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Quels emplois, pour quelle société


 

4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 13:58

Hier, le 1er ministre Manuel Valls recevait les présidents de régions, en particulier pour trouver des solutions financières à son « plan formation 500 000 demandeurs d’emploi ». Les présidents de régions sont donc venus faire leur « marché », réclamant la régionalisation du service public de l’emploi, remède miracle selon eux au placement des chômeurs vers ces fameux « métiers en tension » disponibles dans les régions…Comme un refrain suranné, il s’agit de pourvoir les besoins dans l’hôtellerie, la restauration, les métiers d’aide à la personne...Chacun se gardant de révéler son projet partagé : obliger les personnes à accepter des emplois sous payés, souvent précaires et aux conditions de travail déplorables, tout en démantelant le service public national de l’emploi. Ces demandes arrivent, bien entendu, à la veille de l’ouverture de la négociation assurance chômage…

Comme ce n’est pas suffisant, le président de la région PACA réclame le retour de de l’apprentissage à 14 ans ! Manuel Valls, au lieu d’opiner du chef à cette exigence et de tancer sa ministre de l’éducation nationale, réticente au retour d’une mesure inique et régressive, ferait mieux de réviser son bréviaire de campagne présidentielle.

En effet, juste avant d’être élu président de la République en 2012, François Hollande avait rappelé que la proposition du président sortant, Nicolas Sarkozy sur l’’apprentissage dès 14 ans, était « une vieille thèse de la droite française depuis des années, finalement son refrain » et avait ajouté « Je souhaite que, dans l’Education nationale, il y ait des filières professionnelles de très grande qualité permettant de pouvoir orienter les élèves dans ces filières-là pour ces métiers-là, l’apprentissage étant une des solutions(…) quand on sélectionne trop tôt, il y a une espèce de fatalisme social qui se reproduit ». Quelques mois plus tard, Vincent Peillon faisait voter la suppression de l’apprentissage ’’junior’’ à 14 ans tout en conservant un dispositif pour les jeunes de 15 ans, mettant toujours en cause insidieusement l’âge de la scolarité obligatoire.

Pour la CGT, ces demandes réactionnaires vont à l’encontre des besoins des jeunes et de leurs familles. Elles sont inefficaces économiquement et injustes socialement. Nous devons, au contraire, agir pour développer les qualifications de toute la jeunesse et ainsi répondre aux enjeux nouveaux posés par les mutations technologiques, énergétiques, numériques et environnementales. Nous devons miser sur l’émancipation de toutes et de tous à partir d’une société qui sécurise, qui intègre et se garde d’orienter précocement des enfants ou de mettre dans des voies de garages « territorialisés » les personnes privés d’emploi.

Le gouvernement devrait plutôt que de renouer avec les vieilles lunes de la droite en matière d’apprentissage précoce, tenir ses engagements sur la revalorisation des salaires des apprentis et l’amélioration de leurs conditions d’études.

Montreuil, le 3 février 2016

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Publié par CGT - dans Politique
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 09:35

Communiqué de la Fédération de l'Isère du Parti communiste français
STMicroelectronics : Un plan de

suppression d'emploi inacceptable.
Le gouvernement doit agir !


L'annonce ce mercredi, du plan de suppression de 1400 emplois dont 430 en France est un choc, particulièrement pour notre territoire, même si ce n'est hélas pas une surprise. En effet, les syndicalistes alertent les pouvoirs publics depuis des semaines sur la menace que fait peser une stratégie à courte vue de l'entreprise franco-Italienne spécialisée dans les semi-conducteurs.
Ainsi, le 15 octobre, Patrice Voir et François Auguste, Conseillers régionaux Isèrois communistes, après avoir rencontré une délégation de salarié-e-s de l’entreprise, ont fait adopter un voeu par l'assemblé régionale, demandant aux responsables des États italiens et français, ainsi qu'à la commission européenne « d'agir pour que les choix stratégiques du groupe consolident la filière des composants microéléctroniques en assurant le devenir des sites de Crolles et de Grenoble et le maintien des emplois »
Puis les sénatrices communistes Cécile Cukierman et Annie David ont saisi le Président Hollande afin qu’il affirme son exigence d’un changement de stratégie industrielle et
demandé au ministre Emmanuel Macron et au gouvernement de porter cette exigence, tout en demandant également la réduction du versements de dividendes aux actionnaires.
Ce plan est encore plus révoltant, au regard des nombreuses aides publiques reçues par le groupe, notamment pour les plans Nano 2012, et Nano 2017 (600 Millions d'euros de concours de l’État pour ce dernier plan). Actionnaires du groupe, les États français et italiens sont pleinement responsables de ce scandale. Le gouvernement français, et particulièrement E.Macron, a été interpellé à maintes reprises par les représentants des salarié-e-s sur la stratégie industrielle désastreuse des dirigeants du groupe et portent une grave responsabilité dans la situation actuelle.
Alors que M. Macron se pavane à travers le monde pour vanter les bienfaits de l'économie numérique, même quand il s'agit de précariser l'emploi à outrance, il est singulièrement absent alors qu'il s'agit de protéger une filière industrielle stratégique de pointe.
La Fédération de l'Isère du PCF est aux côtés des salariés de STMicroelectronics, pour la sauvegarde de l'emploi et l'indépendance technologique de notre pays.
Fédération PCF Isère
Fait à Grenoble, le 27 janvier

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Publié par Fédération PCF Isère - dans Actualités
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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 16:30

POUR NOS DROITS
POUR NOS LIBERTÉS
POUR LA DÉMOCRATIE


MANIFESTATIONS PARTOUT EN FRANCE - SAMEDI 30 JANVIER

À Grenoble, la manifestation partira

Samedi 30 janvier de la Caserne de Bonne à 14h30

derrière une banderole

« Non à l'état d'urgence et à

la déchéance de nationalité ».

Nous vous appelons à participer à

cette manifestation

La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) est l’initiatrice d’un appel intitulé

« Nous ne céderons pas ! »

 

► Avec la réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Et qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ?
► Les lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.
► La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l'austérité, c'est cela l'urgence.

Un gouvernement déchéant
En reprenant l'idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le Front national à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d'autant plus grave, car parler de « symbole » pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français est irresponsable et inadmissible.
État d'urgence
Cet État d’exception a été mis en place au lendemain des attentats de novembre dernier. Sa première prolongation de trois mois a déjà eu pour conséquence de nombreuses atteintes aux libertés. On se souvient des assignations à résidence des « dangereux » militants écologistes pendant la COP 21 ! Cet état d'urgence encourage également un flou dans les interpellations qui ouvre la porte à toutes les dérives. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible donc des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat.

Censées accélérer et faciliter la lutte contre le terrorisme, les assignations à résidence et les perquisitions qui ne s'y rapportent pas se multiplient.
Ces abus doivent cesser et l’État d'urgence ne doit pas être prolongé, des lois existent pour lutter contre le terrorisme, encore faudrait il renforcer les moyens de la police et de la Justice.
Le manque de moyens de la Justice est devenu structurant et l'autorité judiciaire est marginalisée au profit du parquet et des préfets, c'est à dire du pouvoir exécutif.
La justice doit être indépendante pour qu'elle puisse correctement faire son travail.
La peur pour nous faire taire ?
Avec cette réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. Un climat de peur est encouragé, les médias et les dirigeants politiques parlent tels de véritables chefs de guerre afin que la réduction des libertés fondamentales apparaisse comme une conséquence logique à la période que nous vivons. La polarisation sur les peurs, la panique, la répression syndicale avec les Goodyear cache également de fortes régressions sociales telle que la réforme du code du travail en préparation.La mobilisation pour la liberté et pour se libérer de l'austérité, c'est cela l'urgence.

 

Signer la Pétition

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 18:17
Démission de Christiane Taubira -

Par / 27 janvier 2016

 

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen viennent d’apprendre la démission de Christiane Taubira du gouvernement de M. Valls.

Son départ est celui du dernier symbole de l’espoir de changement exprimé en 2012.
Même si, au-delà du courageux combat pour le mariage pour tous, elle ne put porter des projets transformateurs pour la justice de notre pays, elle demeurait pour beaucoup un marqueur à gauche du gouvernement.

François Hollande a renoncé ce matin à cette caution. Nous craignons que ce départ et l’arrivée de M. Urvoas, proche de M. Valls, confirment et renforcent un durcissement sécuritaire tous azimuts dans le cadre d’un état d’urgence pérennisé.

Ce départ exige de toute évidence la construction d’un nouvel espoir à gauche.

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Publié par CRC - dans Politique
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:21

Dans l'Humanité du 26 janvier 2016, sous la plume de Fanny Doumayrou, cet excellent article qui décortique ce rapport.

Le rapport Badinter, remis hier au gouvernement, fixe les 61 grands principes qui figureront en tête du Code du travail. Ils n’empêcheront pas la remise en cause du CDI et des 35 heures par la loi El Khomri, annoncée pour début mars.

Il régnait une certaine contradiction, hier, dans les salons de Matignon, où la mission Badinter chargée de dégager les « principes essentiels » du droit du travail remettait le fruit de ses travaux au gouvernement. D’un côté, l’ancien garde des Sceaux socialiste, auréolé de son action pour l’abolition de la peine de mort il y a trente-cinq ans, insistait sur l’« esprit républicain », le « consensus » flottant sur son rapport, et indiquait que les huit juristes et magistrats composant la mission avaient travaillé « à droit constant », en s’interdisant de proposer de nouvelles dispositions. Autrement dit, les 61 « principes essentiels » relevés par le comité ne seraient qu’une reformulation, condensée, de l’état actuel du droit du travail construit par les textes et la jurisprudence. Mais cette présentation rassurante était aussitôt bousculée par les propos du premier ministre, Manuel Valls, qui, entrant dans le détail, saluait le « choc salutaire » provoqué selon lui par le principe numéro 33 du rapport, concernant la durée du travail. Alors même que résonnaient encore dans les esprits les déclarations du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, qui, la semaine dernière à Davos, avait affirmé que le projet de loi qui sera présenté le 9 mars par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, marquera « de facto » la fin des 35 heures : « Si vous pouvez négocier des accords majoritaires au niveau de l’entreprise pour n’avoir presque aucune surcompensation, cela veut dire que vous pouvez créer plus de flexibilité », avait-il expliqué.

Depuis le lancement de la mission Badinter fin novembre, on s’interrogeait sur la forme que prendraient les « principes » que les juristes experts étaient invités à dégager, et sur la fonction qu’ils occuperaient dans le système juridique. Constitueraient-ils une sorte de préambule solennel au Code du travail ou entreraient-ils plus avant dans le concret des règles pour former le socle indérogeable du Code, comme l’avait laissé entendre la ministre El Khomri, dessinant en creux tout le champ où la négociation collective deviendrait prioritaire ? Cette deuxième option aurait demandé un travail bien plus long, et c’est la première qui a été confirmée hier. Les 61 « principes essentiels du droit du travail », organisés en huit thèmes, devront figurer « dans un chapitre autonome placé en tête du Code du travail » et « n’auront point de valeur juridique supérieure aux autres dispositions », a précisé Robert Badinter. C’est une autre commission, dite de « refondation du Code du travail », qui sera chargée de la réécriture du Code en trois parties prévue par le gouvernement : socle indérogeable, domaines renvoyés à la négociation collective, et règles supplétives s’appliquant seulement en l’absence d’accord.

Sorte de première étape se voulant rassurante, non susceptible de critiques à gauche, la formulation des 61 principes est pourtant déjà annonciatrice de la casse à venir. La plupart des articles reprennent bien des principes actuels du droit du travail, assurant aux salariés « le respect de leurs droits fondamentaux » et de leur « dignité », a insisté hier Robert Badinter. Principe d’égalité, interdiction des discriminations et des harcèlements, protection de la santé et sécurité, droit syndical, droit de grève sont réaffirmés, certes au minimum. Mais d’autres laissent entrevoir un recul du point de vue des salariés, par touches plus ou moins subtiles. Sur la question du temps de travail, la marque n’est pas subtile, comme l’a souligné le premier ministre. L’article 33 du futur préambule du Code du travail indique que « la durée normale du travail est fixée par la loi » – exit la notion de « durée légale » aux accents trop rigides –, et que « celle-ci (la loi) détermine les conditions dans lesquelles les conventions et accords collectifs peuvent retenir une durée différente ». Actuellement, les 35 heures ne sont pas un plafond, mais un simple seuil de déclenchement des heures supplémentaires, obligatoirement majorées. Par la négociation, il sera donc possible de prévoir un seuil de déclenchement plus élevé, 36, 37, 40 heures… C’est bel et bien la fin des 35 heures ! Au-delà de ce seuil, la suite de l’article 33 dispose que « tout salarié dont le temps de travail dépasse la durée normale a droit à une compensation ». Les heures supplémentaires continueront bien à être majorées, ont confirmé hier Manuel Valls et Myriam El Khomri, garantissant que « le niveau de cette compensation sera inscrit dans le projet de loi ». Aujourd’hui, la loi prévoit une majoration de 25 % au minimum, mais un accord peut « descendre » jusqu’à 10 %. Le gouvernement fixera-t-il un plancher encore plus bas que 10 % ? Le très faible surcoût des heures supplémentaires permettrait alors une flexibilité totale et jouerait à plein contre l’embauche, contre l’emploi… La courbe du chômage n’est pas près de s’inverser.

Le rapport Badinter conduit à affaiblir certains principes

Sur d’autres thèmes, le rapport Badinter conduit à affaiblir certains principes, en réduisant leur champ d’application. Le principe de faveur, par exemple, pierre angulaire du droit du travail qui veut qu’en cas de contradiction entre la loi, le contrat de travail ou une convention collective, la règle la plus favorable s’applique au salarié, est bien réaffirmé mais uniquement « si la loi n’en dispose pas autrement ». Ce principe était certes largement entamé par la montée en puissance des accords dérogatoires à la loi depuis trente ans, mais cette formulation entérine cette régression. De même pour l’obligation de reclassement, à l’article 28. Aujourd’hui, un employeur ne peut procéder à un licenciement économique que s’il a auparavant tout mis en œuvre pour reclasser son salarié. La seule exception jusqu’à présent a été ouverte par les accords de maintien de l’emploi en 2013. L’article 28 réaffirme que l’employeur doit s’efforcer de reclasser le salarié « sauf dérogation prévue par la loi », précision qui ouvre la brèche. Enfin, l’article 13 réaffirme certes la primauté du CDI et limite le CDD aux « cas prévus par la loi ». Mais il « oublie » le grand principe actuel du Code du travail en matière de contrats à durée déterminée ou d’intérim : ils ne doivent pas « avoir pour objet ou pour effet de pourvoir durablement des emplois permanents » de l’entreprise, termes qui tentent d’empêcher l’utilisation de ces contrats pour flexibiliser le travail et non pour répondre à des besoins ponctuels de main-d’œuvre. Un « oubli » qui n’est pas anodin à l’heure où le Medef ne cesse de réclamer l’assouplissement des CDD et du CDI, bref de l’agilité !

De l’agilité, de la souplesse, il y en aura dans le projet de loi El Khomri, M. Pierre Gattaz pourra en faire « un marketing de la France », comme il l’a souhaité hier. Le premier ministre a confirmé le projet de plafonnement des indemnités prud’homales qui entraîne « de facto », là encore, une remise en cause du CDI. Si la sanction judiciaire d’un licenciement sans motif valable devient très peu coûteuse, les employeurs auront les coudées franches et les salariés ne verront plus l’intérêt de se lancer dans une action de longue haleine devant les prud’hommes. La fonction protectrice du CDI sera sérieusement écornée. Manuel Valls a annoncé un autre assouplissement de taille. Alors que le projet de loi va élargir les domaines – à commencer par le temps de travail – où les accords collectifs primeront sur la loi, le gouvernement avait avancé que ce basculement serait limité par le garde-fou de la règle majoritaire : seuls les accords signés par des syndicats représentant plus de 50 % des salariés seraient valables. Mais l’exemple du travail du dimanche, où la règle majoritaire a permis aux syndicats d’empêcher pour l’instant la mise en place du travail dominical, dans les grands magasins parisiens et à la Fnac notamment, a poussé le gouvernement à revoir sa copie. « Ce seuil (de 50 %) ne doit pas être bloquant », a annoncé Manuel Valls. « Il y a des craintes de blocage si on passe directement de 30 % (seuil actuel de validité d’un accord – NDLR) à 50 %, il faut trouver une autre voie », a précisé Myriam El Khomri, qui doit révéler « dans quelques jours » le détail de cette mesure. Sous la pression du chantage à l’emploi, le garde-fou de l’accord majoritaire était déjà très relatif, mais c’est encore trop pour ce gouvernement.

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Publié par l'Humanité - dans Politique
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 13:07
Drame de la précarité -
Par / 21 janvier 2016

Après le drame de la Clusaz en 2013, un nouveau drame secoue la communauté des saisonniers, cette fois à Chamonix. En effet, deux saisonniers ont été retrouvés morts dans leur camion, probablement suite à un dysfonctionnement de leur appareil de chauffage.

Je tiens à faire part de ma sincère émotion suite à cet accident, et à exprimer mon profond soutien aux familles des victimes, ainsi qu’à leurs proches.

Suite au drame de la Clusaz, nous avions espéré que cela n’arriverait plus jamais, que les pouvoirs publics et les employeurs agiraient enfin pour permettre aux saisonniers de se loger décemment. Et ce d’autant plus que les saisonniers contribuent grandement au dynamisme économique de nos stations.

Ainsi, pour mobiliser la communauté politique au sujet des conditions de vie et d’emploi des saisonniers, j’ai organisé en 2015 un colloque et un débat au Sénat, à la suite desquels un groupe de travail interministériel a été mis en place. Je participe activement à ses travaux pour relayer les attentes des saisonniers, notamment en matière de logement ou de santé.

Mais ce drame terrible n’a pu être évité et je regrette profondément que le gouvernement n’ait pas pris la mesure de la gravité de la situation ni de l’urgence à y remédier.

Par la poursuite de ma participation aux travaux de groupe interministériel, je continuerai à faire entendre la voix des saisonniers et je la porterai haut et fort dans l'hémicycle, pour qu’enfin elle soit entendue.

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Publié par Annie David - dans Actualités
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:27

Article publié dans l'Humanité du 20 janvier 2016, sous la plume de Pierre Barbancey

L’épouse de l’ancien prisonnier des geôles israéliennes, enceinte de six mois et employée au consulat général de France, a été refoulée à l’aéroport de Tel-Aviv.
Il était une fois deux jeunes gens qui s’aimaient. Ils décidèrent de se marier. Ce fut chose faite, le 29 mai 2014. Un conte d’amour qui pourrait se terminer comme tous les jolis contes par « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Mais voilà, les faits se passent à Jérusalem-Est, occupée par Israël. Lui s’appelle Salah Hamouri. Il a purgé sept années dans les geôles israéliennes, jugé par une cour illégale et pour des faits jamais avérés. Depuis qu’il est sorti de prison, il est l’objet de toutes les attentions des services de renseignement intérieur israéliens, le Shin Beth ou Shabak.

En octobre dernier, il a reçu, une nouvelle fois, une interdiction de se rendre en Cisjordanie. Une mesure s’apparentant à une brimade puisque, du même coup, il ne pouvait plus assister à ses cours pour devenir avocat à l’université de Bir Zeit, près de Ramallah. Salah est pourtant un Français et dispose sur son passeport de ce que l’on appelle un « Return visa », un visa de retour (renouvelable tous les trois ans), en plus de sa carte d’identité de Hiérosolymitain, délivrée chaque année par l’occupant, visant à prouver que son centre de vie (paiement de taxes surtout) est bien à Jérusalem. C’est d’ailleurs à Jérusalem-Est que le couple s’est marié. Le mariage civil n’existant pas dans la loi d’Israël (imposée également dans la partie orientale de la ville occupée), il a d’abord fallu passer devant un imam, avant d’être enregistré au consulat de France de la ville, qui a délivré un livret de famille. Un livret qui va servir, puisque Elsa est maintenant enceinte. L’accouchement est prévu pour le mois de mars 2016. Une date qui a son importance et explique certainement beaucoup de choses…
Les douaniers israéliens annulent le visa d’un coup de tampon
Pour les autorités israéliennes, ce n’était pas suffisant. Voilà qu’ils s’attaquent à Elsa Lefort, l’épouse de Salah. Le 18 septembre dernier, déjà, la demande de visa d’épouse qu’elle avait formulée en tant que ressortissante française avait été rejetée. Elle avait alors interjeté appel et avait bénéficié d’un visa de service en tant qu’employée du consulat général de France à Jérusalem. Le 21 décembre, tout comme son époux, Elsa se rend en France pour passer les fêtes en famille. À peine arrivée, dès le 22, elle apprend par son avocat israélien que l’appel pour le visa d’épouse a été rejeté mais qu’il reste encore une possibilité. Pour cela, elle dispose d’un mois. Elsa a largement le temps puisqu’elle doit rentrer le 5 janvier. Mais lorsqu’elle atterrit à l’aéroport Ben Gourion, elle est immédiatement placée sur le côté. On l’interroge sur les raisons de son entrée en Israël. Lorsqu’elle répond qu’elle travaille au consulat général de France, ce que les douaniers ont vu puisqu’elle possède un visa de service sur son passeport, on lui demande tout de go si elle est mariée, qui est son mari, où elle l’a rencontré. Bizarrement, arrivé la veille, le 4, Salah s’est vu demandé où était sa femme, pourquoi elle n’était pas rentrée avec lui ! C’est alors qu’on signifie à Elsa qu’elle n’a pas le droit d’entrer en Israël, que cette interdiction était notée sur la lettre de refus du visa d’épouse, ce qui n’est pas vraiment établi. Or, elle possède ce visa de service (comme tous les employés du consulat), qui montre sa bonne foi, délivré le 12 octobre 2015 et valable jusqu’au 11 octobre 2016. Un visa à multiples entrées, délivré par le ministère israélien des Affaires étrangères, division des affaires consulaires. Un visa que les douaniers israéliens annulent d’un coup de tampon sur le passeport. Pour eux, l’affaire était dans le sac, en quelque sorte. Malheureusement pour cette administration zélée, le 4 janvier, la veille, le service des permis de conduire, contacté pour une équivalence avec le permis français, faisait savoir que tout était en ordre, y compris le visa !
La police des frontières israélienne est l’une des plus redoutables sections. Par sa dureté et son manque d’humanité. Elsa a été placée en détention dans un centre situé près de l’aéroport, en attente d’expulsion. Peu importe qu’elle soit enceinte de plus de six mois, elle subit des conditions d’incarcération scandaleuses (hygiène, nourriture, etc.). L’avocat de Salah et d’Elsa fait appel de cet expulsion, arguant du regroupement familial. Et là, la vérité éclate sur les véritables motifs des autorités israéliennes. Le refus d’entrer s’appuie sur des motivations uniquement politiques, comme déjà précisé en octobre, parlant « des risques de sécurité potentiels venant de M. Hamouri et de sa conjointe, sur laquelle il existe des informations concernant ses activités qui présentent un danger pour la sécurité du pays ».
La cour d’appel ose même, dans ses attendus, écrire que « les appelants dissimulent à la cour leur activité terroriste » (sic). La fameuse cour se basant sur un rapport des services secrets affirmant qu’Elsa aiderait « son mari dans ses activités au sein du Front populaire et a des liens directs avec d’autres militants de l’organisation ». Voilà les motivations de l’occupant, qui se drape dans des arguties juridiques qui ne sont que foutaises. Il s’agit en réalité d’empêcher l’enfant d’Elsa et Salah Hamouri de naître à Jérusalem et d’éloigner Salah de sa terre natale. Nettoyage comment ?
Une pétition a été lancée en ligne

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Publié par Pierre Barbancey - dans Actualités
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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 08:02
26 janvier : grève unitaire de la
fonction publique - manifestation
Mardi 26 janvier 2016
Grèves et Manifestation
Grenoble : Départ 14H place
de Verdun- Préfecture
 

(Parcours : préfecture-mairie-conseil départemental-cité administrative-rectorat-préfecture)

pour un service public de qualité et une augmentation des salaires et des pensions

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES de la Fonction publique estiment que la prochaine négociation salariale ne se présente pas dans de bonnes conditions.

En effet, en faisant adopter une loi de finances et une loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2016 avec quasiment aucune marge de manœuvre pour une augmentation générale des traitements, le gouvernement annonce la couleur : la politique d’austérité continue…. et ce n’est pas la nôtre !

La politique actuelle du gouvernement conduit non seulement à une baisse sans précédent du pouvoir d’achat des fonctionnaires, mais elle s’accompagne de nombreuses réformes imposées sans négociation (collège, territoriales, santé …) qui poursuivent les politiques précédentes, entrainent la casse des services publics et détériorent encore nos conditions de travail.

Enfin, tous les secteurs de la Fonction publique, pourtant essentiels au progrès social et à la population, restent confrontés à des sous effectifs insupportables. C’est pourquoi, les organisations syndicales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES appellent à faire de la journée du 26 janvier 2016, un temps fort de mobilisation, par la grève et la manifestation pour :

  • une augmentation de la valeur du point d’indice qui tient compte de l’inflation subie depuis plusieurs années ainsi que des pertes du pouvoir d’achat, en particulier, depuis 2010,
  • le développement de l’emploi public statutaire par des créations nettes dans tous les secteurs,
  • des moyens financiers permettant de développer un service public de proximité garant de la cohésion sociale.

Les fédérations syndicales signataires appellent les agents à se rassembler unitairement afin de construire les conditions de réussite de cette journée de mobilisation et de grève, et les suites à donner à cette journée.

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Publié par Intersyndicale - dans Actualités
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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 11:19

VENDREDI 29 JANVIER 2016

Salle des Fêtes d'Échirolles

(21, avenue du 8 Mai 1945 - Arrêt Tram A « La Rampe - Centre Ville » - Rocade Sud sortie 7)

SIX HEURES POUR LA PAIX ET LA FRATERNITÉ, CONTRE LES AMALGAMES

■    À 18h : débat public

« Pas de paix sans justice»

■    À 21h : grand concert gratuit avec

ARTIVISTES (Grenoble) Rap

MAURESCA (Montpellier) Rap Rock Raggae occitan

MUSTAPHA AISSA (Lyon) Raï Kabyle Chaabi

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Publié par collectif - dans Actualités
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 22:04

La forte affluence, en présence de Yannick Boulard, ancien maire, de Jean-Paul Trovero, maire actuel, au voeux de la section du Parti communiste français de Fontaine rive gauche du Drac a permis de renouer des contacts forts !

L'introduction de Willy Pepelnjak, Secrétaire de section a, dès le départ, situé les enjeux: en premier lieu, le terrain des luttes !

En premier lieu, la pétition des Goodyear qui rassemble sur le net plus de 125 000 signataires, avec des personnalités de premier plan et que nous avons édité au format papier pour élargir cette action. Il dira:  "contre cette condamnation injuste, nous devons être des millions pour exiger la relaxe de nos camarades, ce jugement d'un  tribunal à la solde de la classe capitaliste est un véritable déni de justice contre le monde du travail et de la création, c'est un verdict comparable aux heures les plus sombres de notre histoire. Face à cette hypocrisie juridique, nous devons nous lever et résister jusqu'à l'obtention de la relaxe et des excuses publiques de la nation de la part de cette justice  qui s'est fourvoyée !"

Autre combat que nous soutenons fortement, celui de la gratuité totale des transports dans l'agglomération grenobloise, là aussi, nous vous appelons à signer la pétition papier que nous transmettrons au collectif fontainois pour la gratuité. Je vous signale que le Président de la SEMITAG, présent parmi nous, ce soir, soutient cette démarche !

Nous allons avoir notre Congrès national début juin et dans les mois à venir, nous allons beaucoup débattre des stratégies à mettre en oeuvre, puis ce sera la fête du Travailleur Alpin, le dernier week-end de juin, avant cette échéance, la jeunesse communiste et les Amis du Travailleur Alpin organisent le 13 février à la salle Edmond Vigne de Fontaine, un loto dont les bénéfices permettront l'envoi de délégués au Congrès du MJCF, le paiement de la stagiaire du TA, il faut en faire un succès, la section de Fontaine y contribuera !

Autre initiative, celle du 12 février à 20H, salle Romain Rolland de Fontaine avec Michelle Demessine dans le cadre du 70ème anniversaire du droit de vote des femmes.

Au final, le maître mot de ces voeux était redoubler de combativité, se rassembler et élargir ce rassemblement.

Personnellement, j'ai fortement apprécié, la présence de l'un des militants du Parti de gauche sur notre commune qui m'a clairement affirmé que pour sa part, il refusait l'anticommuniste. Au fil des 10 dernières années, nos contacts réciproques, lui avec l'association Pour une République Sociale et nous, ont permis la victoire du NON de gauche contre le Traité Constitionnel Européen, ensuite aux européennes, aux régionales, aux législatives partielles, à la Présidentielle et aux législatives de 2012, nous avons fait un sacré bout de chemin ensemble au sein du Front de gauche. Depuis les municipales et le type d'alliance contre nature choisi à Grenoble, il se sent mal à l'aise ! Pour lui, ce choix de son parti est une catastrophe mortifère pour la vraie gauche, et la gauche, c'est aussi et avant tout, les communistes !

Oui, 2016, au delà des combinaisons politiciennes peut redevenir une année d'espoir, à condition que la feuille de route, de chacune et de chacun devienne le bien commun, pour la mise en oeuvre d'un projet mettant l'Humain au coeur !

Quelle belle perspective pour des voeux d'avenir !

 

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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