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Jeudi 15 mai 2008

Photo Gérard De Marco

Une manifestation d'une grande ampleur, s'est tenue à Grenoble ce jeudi 15 mai à 14H!
Parmi les manifestants, les jeunes étaient particulièrement très nombreux.
Lors de leur précédente manifestation du matin, ils ont dû faire face aux charges des forces de l'ordre
(voir communiqué de la fédération de l'Isère du PCF)
A l'arrivée du cortège, Place de Verdun, les forces de l'ordre "bouclaient" à nouveau les différentes rues attenantes.
Avant même que la délégation des différentes organisations ne soient en Préfecture, nous apercevions à nouveau tous les ingrédients de la provocation.
Présents parmi les manifestants, les communistes de Sassenage, veulent oeuvrer pour contraindre ce pouvoir à renoncer à la casse programmée des services publics, ils vous donnent à nouveau rendez-vous, le jeudi 22 mai à 10H à la gare de Grenoble pour la défense des retraites.
par Barrionuevo publié dans : Actualités
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Jeudi 15 mai 2008

Dans un communiqué, la Fédération de l'Isère du PCF interroge: Sommes nous toujours dans un pays « démocratique ? »


Les Lycéens étaient une nouvelle fois mobilisés en grand nombre ce matin à Grenoble contre les mesures DARCOS 

 

La fédération de l’Isère  du Parti communiste s’indigne du traitement que les forces de l’ordre infligent aux participants des manifestations et notamment aux lycéens: utilisation des gaz Lacrymogènes, charges musclées, brutalités, même contre des passants.

 

Déjà, lors de la venue Nicolas Sarkozy à Vienne mardi13 mai, des syndicalistes et des membres du Parti communiste ont été  contrôlés, contraints de ranger les signes de leur appartenance  à des organisations légales politiques et syndicales, puis ont été retenus à l’écart .

Les forces policière doivent permettre d’assurer la sécurité de tous et en aucun cas devenir les instruments d’une idéologie ultra sécuritaire au mépris de la démocratie.

par PCF Isère publié dans : Actualités
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Mercredi 14 mai 2008
La commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, saisie pour avis sur le projet de loi sur la réforme des institutions, a rejeté le texte, par quatre voix contre trois, lors de sa réunion mercredi, a-t-on appris de source parlementaire.

"Ce vote n'a pas d'incidence directe sur la suite des travaux, mais c'est un geste politique fort", a estimé cette même source.

Trois députés UMP -dont le président de la commission Axel Poniatowski- ont voté pour le projet tandis que trois autres -Jacques Myard, Hervé de Charette et Roland Blum- ainsi qu'un député PCF ont voté contre, selon des sources parlementaires.

Ce projet de réforme constitutionnelle, sur lequel Nicolas Sarkozy s'est fortement engagé mais qui divise à droite comme à gauche, vise à octroyer, selon le gouvernement, de nouveaux droits au Parlement et aux citoyens.

Interrogé par l'AFP, Axel Poniatowski a confirmé le rejet du projet de loi. "C'est un vote contre émis plutôt sur le texte en l'état. Certaines dispositions doivent être approfondies. Les députés sont en effet gênés par un certain nombre de points de blocage comme la suppression du référendum obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne", a-t-il tenté de minimiser.

"Ce vote n'a pas de conséquence sur l'avenir du texte", qui doit être examiné à partir de mardi prochain dans l'hémicycle, a souligné le président de la commission.

Ce nouveau revers intervient au lendemain de l'interruption de l'examen du projet de loi sur les OGM à l'Assemblée nationale par le vote d'une motion de procédure PCF adoptée à une voix près (136 contre 135), faute d'une mobilisation suffisante des députés de la majorité, divisés sur ce texte.

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a lui aussi voulu minimiser ce nouvel incident en déclarant à l'AFP que les membres de la commission avaient voulu exprimer "leurs interrogations" sur la disparition du référendum obligatoire. "Je leur ai donc confirmé qu'une solution serait présentée sur ce point ce mercredi après-midi en commission des Lois", a-t-il ajouté.

Chaque projet de loi comportant des dispositions relatives à la politique étrangère -ce qui est le cas pour la réforme des institutions- est soumis pour avis à la commission des Affaires étrangères. Il en va de même pour les textes comportant des mesures relevant des compétences des différentes commissions.

par selon AFP publié dans : Actualités
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Mardi 13 mai 2008

Le projet de loi controversé sur les OGM a été rejeté mardi par l'Assemblée nationale, après l'adoption surprise, à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, ce qui entraîne automatiquement la fin de l'examen du texte.

Contre toute attente, la question préalable, deuxième motion défendue par la gauche, a été adoptée par l'Assemblée lors d'un scrutin public. Sur 273 votants et 271 suffrages exprimés, la motion a obtenu 136 voix contre 135.

"Le texte est rejeté. Prochaine séance mercredi après-midi", a déclaré dans un large sourire la présidente de séance, Catherine Génisson (PS).

Dès l'annonce du rejet du texte, des clameurs se sont fait entendre aux abords du Palais-Bourbon où manifestaient des anti-OGM.

Le dernier texte en date rejeté par l'Assemblée via une motion de procédure remonte à celui sur le PACS.

Greenpeace s'est déclaré "heureux" que le projet de loi sur les OGM ait été rejeté, estimant qu'il était une "porte ouverte à la contamination génétique".


"C'était un projet de loi qui ne garantissait pas la perennité des choix sans OGM: de ce point de vue, on ne peut qu'être heureux qu'il ait été rejeté", a déclaré à l'AFP Arnaud Apoteker, de Greenpeace.

"Ce texte ne définissait pas ce qu'est le sans OGM: c'était la porte ouverte à une contamination génétique. Nous sommes contents qu'une loi de légalisation de la contamination génétique n'ait pas été adoptée", a-t-il commenté.

"Nous n'avons plus de projet de loi: il faut en réécrire un autre", a-t-il ajouté.

"Nous aurions préféré une vraie loi de protection" des consommateurs et des producteurs, "il faut espérer que l'ouvrage va être remis sur le métier", a-t-il ajouté.

Le projet de loi controversé sur les OGM a été rejeté mardi par l'Assemblée nationale, après l'adoption surprise à une voix près (136 contre 135) d'une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, ce qui entraîne automatiquement la fin de l'examen du texte.

Selon AFP


La motion défendue par A. Chassaigne adoptée, la loi rejetée




Le projet de loi controversé sur les OGM a été rejeté mardi par l’Assemblée nationale, après l’adoption surprise, à une voix près (136 contre 135), d’une motion de procédure PCF défendue par André Chassaigne, ce qui entraîne automatiquement la fin de l’examen du texte.

En défendant cette question préalable, je souhaite démontrer que le projet de loi qui nous est soumis en deuxième lecture n’est pas abouti et mérite donc d’être à nouveau débattu par les deux assemblées. Ce texte souffre en effet de graves insuffisances, et ceci malgré les améliorations apportées par notre assemblée en première lecture. De plus, les nouvelles dispositions introduites de manière précipitée par le Sénat suite à l’adoption par notre assemblée de notre amendement 252 souffrent d’un manque de clarté qui implique qu’un examen supplémentaire soit entrepris. Ces deux considérations nous amènent à penser, sur la base de l’article 91 de notre règlement, qu’il n’y a pas lieu de délibérer aujourd’hui et que la discussion de ce texte doit par conséquent être repoussée.

Tout d’abord, ce projet de loi souffre d’importants déséquilibres, inhérents à la philosophie même du gouvernement en matière d’OGM. Le gouvernement prétend ainsi que ce texte encadre le recours aux OGM. Il n’en est rien. Il libéralise au contraire la mise en culture d’OGM dans notre pays et livre l’agriculture à la mainmise des firmes agroindustrielles et semencières qui pourront se construire une véritable machine de guerre. Tout dans ce projet de loi porte en effet la marque de l’agrobusiness, lui laissant le champ libre pour régenter le monde paysan, tandis qu’aucun réel moyen de contrôle démocratique n’est en fait créé pour contrebalancer son influence.

Ainsi, pour prendre l’exemple le plus frappant, l’ensemble de la responsabilité pour une éventuelle contamination de cultures conventionnelles par des OGM repose sur le producteur, tandis que les semenciers et distributeurs mettant sur le marché des organismes génétiquement modifiés se voient totalement dédouanés. Le rejet de notre amendement visant à ce que les distributeurs fournissant les semences, les détenteurs d’autorisation de mise sur le marché et les importateurs d’OGM payent une redevance assise sur leur chiffre d’affaires pour financer les dépistages réalisés par les agriculteurs sur leurs récoltes témoigne de la consécration d’une véritable irresponsabilité des grands groupes agroalimentaires.

La configuration même donnée au Haut conseil des biotechnologies montre de manière très précise la façon dont l’ensemble du système mis en place est d’emblée placé dans la dépendance de ces firmes. Nos assemblées ont ainsi refusé que le Haut conseil dispose des moyens humains et financiers propres à garantir son indépendance dans sa mission d’expertise scientifique pluridisciplinaire. De même, il a été refusé qu’il ait prioritairement et essentiellement recours aux organismes de recherche publique pour opérer les évaluations. Bref, tout ou partie de l’évaluation pourra être déléguée aux firmes privées, perpétuant la situation actuelle où la recherche publique est littéralement sacrifiée, tandis que prédomine une recherche privée toute entière dédiée à un impératif de rentabilité. Et de forts doutes se font jour sur la capacité du Haut conseil à contrôler le respect du cahier des charges par l’organisme extérieur désigné pour effectuer l’évaluation.

De même, la désignation des membres du Haut conseil témoigne d’une grande opacité. Certes, notre proposition a été adoptée suivant laquelle un appel à candidatures est notamment effectué auprès des organismes publics de recherche français pour désigner les membres du comité scientifique. Il faut se féliciter de l’adoption d’un tel principe de transparence. Mais l’on peut toujours craindre que la nomination au Haut conseil sera issue de petits arrangements avec les lobbies de l’industrie agroalimentaire, puisque nos propositions assurant l’absence de conflits d’intérêts avec le privé ont été quant à elles écartées. Ainsi, a été repoussé un de nos amendements qui prévoyait que les membres du Haut conseil attestent sur l’honneur n’avoir eu, durant les cinq années précédant leur nomination, aucun lien professionnel ni financier avec un organisme privé producteur, commercialisateur ou utilisateur d’OGM. Ce rejet est déjà un aveu !

La question des essais en plein champ témoigne de la même manière de la mainmise programmée de l’agroindustrie sur la recherche agricole. J’ai proposé que ne puissent être autorisées, et de manière exceptionnelle, que les seules disséminations volontaires émanant d’instituts de recherche publics et visant à évaluer la réalité du risque sur l’environnement, notamment en matière de contamination de parcelles avoisinantes et d’incidence sur le milieu naturel. Ces essais auraient été accompagnés d’un protocole d’expérimentation extrêmement strict pour contenir les éventuels flux de gènes et neutraliser toute conséquence négative sur l’environnement. Or, ici encore, le rejet de cet amendement montre que le gouvernement entend généraliser les essais en plein champ des firmes internationales dans un objectif unique de rentabilité pour leurs actionnaires.

Or, cette domination organisée des grands groupes s’accompagne de l’absence de véritables contrepouvoirs démocratiques issus de la population et des producteurs.

Le projet de loi adopté par notre Assemblée puis le Sénat donne en premier lieu la primauté aux conclusions d’un comité scientifique dont l’indépendance, nous venons de le voir, est loin d’être garantie. Ainsi, dans le cadre des demandes d’autorisation en matière de dissémination volontaire, le comité économique, éthique et social sera réduit à formuler de simples recommandations. C’est la conclusion des seuls « experts » qui prédominera. Et même si nous nous réjouissons que notre proposition d’une réunion plénière entre les deux comités a été adoptée, cette réunion ne formulera pas elle-même un avis qui eût été le fruit de l’ensemble du travail des deux comités. Là encore, la position de l’intergroupe OGM du « Grenelle de l’environnement » n’a pas été respectée puisqu’elle visait à faire émerger des positions communes et partagées prenant en compte à la fois une analyse scientifique des risques mais aussi une analyse des intérêts sociétaux. La question de l’utilité même des OGM, portée par le comité économique, éthique et social, ne sera donc prise en compte que de manière secondaire. Mais pourquoi s’embarrasser d’un tel avis quand le capital et l’agro-industrie fixent eux-mêmes les objectifs ?

Cet amoindrissement du rôle de la société civile est renforcé par les lacunes dans la composition même du comité économique, éthique et social. Ainsi, le but affiché de ce comité est d’associer l’ensemble des acteurs sociaux concernés par les biotechnologies. Et les agriculteurs, dans leur diversité, devraient y avoir une large place car c’est leur système de production lui-même qui peut être bouleversé par la mise en culture d’OGM. La production agricole dépend en effet de structures de production qui font référence à des cahiers des charges diversifiés. Il était donc indispensable de prévoir une représentation qui prévoit la participation des syndicats agricoles représentatifs, mais aussi de l’ensemble des secteurs ayant des modes de production spécifiques sous signe officiel de qualité, ainsi que les apiculteurs. Or, cet amendement a été rejeté. Décidément, tandis que les grands groupes sont choyés, les petits et moyens producteurs sont délibérément laissés de côté !

La question de la saisine du Haut conseil souffre du même déséquilibre démocratique. Certes, comme nous l’avions proposé, le Haut conseil pourra être saisi par l’intermédiaire d’un député ou d’un sénateur et l’on peut se féliciter de cette avancée. Mais il aurait fallu aller plus loin en élargissant la saisine à l’ensemble des citoyens, comme le proposait à l’unanimité l’intergroupe OGM du « Grenelle de l’environnement ». L’exigence d’une « autorité indépendante, transparente et citoyenne » aurait dû être réaffirmée en ouvrant la possibilité à toute personne, quel que soit son statut juridique, de saisir le Haut conseil de toute question intéressant son domaine de compétence. Or, ce refus d’élargissement est en réalité… une régression par rapport à la Commission du génie biomoléculaire qui pouvait, quant à elle, être consultée « par toute personne intéressée, publique ou privée ».

Mais je voudrais maintenant en venir à notre position sur le seul ajout du Sénat en deuxième lecture, à savoir deux phrases raccrochées à notre amendement 252. Mais pour cela, il est très important que je revienne sur les implications mêmes de cet amendement.

L’amendement adopté à mon initiative en première lecture vise à garantir, cela a été assez répété, le respect des structures agricoles et des écosystèmes locaux, ainsi que les filières de production et commerciales sans OGM.

Par structures agricoles, on entend généralement les caractéristiques de l’implantation des exploitations agricoles sur les territoires. Ainsi, les structures agricoles de la Beauce ne sont pas les mêmes que celles qui marquent l’espace rural auvergnat. Une région de monoculture est évidemment à distinguer d’espaces de polyculture et d’élevage. En effet, l’implantation de cultures OGM peut littéralement démembrer des parcellaires subtilement agencés. L’introduction de monocultures très homogènes et étendues, lesquelles caractérisent le plus souvent les cultures d’OGM, risque en effet de déstructurer des découpages très fins, façonnés par des techniques agricoles parfois millénaires. Ce sont alors les identités de régions entières qui peuvent être atteintes, avec comme conséquence la disparition de spécialités culturales, ainsi que des savoir-faire paysans qui les accompagnent. Car, comme s’est exclamé en première lecture notre collègue socialiste Philippe Martin « ce ne sont pas les éleveurs de poulets du Gers, les producteurs de foie gras du Périgord ou de jambon de Lacaune qui demandent à utiliser des OGM ! »

D’autre part, notre amendement vise les écosystèmes locaux, à savoir cet équilibre subtil entre d’une part la roche, les sols, le climat, et d’autre part le vivant, les organismes et microorganismes. Dans des écosystèmes tels que par exemple les causses du Massif Central, des espèces vivent en harmonie, en lien d’ailleurs avec les structures agricoles particulières que j’ai déjà mentionnées. Or, ici encore, la mise en culture d’OGM peut entraîner de grands bouleversements, à la fois en étendant des zones agricoles qui pourraient empiéter sur les espaces naturels, et à la fois par une pollution génétique vers des espèces sauvages qui remettrait en cause leur existence même. C’est alors la biodiversité qui serait atteinte, à une époque où celle-ci souffre déjà de tant de pollutions, ainsi que de l’artificialisation des sols.

Enfin, notre amendement vise les filières de production et commerciales « sans OGM ». Il s’agit là de productions agricoles spécifiques, traçables et identifiables telles que les emblématiques appellations AOC, Label Rouge, Agriculture Biologique, ainsi que les labels européens. Il s’agit également des filières de vente, qui concernent les labels les plus connus mais aussi des filières de qualité créées par des acteurs privés comme la grande distribution. Notre amendement consiste ici à inciter à la protection d’une pratique déjà répandue qui prévoit dans les cahiers des charges que le produit concerné est sans OGM mais aussi par exemple que les animaux ont été nourris avec des aliments ou compléments alimentaires sans OGM.

Je prendrai l’exemple d’un fromage de ma région, le Saint-Nectaire. Le cahier des charges stipule déjà, je cite, que, « les graines de céréales et leurs sous-produits, les graines entières protéagineuses et oléo-protéagineuses et leurs sous-produits, les racines, tubercules et leurs sous-produits devront être issus de cultures non-OGM et garantis comme tels. » A une époque où 85% des importations d’aliments pour animaux d’élevage sont des végétaux transgéniques d’Amérique latine et d’ailleurs, cette stipulation du cahier des charges est essentielle. Elle promeut en effet des circuits courts d’alimentation du bétail à partir de fourrages issus de la région même de production du fromage. Elle participe ainsi à la souveraineté alimentaire de notre pays. Il est précisé dans ce cahier des charges que les cultures non-OGM sont « garanties comme telles ». Cette précision est importante. Les fourrages concernés devront être exempts d’OGM, même de manière accidentelle, ce qui pose la question de la coexistence. Si l’on veut que le label AOC soit maintenu, les parcelles avoisinantes devront par conséquent être également non-OGM car on connaît la dissémination de pollens vers les cultures proches. Pour faire respecter le cahier des charges du Saint-Nectaire, il sera donc sans doute nécessaire que les territoires dans leur entier où ce fromage est produit, et pas seulement les propriétés des adhérents à l’AOC, soient exempts de telles cultures ainsi que les zones contiguës, à savoir au total une bonne centaine de communes du Puy-de-Dôme et du Cantal.

Bref, au travers de l’appel au respect de la diversité de nos milieux naturels, du savoir-faire paysan, de notre patrimoine agricole et culturel, cet amendement porte en germe un modèle agricole tout simplement incompatible avec celui que les libéraux de l’OMC et de l’Union européenne veulent imposer à la planète : une agriculture industrialisée, standardisée, américanisée, mettant le monde paysan en coupe réglée au bénéfice des intérêts mercantiles d’un petit nombre ; une économie productiviste ignorant que les attaques contre l’exploitation familiale et les structures sociales du monde rural fragilisent autant les écosystèmes que les hommes, l’environnement que la qualité de vie rurale.

Pour autant, notre amendement n’exclut pas mécaniquement l’ensemble du territoire français de la culture d’OGM, contrairement à ce qui a pu être affirmé ici et là, parfois par excès d’enthousiasme, ou a contrario par volonté d’en préparer l’éviction du texte. Il aurait fallu pour cela préciser explicitement que tous les produits répondant à une appellation AOC ou Label Rouge excluaient à quelque niveau que ce soit l’utilisation d’OGM. J’aurais soutenu pour ma part une telle disposition, mais ne faisons pas dire à cet amendement ce qu’il ne dit pas. Pour les structures agricoles et les écosystèmes locaux, il est bien évident qu’une prise en compte systématique entraînerait une exclusion générale. En effet, le territoire national dans son entier est bien évidemment composé de structures agricoles et d’écosystèmes locaux ! Il est cependant tout à fait possible d’exclure certaines zones particulières de la culture d’OGM sur des critères à définir. Je rappellerai ainsi, à ce titre, que la Directive Habitats de 1992 spécifiait déjà dans son annexe 1 divers « espaces naturels » particuliers à préserver. Donc, ce travail de recensement a déjà été largement entrepris au niveau européen et peut servir de base à une exclusion de la culture d’OGM de certains territoires. Les gouvernements futurs pourront donc s’appuyer sur le principe énoncé dans notre amendement pour établir une législation plus précise.

Si notre amendement a un mérite, c’est plutôt celui d’ouvrir la voie à l’exclusion des OGM de certains territoires, mais ceci à condition qu’il soit, dans l’avenir, interprété comme il convient.

Dans son principe, il peut ainsi jouer en premier lieu un rôle d’orientation pour le Haut conseil des biotechnologies lui-même. Car celui-ci devra nécessairement s’appuyer dans ses avis sur l’article premier du projet de loi qui l’institue. Lorsque le Haut conseil rendra ses conclusions sur l’autorisation ou non de mises en culture d’OGM espèce par espèce, il devra ainsi prendre en compte l’implantation de ces espèces sur le parcellaire existant et les filières de production. L’avis rendu n’est pas seulement en effet un simple avis scientifique indépendant de toute réflexion sur le contexte écologique et économique. Suite à l’adoption d’un amendement en première lecture, et malgré des faiblesses que j’ai déjà évoquées, le collège économique, éthique et social rendra certes ses propres recommandations mais interpellera aussi le collège scientifique en réunion plénière pour interroger sur l’utilité même des OGM, et ceci en fonction de l’environnement naturel et agricole où ils vont s’insérer. L’exigence du respect des structures agricoles et des écosystèmes locaux, comme des filières de production, devra alors guider la réflexion des deux collèges.

D’autre part, les différentes juridictions, en particulier administratives, pourront s’appuyer sur ce principe pour interdire la mise en culture des OGM dans certaines zones et pour certaines filières. Car un simple principe n’en a pas moins une force juridique. Je rappelle ainsi que le fameux principe de précaution a joué ce rôle dès 1998 en amenant le Conseil d’Etat à annuler sur son fondement une autorisation de mise en culture d’OGM, alors même qu’aucune législation ne l’y autorisait expressément. Dans la même logique, ce que j’appellerai le « principe de protection territoriale » que nous avons adopté avec l’amendement 252 peut jouer ce même rôle.

Enfin, comme je l’ai dit précédemment, ce nouveau principe donnera également une base juridique pour que les cahiers des charges de produits AOC et autres labels étendent l’absence d’OGM à certaines zones et filières. Et en cela, il constitue un encouragement important pour assurer une alimentation de qualité et le maintien de l’agriculture paysanne.

Bien que modéré comme je viens de le montrer, l’amendement 252 a pourtant suscité une opposition farouche du Premier Ministre. Monsieur François Fillon a ainsi déclaré juste après son adoption que cet amendement, je cite, « n’aurait pas dû être voté » et qu’il « s’engageait » à ce qu’il soit « supprimé » en deuxième lecture, désavouant ainsi la position de sagesse de la secrétaire d’Etat à l’écologie. Or, si Mme Kosciusko-Morizet a été blâmée et punie, c’est pour avoir permis l’ouverture d’un débat responsable et contradictoire qui a fait jusqu’à maintenant défaut sur la problématique des OGM, comme d’ailleurs sur le modèle agricole dont la France a besoin. L’exécutif était donc tenté de revenir sur une décision prise, en dictant purement et simplement aux représentants du peuple les décisions souveraines qu’ils allaient prendre. Les sénateurs étaient ainsi appelés par le chef du gouvernement à supprimer cet amendement. Mais l’amendement rendu public a très vite suscité une adhésion massive de l’opinion publique. Rappelons que la pétition électronique en sa faveur a jusqu’à présent reçu le soutien de plus de 40000 personnes et qu’une très large majorité de nos concitoyens ont appuyé la position de la secrétaire d’Etat à l’écologie dans sa courageuse prise de position. Aussi, sous la pression de l’opinion et après arbitrage du président de la République, le Sénat a décidé en définitive de ne pas revenir sur notre formulation, tout en y accolant deux nouvelles phrases.

Mais quel est le sens véritable de l’amendement du Sénat ? Aussi nous faut-il aujourd’hui éclaircir ce point :
  En le maintenant, s’agit-il d’une simple concession pour donner des gages à une opinion qui a montré son opposition aux OGM ?
  En le complétant, s’agit-il de le neutraliser, de le siphonner en le vidant de son contenu ?

La première phrase ajoutée par le Sénat dispose que « la définition du “sans organismes génétiquement modifiés” se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire ». Or, cette définition communautaire n’existe pas. Seul un seuil d’étiquetage de 0,9% est défini au niveau européen par la directive 2001/18 en cas de présence fortuite et inévitable d’OGM. Quelle utilité dans ce cas de se référer à la réglementation européenne ? Aucune. Rien n’empêche en effet les Etats de définir le « sans OGM » sans pour autant annoncer que l’Europe aurait compétence à l’établir ! D’ailleurs, les ministres de l’environnement, lors des conseils de l’Union européenne des 18 décembre 2006 et 20 février 2007, ont validé les moratoires de l’Autriche et de la Hongrie sur la culture d’OGM sur la base de leurs propres définitions du « sans OGM ». Et ils l’ont validé précisément sur le critère du respect des différentes structures agricoles et des caractéristiques écologiques régionales au sein de l’Union. L’Europe n’est en rien une entité fédérale dans laquelle les attributions des Etats seraient déterminées de manière limitative. Cette nouvelle phrase est donc tout bonnement une tromperie et donc inutile. Elle a la même valeur qu’un couteau sans lame auquel on enlèverait le manche ! Comment interpréter ensuite la seconde phrase introduite par le Sénat et qui dispose que « dans l’attente d’une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce » ? Pour la première fois, la France prévoirait ainsi par cette disposition de fixer un seuil du « sans OGM ». L’article 2 prévoit certes que l’autorité administrative autorise la mise en culture des OGM après avis du Haut conseil des biotechnologies. Mais la définition de ce qui constitue un OGM n’est pas formulée. Tous les amendements présentés en première lecture pour en donner une définition ont été repoussés. Désormais donc, avec cette nouvelle disposition du Sénat, l’autorité administrative pourra définir le « sans OGM », ce qui permettra de circonscrire le champ d’application de la procédure d’autorisation visée à l’article 2. Dans mon interprétation, j’hésite donc entre l’image de l’arroseur arrosé et celle du coup de canif, avec lame et manche, dans le texte initial…

En effet, si la disposition était adoptée s’ouvrirait alors un intéressant débat sur le seuil à retenir. Soit le seuil de détectabilité est alors adopté, ce qui serait scientifiquement cohérent et ne ferait que décrire la réalité, confirmant la définition donnée par la DGCCRF. Soit un autre seuil serait retenu, comme les fameux 0,9%, mais sous peine de connaître une situation absurde où des produits « sans OGM » comprendraient dans les faits des OGM ! Une définition précise permettra en tout cas aux juridictions administratives et aux rédacteurs des cahiers des charges d’AOC et autres appellations d’obtenir l’interdiction les OGM sur leur territoire en se basant de notre principe de respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières non OGM. En cela, l’ajout du Sénat pourrait s’inscrire dans la continuité de notre amendement et permettre la mise en oeuvre de ce que j’appelle le « principe de protection territoriale ».

Si cette interprétation était la bonne, je considère donc que nous aurions gagné sur ce point. Mais la précipitation avec laquelle le Président de la République a imposé cette formule sous la pression de l’opinion et contre l’avis du Premier Ministre impose la prudence. Quelles sont les intentions de la majorité ? La volonté est-elle de répéter dans d’autres termes les attributions déjà énoncées ailleurs dans le projet de loi ou est-ce réellement novateur ? Ou est-ce une simple disposition de façade qui ne sera jamais appliquée comme tant d’autres dispositions ? Et dans quelles conditions celle-ci sera appliquée ? Si le seuil de 0,9% était retenu, il s’agirait d’une tromperie vis-à-vis des Français. Or, on peut le craindre puisque déjà l’article 5 du projet de loi prévoit que la victime d’une pollution génétique ne pourra prétendre à un dédommagement que si sa production est contaminée au-delà de ce seuil d’étiquetage des produits alimentaires, à savoir les fameux 0,9%. Cela laisse entendre que ce seuil serait aussi celui de la coexistence entre les espèces OGM et les espèces non OGM. C’est pourquoi il eût mieux valu inscrire directement dans la loi la définition stricte du « sans OGM » pour lever toutes les ambiguïtés.

Je pose donc ici solennellement la question à Monsieur le rapporteur et aux Ministres sur la réalité de leurs engagements. S’agit-il une nouvelle fois d’un tour de passe-passe oratoire destiné à jeter la confusion dans l’esprit de nos concitoyens ? Monsieur le Rapporteur a annoncé que le Parlement serait associé à la définition réglementaire du « sans OGM » : mais sous quelle forme ? Les députés communistes et républicains proposeront donc un amendement de suppression des deux phrases ajoutées puisque la clarté n’est pas faite sur cette promesse de la nécessaire définition du « sans OGM ».

Pour l’heure et c’est la raison d’être de cette question préalable, nous proposons que le projet de loi soit rediscuté au regard du déséquilibre du texte dans son ensemble, mais compte tenu aussi de l’absence d’analyse précise sur les conséquences de ces nouvelles dispositions introduites à la va vite par le Sénat. Il est en effet nécessaire d’approfondir cette question épineuse pour que les parlementaires comme les Français dans leur ensemble soient éclairés sur les implications de telles mesures.

par selon AFP publié dans : Actualités
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Mardi 13 mai 2008
Depuis de nombreuses semaines, les enseignants, les élèves et les parents s’opposent au plan d’austérité éducative imposé par le gouvernement. Le PCF apporte tout son soutien à celles et ceux qui manifestent aujourd’hui leur colère partout en France contre cette politique qui multiplie les attaques contre le service public de l’éducation nationale et aggravera les inégalités.

 

- toujours  moins d’enseignants : prés de 100.000 postes supprimés depuis 2002, 12.000 cette année et d’autres en perspective ;

- des programmes aux rabais : lire, écrire, compter, et obéir..., devient la norme de ceux qui veulent former une main d’oeuvre d’exécutants ;

- une privatisation rampante de notre système éducatif : casse de la carte scolaire, concurrence entre les établissements, encouragements aux officines privées de soutien qui prospèrent sur l’échec scolaire...

toujours moins d’enseignants : prés de 100.000 postes supprimés depuis 2002, 12.000 cette année et d’autres en perspective ;

- des programmes aux rabais : lire, écrire, compter, et obéir..., devient la norme de ceux qui veulent former une main d’oeuvre d’exécutants ;

- une privatisation rampante de notre système éducatif : casse de la carte scolaire, concurrence entre les établissements, encouragements aux officines privées de soutien qui prospèrent sur l’échec scolaire...


 

Une politique rétrograde que le gouvernement justifie par des arguments en trompe l’oeil en cultivant des idées fausses.

- Les effectifs baisseraient, justifiant les suppressions de postes ? Faux ! Le boom démographique des années 2.000 devrait au contraire conduire à renforcer le nombre de postes.

- Le niveau des élèves serait en baisse ? Faux ! C’est un vieil argument, utilisé dès les années 60 pour s’opposer à la démocratisation. Avec l’explosion des savoirs, notamment scientifiques et techniques, c’est plutôt le contraire sachant qu’il est nécessairement difficile de comparer le niveau des 10% de bacheliers il y a 50 ans avec les 65% d’aujourd’hui.

- Certains élèves ne sont pas faits pour les études ? Faux ! C’est l’argument type de ceux qui veulent renoncer à lutter contre l’échec scolaire. Tout le monde peut apprendre. Même si l’école ne peut pas tout, son rôle est plus que jamais d’être un outil d’émancipation sociale.

- La France n’a plus les moyens de se payer un système éducatif de qualité pour tous ? Faux ! Notre pays n’a jamais été aussi riche : les profits des seules entreprises du CAC 40 cette année représentent le double du budget de l’éducation nationale. Il a donc les moyens de garantir son avenir en investissant massivement dans l’éducation.

Les moyens d’un système éducatif du XXIème siècle existent : il faut s’attaquer aux profits du grand patronat et de la finance. C’est possible en s’unissant, personnels, parents, élus, lycéens et étudiants. Lançons la riposte avec des contre-projets pour l’avenir de l’école, en prouvant que d’autres choix sont possibles.


par site PCF publié dans : Actualités
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Mardi 13 mai 2008
En visite en Isère, Nicolas Sarkozy s’est dit déterminé « à aller chercher le point de croissance ». Son « tout n’est pas foutu » résonne comme un aveu d’échec.

Sa nouvelle proposition consiste à favoriser l’ouverture de nouveaux supermarchés au motif que la concurrence baissera les prix. Nicolas Sarkozy ne connait pas la réalité de la vie quotidienne des français. S’il la connaissait, il saurait qu’ils sont déjà contraints de faire leurs courses chez les hard-discounteurs et que leur pouvoir d’achat reste au plus bas.

Ouvrir de nouveaux supermarchés dont les tarifs seront nécessairement plus élevés que les hard-discounteurs n’y fera rien, sauf enrichir encore plus la grande distribution.

Avec sa proposition, Nicolas Sarkozy ment aux français. Pour augmenter le pouvoir d’achat, il faut augmenter les salaires et les minimas sociaux. En mai 1968, le smic avait été augmenter de 35 %, quarante ans après, la preuve en est que l’heure n’est pas à la liquidation des acquis de 68.

Parti communiste français

Paris, le 13 mai 2008

par PCF publié dans : Actualités
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Vendredi 9 mai 2008

Le Parti communiste français a exprimé aujourd'hui "sa grande inquiétude devant la montée d'une confrontation armée au Liban", estimant qu'il faut "tout faire pour éviter la  guerre civile" dans ce pays.

"Après huit mois d'impasse totale et de très vives tensions politiques durant lesquels les différents partis politiques n'ont pas réussi à désigner un Premier ministre, une telle confrontation comporte le risque grave d'une nouvelle guerre civile", déclare dans un communiqué Jacques Fath, membre du Comité exécutif du PCF chargé des relations internationales.

par selon AFP publié dans : Actualités
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Lundi 5 mai 2008

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a qualifié lundi de "dumping social" le projet du gouvernement de sanctionner les chômeurs qui refuseraient deux offres valables d'emploi.

"La CGT n'acceptera pas de voir les salariés français être contraints d'accepter une forme de dumping social. Ce serait toujours le moins-disant social qui nous serait opposé surtout dans une période où les conflits, les mobilisations se multiplient pour obtenir une augmentation de salaire", a déclaré le syndicaliste à sa sortie d'un entretien avec François Fillon.

Un chômeur ne pourrait pas refuser au bout de six mois de recherche d'emploi plus de deux offres rémunérées 80% du salaire précédent et comportant moins de deux heures de trajet quotidien, indique un document gouvernemental dont l'AFP a eu copie lundi.

M. Thibault et M. Fillon ont passé en revue la plupart des sujets de l'agenda social.

"C'est pas le nombre de réunions avec les ministres qui font défaut en ce moment. Ce qui fait défaut c'est le degré d'écoute des ministres sur ce que disent les organisations syndicales", a déclaré le leader de la CGT faisant référence aux retraites, l'assurance maladie et l'indemnisation du chômage.

"Ca n'émeut pas jusqu'à présent apparemment le chef du gouvernement. Il va falloir passer à une phase supérieure de la mobilisation (...) Pour être écouté plus, il faut pousser plus", a-t-il ajouté.

Il a appelé à donner "beaucoup d'ampleur" aux manifestations des 15 mai (lycéens et fonctionnaires) et 22 mai (retraites).

Concernant les salariés sans-papiers, M. Thibault a redemandé au Premier ministre la tenue d'une réunion rassemblant les différents interlocuteurs concernés "pour préciser les critères applicables sur l'ensemble des préfectures"

Après M. Mailly et M. Thibault, François Fillon poursuit lundi après-midi les consultations avec les partenaires sociaux sur l'agenda social 2008. Après Laurence Parisot (Medef), il recevra Jacques Voisin (CFTC). Les ministres de l'Economie Christine Lagarde, du Travail Xavier Bertrand et le secrétaire d'Etat à l'emploi Laurent Wauquiez assistent à ce tour de table entamé la semaine dernière et qui doit s'achever le 13 mai.

Les associations de chômeurs MNCP, AC!, APEIS et le comité chômeurs de la CGT ont pour leur part jugé "inacceptables" les sanctions "lorsque l'emploi fait défaut", y voyant la volonté d'"opposer les chômeurs aux travailleurs" et de "rendre les chômeurs responsables de leur situation".

Pour ces organisations, "lorsque l'on enchaîne des contrats précaires, souvent mal rémunérés, qui représentent aujourd'hui près de 75% des offres d'emploi, il doit être compris et accepté que des chômeurs refusent ce type d'emploi et continuent leur recherche d'un emploi à plein temps, en CDI".

Elles soulignent lundi, dans un communiqué, que "stigmatiser les chômeurs, c'est nier leur passé professionnel, leurs difficultés, le fait qu'ils sont victimes et non coupables".

 

D'après AFP

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Lundi 5 mai 2008

Le Planning Familial de l’Isère vient d’être agressé par des groupes anti-IVG ! « SOS Tout-petits », et sans doute d’autres groupes, coutumiers du délit d’entrave à l’IVG, ont « tagué » de façon scandaleuse l’entrée du Planning Familial de Grenoble.

Le public, jeune pour la plupart, qui vient pour bénéficier des services publics dispensés par les militant-e-s du Planning a été ainsi violemment agressé cette semaine. Le même jour, les participantes et participants à une réunion privée convoquée par le Planning, ont été bloqués par des manifestants brandissant des banderoles, datant des luttes obscurantistes passées !

Les messages des groupes anti-IVG étant agressifs, mensongers et diffamatoires, l’association du Planning Familial de l’Isère porte plainte à la police, et demande que les forces de police veillent, dans l’agglomération grenobloise, à ce que ces délits, ainsi que les collages massifs d’affiches du même acabit cessent.

Les manifestations de ces groupes se produisent, aujourd’hui, contre les activités du Planning Familial, après avoir été ciblées contre les services publics d’IVG pendant de nombreuses années. C’est l’organisation qui a ouvert les premières permanences au public, en 1961, qui est attaqué.

Ces groupuscules, comme dans d’autres villes françaises, mais aussi européennes, contestent violemment le droit à l’information et à la prévention sur les questions de sexualité, et le droit de tout-e citoyen-ne de choisir d’avoir, ou non, une grossesse. Le droit de choisir sa sexualité et sa procréation est un droit reconnu à tout citoyen et citoyenne de notre pays, et devrait l’être dans toute l’Europe. La garantie de ce droit nécessite une lutte globale contre toutes les violences à l’encontre des femmes.

Cette lutte s’étend aujourd’hui aux différents pays européens . C’est sans doute pour cela que le Conseil de l’Europe vient de voter une Résolution demandant à tous les Etats de dépénaliser l’avortement, et de garantir à chaque femme de pouvoir avoir accès à un avortement dans de bonnes conditions sanitaires !

Aujourd’hui, les droits et les libertés des femmes, chèrement acquises dans notre pays et dans le monde, sont menacés, en particulier par la montée des intégrismes. En France et en Europe, les oppositions à ces droits se développent d’autant plus que nos pays n’affirment plus avec la vigueur nécessaire les principes de laïcité et de mixité. Ils installent même, petit à petit, un relativisme culturel « au nom de la démocratie » et remettent en cause, ainsi, l’universalité des droits fondamentaux des femmes et des hommes.

Nous n’accepterons pas que soit attaqué, par quelque moyen que se soit, un droit fondamental obtenu après un long combat et au prix d’un lourd tribut payé par les femmes.

Mouvement Français pour le Planning Familial

samedi 3 mai 2008

par Planning Familial publié dans : Actualités
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Dimanche 4 mai 2008
D'après AFP: Darcos relance le service minimum d'accueil dans les écoles pour la grève du 15 mai


Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a demandé à ses services de "poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil (SMA)" dans les écoles primaires à l'occasion de la grève des enseignants prévue le 15 mai, a-t-on appris auprès du ministère samedi.

"Dans la perspective des mouvements sociaux prévus au cours du mois de mai, je souhaite poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil (SMA) mis en place à l'occasion" de la précédente journée de grève unitaire le 24 janvier, indique une note du ministre envoyée le 23 avril aux recteurs et inspecteurs d'académie.

Le ministre devrait en faire l'annonce samedi midi au 89e congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (Peep) à Clermont-Ferrand, le dispositif devant entrer en vigueur le jeudi 15 mai.

Cinq fédérations de l'éducation, au sein desquelles figurent les trois principaux syndicats de professeurs des écoles, ont appelé à la grève ce jour-là afin de protester contre la politique budgétaire et éducative du gouvernement.


Le SMA, qui ne concerne que les écoles primaires - l'obligation d'accueil existant déjà dans les collèges et lycées tenus de rester ouverts les jours de grève - consiste à rémunérer des agents municipaux pour qu'ils gardent les enfants les jours de grève. Le ministre rappelle dans sa note que la rémunération se monte à 90 euros par groupe de 15 élèves accueillis. Les retenues sur les salaires des grévistes doivent permettre de compenser financièrement les mairies.

Initialement prévu pour entrer en vigueur à la rentrée 2008, il avait finalement été expérimenté le 24 janvier dans des écoles primaires d'environ 2.000 communes selon le ministère. Cela avait provoqué l'hostilité des syndicats et de la première fédération de parents d'élèves, la FCPE, qui y voient une tentative de remise en cause de l'exercice du droit de grève.

Au soir de cette première expérimentation, M. Darcos avait annoncé qu'il allait chercher un "accord" avec les organisations syndicales sur le service minimum à l'école, en prévenant qu'à défaut d'une accord "dans les deux mois", il passerait "par la loi".

Mais depuis, rien n'a été fait, selon le principal syndicat du primaire le SNUipp, interrogé par l'AFP. Il affirme qu'"aucune proposition de négociation, ou d'accord n'ont été lancées ni par le ministre ni par les membres de son cabinet". Le ministère indique pour sa part qu'un "bilan sera effectué après le 15 mai" avant de se prononcer plus avant.

Dans sa note aux recteurs, le ministre souhaite que "les communes qui n'ont pas signé à ce jour de convention d'organisation du SMA (avec le ministère, ndlr) disposent de toute l'information nécessaire sur les modalités d'organisation du dispositif". A Sassenage, que fera le Maire qui avec zèle avait tenu à ce que sa commune soit la première à entrer dans cette nouvelle phase d'atteinte au droit de grève ?

par D'après AFP publié dans : Actualités
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