées laisse sa place à la guerre économique. On ne tue plus ses voisins mais on les jette au chômage. Et cette Europe serait la seule possible ? Elle le sera tant que les gouvernements sauront éloigner les peuples des décisions qu’ils prennent à Bruxelles. Elle le sera tant que les peuples n’interviendront pas directement dans les affaires européennes.

Aussi, en exigeant un référendum, on ne demande pas simplement de faire avaliser ou rejeter le traité Sarkozy ! Nous avons l’opportunité de favoriser l’intrusion, enfin, des aspirations populaires au coeur de l’Union européenne. Nous avons l’occasion, en laissant exprimer toutes ces attentes, de faire éclater, publiquement, l’exigence d’une autre Europe. Et c’est en avançant sur l’idée qu’une Europe démocratique, sociale, écologique, pacifiste est nécessaire que nous pourrons la rendre possible !

Alors oui, nous demandons un référendum ! Nous voulons un référendum accompagné, comme en 2005, d’un immense et large débat populaire ! Nous demandons un référendum, en France comme dans les 26 autres pays membres de l’Union pour saisir, tous et toutes ensemble, cette chance d’imposer d’autres priorités à l’Europe telle que la rêve Nicolas Sarkozy !

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe de s’engager plus pour la paix au Proche-Orient que pour le laisser-faire à l’OMC. Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe d’enclencher la conversion écologique de notre économie plutôt que de la laisser continuer à soumettre l’énergie, le ferroviaire et l’agriculture aux logiques du tout marchand.

Nous voulons un référendum pour que les peuples imposent à l’Europe d’harmoniser enfin les droits humains et sociaux par le haut plutôt que d’encourager toujours le moins disant social et démocratique.

Et comme nous l’avons fait en 2005, les communistes seront au premier rang pour mener cette bataille du référendum. Comme en 2005, nous allons informer sur la réalité d’un traité dont les Françaises et les Français ne savent rien d’autre que les mensonges qu’en dit Nicolas Sarkozy et ses amis.

Et comme en 2005, face à ce traité Sarkozy qu’ils décrivent comme mini, mais qui est surtout minimaliste en matière de droit et de progrès social, nous démontrerons qu’avec un peu de volonté politique, l’Europe pourrait rapidement changer de visage !

L’Europe pourrait, en effet, prendre à bras le corps la question de l’argent, de son utilisation, de sa maîtrise par et pour les peuples. Et pour désarmer les fonds de pension et les marchés financiers, il faudra bien investir la mère de toutes les banques, cette BCE, afin que ce soit vous qui lui donniez sa feuille de route !

Et le rapport de force populaire pourra nous permettre de mettre l’argent au service des salaires, de la recherche, de la formation, de l’emploi, plutôt qu’au service des marchés financiers.

L’Europe pourrait mettre au coeur de son projet la coopération en matière de recherche, de partage des coûts, de modernisation de l’industrie et des services, et ce notamment pour la gestion de ce qui est notre bien commun.

L’intervention populaire dans le débat pourra faire avancer notre exigence de services publics pour l’énergie, les transports, l’eau, les communications, le logement…

Seule l’intervention populaire pourra garantir leur accessibilité à tous les citoyens et citoyennes, leur contribution positive à la protection de l’environnement, leur caractère décisif pour assurer l’épanouissement de chacun et de chacune, et ce partout en Europe !

L’Europe pourrait enfin, à l’instar de la bataille engagée par Gisèle Halimi pour imposer la clause de l’Européenne la plus favorisée, s’engager vraiment dans le progrès de notre civilisation.

Il s’agirait de prendre dans le droit de chaque Etat membre les dispositions les plus favorables aux femmes, aux salariés, aux jeunes pour en faire un socle du droit européen, un objectif à atteindre rapidement par les Etats !

Oui ce ne peut être que par l’intervention populaire que l’Europe pourra enfin passer de la marche arrière à la marche avant !

Alors oui, pour toutes ces raisons, oui il faut un référendum !

Et nous allons mener campagne ensemble pour l’obtenir !

En lien avec les luttes sociales et démocratiques, en phase avec les aspirations populaires, nous allons toutes et tous ensemble faire grandir l’exigence d’une autre Europe, d’une politique en France, et pour cela d’un autre ordre mondial afin, tout simplement que dans ce monde si riche, chacune et chacun est le droit au bien être et à la réussite.

par Marie George Buffet publié dans : Europe- Traité
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Mercredi 28 novembre 2007
faugustesoutien.jpgLe tribunal se prononcera le 14 janvier en délibéré sur la réquisition de Madame le procureur d’une amende de 450 euros . De toute évidence, à ce stade –là, avec une demande de sanction aussi symbolique, le tribunal peut prononcer la relaxe .

C’est la mobilisation citoyenne régionale et nationale, le double de manifestants à Lyon par rapport au 7 mai, et la qualité de la défense, qui a permis d’obtenir ce résultat , qui revêt une grande importance pour la suite des procès, notamment celui de Kadidja le 12 décembre, et le délibéré de Florimont le 21 décembre, et pour la poursuite de l’action contre les expulsions arbitraires des sans-papiers .

Les deux combats sont étroitement liés : le gouvernement voulait faire des exemples et intimider l’opinion, les citoyens : c’est raté . Les victoires judiciaires sont utiles pour rassurer les citoyens, les encourager à intervenir, à exprimer leur désaccord avec cette politique inhumaine et inefficace, à user de cette liberté d’opinion et d’expression si précieuse dans nos cœurs .

La faiblesse de la réquisition, la possible relaxe montrent que ce message est entendu . C’est un formidable encouragement à continuer et intensifier la solidarité avec les sans papiers, contre les expulsions et la politique actuelle de l’immigration qui fait honte à notre pays, et pour une autre politique fondée sur la coopération, une politique empreinte d’humanité de justice sociale , pour construire un monde où on puisse choisir de vivre là où le hasard nous a fait naître et de circuler librement dans le monde, un monde chaleureux et accueillant .

Mobilisons-nous maintenant pour Kadidja le 12 décembre et Florimont le 21 . Tissons une toile de la solidarité pour amplifier l’action avec les sans-papiers.
 

François AUGUSTE

par François Auguste publié dans : Actualités
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Jeudi 22 novembre 2007
 
La Présidente du MEDEF, Laurence Parisot, veut en finir avec la durée légale du travail. Rien de moins.

Que le patronat cherche constament à renier les droits des salariés, il n’y a rien de neuf, hélas, à l’horizon. C’est même le leitmotiv du capitalisme que d’extorquer toujours plus de profits à ses salariés en faisant pression sur la productivité, le temps de travail, l’âge de départ à la retraite ou en le menaçant de licenciement.

Au moment d’une mobilisation particulièrement forte sur la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore de l’avenir des jeunes, après Nicolas Sarkozy, c’est donc Laurence Parisot qui en rajoute dans la provocation.

En proposant d’en finir avec la durée légale du travail, Laurence Parisot propose purement et simplement de transformer les salariés en serfs, qui auraient pour seuls but de servir les intérêts de leur seigneur.

Parti communiste français

Paris, le 21 novembre 2007.

par PCF publié dans : Actualités
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