Lundi 28 avril 2008
Rassemblement en solidarité avec les Directeurs
 le 30 avril devant l'inspection d'académie
 de Grenoble à 16 h

Base Élèves: kézako ?

Si nous ne réagissons pas, tous les enfants, dès l’âge de 3 ans, seront fichés dans une base de données Base Élèves Premier Degré mise en place par le ministère de l’Éducation Nationale. Ce fichier, qui concerne 6,5 millions d’enfants et leurs proches, présente de graves atteintes aux libertés individuelles.
Depuis 2004, Base Élèves se met en place sans concertation, sans débat public ni texte officiel. En Isère, de nombreuses communes et conseils d'écoles se sont prononcés contre ce logiciel. Malgré cela, l'inspecteur d'académie passe outre ces oppositions et maintient les dates butoirs de validation des données aux 30 avril et 30 mai 2008.

Des pressions énormes

Les directeurs et directrices d'écoles, auxquels revient de créer les fichiers, subissent de la part de l'inspection d'académie d'énormes pressions. Ils sont convoqués à des formations obligatoires au logiciel BE, à l'issue desquelles ils sont contraints de remplir la base de données. L'inspecteur d'academie met les enseignants en faute en les obligeant à entrer des données dans un fichier non sécurisé. S'ils ne le font pas, ils sont menacés de retrait de salaire pour service non fait. Ils subissent d'autre part un véritable harcèlement oral de la part de leur hiérarchie.

Solidarité avec les directeurs

Parce qu'ils refusent de ficher nos enfants, des directeurs et directrices risquent des sanctions pécuniaires. C'est pourquoi, en tant que parents d'élèves, nous souhaitons aider ceux et celles qui continuent de s'engager contre Base Élèves. Ainsi, nous mettons en place, avec l'intersyndicale enseignante, une caisse de solidarité.
De plus, nous appelons à un rassemblement le 30 avril à 16 heures devant l'inspection d'académie pour protester contre la validation des données et réclamer l'arrêt des pressions et le retrait des sanctions envers les directeurs et les directrices.
Nos enfants sont fichés : ne nous en fichons pas !
Pour le retrait de Base Élèves - Non à la validation des données

Que trouve-t-on dans Base-élèves ?

Identification:
sexe, né(e) le, nom, nom d’usage, prénom - Lieu de naissance : pays de naissance, département, commune - Adresses de résidence - Assurance (1) : compagnie, n° police -
Autorisations : diffusion coordonnées, photos - Le cas échéant droit de garde/extrait de jugement.
Responsables: Mère et père ou autre personne ou établissement à qui l’enfant a été confié par décision de justice ou administrative : autorité parentale, situation familiale, civilité, nom, nom d’usage, prénom, profession, code socioprofessionnel, adresse courriel, adresse, téléphones domicile, portable, travail, poste. Lieu de travail : dénomination et coordonnées.
Personnes à appeler en cas d’urgence : nom, prénom, lien avec l’enfant, adresse, téléphones domicile, portable, travail, poste. Lieu de travail : dénomination et coordonnées.
Année en cours
Scolarité : cycle, niveau, classe, enseignant, décision de passage - Absentéisme signalé (1) - Langues et acquis de l’année précédente et de l’année en cours: langue vivante, langue régionale,, groupe(s) d’enseignement suivi(s) - Obtention du Brevet Informatique et Internet- Certaines compétences validées-
Autres acquisitions : Attestation de Première Éducation à la Route, natation scolaire… -
Proposition de passage ou maintien - Informations périscolaires (1) : restaurant scolaire, déplacement domicile-école, transport scolaire, études surveillées, garderie matin/soir.
Cursus scolaire
Socle de compétences : La maîtrise de la langue française. La pratique d’une langue vivante étrangère. Connaissance des principaux éléments de mathématiques et maîtrise d’une culture scientifique et technique. La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de communication. La possession d’une culture humaniste. L’acquisition des compétences sociales et civiques. L’autonomie et l’esprit d’initiative.

Extraction des fichiers permettant d’utiliser J’ADE (3) pour tous les niveaux (GS à CM2)
Particularités (4) Projet d’accueil individualisé (PAI), Auxiliaire de vie scolaire (permanent, discontinu, occasionnel),
Recours à un matériel pédagogique adapté, assistante pédagogique à domicile (SAPAD), Réseaux d’Aide Spécialisés aux Enfants en Difficultés (RASED), maître E/G/EG Modalités d’intégration (liste préétablie) Temps d’intégration scolaire Projet personnalisé de scolarisation de l’élève handicapé. Par l’IEN-AIS ou la CCPE : Projet individualisé formalisé par écrit, autres suivis, recours à un mode de transport spécifique, PPRE (Projet personnalisé de réussite éducative)

(1) renseignements conservés 1 an, tous les autres renseignements étant conservés 15 ans.
(2) nationalité, année d’arrivée en France, langue et culture d’origine : renseignements qui n’apparaissent plus à l’écran depuis début décembre 2007.
(3) logiciel pour les évaluations nationales.
(4) Ces « particularités » comportent les interventions de médecins, psychologues, enseignants spécialisés, rééducateurs.

Déficiences ou atteintes données transférées à la maison du handicap Sources : Fichier « gestion courante élève » de Base-élèves et éléments de déclaration à la CNIL du 24/12/2004
(Commission Nationale Informatique et Libertés)

Signez les pétitions de la LDH et du CORRESO.

Contactez le CIRBE (Collectif Isérois pour le Retrait de Base Élèves) pour vous joindre à l’appel en envoyant un mél à baseeleves@gmail.com

consultez notre blog
http://baseeleves38.wordpress.com


par Barrionuevo publié dans : Actualités
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Lundi 28 avril 2008


Nicolas Sarkozy s’est exprimé dans une longue interview télévisée pour dresser le bilan de sa première année en tant que Président de la République.

S’il était évident que 90 minutes ne suffiraient pas à effacer un année de calamité, les français ne pourront que ressentir colère et amertume. Il ne faudrait pas que Nicolas Sarkozy prenne son cas pour une généralité lorsqu’il affirme s’être « préparé aux déceptions ».

Un Président de la République qui confond naturalisation et carte de séjour ou ne fait pas de différences entre le Gaz et le fioul est non seulement extrêmement inquiétant, mais donne à voir d’un grave manque de sérieux et de compétences.

Puisque Nicolas Sarkozy avoue lui-même que le capitalisme « marche sur la tête », il ferait bien de regarder du côté des propositions du PCF pour rompre avec l’injustice et la brutalité de la politique du gouvernement. Nicolas Sarkozy n’est pas en échec, il est nuisible. Jeudi soir, il n’a rien annoncé, sinon qu’il continuera la même politique, que les français soient heureux ou pas. Et ils ne le sont pas.

Parti communiste français

Paris, le 24 avril 2008

par PCF publié dans : Actualités
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Lundi 28 avril 2008



Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui une série de mesures concernant l’hôpital public, suite aux propositions du rapport Larcher.

Depuis des années, l’hôpital va mal. La pénurie de personnels de santé, le manque de lit ou encore le sous-financement chronique démontre avec force d’évidence que cette situation n’est que la conséquence de la politique de désengagement de l’Etat.

Pour devancer le mécontentement dû à la désertification programmée de l’offre de soin, Nicolas Sarkozy conditionne les financements à l’acceptation de sa réforme. Ne seront financés que ceux qui abandonnent leurs compétences généralistes. C’est du chantage pur et simple. Cette privatisation aux forceps de l’hôpital public est inacceptable.

Nicolas Sarkozy lance une offensive à double détente : il réserve la médecine aux riches, et livre, au détriment du public, les secteurs rentables aux cliniques privées. Ce dont l’hôpital public a besoin, c’est de personnels, de moyens et de mises en réseau qui garantissent l’égal accès pour tous, à des soins de qualité. L’état de santé des français à un coût, mais c’est un luxe que la France doit se permettre.

Parti communiste français

Paris, le 17 avril 2008.

par PCF publié dans : Actualités
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Samedi 19 avril 2008
Le Parti communiste français exprime son émotion et sa consternation suite aux bombardements israéliens qui ont fait 20 morts à Gaza. Deux enfants et un journaliste ont même payé de leur vie cette politique brutale et meurtrière qui suscite condamnation et inquiétude.

Le Parti communiste français exprime son émotion et sa consternation suite aux bombardements israéliens qui ont fait 20 morts à Gaza. Deux enfants et un journaliste ont même payé de leur vie cette politique brutale et meurtrière qui suscite condamnation et inquiétude.

Cette action militaire, en représailles à une attaque palestinienne contre les soldats israéliens -dont 3 ont été tués- peut conduire à une périlleuse escalade. La confrontation violente actuelle à Gaza est le résultat du blocus économique et de l’impasse politique avec l’échec du processus de négociation que devait relancer le sommet d’ Annapolis. En poursuivant la colonisation, en bloquant toute avancée réelle, les dirigeants israéliens exacerbent les tensions.

Il faut sortir d’urgence de cette impasse dangereuse et contribuer à la relance d’une vraie négociation qui puisse réellement contribuer à une solution juste, à l’application des résolutions de l’ ONU, à la fin de l’occupation, au respect des droits des Palestiniens et à la sécurité pour tous.

En se montrant ouvert à tous les dialogues, l’ancien président américain Jimmy Carter a montré aux Israéliens mais aussi aux dirigeants des Etats-Unis et d’Europe que des gestes politiques significatifs sont indispensables et urgents.

Parti communiste français

Paris, le 17 avril 2008

par PCF publié dans : Actualités
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Vendredi 18 avril 2008

"Aimé Césaire est mort. Je salue l’ami qui nous quitte, avec tous ceux des Antilles, des Caraïbes, d’Afrique, de France et du Monde qui le pleurent.

Je repense à la rencontre que nous avons eue le 24 novembre 2006. Un mot me vient : dignité.

Aimé Césaire restera pour moi un homme qui a regardé tout le siècle passé en face, l’homme de toutes les révolutions, poétiques et politiques.

Contre l’oppression du système colonial et l’exotisme de bon aloi, il a forgé, avec ses camarades, Léopold Sédar Senghor et Léon Gotran Damas, le concept de négritude. Aimé Césaire disait : « ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l’assimilation culturelle, le rejet d’une certaine image du Noir paisible, incapable de construire une civilisation. » Le discours du président à Dakar montre, ô combien, l’actualité de ce combat.

Aimé Césaire, ouvrant des chemins d’une identité debout, ne faisait pas de ce combat une affaire fermée. Il concevait son humanisme actif et concret à destination de tous les opprimés de la planète.

Sa poésie, dont André Breton disait qu’elle était « belle comme l’oxygène naissant », son théâtre, ont inventé une langue d’une grande puissance incantatoire jamais coupée de son idéal.

Fondateur du PPM, député de la Martinique, président du Conseil général et Maire de Fort de France, il a engagé sa pensée, comme élu, dans des actes utiles aux Martiniquaises et aux Martiniquais.

Tous les progressistes auront à coeur de faire vivre le poète, l’anticolonialiste, le progressiste dont l’oeuvre est encore bien nécessaire.

Lors de notre rencontre de mai 2006, nous avons échangé sur les raisons de son départ du PCF en 1956. Je lui ai remis un duplicata de sa lettre à Maurice Thorez dans laquelle il écrivait : "Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n’est ni le marxisme, ni le communisme que je renie, que c’est l’usage que certains font du marxisme et du communisme que je réprouve". Il me redisait ce qu’il avait écrit quelques mois plus tôt à l’occasion du débat en France sur la loi du 23 février 2005 vantant les bienfaits du colonialisme : « Je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu ».

Un grand homme part. Mais Aimé Césaire marquera pendant longtemps les communistes et tous ceux pour qui émancipation et libération ne sont pas des mots vains.

Je transmets mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches, aux militantes et militants qui ont agi avec lui, et à nos amis du PC Martiniquais. Une délégation du PCF se rendra à ses obsèques."

Marie-George Buffet Ancienne ministre Députée de la Seine St Denis Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 17 avril 2008.

par Marie George Buffet publié dans : Actualités
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Jeudi 17 avril 2008


Copyright, Gérard Beck le 18 mai 2003

 

Bonjour,

Le comité de soutien aux « Contre-plaquistes » a tenu une conférence de presse mercredi 16 avril. Étaient présents : FR3, GRENews et Radio-Grésivaudan. La journaliste du DL devant couvrir cette conférence de presse s’est excusée d’être absente surchargée, nous a-t-elle dit, de travail.

Vous trouverez, ci-après, ce qu’en ont reporté GRENews et le DL, plus le lien permettant de visionner la vidéo de FR3 (avec une erreur sur l’identité des « délinquants »).

Gérard

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GRENews – Jeudi 17 avril 2008

Les contre-plaquistes ont finalement gagné

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Nouvelle notoriété pour les « contre-plaquistes » grenoblois : la Cour de Cassation leur a donné raison d’avoir refusé un prélèvement de leur ADN par la police. Reconnus coupables d’avoir, déboulonnage de plaque à l’appui dans la nuit du 16 au 17 mai 2003, débaptisé la rue Thiers pour lui donner le nom de « Commune de Paris », ils avaient été dispensé de peine.

Ils en avaient pris argument pour refuser le prélèvement aux fins d’inscription dans le fichier national informatisé des empreintes génétiques. Ils avaient obtenu gain de cause auprès de la cour d’appel de Grenoble. Le parquet général avait fait appel devant la Cour de Cassation. Cette dernière a confirmé, le 10 avril, l’arrêt de la cour d’Appel.

Et maintenant ? « On va faire un festoiement », sourit Gilles Rocipon, l’un des contre-plaquistes. Et un peu d’infos sur le fichage par la même occasion courant mai.

« C’est un petit clou que nous utiliserons éventuellement », lance Gilles Rocipon. Tranquilles, admettant bien volontiers que la victoire est limitée et qu’il ne s’agit pas d’une banderille profondément plantée dans le fichier ADN, ils disent aussi que l’occasion est bonne de faire un peu d’infos et développer leurs argument contre le fichage des données ADN.

« On forge les armes qui, si elles avaient existé à l’époque, aurait permis d’éliminer les juifs beaucoup plus rapidement », a assuré l’un. « Que se passera-t-il si des chercheurs débiles trouvaient le gène du faucheurs d’OGM, du syndicaliste anti-consensus mou avec le Medef, de l’intégriste... », a interrogé l’autre après avoir cependant indiqué : « Est-ce que tous les fichiers sont mauvais. Il faut en débattre ».

Car c’est beaucoup « le déficit démocratique », comprendre l’absence de débat à l’échelle de la société entière, que ces militants déplorent.

Agnès Gosa

 


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FR3 : http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c38a_1920&video_number=0

par Gérard Beck publié dans : Actualités
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Mercredi 16 avril 2008

 



Un article  signé Anne Chemin, ce mercredi 16 avril 2008, a été largement commenté par les médias, , alors Réalité ou Fiction, la baisse des Allocs ?


C’est un décret de quelques lignes qui est, jusqu’alors, passé inaperçu. Sous une apparence technique, ce texte modifie les règles de calcul des allocations familiales, l’un des symboles de la politique familiale française depuis leur création, dans les années 1930. "L’âge à partir duquel les enfants ouvrent droit à la majoration des allocations familiales est fixé à quatorze ans", précise le décret. Ce nouveau dispositif, qui concerne plus de 4,5 millions de familles de deux enfants et plus, entrera en vigueur le 1er mai : il devrait permettre à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) de réaliser 138 millions d’économies par an.

Aujourd’hui, le montant des allocations familiales augmente au fil de l’âge des enfants. Lorsque l’un d’eux fête son onzième anniversaire, la famille touche une majoration de près de 34 euros, lorsqu’il atteint l’âge de seize ans, la majoration passe à 60 euros. Ce système de double "bonus" permet de donner un coup de pouce aux familles dont les enfants entrent dans l’adolescence, un âge où les dépenses consacrées aux études, à l’habillement et aux loisirs ont tendance à s’alourdir.

UNE PERTE DE 600 EUROS PAR ENFANT

A partir du 1er mai, ces règles seront modifiées : désormais, une seule majoration de 60 euros interviendra à l’âge de quatorze ans. Cette mesure entraînera automatiquement une baisse des allocations familiales : au total, sur l’ensemble des versements accordés entre le onzième et le dix-huitième anniversaire, les familles perdront près de 600 euros par enfant. Les prestations versées au cours de ces sept années d’adolescence s’élèvent aujourd’hui à 3 475 euros : elles passeront à l’avenir à 2 890 euros.

Cette mesure d’économie a suscité la "vive insatisfaction" du conseil d’administration de la CNAF, qui a rendu, le 5 février, un avis défavorable à cette mesure : 21 des 24 administrateurs ont voté contre le projet de décret. Ces décisions "s’intègrent dans un contexte de perte de pouvoir d’achat s’aggravant pour les familles", soulignaient-ils alors dans un communiqué. "L’application de cette mesure est incompatible avec la politique familiale dynamique, volontaire et concertée que nous appelons de nos vœux", concluaient-ils.

La CGT regrette aujourd’hui ce nouveau "coup" infligé au pouvoir d’achat des familles, la CFE-CGC critique ce "recul des prestations familiales, qui sont déjà insuffisantes", et l’Union des familles en Europe juge cette économie "inacceptable". "Cette baisse des allocations familiales ne sera pas forcément très visible car elle sera étalée dans le temps mais ellereprésente, au final, une somme importante, regrette François Fondard, le président de l’Union nationale des associations familiales (UNAF). Il n’est pas bon, par les temps qui courent, d’imposer une nouvelle perte de pouvoir d’achat aux familles."

par le Monde publié dans : Actualités
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Mercredi 16 avril 2008
Voeu déposé par le Groupe communiste de la région Rhône Alpes lors de la session plenière des 10 et 11 avril 2008 :

Exposé des motifs :

Le Gouvernement a fait approuver par le Conseil d’Administration de la SNCF du 19 mars la ponction d’un dividende à hauteur de 20 % du résultat courant (131 M€) de l’excédent de 658 M€ réalisé par la SNCF en 2007. A ce jour, nous ne connaissons pas quelle sera l’utilisation de cet argent par l’Etat.

Dans le même temps, les deux entreprises SNCF et RFF continuent à être fortement endettées.

Il serait plus judicieux que l’Etat prenne enfin en charge le désendettement de RFF dont il porte la responsabilité et dote la SNCF et RFF de moyens accrus.

Voeu :

Le Conseil Régional de Rhône-Alpes demande à l’Etat d’abandonner l’idée de ponctionner la SNCF d’un dividende à hauteur de 20% du résultat courant et qu’il exige de la SNCF qu’elle investisse cette somme dans l’activité de proximité.

Adopté :

POUR : PS – Verts – PC – PRG – APP - Centre

CONTRE :

ABST : FN

NPPV (Ne Prend Pas part au Vote) : UMP

par PCF Rhône Alpes publié dans : Actualités
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Mercredi 16 avril 2008

"Le Syndicat national unifié des impôts sort ce jour son Rapport sur l’état de la lutte contre la fraude fiscale. Ce rapport livre des données chiffrées sur la fraude et le contrôle fiscal, discute un certain nombre d’évolutions et propose des pistes pour améliorer la lutte contre la fraude.

Le contrôle fiscal est la contrepartie du système déclaratif. Mais les évolutions récentes du contrôle ont de quoi laisser rêveur : de plus en plus, le contrôle est en effet pensé comme une prestation de service et non plus comme une mission de service public.

Un rapide constat sur la fraude peut être dressé ainsi :
- la fraude fiscale est importante, elle est de plus en plus complexe, multiforme (fiscale et sociale) et internationale,

- entre un droit fiscal qui évolue à petit pas (notamment au plan européen) et la réalité économique qui galope (rapidité de circulation des capitaux, nouvelles technologies…), le décalage s’accroît,

- il existe un contrôle à deux vitesses : les salariés et retraités sont facilement contrôlés, les circuit plus complexes sont moins contrôlés car plus techniques et nécessitant plus de temps et de moyens humains, juridiques et matériels (et ces moyens diminuent), par ailleurs, on notera que les premières mesures concernant la lutte contre la fraude fiscale et sociale ont surtout concerné la petite fraude sociale,

- les règles juridiques sont de moins en moins adaptées ; elles restent notamment trop « nationales » et trop longues à mettre en oeuvre,

- le contexte de concurrence fiscale empêche l’harmonisation fiscale (IS, TVA, revenus de l’épargne) et des procédures de contrôle et conduit à mettre la « pédale douce » sur le contrôle pour favoriser l’attractivité fiscale.

Certes, l’actualité est soudainement devenue riche sur le front de la lutte contre la fraude fiscale.

Avec ; le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires consacré à la fraude (Mars 2007), la lettre du Président de la République et du Premier Ministre du 11 Octobre adressée au Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique le désignant comme « M. lutte contre la fraude », l’élargissement du périmètre du Comité national de lutte contre la fraude (créé tout d’abord au sein de la sphère sociale) à la fraude fiscale fin Octobre 2007, la transformation de ce Comité en Délégation et le scandale de la fraude fiscale internationale impliquant, notamment, le Lichtenstein (et, par effet de domino, la plupart des pays occidentaux), on peut mesurer sans peine la nature et l’importance des enjeux en matière de lutte contre la fraude fiscale.

Les règles actuelles doivent évoluer car le décrochage que l’on constate entre la réalité du contrôle et celle de la fraude est économiquement et socialement particulièrement injuste et préjudiciable. Le manque à gagner provoqué par la fraude fiscale (que le SNUI estime entre 42 et 51 milliards d’euros par an) pèse lourdement sur les finances publiques et accroît l’injustice fiscale et sociale.

Alors que la France s’engage sur la voie du repli de l’action publique et qu’elle s’apprête à prendre la Présidence de l’Union européenne, il reste maintenant à voir si elle saura, au plan national et européen, porter les projets d’amélioration de la lutte contre les diverses formes de fraude et se doter des moyens de ses ambitions affichées.

Voir le rapport

par SNUI publié dans : Actualités
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Mardi 15 avril 2008



CONTRE LA CASSE DE L’ÉCOLE !

- POUR LA RÉUSSITE DE CHACUN !

La mobilisation des lycéennes, des lycéens et des enseignants s’amplifie pour faire échec au plan de rigueur éducative de Darcos, cette véritable guerre à l’avenir engagée par le Président Sarkozy et le gouvernement.

L’objectif de la droite est une équation a zéro inconnu : toujours plus de fric pour la bourse, les profits du patronat, toujours moins de moyens pour les solidarités nationales (sécu, retraites), les services publics (l’hôpital, la justice, les transports publics et bien sûr l’école) et le pouvoir d’achat des ménages, des retraités, et bien sûr celui des jeunes et des étudiants.

Les communistes sont aux côtés de la jeunesse et combattent cette société du chacun pour soi, du seul contre tous, un monde de ségrégation sociale, d’autoritarisme et d’égoïsme froid.

Ce monde, livré aux puissances de l’argent, nous n’en voulons pas !

 Nous voulons des cours, pas ceux de la bourse

La jeunesse attend autre chose, notamment de son école et de la fac. Pour se construire comme citoyen, critique et responsable, pour accéder à des emplois épanouissants et rémunérateurs, et pour que cela ne soit pas réservé à une petite élite sociale, nous avons besoin d’un système éducatif qui permette d’amener tous les élèves au plus haut niveau de culture commune.

Permettre à chacun de prendre sa part pour relever les défis de ce siècle, progrès scientifiques, développement économique, environnement, démocratie culturelle, tout cela suppose d’accomplir un effort sans précédent dans l’éducation et la recherche.

 La droite et Sarkozy font tout le contraire

- En supprimant près de 80.000 postes dans l’éducation nationale depuis 2002, près de 12.000 cette année, plus encore les années suivantes, ils surchargent les classes, étouffent tout suivi pédagogique et accroît les inégalités scolaires ;

- En nivelant les programmes par le bas, ils s’apprêtent à former pour une part des exécutants de l’économie capitaliste, capables de « mémoriser » et d’être « dociles », et à développer des capacités de réflexion et des compétences pour les autres mais en les payant au rabais sans reconnaître leurs qualifications ;

- En s’attaquant à l’Université (Loi LRU), ils y accroîssent les mécanismes de sélection, renforcent un système à deux ou trois vitesses, et marchandisent l’accès au savoir, aux qualifications.

 Les jeunes sont dangereux ?

Non seulement cette droite ne considère pas la jeunesse de notre pays comme une chance, mais elle la montre du doigt, surtout lorsque jeunesse rime avec banlieue.

- Pendant que certains parlent d’encadrement militaire pour les jeunes, d’autres dialoguent à coup de flashball et de cars de CRS ;

- L’Internet est mis sous surveillance pour empêcher le téléchargement et garantir les profits des majors de l’industrie culturelle, pas les rémunérations des artistes ;

- On met au point des répulsifs anti-jeunes pour les faire abandonner à coup d’ultrasons les lieux où il ne sont pas les bienvenus. Etc...

La jeunesse leur fait peur, mais d’abord et surtout lorsqu’elle prend son avenir en main, qu’elle fait valoir ses droits et sort du gentil moule dans lequel on veut la faire rentrer : une formation au rabais, un boulot mal payé sous les ordres d’un petit chef et Secret Story pour se détendre le soir.

Loin des idées reçues, les mobilisations en cours dans les lycées, toutes les manifestations de ces dernières semaines montrent beaucoup de rêve, d’esprit de responsabilité et de solidarité dans ce mouvement. Il faut continuer et se rassembler dans les luttes pour faire plier la droite et pour ouvrir des perspectives.

 Nous aussi, on peut changer les choses

Nous ne sommes pas en 68. Mais, les mobilisations d’hier comme d’aujourd’hui montrent leur portée et leur efficacité lorsqu’elles rassemblent la diversité des forces sociales prenant conscience de leurs intérêts et de leur avenir commun : élèves, enseignants, étudiants, ouvriers, employés, chercheurs, chômeurs, artistes, paysans, sans papiers,...

La France n’a jamais été aussi riche, capable de répondre aux besoins qui s’expriment dans tant de domaines (salaires, logements, services, santé, culture, mobilité, développement personnel, démocratie, coopération...). Mais pour cela, il faut que tous les citoyens et toutes les forces qui, à gauche, veulent résolument ce changement, se rassemblent et se mettent au travail pour construire un projet véritablement alternatif. Sans attendre, c’est à cela que veulent contribuer les femmes et les hommes du PCF.

par Site PCF publié dans : Actualités
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