Lundi 16 novembre 2009
Une machine infernale est en marche qui
anéantira la fraternité et la laïcité, qui accentuera les inégalités entre territoires et citoyens.
Elle a pour nom : réforme territoriale
.


Ce que vise cette machine infernale :
  • Démantèlement de la République et de la démocratie locale en transformant totalement le paysage des collectivités
  • Museler puis éliminer les collectivités qui sont des lieux d’expression des exigences démocratiques, de résistance à la politique ultra libérale, aux objectifs du capitalisme compte tenu de sa crise profonde .
  • A c c é l é rer la mise en concurrence des habitants, des salariés, des territoires et a c c é l é rer la privatisation ou la suppression des services publics.
  • La « concurrence libre et non faussée » doit s’emparer du pactole que représente l’action quotidienne, moderne et efficace, des collectivités et leurs investisse-ments.
Cette casse du socle populaire et démocratique de nos institutions va être
dramatique pour les habitants, les citoyens !

C’est la même question que celle du devenir de la Poste :
quel avenir pour tous les services rendus aux habitants par les collectivités, si cette « réforme » gangrène notre pays ?
Qui demain va rendre ces services indispensables à la vie quotidienne, à la survie ou au développement des territoires ?
Que deviendra le principe d’égalité d’accès à tous les services ?


Car les villes et villages, les départements et les régions : c’est co n c ret !

Les élus doivent respecter leurs électeurs et les territoires !
Leurs actions, leurs réalisations sont concrètes : écoles, crèches, logements, équipements sociaux, culturels, sportifs, de santé, environnement, transports et une multitude d’autres services de qualité. Elles emploient 1 800 000 agents, réalisent 73 % des investissements publics qui ont permis le maintien et la création de centaines de milliers d’emplois. Mais la réforme territoriale préfère sacrifier les populations les moins solvables, les territoires les plus défavorisés et livrer au marché tous les services et secteurs rentables .

Les citoyens seront les principales victimes !

M E S U R O N S LA GRAVITÉ :
  • S u p p ression pro g re s s i ve de l’essentiel des communes et à terme de tous les départements transformés, avant leurs disparitions, en rouages captifs et dociles,
  • Regroupement autoritaire en intercommunalité.
  • Transfert de compétences à la majorité simple. Incitation financière illusoire pour la transformation en « commune nouvelle » des intercommunalités. Financements croisés quasiment interdits (alors qu’ils représentent 5 % des dépenses globales).
  • Obligation pour les collectivités de financer leurs projets à 50 % sur leurs fonds propres.
  • Compétence générale supprimée sauf pour les communes…qui n’auront plus les moyens de l’exercer. 
  • Constitution de féodalités avec des super-régions et métropoles. Il est prétendu de s’attaquer au « mille feuille » des institutions en créant des super- t erritoires qui seront des « archipels » du profit financier !
Éloignement le plus possible des citoyens des lieux de décision .
Création de conseillers territoriaux cumulant des pouvoirs rendant impossible leurs fonctions avec la proximité des citoyens et transformés en élus techniciens.
Absence de moyens supplémentaires pour un exercice élargi de la citoyenneté.
Retour d’un État qui ne paye rien et commande tout.
L’ arbitraire est de retour avec le « Grand Paris », des préfets omnipotents, la
« RGPP » qui réduit à peau de chagrin les services déconcentrés de l’État.
Le monde associatif, sportif et culturel est en détresse financière .
Division par deux des agents de la fonction publique territoriale alors qu’ils sont les acteurs irremplaçables des services publics de proximité, alors que les collectivités sont des amortisseurs des désastres sociaux provoqués par la crise.

C’est un boulevard pour la privatisation des services publics, « leur externalisation ». C’est une catastrophe pour les personnels et petites
communes.
Et cerise sur le gâteau :
Généralisation d’un nouveau système électoral de primes et de bonus à l’UMP et de miettes pour le pluralisme démocratique . Le mode de scrutin uninominal à un tour doublé d’une pincée de proportionnelle va conduire à l’étouffement démocratique, aux combines politiciennes pour des sièges et à l’abstention, l’écoeurement des citoyens.


Télécharger le 4 pages

Par Barrionuevo - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 novembre 2009

Débat sur l'Afghanistan au Sénat, intervention de Michelle Demessine:

Monsieur le Président, Messieurs les ministres, Mes chers collègues,

S’ajoutant à un bilan extrêmement grave avec 1400 militaires de la coalition dont 36 français tués au combat ; au début du mois de septembre, la mort de deux d’entre eux et les victimes civiles d’une frappe aérienne ont de nouveau posé la question de l’opportunité, de la durée, de l’efficacité et des buts précis de la mission menée dans ce pays sous la bannière de l’Otan.

Le groupe CRG/SPG, ainsi que nos collègues socialistes, avait alors demandé au Premier Ministre que le gouvernement vienne à nouveau devant le Parlement, comme il l’avait fait un an plus tôt, pour exposer sa politique et présenter les mesures qu’il conviendrait de prendre au vu de la dégradation de la situation.

Arguant de façon spécieuse de l’article 35 de la Constitution, qui prévoit que les interventions d’une durée supérieure à quatre mois font l’objet d’une autorisation du Parlement, et du fait que nous avions déjà voté il y a un an, le Premier Ministre a refusé que ce débat ait lieu.

Je remercie donc le président Larcher d’avoir malgré tout inscrit cette discussion à l’ordre du jour de notre Assemblée, mais je déplore que nous ne puissions à nouveau nous prononcer par un vote. Pour préparer avec sérieux ce débat et discuter en toute connaissance de cause, le Président du Sénat avait souhaité se rendre sur place avec une délégation représentative des différents groupes de notre Assemblée. J’ai participé à cette mission d’information qui s’est récemment rendue Afghanistan.

J’ai ainsi pu me rendre compte, de visu, de la gravité et de la dégradation de la situation sécuritaire, politique et économique de ce pays. Cela m’a malheureusement conforté dans l’opinion que j’avais sur l’inadaptation et l’inefficacité de la mission confiée aux troupes de l’Otan en Afghanistan.

Je voudrais pourtant, avec sincérité, saluer le professionnalisme, le courage et la volonté inébranlable de nos soldats qui combattent sur place pour mener à bien une mission aussi difficile. J’ai pu le mesurer, et en faire concrètement l’expérience, lorsque nous nous sommes rendus sur les bases avancées de Nijrab et de Tagab, auprès des hommes du 3ème RIMa, ou auprès de ceux qui assuraient la protection de notre délégation.

Ceci étant dit, l’opération, qui en 2001 ne devait pratiquement pas entraîner de morts puisque les talibans avaient été vaincus par les Américains et leurs alliés, est rapidement devenue une guerre anti-insurrectionnelle de plus en plus incomprise des opinions publiques des pays participant au conflit, et de plus en plus meurtrière pour les populations civiles afghanes.

Pour qui et contre qui se battent nos troupes dans ce pays ? Ce qui pouvait être relativement clair au début tend maintenant à se brouiller. Après huit années de présence militaire en Afghanistan quelques progrès importants ont certes été accomplis, comme la construction de 14.OOO kilomètres de routes, la scolarisation de 6 millions d’enfants, dont les petites filles, l’accès de 80% de la population à des soins de base. Mais ils sont limités au regard des besoins immenses, et surtout ils sont très éloignés des principaux objectifs initiaux.

Huit ans après, il est temps de regarder la réalité en face. La coalition a failli dans sa mission de reconstruction de l’Etat afghan. Les élections en Afghanistan n’ont été qu’une mascarade où les fraudes ont été massives et Hamid Karzaï, apparaît aux yeux du peuple afghan comme la marionnette de l’Occident. La corruption gangrène tous les échelons du pouvoir afghan qui pâtit d’un manque de légitimité croissant auprès des populations.

La situation ne cesse de se dégrader. Le bilan de cette guerre est effroyable. Selon l’ONU, pour la seule année 2008, 2 118 civils ont été tués dans les violences en Afghanistan dont 828 du fait des forces pro-gouvernementales notamment des bombardements de la FIAS. En cherchant à tuer les talibans, les forces de l’Otan n’épargnent pas les civils et violent fréquemment les droits de l’homme. Résultat, elles sont perçues par la population comme une armée d’occupation qui sévit en toute impunité. Au sein du peuple afghan, cette stratégie basée sur l’intervention militaire a contribué à l’aggravation du sentiment d’hostilité vis-à-vis de l’Occident. Au plan militaire et sécuritaire, nous menons des actions de guerre sans victoire et sans ennemis clairement identifiés.

Nous menons une guerre meurtrière, aux objectifs flous, sans perspective de sortie. Les insurgés, comme nous avons pu le constater lors de notre séjour, sont aux portes de Kaboul. Ils sont dominants dans le Sud où les voies de communication ne sont pas sécurisées, ils menacent dans le Nord où la coalition tient les agglomérations, mais plus rien la nuit, ils contrôlent une quinzaine de villes importantes.

La nouvelle stratégie préconisée par les généraux américains Petraeus et McChrystal qui consiste à « gagner les cœurs » et les esprits, c’est-à-dire la confiance des populations en mettant l’accent sur les actions civilo-militaires de développement, mais à la condition d’un nouveau renfort de 40 000 soldats demandé à la coalition, n’est pas de nature, me semble t-il, à permettre inverser le cours des choses Cette confusion des genres entre actions militaires et action de développement, dans laquelle nous nous inscrivons d’ailleurs pleinement, rappellera certainement aux plus anciens d’entre nous l’échec de tentatives similaires en Algérie avec les SAS, les « sections administratives spéciales ».

Comme nous n’avions pu, à mon grand regret, le faire à Kaboul, j’ai rencontré différentes ONG opérant sur place dès mon retour à Paris. Je souhaite d’ailleurs qu’elles puissent être reçues par notre commission afin que tous les sénateurs puissent disposer de toutes les sources d’information sur la réalité de la situation sur le terrain.

Leurs représentants m’ont tous dit leur inquiétude, voire leur critique, sur la façon dont est abordée la question de l’aide au développement du pays. Notre aide civile ne répond pas assez aux attentes et aux besoins des populations et est trop souvent subordonnée aux stratégies de pacification d’un secteur et de ralliement des populations. Nous consacrons dix fois plus aux actions militaires qu’aux programmes civils humanitaires ou de développement. Certaines ONG craignent vraiment que leurs activités soient confondues avec celles des forces de l’Otan qui sont souvent considérées comme des troupes d’occupation, ce qui décrédibilise tous les efforts de reconstruction et de démocratisation.

Elles déplorent que loin de gagner les cœurs et les esprits, cette stratégie génère frustration et colère, crée des relations malsaines avec la population locale, nourrit la corruption plus qu’elle ne la combat et parfois apporte un soutien inespéré aux insurgés. Messieurs les ministres, mes chers collègues, Comme vous le savez, la nouvelle stratégie de commandement de la FIAS repose sur trois piliers inséparables. La Gouvernance : les résultats ne sont pas au rendez vous ! Le Développement : je viens d’en parler !

La Sécurité : là aussi on ne peut exprimer qu’un immense scepticisme s’agissant du processus d’afghanisation de l’armée présenté comme un élément essentiel de la nouvelle stratégie. Aujourd’hui, les forces de sécurité afghanes ce sont 90 000 soldats et 80 000 policiers. Le Général McChrystal nous a dit fixé le seuil de 400 000 hommes, armée et police confondus, pour assumer la sécurité du pays. Notre délégation s’est particulièrement attachée à s’enquérir de la faisabilité d’un tel projet. Mais si j’en crois une récente étude parue dans la lettre mensuelle du nouvel Institut de recherche stratégique de l’école militaire (l’IRSERM), le bilan de ce programme destinées à ce que les afghans puissent à terme prendre en main leur sécurité, est très décevant.

Selon cette étude, 34% de ces militaires désertent, faute de soldes suffisantes et par manque de motivation. Les conflits ethniques entre stagiaires, l’absence de logement, les techniques de combat imposées par la coalition, et l’inadaptation des équipements expliquent également ce bilan inquiétant. A tel point que l’expert militaire qui a réalisé cette étude a pu parler de « spirale vietnamienne ». Au chapitre des objectifs initiaux non atteints, j’ajouterai aussi que la création d’un Etat-nation est en panne, que les tensions interethniques s’accentuent et qu’une politique de réconciliation nationale est encore loin de pouvoir voir le jour.

En matière de santé et d’éducation les choses n’avancent plus, et les droits des femmes afghanes sont quasiment inexistants. Enfin, la lutte contre la culture et le trafic de la drogue est entravée par la corruption du régime et de ses soutiens, ce qui explique aussi que l’aide internationale soit en grande partie détournée au détriment des populations qui ne voient pas leur situation s’améliorer. Cela renforce incontestablement le prestige des talibans et la confiance qu’une partie de la population a en eux. Face à ce bilan négatif, comment corriger les choses pour éviter cet échec annoncé et programmé ? Vous êtes face à la détérioration de la situation, et sourd, comme d’autres pays, aux doutes et aux protestations de l’opinion publique. 65 % de nos concitoyens et 62% des britanniques souhaitent le retrait des troupes d’Afghanistan. 56 % des américains s’opposent à l’envoi de renforts. Nous sommes frappés par l’absence de vision à long terme et l’indécision dont fait preuve votre gouvernement.

Votre indécision est la conséquence de notre perte d’autonomie stratégique depuis que nous avons pleinement réintégré le commandement militaire de l’Otan sans exiger aucune contrepartie. Vous semblez ainsi suspendu aux mesures que doit annoncer le président Obama qui a bien du mal à « débushiser » la doctrine américaine. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé ce débat, car la France est là-bas à la croisée des chemins. Messieurs les ministres, notre pays attend du gouvernement des réponses claires et précises sur les enseignements que vous tirez de huit années d’engagement militaire en Afghanistan ! Nous attendons que vous nous exposiez enfin vos solutions pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons au sein de cette coalition internationale sous commandement de l’Otan !

Pour notre part, nous estimons que si la stratégie globale des forces de l’Otan est erronée et inefficace, il ne s’agit pas simplement de l’adapter, comme le préconisent les Etats-Unis et leurs partenaires, mais d’en changer. Tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître qu’il n’y a pas de solution militaire à ce conflit et que la seule issue procèdera d’un règlement politique. Pourtant, si nos troupes n’ont pas vocation à rester dans ce pays, nous savons aussi que nous ne pouvons le quitter sans qu’y soit rétablie la sécurité et sans que les Afghans ne retrouvent à la fois la maîtrise de leur destin et des conditions de vie décentes.

La construction d’un Etat viable et les bases d’un développement économique sont les préalables indispensables à la réalisation de ces objectifs. C’est en affirmant clairement des objectifs de paix qu’il faudra inscrire dans le même temps le processus de retrait de nos troupes.

L’enjeu c’est donc bien la reconstruction de ce pays dans toutes ses dimensions : une économie nationale, un Etat de droit, une administration, une armée, une police, des services sociaux, un système éducatif… Mais le retour de la sécurité dépendra aussi et surtout du niveau de l’effort national et international qui sera entrepris pour répondre aux vrais besoins de développement.

Si la question de la sécurité est décisive, on ne peut la traiter en dehors du contexte régional et international, car tout est lié. Il faut réintégrer pleinement l’ONU dans la résolution de ce conflit. Elle doit reprendre le mandat qu’elle avait confié à l’OTAN. C’est pourquoi nous souhaitons que la France, en sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité, prenne l’initiative de proposer l’organisation d’une conférence régionale pour définir précisément les conditions d’une paix négociée et durable en Afghanistan avec toute la diversité des différentes composantes du peuple afghan.

Celle-ci devrait réunir des voisins immédiats comme l’Iran ou le Pakistan, mais aussi associer l’Inde, la Chine, la Russie, la Turquie, et bien sûr. Pour être efficace, cette conférence pourrait être parrainée par des représentants des Etats-Unis et de l’Union européenne. Afin que l’Onu redevienne ainsi le principal acteur du rétablissement de la paix et de la sécurité, il reviendrait ensuite au Conseil de sécurité de garantir les conclusions de cette conférence régionale.

Enfin, pour que l’Onu reprenne complètement la main sur la résolution de cette crise, il serait nécessaire de définir un nouveau mandat, sur la base des conclusions de cette conférence régionale, axé sur les conditions de la reconstruction et du développement de ce pays.

L’application de ce mandat pourrait être confiée à des forces internationales, sous le drapeau des Nations Unies, qui prendraient le relais de l’Otan. Telles sont les propositions que nous versons au débat pour mettre un terme à cette intervention militaire et pour sortir de l’impasse dans laquelle elle nous a conduit.

Par Groupe CRC-PdG - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 novembre 2009

La croissance américaine est donc apparemment de retour.

Au troisième trimestre de cette année, le PIB a, pour 
la première fois depuis décembre 2007, progressé de 3,5 %. Ce rebond confirme le début de reprise dans plusieurs pays capitalistes. 
Il ne permet cependant pas de penser que cela va se poursuivre durablement.

Un premier enseignement peut être tiré 
de ces signes de reprise : ils ne sont pas le fruit d’une autorégulation du marché, celui-ci n’a pas trouvé en lui-même la force pour se redresser, 
ils sont la consé­quence d’interventions publiques sans précédent, 787 milliards 
de dollars pour les seuls États-Unis ! En même temps, la plupart des économistes insistent sur la fragilité du phénomène. 
D’abord, parce que certains pays sont toujours au fond du trou. Ensuite, parce que, comme 
le notent les analystes de BNP Paribas à propos de la reprise américaine, cette amélioration 
est « en partie du fait de facteurs tempo­raires ».

Aux États-Unis, les abattements fiscaux ont permis de relancer les ventes de loge­ments 
et la prime à la casse celle des voi­tures. 
En septembre, suite de la suppres­sion 
de cette dernière, le marché automo­bile 
a de nouveau chuté. En Allemagne et en France, on peut constater également que le phénomène de reprise est impulsé principalement par différentes mesures budgétaires et fiscales. Enfin, dernière rai­son qui justifie que 
l’on jette un œil criti­que sur cette reprise : certains indicateurs montrent qu’il ne s’agit pas d’un mouve­ment vraiment franc du collier. Aux États-Unis, la consommation des ménages a baissé en septembre ; dans la zone euro, 
on enregistre pour le cinquième mois d’affilée 
un recul des prix en octobre, les ventes 
de détail en Allemagne sont toujours à la baisse en septembre. Un peu partout la hausse 
du chômage se poursuit.

Comment expliquer une telle incertitude ? Il y a plusieurs raisons et la nature 
des interventions publiques est l’une des plus importantes. Le soutien massif a été donné sans exigences en matière d’emploi et de formation 
et le plus souvent avec le seul souci de redresser la rentabilité des capi­taux. Ainsi, les aides 
aux banques leur ont servi pour partie à relancer la spéculation et à regonfler leurs marges. 
Cela explique que les débuts de reprise aient 
été précédés par un regain de croissance 
des marchés financiers et de la spéculation. Contrairement à ce qu’affirment certains, 
on ne repart pas comme avant la crise, 
on refait en pire. Parce que, après 
le pourris­sement des dettes privées, on risque d’as­sister à un pourrissement de l’endettement public.

Si la croissance n’est pas au bout du bout de ce soutien massif apporté aux capitaux, les dettes publiques accumulées vont res­sembler à des bombes incendiaires

Par PCF - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 novembre 2009

Réussir la souveraineté alimentaire pour nourrir la planète est l’exigence que portent la société civile et le mouvement paysan international à la veille du sommet mondial de la FAO. Le PCF soutient cette exigence et invite les Chefs d’États et de Gouvernement à la placer au centre de la déclaration qui sera adoptée à l’issue de ce Sommet.

Lors du précédent sommet, en 1996, la communauté internationale s’était engagée à diviser par deux le nombre d’affamés d’ici 2015, « premier objectif du millénaire pour le développement ». Aujourd’hui comme hier, ces engagements ne sont pas atteints à cause des égoïsmes nationaux et régionaux, de la marchandisation libérale de l’alimentation et des ressources agricoles... De plus la situation se dégrade avec plus d’un milliard d’êtres humains dans le monde qui souffre de famine et de malnutrition, un enfant de moins de 10 ans qui meurt toutes les cinq secondes. Or, la population mondiale va atteindre les 9 milliards d’habitants en 2050 qu’il faudra nourrir ! Prendre à la légère ce défi serait irresponsable et criminel.

L’objectif de nourrir la planète oblige la naissance d’un nouvel ordre alimentaire avec pour colonne vertébrale la souveraineté alimentaire des peuples : Il s’agit d’un enjeu de civilisation avec au cœur la nécessité absolue de la réforme agraire pour permettre au plus grand nombre l’accès aux terres cultivables, aux ressources agricoles. Cette réforme doit aller de pair avec la nécessité absolue de développer l’agriculture paysanne et la pêche artisanale car productrice de denrées alimentaires de qualité. Elle doit garantir la rémunération du travail.

A contrario des objectifs de l’OMC, il faut extirper l’agriculture des mains du capitalisme afin qu’elle réponde en priorité à des demandes alimentaires locales, nationales, régionales et mondiales.

Les grandes régions du monde doivent pouvoir définir et organiser leur politique agricole et de la pêche en construisant leurs échanges par des coopérations dans le cadre d’une nouvelle gouvernance mondiale pour l’alimentation. Celle-ci doit s’imposer aux logiques actuelles de l’OMC, du FMI et de la Banque Mondiale. La Souveraineté des peuples et l’expression démocratique de chacun en sont les préalables. Libérée de toute tutelle impérialiste au sein des Nations Unies, la FAO, dotée de moyens, peut être l’institution arbitrale des politiques publiques agricoles et alimentaires.

A l’occasion de ce sommet sur la sécurité alimentaire, le PCF met à contribution des mesures concrètes pour bâtir un nouvel ordre alimentaire mondial :

Instaurer une clause de sauvegarde internationale lorsque les terres d’un pays sont menacées de spéculation et de détournement de la production ;

Interdire la spéculation sur les matières premières agricoles et alimentaires, au niveau international comme en France ;

Taxer les importations abusives pillant les agricultures locales afin de financer la relocalisation des productions.

Dans la convergence avec les mouvements sociaux et paysans, le PCF est déterminé à agir pour la conquête d’un nouvel ordre alimentaire mondial pour nourrir la planète.

Xavier COMPAIN, Responsable Agriculture, Pêche, Forêt au PCF.

Paris, le 16 novembre 2009.

Par PCF - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 13 novembre 2009
LE SPORT, UN DROIT POUR TOUS !

« Préserver et promouvoir le modèle sportif français »

Invitation

Jeudi 26 Novembre 2009

18H00-22H00

Maison des Sportifs « François Reiss »

Parc Karl Marx – Fontaine


TABLE RONDE

Avec la participation de :
Loïc Angot, vice président du comité départemental Ufolep, membre du conseil d’administration de la Ligue de l’Enseignement de l’Isère, José Arias, conseiller général, Michèle Bergamo, comité départemental FSGT, Nicolas Bonnet, 
responsable de la commission nationale du sport du PCF, adjoint au maire Paris 12e, Yannick Boulard, maire de Fontaine, Alain Grasset adjoint au sport Fontaine, Annie David, Sénatrice, Olivera Fay, comité départemental FSGT, Georges Perli, ancien président du Grenoble Foot Isère, Alain Pilaud, conseiller général, adjoint au maire de Grenoble, Michel Quéron, UNSS, Jean-Charles Raynaud, Usep, Nicolas Renoux, SNEP, Sylvie Veronése, éducatrice, M. Volpi, formateur, coordonnateur du collectif Creps de Voiron.


Programme :

  • 18hl5 accueil – 18h30 ouverture de la Table ronde
  • 18h30-20h30 tour de table, expression des invités
  • 20h45-22h00 le sport, les collectivités, la réforme, le modèle sportif français en danger

Le collectif sports de la fédération de l’Isère du P.C. F.

plan

Maison des Sportifs « François Reiss ». Parc Karl Marx, côté Restaurant Inter-Entreprises, face à la Trésorerie de Fontaine.

Accès par Pont de Catane et Bd Paul Langevin
Contact :
Laurent Jadeau 06.70.71.03.21 ou François Perez 06.07.78.07.89
sports. pcf38@laposte. net

Télécharger l’invitation

Par Barrionuevo - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 novembre 2009

Marie NDiaye, 42 ans, Française de père sénégalais, a reçu le prix Goncourt pour "Trois femmes puissantes", récit de trois destins tiraillés entre l'Europe et l'Afrique.

Au mois d’août dernier, elle avait déclaré que son installation à Berlin était dû en grand partie à cause de Sarkozy,  trouvant détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité...

«Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux ».

Le député UMP Eric Raoult a critiqué et mis en cause le nouveau prix Goncourt 2009, parlant de devoir de réserve puis du principe de modération.

Pour le PCF, les propos du député sont inadmissibles !

Le gouvernement, parce qu'il se lasse déjà de taper sur les libertés des citoyens et des salariés, cherche maintenant à museler les artistes et à censurer leur liberté d'expression". "Il s'agit là d'une grave atteinte à la liberté de parole des créateurs.

La liberté d'expression est la base, le fondement de notre démocratie et le fait qu'un élu de la République se permettre de la remettre en cause doit être condamné fermement", ajoute le PCF. "Le devoir de réserve devrait parfois s'appliquer à certains politiques, députés, tentés de remettre en cause la liberté d'expression et la liberté de création !
Le parti communiste français demande en conséquence à Frédéric Mitterrand de condamner "immédiatement et publiquement les propos odieux du député Raoult et réaffirme le principe de la liberté pleine et entière des créateurs.

M. Mitterrand serait davantage inspiré à condamner le positionnement du député UMP, plutôt que de se refuser à trancher ce qu’il appelle un  différend.

Par Barrionuevo - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009

Marie-George Buffet, Députée et Secrétaire nationale du PCF demande à François Fillon d’intervenir auprès des directions d’EDF et GDF/SUEZ pour que toutes les sanctions déjà infligées soient levées et que toutes procédures disciplinaires soient stoppées afin qu’un véritable dialogue puisse se réinstaurer entre les représentants du personnel et les directions de ces entreprises et à tous les niveaux.

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée par Marie-George Buffet au Premier Ministre.



Monsieur le Premier Ministre,

Les salariés du secteur de l’énergie, avec leurs syndicats, sont engagés, depuis plusieurs années, dans une lutte exemplaire pour empêcher que l’énergie, secteur vital pour l’économie de notre pays, soit livrée aux intérêts partisans des actionnaires privés. Cette lutte a pris une dimension nouvelle au printemps 2009 avec de nombreuses grèves et manifestations qui ont résonné dans tout le pays et rassemblé massivement les salariés dans leur diversité.

Le PCF a, dès le départ, apporté son soutien à ces luttes car les exigences émises par les salariés correspondent au projet politique que nous défendons. Ce projet pose l’exigence de l’arrêt du processus de libéralisation imposé par l’Europe libérale pour enclencher, en France et en Europe, une dynamique de réappropriation publique se traduisant par des nationalisations d’un nouveau type permettant de donner aux élus et aux salariés de réels pouvoirs afin d’orienter les stratégies des entreprises de ce secteur dans le sens de l’intérêt de la nation et des citoyens européens.

Les militants syndicaux m’interpellent pour me dire que dans plusieurs départements les directions sont, depuis plusieurs semaines, à l’initiative pour convoquer des conseils de discipline afin de sanctionner celles et ceux qui se sont le plus engagés dans ce juste combat. Le comble étant atteint avec des licenciements annoncés à Toulouse.

Moi-même j’ai accepté de témoigner lors du conseil de discipline de Cédric Lietchi, secrétaire du syndicat CGT d’énergie Paris, pour dire que les militants syndicaux ne sont pas des voyous mais des hommes et des femmes porteurs de projets d’avenir pour notre pays.

Je tiens à réaffirmer que les salariés de ce secteur sont à l’avant-garde d’un combat dont le sens et le contenu sont en phase avec les aspirations émises par la majorité des citoyens de notre pays. Les propositions avancées par les salariés constituent, vous le savez, des réponses efficaces de sortie de crise car ils agissent pour que les richesses créées soient orientées, non pas vers la finance et la spéculation, mais vers l’investissement industriel et social, la recherche afin que notre pays conserve son avance technologique dans ce domaine.

Je condamne fermement ce vent des répressions qui s’abat sur celles et ceux qui font l’honneur de notre pays et qui sont engagés dans une lutte qui dépasse très largement les questions corporatistes de cette profession.

Je vous demande d’intervenir auprès des directions d’EDF et GDF/SUEZ pour que toutes les sanctions déjà infligées soient levées et que toutes procédures disciplinaires soient stoppées afin qu’un véritable dialogue puisse se réinstaurer entre les représentants du personnel et les directions de ces entreprises et à tous les niveaux. Seul le dialogue, la négociation, le respect peuvent être de nature à régler les conflits du travail.

Pour le droit à l’énergie, je constate, d’ailleurs, que ce sont les actions conjuguées des élus, votant des arrêtés anti-coupure, et des salariés « robins des bois » rétablissant les pauvres, qui ont permis de faire avancer le droit en faveur des plus démunis.

Marie-George Buffet, Députée, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 10 novembre 2009.

Par PCF - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009
Les Député-e-s communistes, républicains, du parti de gauche ont décidé d’utiliser leur droit de tirage pour demander la création d’une commission d’enquête parlementaire « en vue de tirer les conséquences des restructurations permanentes, des nouvelles formes d’organisation du travail et méthodes de gestion du personnel sur la santé des salariés de France-Telecom ».

 

La proposition de résolution déposée en ce sens, le 7 octobre dernier, par Roland Muzeau et l’ensemble des Député-e-s CRPG, devrait donc être débattue et la création d’une commission d’enquête soumise au vote de l’Assemblée nationale dans les semaines qui viennent.

La gravité des évènements survenus chez France-Telecom avec 25 suicides au cours des 18 derniers mois, ne saurait supporter les manœuvres politiciennes auxquelles on assiste actuellement avec une véritable prise en otage par l’UMP du dossier de la souffrance au travail. De toute évidence, pour la droite ce qui importe d’abord c’est de faire beaucoup de bruit pour mieux masquer les véritables causes de la dégradation de la santé des salariés, mieux justifier les logiques développées au sein des entreprises et mieux dédouaner l’Etat actionnaire de toute responsabilité.

La gravité de la situation chez France-Telecom notamment, souligne au contraire l’urgence d’un véritable travail d’investigation des parlementaires, qui, dotés de pouvoirs coercitifs dans le cadre d’une commission d’enquête, pourront élaborer des recommandations sérieuses.


On constate depuis plusieurs années, une véritable dégradation des  conditions de santé des salariés, une augmentation des souffrances au travail. Une étude de la DARES de mai 2004 rend le travail responsable d’un problème de santé sur cinq.

Le travail tue, blesse et rend malade, à raison de deux morts par jour dus à des accidents, de huit morts par jour dus à l’amiante, de deux millions et demi de salariés exposés quotidiennement à des cocktails cancérigènes, de millions d’hommes et de femmes constamment poussés aux limites de ce qu’un être humain peut supporter, moralement et physiquement. Et encore ces données de l’assurance maladie sont sous-estimées.

L’application des règles de la concurrence, parce qu’elles sont contradictoires avec la logique même de service public, ne peuvent avoir que des conséquences néfastes sur la qualité du service, comme sur la santé de ceux qui en sont au cœur.

Si l’application des règles concurrentielles à  des secteurs jusqu’alors épargnés peut être insatisfaisante au regard des attentes du public, ces règles  peuvent également porter atteinte à la santé des salariés. Cette question, de la mutation des entreprises ou des acteurs de services publics vers une logique libérale de «service tout court » inquiète, particulièrement à l’heure où le Gouvernement organise, projets de lois après projets de lois, la concurrence de l’Etat par l’Etat, et entend transformer par exemple, les hôpitaux en de véritables entreprises de soins.

A n’en pas douter, la recherche perpétuelle des économies, contre l’intérêt des usagers, aura sur les agents de ces services publics, les mêmes conséquences que la soumission de double contrainte «rapidité-qualité » dont sont victimes les salariés des  entreprises privées y compris celles récemment privatisées.

 

Par Barrionuevo - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009
Une odieuse machination est à l’œuvre, 
mise en scène par le ministre des basses œuvres. 
Éric Besson, ce transfuge du PS prêt à tout pour témoigner à son nouveau maître son zèle de néoconverti, est chargé de lancer un « débat » sur « l’identité nationale ». En montrant du doigt l’immigration.

Les Français ne penseraient qu’à çà !

L’ « identité nationale » serait-elle devenue le sujet le plus grave, 
la préoccupation la plus prégnante des Français  ? Le chômage qui 
n’en finit pas d’étendre ses ravages, bagatelle  ! La protection sociale plombée par les hausses du forfait hospitalier, les médicaments déremboursés, balivernes  ! L’école mise à mal par les 16 000 suppressions d’enseignants, broutille  ! L’insolente richesse des tenants du bouclier fiscal voisinant avec la pauvreté de salariés déclassés et précarisés, le mal de vivre qui conduit au suicide chez France Télécom ou chez PSA, foutaises… Le soir en famille, le samedi entre amis, les Français n’auraient qu’un seul sujet en tête  : « l’identité ».

 Un rappel des périodes sombres

Quelques jours après que furent renvoyés vers une possible mort trois Afghans qui voulaient échapper à la violence des talibans, après qu’une lycéenne ait été raflée, cartable sur le dos et expédiée à Brazzaville, on nous annonce des causeries et un colloque, rien que cela  ! Et peut-être pourrait-on suggérer à M. Besson d’organiser une exposition où l’on expliquerait comment distinguer un individu porteur de l’identité française et celui qu’on doit dénoncer pour le prochain charter ? La France a connu de sombres périodes, au cours desquelles ce qui paraît inimaginable peut devenir abjecte réalité.

 Détourner l’attention

En agitant le spectre d’une « identité nationale menacée », le gouvernement espère détourner l’attention des résultats de sa politique, jugée majoritariement négative. Et faisant d’une pierre deux mauvais coups, il drague à nouveau dans la boue du Front national. Marine Le Pen avait lancé une campagne nauséabonde à partir d’un livre de Frédéric Mitterrand. Sarkozy reprend l’offensive sur le thème bien connu des immigrés qui poseraient problème à l’identité de la France. Cette notion « d’identité nationale » va à l’encontre de la nation forgée par la Révolution française, elle est inacceptable pour quiconque est attaché aux valeurs républicaines. À la vision ouverte et progressiste de la nation, héritage de la Révolution, « l’identité nationale » de Nicolas Sarkozy oppose une conception étroite et conservatrice, inégalitaire, avec ses fantasmes d’ancienne puissance coloniale, vision du monde selon laquelle l’étranger, le jeune, l’ouvrier constituent potentiellement une classe dangereuse.

 Les démons de la haine

Décidément, rien, aucun scrupule de moralité politique ne retient l’imagination débordante des stratèges de l’Élysée, au risque de réveiller les démons de la haine. Au nom des mêmes ressorts de pensée d’une France agressée de l’intérieur, on a connu l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle, et pire encore au XXe. Refuser d’entrer dans ce « débat » miné, faire prévaloir la lutte des classes sur l’impasse de la haine des « races ». Telle doit être la meilleure réplique au piège de M. Besson.


La ficelle est grosse

La droite est partie dans une campagne proprement frénétique sur le thème de « l’identité nationale ».

Dans Le Figaro de vendredi 30 octobre, cette question est l¹objet d¹un traitement en « Une », d¹un long papier de Max Gallo en page 14 (une demi page), d¹un édito page 15 du directeur adjoint de la rédaction et du bloc-notes, encore une demi page, d¹Ivan Rioufol.

Ce dernier donne les clés de cette fièvre nationaliste, relancée il y a un mois, alors même que cette droite prenait la mesure des difficultés rencontrées à déployer sa politique libérale, et qui devrait mobiliser tous les moyens propagandistes de l¹Etat jusqu¹au printemps prochain, avec la tenue d¹un « grand colloque de synthèse ». Rioufol reconnaît que la prose « nationale » fonctionne comme un leurre : voilà enfin « un débat passionnant, au coeur des préoccupations existentielles des gens, bien davantage que le pouvoir d¹achat. » Il désigne l¹ennemi : la gauche et plus particulièrement le PCF montré du doigt avec son « oppressant antiracisme », « son idéologie aveugle du mélangisme, indifférente à l¹âme des peuples européens » . Il appelle à battre en brèche les notions de « diversité », de « métissage », de « non discrimination ». Et il espère que ce tintamarre permettra, en bout de course, de remettre en cause « le droit du sol ».

En même temps, lucide, le bonhomme soupire : attention, toutefois, à ce que cette agitation n’apparaisse pas comme une « grosse ficelle électorale» à la veille des régionales. On ne saurait mieux dire.

 

Par PCF - Publié dans : Politique - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009
Dans le cadre de la préparation du débat « Le Service Public français, une histoire, des valeurs, un avenir avec Anicet Le Pors le 14 janvier 2010 à 19H30, Salle Edmond Vigne à Fontaine, voici un nouvel article reprenant des extraits des conclusions d’Anicet Le Pors.

Il est vrai que, comme pour le service public, le pouvoir actuel regarde l’organisation territoriale de la France comme une anomalie.

Penser le territoire en regardant vers l’extérieur.

S’agissant plus particulièrement du doublet commune-intercommunalité, c’est l’absorption des premières par les secondes qui est encouragée. Le couple communes-regroupement intercommunal est un mécanisme de dissolution communal. C’est la même logique pour la création des métropoles.

En ce qui concerne le doublet département-région. C’est là encore un mécanisme d’absorption, cette fois du département par la région. L’identité départementale et régionale des conseillers territoriaux assurera inévitablement la suprématie de l’instance la plus globalisante, là où se feront les arbitrages essentiels.

L’élection de ces conseillers territoriaux selon deux modes de scrutins différents (dont déjà la constitutionnalité est mise en doute, le Conseil d’État ayant fait des réserves importantes que pourrait reprendre le Conseil constitutionnel concernant notamment la dualité des modes d’élection contraire à l’égalité du scrutin et à sa sincérité) est particulièrement opaque. En diminuant par deux le nombre de ces élus locaux c’est le lien avec la population qui se trouve affaibli pour une économie faible. À ce sujet, il faudrait saisir l’occasion pour mettre en avant la revendication d’un mode de scrutin proportionnel à toutes les élections qui règlerait par là la question tout aussi importante de la parité femme-homme. Et, tout étant dans tout, cette question doit être replacée dans une réflexion plus générale sur les institutions qui conduit à analyser les atteintes à la démocratie d’une présidentialisation du régime qui n’est pas sans conséquence sur les exécutifs des collectivités territoriales.

Il apparaît clairement que la réforme entraîne une mainmise du pouvoir central sur les collectivités territoriales.

Cela est particulièrement patent avec le rôle accru du préfet dans la détermination du schéma directeur de l’intercommunalité qui doit aboutir en 2014, de même que dans la détermination du périmètre des métropoles ou les regroupements des départements et des communes.

La réforme va entraîner une contrainte financière accrue sur les collectivités territoriales

Le président de la République a présenté la décentralisation comme un « bien commun » ? Il s’agit vraisemblablement d’un argument de circonstance car, dans le même temps, la pression sur les finances des collectivités territoriales est accrue par la suppression de la taxe professionnelle (26 Mds €). Il convient de rappeler dans ce domaine que les collectivités territoriales représentent 73 % de l’investissement public (ce qui peut solliciter des appétits) et seulement 10 % de la dette nationale.

Il convient donc de distinguer clairement :

- les dotations de l’État garantes de la compensation des transferts des compétences, d’une juste péréquation (dite « verticale ») entre collectivités, de la solidarité nationale.
- la création (dont on parle) d’une contribution économique territoriale qui, si elle devait se substituer à la taxe professionnelle, devrait principalement reposer sur la valeur ajoutée des entreprises et prévoir une revalorisation des bases locatives.
- prévoir une péréquation « horizontale » par application à l’ensemble du territoire national du du mécanisme de solidarité en vigueur en Ile de France, sur une base de répartition régionale.

Mais comment situer – faut-il le faire ? – ces propositions par rapport, d’une part la création de fonds publics régionaux (prévue dans l’offre politique du PCF à l’occasion des élections régionales), impulsant avec le système bancaire la sélectivité des crédits pour l’emploi et les autres destinations sociales, d’autre part la création d’un pôle financier public au niveau national ?

Le problème que rencontre le pouvoir sarkozyste c’est l’existence en France de 5,2 millions de fonctionnaires (dont 1,8 million dans la fonction publique territoriale), plus un million dans les entreprises publiques et un autre million de salariés sous missions de service public. Nous célébrons cette année le 25° anniversaire de la FPT, fondée comme l’ensemble de la fonction publique sur les principes républicains d’égalité d’indépendance et de responsabilité caractéristique de la conception du fonctionnaire citoyen. C’est cette réalité, qu’il regarde comme une anomalie, que le pouvoir veut faire disparaître.

D’où l’offensive qu’il a lancée contre le service public et la fonction publique

Ces attaques ne datent pas de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, avec la loi Galland en 1987, le changement de statut de La Poste et de France Télécom en 1990, le rapport du Conseil d’État proposant un modèle tout différent de la fonction publique en 2003. À cet égard relevons que lorsque la gauche est revenue au pouvoir après les phases de cohabitation, elle n’a jamais annulé les atteintes portées au service public, à la fonction publique.

Dans la FPT, 34 000 créations d’emplois sont intervenues en 2008 contre 36 000 suppressions dans la FPE. Ce constat a été regardé comme scandaleux par le président de la République. Cette politique pourrait être caractérisée par « moins de tout » : élus, fonctionnaires, juges … la modernité et la mobilité).

En ce qui concerne les conséquences que l’on peut envisager de l’application directe de la réforme des collectivités territoriales, la création des métropoles va avoir pour effet de développer la fonctionnalisation en marge du statut, la contractualisation sous différentes formes, de fortes inégalités dans le régime indemnitaire. Les effets des regroupements des communes, des départements et des régions iront vraisemblablement dans le même sens. La suppression de la clause de compétence générale, comme les diverses formes de regroupement des collectivités ne peuvent avoir qu’un effet négatif sur l’emploi.

Il faut donc résister à toute nouvelle dégradation de la situation des fonctionnaires territoriaux et veiller à consolider particulièrement la FPT « maillon faible » de la fonction publique.

Dans le même temps doit être posée la question de l’amélioration de la condition salariale dans son ensemble car les fonctionnaires ne peuvent pas se désintéresser du statut de ceux qui n’ont pas de statut mais seulement des contrats de droit privé, c’est-à-dire soumis au rapport de forces entre employeurs et employés, jamais favorable à ces derniers dans la situation de chômage et de précarité que nous connaissons . C’est pourquoi doit être simultanément traitée la question d’un statut législatif du travail salarié permettant d’organiser une convergence progressive des actions revendicatives et des situations.

Défendre le service public et la fonction publique est une nécessité dans le cadre de l’action menée en faveur d’une organisation territoriale démocratique, moderne et progressiste ; cette défense a marqué des points, par exemple avec le succès du vote sur le maintien du statut de La Poste comme service public entièrement possédé par l’État.
Par Barrionuevo - Publié dans : Actualités - Communauté : Communistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés