CONTRE LA CASSE DE L’ÉCOLE !
POUR LA RÉUSSITE DE CHACUN !
La mobilisation des lycéennes, des lycéens et des enseignants s’amplifie pour faire échec au plan de rigueur éducative de Darcos, cette véritable guerre à l’avenir
engagée par le Président Sarkozy et le gouvernement.
L’objectif de la droite est une équation a zéro inconnu : toujours plus de fric pour la bourse, les profits du patronat, toujours
moins de moyens pour les solidarités nationales (sécu, retraites), les services publics (l’hôpital, la justice, les transports publics et bien sûr l’école) et le pouvoir d’achat des ménages, des
retraités, et bien sûr celui des jeunes et des étudiants.
Les communistes sont aux côtés de la jeunesse et combattent cette société du chacun pour soi, du seul contre tous, un monde de ségrégation sociale, d’autoritarisme
et d’égoïsme froid.
Ce monde, livré aux puissances de l’argent, nous n’en voulons pas !
Nous voulons des cours, pas ceux de la
bourse
La jeunesse attend autre chose, notamment de son école et de la fac. Pour se construire comme citoyen, critique et responsable, pour accéder à des emplois
épanouissants et rémunérateurs, et pour que cela ne soit pas réservé à une petite élite sociale, nous avons besoin d’un système éducatif qui permette d’amener tous les élèves au plus haut niveau
de culture commune.
Permettre à chacun de prendre sa part pour relever les défis de ce siècle, progrès scientifiques, développement économique, environnement, démocratie culturelle,
tout cela suppose d’accomplir un effort sans précédent dans l’éducation et la recherche.
La droite et Sarkozy font tout le contraire
En supprimant près de 80.000 postes dans l’éducation nationale depuis 2002, près de
12.000 cette année, plus encore les années suivantes, ils surchargent les classes, étouffent tout suivi pédagogique et accroît les inégalités scolaires ;
En nivelant les programmes par le bas, ils s’apprêtent à former pour une part des
exécutants de l’économie capitaliste, capables de « mémoriser » et d’être « dociles », et à développer des capacités de réflexion et des compétences pour les autres mais en
les payant au rabais sans reconnaître leurs qualifications ;
En s’attaquant à l’Université (Loi LRU), ils y accroîssent les mécanismes de
sélection, renforcent un système à deux ou trois vitesses, et marchandisent l’accès au savoir, aux qualifications.
Les jeunes sont dangereux ?
Non seulement cette droite ne considère pas la jeunesse de notre pays comme une chance, mais elle la montre du doigt, surtout lorsque jeunesse rime avec
banlieue.
Pendant que certains parlent d’encadrement militaire pour les jeunes, d’autres
dialoguent à coup de flashball et de cars de CRS ;
L’Internet est mis sous surveillance pour empêcher le téléchargement et garantir les
profits des majors de l’industrie culturelle, pas les rémunérations des artistes ;
On met au point des répulsifs anti-jeunes pour les faire abandonner à coup
d’ultrasons les lieux où il ne sont pas les bienvenus. Etc...
La jeunesse leur fait peur, mais d’abord et surtout lorsqu’elle prend son avenir en main, qu’elle fait valoir ses droits et sort du gentil moule dans lequel on veut
la faire rentrer : une formation au rabais, un boulot mal payé sous les ordres d’un petit chef et Secret Story pour se détendre le soir.
Loin des idées reçues, les mobilisations en cours dans les lycées, toutes les manifestations de ces dernières semaines montrent beaucoup de rêve, d’esprit de
responsabilité et de solidarité dans ce mouvement. Il faut continuer et se rassembler dans les luttes pour faire plier la droite et pour ouvrir des perspectives.
Nous aussi, on peut changer les choses
Nous ne sommes pas en 68. Mais, les mobilisations d’hier comme d’aujourd’hui montrent leur portée et leur efficacité lorsqu’elles rassemblent la diversité des
forces sociales prenant conscience de leurs intérêts et de leur avenir commun : élèves, enseignants, étudiants, ouvriers, employés, chercheurs, chômeurs, artistes, paysans, sans
papiers,...
La France n’a jamais été aussi riche, capable de répondre aux besoins qui s’expriment dans tant de domaines (salaires, logements, services, santé, culture,
mobilité, développement personnel, démocratie, coopération...). Mais pour cela, il faut que tous les citoyens et toutes les forces qui, à gauche, veulent résolument ce changement, se rassemblent
et se mettent au travail pour construire un projet véritablement alternatif. Sans attendre, c’est à cela que veulent contribuer les femmes et les hommes du PCF.