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Quels emplois, pour quelle société


 

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Rencontre-débat du 14 janvier 2010, salle Edmond Vigne à Fontaine sur le thème: " Service public français, une histoire, des valeurs, un avenir" avec la participation de Anicet Le Pors, ancien Ministre de la fonction publique et des réformes administratives.


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2013-01-23mariage.jpgLe Conseil Constitutionnel a rendu le 17 mai 2013 une décision favorable, concernant le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de personnes de même sexe.

Cette décision est une victoire pour tous les couples, pour les défenseurs des droits, pour de nombreuses familles et de nombreux enfants. Dans un avenir très proche, c’est la fin dans les faits d’une inégalité douloureuse.

Nous n’oublions pas le déchaînement de haine, d’amalgames et de pressions de tous ordres qui a entaché l’adoption du texte de la loi.

Le combat contre l’homophobie continue. D'autres droits restent à conquérir : l'accès à la PMA pour les couples lesbiens, les droits des trans sont autant de batailles que les communistes continueront de mener avec énergie.


Par Ian Brossat, PCF - Voir les 0 commentaires
Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 08:25
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femmes.jpgFemmes debout contre l’austérité : nous refusons de trinquer !

- Politique d’austérité budgétaire, poursuite des politiques d’« abaissement du coût de travail » et de « flexibilité du marché du travail ».

- Un nouveau budget de l’État qui entérine des coupes sombres dans les dépenses publiques alors que, dans un même temps, les patrons se voient offrir 20 milliards d’euros d’allègement de leurs cotisations.

- Un accord dit de « sécurisation de l’emploi » signé entre les organisations patronales et trois syndicats de salarié-es. Accord qui autorise l’utilisation du chantage à l’emploi pour imposer la diminution des salaires. S’il était voté au parlement, il faciliterait les licenciements et validerait l’utilisation du temps partiel comme variable d’ajustement à l’activité des entreprises.

Complétons ce décor en rappelant l’augmentation dérisoire du Smic, les plans de licenciements boursiers, sans oublier les menaces qui planent sur la Sécurité Sociale, les indemnités de chômage, les allocations familiales et le système des retraites. Les inégalités se creusent, les profits s’envolent et les riches deviennent toujours plus riches.

Incontestablement, ce sont nous, les femmes, qui sommes aux premiers rangs du temps partiel imposé, des bas salaires et de la pauvreté.

Indiscutablement, nous sommes très majoritaires à vivre la précarité et les retraites au rabais.

Ce sont nous qui formons sans conteste la majorité des salariés de l’État et des Collectivités territoriales. Nous sommes les premières utilisatrices des services publics et nous subissons leur casse de plein fouet. Notamment celle de la santé publique à travers la fermeture des centres d’IVG qui lamine nos droits fondamentaux à la contraception et à l’avortement, ou encore la fermeture des maternités qui met nos vies en danger.

Face à la politique d’austérité, nous, les femmes, sommes en première ligne.

Nous refusons cette politique que François Hollande et son gouvernement, le patronat et l’Union Européenne veulent nous imposer.

Notre révolte est grande et notre résistance tenace. Nos mobilisations sont multiples et déterminées. Ce sont des points d’appui que nous pouvons multiplier pour faire reculer toutes les logiques austéritaires.

Nous exigeons des mesures concrètes et immédiates : augmenter les bas salaires et les minimas sociaux, combattre la précarité, interdire les contrats à temps partiel imposé et les licenciements boursiers.

Nous exigeons des moyens humains et financiers pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Nous voulons une réelle égalité professionnelle, des services publics suffisants et de qualité dans la santé, l’éducation nationale, la petite enfance, la perte d’autonomie et le logement.

Un changement profond et radical est possible. Ensemble imposons-le.

Femmes salariées, femmes au chômage, femmes retraitées, femmes des quartiers, femmes immigrées avec ou sans papiers, militantes syndicalistes, politiques, associatives et féministes, nous ne pouvons et nous ne voulons plus attendre. Notre situation doit changer.

Faisons entendre nos voix,
portons nos exigences,
marchons ensemble contre la politique d’austérité,
refusons de trinquer !

SIGNONS L'APPEL


Par faustin9 - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 15:59
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psaCe vendredi 17 mai, les salariés de PSA Aulnay en grève depuis 4 mois (16 janvier) ont voté en Assemblée Générale la suspension de la grève et ont demandé à la CGT et à la CFDT de signer un protocole de fin de grève.

Pour l'ensemble des salariés, la fermeture de l'usine reste toujours inacceptable et injustifiée. Cette fermeture est un véritable gâchis social qui aura des conséquences désastreuses au niveau de la région. C'est pourquoi si les salariés ont décidé de suspendre la grève, ils n’ont pas renoncé à défendre leur droit.
 
Depuis 4 mois, des centaines de salariés ont réussi à tenir en échec la direction de PSA dont le principal actionnaire, la famille Peugeot, est une des familles les plus riches et les puissantes de France. Contre eux, les grévistes ont eu aussi le gouvernement qui a pris fait et cause pour la famille Peugeot et ses actionnaires et a mobilisé les moyens de l’État contre la grève.
 
Depuis 4 mois, les salariés ont montré qu'il est possible de relever la tête et de se battre collectivement de ne pas se faire écraser, même s'ils n'ont pas réussi à faire reculer PSA sur la fermeture de l'usine ou à obtenir un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans. Il aurait fallu pour cela une lutte qui se généralise.
 
Cette longue grève, est une véritable fierté pour les centaines de salariés qui y ont participé. C'est la fierté d'avoir mené un combat juste et légitime. C'est le combat pour l'emploi et pour protéger les conditions d'existence face à une direction qui licencie dans le seul but d'augmenter les profits.
 
Le soutien extraordinaire de dizaines de milliers de travailleurs est la preuve la plus éclatante que cette grève était juste et que nombre de militants et de travailleurs s'y reconnaissaient. 
Tous les grévistes tiennent à remercier tous les travailleurs qui les ont soutenus et leur ont permis de tenir. 
 
Grâce à la grève, PSA a dû céder un certain nombre mesures.
 
Concernant l'ensemble des salariés concernés par le PSE :
- La prime de licenciement supra-légale est passée de 6 mois à 12 mois.
- Pour les travailleurs âgés, le départ anticipé est passé de 30 à 36 mois.
- Les critères restrictifs pour toucher les primes de déménagement ont été quasiment annulées.
- La prime de mutation est passée de 5000 € brut imposable à 5000 € net non imposable
 
Concernant les grévistes de PSA Aulnay :
- La réintégration des 4 salariés honteusement licenciés. Ils pourront bénéficier des mesures du PSE ou de la possibilité de reclassement à la RATP, SNCF ou ADP.
- L'annulation des procédures de licenciements contre les délégués.
- L'annulation de toutes les poursuites pénales et disciplinaires.
- Des garanties écrites concernant les mutations.
- Une indemnité forfaitaire supplémentaire pour ceux qui choisiraient de quitter l'entreprise avant le 31 mai.
- Les journées de grève sont neutralisées pour le paiement des journées de chômage, du calcul de la prime de 13éme mois, des jours de congés payés, des jours fériés ce qui atténue fortement les pertes financières de la grève.
 
La grève reste la meilleure arme des travailleurs !
 
Jean-Pierre MERCIER
DS CGT PSA Aulnay

Par faustin9 - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 15:49
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cgt-mines-energie-Isere.JPGCommunique de Presse syndicat CGT de GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE (GEG)

Après plusieurs échecs consécutifs, le PDG de GDF SUEZ tente une nouvelle fois de mettre la main sur l’un des bijoux de famille de La Ville de Grenoble : GAZ ELECTRICITE DE GRENOBLE

Mais cette fois-ci, ce sera avec l’aval de l’actionnaire majoritaire Ville de Grenoble dirigée par le parti socialiste. En effet, nous pensons sincèrement que la stratégie mise en place unilatéralement par notre nouvelle direction arrivée il y a 18 mois (dont le directeur général est mis à disposition par GDF Suez) est de travailler à affaiblir notre modèle économique et social.

D’après eux, des économies, certes nécessaires, ne devraient passer que par la diminution de la masse salariale, suppression d’emplois et l’externalisation de nos activités directement liées au service public de qualité qui a toujours fait la richesse de GEG.

Plus de 60 emplois sont menacés, ce qui veut dire que même si on ne parle pas encore de licenciement, c’est 60 opportunités d’embauches sur la Ville de Grenoble qui disparaissent. Nous prendrons soin d’informer les élus, les députés, les autres actionnaires, les usagers grenoblois….

De tous les méfaits occasionnés par ce plan dit de Performance. Suite à une interpellation du Président de GEG Jérôme SAFAR, préalablement à l’ouverture du Conseil d’Administration, nous savons aujourd’hui que celui-ci porte et cautionne le projet et surtout la méthode employée, qui consiste à privilégier le profit par rapport à l’humain.

L’actionnaire majoritaire, qui est la Ville de Grenoble, ne devra pas être sourd aux revendications des salariés et devra mettre tout en oeuvre pour construire l’entreprise de demain avec les salariés d’aujourd’hui et renouer avec le dialogue social de qualité dont elle était fière. Les agents sont mobilisés depuis jeudi 16 mai 2013 midi à l’appel de la CGT, syndicat majoritaire à GEG, pour stopper ce projet de casse. D’autres alternatives sont possibles, nous devrons les construire ensemble.

On ne lâchera pas ! (le préavis de grève est déposé pour un mois)

Grenoble, le 16 mai 2013


Par CGT GEG - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 15:35
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30mai.JPGAdresse aux citoyens

 

Le gouvernement entend faire passer avant les élections municipales un profond bouleversement institutionnel sans votre avis. Sans même que vous soyez bien informés de son contenu et de ses conséquences pour votre vie. C’est aux citoyens de décider !

L’ANECR appelle à se retrouver très nombreux ( élus, agents des services publics territoriaux, militants associatifs et syndicaux, citoyens ) devant le Sénat le 30 mai, à partir de 11h30.

Ce qu’on vous cache

Derrière l’apparence d’une simple réorganisation sauvegardant les collectivités territoriales en place, c’est d’un véritable big bang institutionnel dont il est question. Avec le projet qui passe au Sénat le 30 mai, on commence par donner le pouvoir à une quinzaine de métropoles ( créées dès 2016 sur un territoire représentant 40% de la population ). Celles-ci auraient des pouvoirs importants retirésaux communes, mais aussi aux départements et aux régions... Elles seraient administrées par des présidents de « super agglos » en nombre très restreint, élus au troisième degré. La fonction assignée à ces métropoles est d’être « compétitive » à l’échelle mondiale

Pour atteindre cet objectif, on affaiblirait considérablement les communes et les départements ( vers leur disparition à terme ? ) et on chamboulerait les Régions :

• Les « intercos » actuelles vont être bousculées sans ménagement parce qu’il faut qu’elles rentrent dans de grandes intercommunalités imposées ( avec des pics de 300 000 habitants minimum pour la Région Parisienne ! ), remettant en cause des projets volontaires de coopération construits depuis des années.

• Seraient transférées à ces « intercos » et aux métropoles des compétences communales à caractère stratégique comme l’urbanisme, la maitrise des sols, l’habitat, l’urgence sociale…

• Une nouvelle tutelle serait recréée avec l’instauration de la conférence territoriale pilotée par le Préfet et la région, pouvant décider de schémas d’action en dehors desquels les financements et subventions ne peuvent être engagés. Dans ces conditions, quel pouvoir d’initiative pour les communes et les départements ?

• La réforme a aussi pour but d’exploser et de restructurer les services publics pour arriver à l’objectif de réduction de 4,5 milliards de réduction des dotations aux collectivités sur trois ans.

Ce projet organise l’austérité au plan local et répond aux exigences de compétitivité libérale. Pour cela, il organise sans détours la casse de la démocrat ie locale et l’éclat ement de l’égalité républicaine entre les territoires.

Ce projet consacrerait également un retrait important de l’Etat de ses missions et de ses financements garantissant l’égalité des droits sur l’ensemble du territoire. C’est par exemple des dessertes ferroviaires qui seraient abandonnées dans de nombreuses régions. Les régions « les moins riches » seraient de fait particulièrement exposées au démantèlement des services publics restant sur leur territoire.

En guise de « décentralisation », ce serait plutôt la concentration du pouvoir entre les mains de quelques élus régnant sur d’immenses territoires, dans une République démembrée et affaiblie. Les premières victimes seraient les habitants les plus modestes, les plus fragiles.

Exit les citoyens, place aux technostructures !

Ce projet se situe dans le droit fil de la « Réforme Sarkozy » des territoires en 2010 qui avait été si contestée. Il s’inspire directement des critères libéraux de convergences européens.

Ainsi par exemple il contient la notion de « service au public » au lieu de service public, il institue dans les territoires des maisons de service au public ouvertes…

aux prestations du privé !

Avec comme première étape la métropole « libérale et intégrée  », ce projet vise à mettre en coupe réglée toute l’énergie et l’action publiques, toutes les institutions, afin qu’elles s’insèrent dans le mode de vie de la compétition mondialisée, de la rentabilité maximale. Pour cela il faut éloigner les élus des citoyens, faire la part belle aux technostructures, aux demandes locales du patronat. C’est aussi de nouvelles règles instituant une hiérarchisation des collectivités, remettant en cause leur libre administration.

Vive la commune !

L’effacement de la commune est particulièrement prégnant dans le projet de loi. Le premier ministre nous le fait clairement comprendre lorsqu’il se dit favorable à un « super maire » de la métropole dès 2020 ! Effacer la commune, sa capacité d’initiative et de coopérer, ne peut être accepté.

Les communes sont en effet l’espace historique de citoyenneté et d’intervention des habitants, des lieux de résistance, de créativité, de projets et de décisions partagées. Ce sont le coeur battant de la République ! Une véritable démocratisation suppose au contraire de s’appuyer sur cet espace historique pour créer de nouveaux droits, de nouvelles libertés pour que s’épanouisse une nouvelle citoyenneté de toutes et de tous sur tous les sujets qui engagent leur vie.

L’ANECR propose de s’engager sans tergiverser dans le processus donnant le droit de vote aux résidents étrangers pour les élections locales. Elle propose également de faire des communes des lieux de consultation obligatoire sur les grands projets, de développer la démocratie participative, du local au global. Agissons pour une VIème République, démocratisée, sociale et citoyenne !

Derrière cette réforme, on nous cache un changement de République !

L’affaire est trop sérieuse pour que les citoyens ne soient pas consultés.

Les conditions doivent être créées d’un référendum !


Par ANECR - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 14:46
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DL13-05-17.jpgDans le dauphiné libéré de ce 17 mai 2013, Carmela Subias annonce sa démission du Conseil municipal de Sassenage.

A 10 mois des prochaines municipales, cette démission fait désordre, car comme elle le dit, cette municipalité est bien de droite, or le Maire de Sassenage, Président du nouveau centre et coordinateur de la fédération de l'Isère de l'UDI, s'annonce partant pour un 3ème mandat sous les couleurs de l'apolitisme.

En ce qui concerne les absences au Conseil municipal, nous ne pouvons que consater que Georges Cornella, qui s'est vu retirer sa délégation de conseiller aux nouvelles technologies aura comme par hasard donné son pouvoir au Maire, lors de tous les conseils municipaux qui se sont tenus depuis plus de 4 ans: alors vrais pouvoirs ou usurpations continuelles, l'avenir nous le dira !

A qui Monsieur Coigné, fera t-il croire que sa politique municipale ne s'inspire pas pleinement de celle des Sarkozy, Guéant et consorts ?

Dans ce département de l'Isère, Sassenage aura été à l'avant-poste des méthodes rejetées très fortement par la majorité du peuple de France, que ce soit dans le domaine des partenariats public-privé, des atteintes au droits de grève dans les écoles, du choix de privilégier les amis comme cette attribution d'un terrain stabilisé à son ami, ancien Ministre des Sports de Sarkozy, Bernard Laporte pour bâtir un hôtel à 50 euros Ht le m2, ou bien des restrictions concernant les subventions à la vie associative ou au CCAS.

Le choix futur d'orienter Sassenage, seulement à travers la petite lucarne du tourisme d'affaires ne profitera pas à notre ville, dans son immense majorité, mais à quelques figures de la droite.

Monsieur Coigné, jeune retraité, a sans doute déjà tout prévu, y compris la possibilité d'utiliser des collectivités locales comme vaches à lait de son futur reclassement, car comme l'indique cet article de la Chambre de commerce et d'industrie de Grenoble, depuis le 4 décembre 2012, il est devenu gérant de la société Chanthou-développement, avec pour activités: les Conseils en développement urbain et la vente d'équipements pour le bâtiment, ainsi que le conseil en investissements immobiliers. Voir sur ce site !

Lorsque les élus de l'opposition sont privés de l'accès direct aux services extranet de la commune, ce n'est pas bon pour la démocratie et le pluralisme ! Contrairement à ce qu'affirme dans la presse, Monsieur Coigné, les privilèges sont sa marque de gestion et il est temps d'en changer, de permettre que tous les élus, sans exception, disposent de tous les élements de la gestion de notre ville.



Par faustin9 - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 12:09
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isabellePasquet Devenir de la politique familiale, par Isabelle Pasquet / 16 mai 2013 Auteur de la question.

Je me réjouis que la Conférence des présidents ait retenu ce débat sur la politique familiale, même si notre impatience à aborder ce sujet n’est pas en phase avec le calendrier constitutionnel.

Ce débat, plus large que celui sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, est l’occasion d’aborder globalement la question du financement de la politique familiale qui est, pour nous, centrale. La politique familiale ne repose pas sur un seul acteur, mais sur une pluralité d’intervenants. Certaines prestations ont un caractère social et sont soumises à condition de ressources, telles les aides au logement ; d’autres sont purement familiales et n’ont aucun objectif redistributif : elles ont, telles les allocations familiales, une portée universelle. Les collectivités territoriales jouent un rôle déterminant, notamment pour le financement des crèches, des services de PMI et des aides aux familles en difficulté.

Cette architecture particulière, nous la devons au programme révolutionnaire du Conseil national de la Résistance (CNR) et à l’ordonnance du 19 octobre 1945 qui a créé un système de protection sociale financé par des cotisations sur la valeur ajoutée et géré par les partenaires sociaux. Dans un pays exsangue où tout était à reconstruire, il s’agissait d’offrir aux Français un travail et une protection leur permettant de vivre dignement.

La politique familiale avait deux objectifs qui sont toujours d’actualité : apporter aux familles une aide compensant partiellement les dépenses de subsistance et d’éducation des enfants ; construire une politique qui ne soit ni nataliste ni familialiste vise à favoriser la natalité, c’est-à-dire qui n’a pas pour but de renvoyer les femmes chez elles - n’oublions pas que la guerre les avait amenées à remplacer les hommes dans les champs et les usines. Un choix différent de celui de l’Allemagne, qui pousse les mères à rester au foyer. La France a toujours facilité le retour des femmes sur le marché du travail. Toujours ou presque : avec la crise pétrolière de 1975, on a fait des choix favorables aux familles nombreuses pour inciter les femmes à rester au foyer - et faire baisser artificiellement les statistiques du chômage... D’une certaine façon, la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) et le complément de libre choix d’activité répondent à la même logique.

Après ce nécessaire rappel, affirmons que si les allocations familiales sont distribuées sans condition de ressources, c’est qu’elles constituent un salaire différé. Pour Georges Buisson, secrétaire général adjoint de la CGT réunifiée en 1936, il s’agit d’une « vaste organisation nationale d’entraide obligatoire » ; ce salaire mis en commun obéit au principe « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ». L’universalité est aujourd’hui remise en cause, à l’initiative du Medef, qui veut moins faire 4 milliards d’économies que porter atteinte à l’unité de la sécurité sociale - sans parler de la branche dépendance. En modulant les prestations, il entend isoler la branche famille pour la sortir du système de protection sociale et la faire financer par l’État, donc par les familles elles-mêmes - ce que nous refusons énergiquement.

Nous souhaitons au contraire renforcer le caractère universel des allocations familiales et les servir dès le premier enfant - une proposition de loi a été déposée en ce sens. Depuis leur création, le nombre moyen d’enfant par famille a diminué, mais l’indice de fécondité reste dynamique, à deux enfants par femme.

Le déficit de la branche famille, qui a été organisé, a conduit le Gouvernement à confier un rapport à M. Fragonard pour préparer le retour à l’équilibre. Il propose de réduire, voire de supprimer les allocations familiales à une partie de la population, certes la plus aisée - scénario rejeté par le Haut Conseil à la famille. Pour nous, préserver l’universalité tout en menant à bien une réforme fiscale d’ampleur, telle doit être la voie à suivre. Le Haut Conseil de la famille devait mener une étude sur la modulation du quotient familial, afin que ne soit pas remise en cause notre politique familiale universelle.

Premier constat, le déficit de la branche famille ne s’explique pas par l’ampleur des prestations. Notre taux de natalité est stable et les allocations n’ont pas augmenté en pouvoir d’achat depuis 1984. La branche famille devrait donc être excédentaire, mais elle est victime d’une ponction de 9 milliards destinée à financer les majorations de retraite pour ceux qui ont élevé trois enfants et plus. Et, comme les autres branches, elle est victime des suppressions d’emplois qui altèrent ses ressources.

La priorité doit être de renforcer le financement de la branche en revoyant les politiques d’exonération de charges, qui sont une trappe à bas salaire. Le coût du travail n’est pas le responsable du chômage, n’en déplaise aux promoteurs de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier. Il faut aussi simplifier la tuyauterie complexe et fuyarde qui alimente aujourd’hui la branche famille et revenir à un principe simple : les ressources de la branche doivent être exclusivement dédiées à son financement. D’autres mesures sont à prendre pour financer des prestations qui relèvent de la responsabilité de l’État.

Le financement de la branche est précaire et injuste, la CSG est supportée par les familles, et davantage par les plus modestes d’entre elles puisqu’il n’y a pas de progressivité.

Il importe enfin de compenser à la branche les nouvelles missions qui lui ont été confiées, missions qui mobilisent non seulement les ressources, mais les agents. Et la clause de revoyure n’est pas mise en oeuvre. Quid de la négociation sur la convention d’objectifs et de gestion ? Aucune mesure ne doit venir réduire le nombre d’agents de caisses déjà largement malmenées par la RGPP de sinistre mémoire. La situation est devenue intenable.

Quel avenir enfin pour le Fonds national d’action sociale, qui finançait le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance et les dépenses d’investissement des différents plans « crèches » ? Son budget, en 2012, a progressé de 7 % ; s’il venait à progresser dans de moindres proportions à l’avenir, la Cnaf pourrait être contrainte de renoncer à certaines mesures, alors que les besoins sont criants - il manque toujours 300 000 places en crèches publiques ou familiales. Le décret Morano, qui autorise le surbooking et libère artificiellement des places, devrait être abrogé ; il faudrait aussi revenir sur les moindres exigences de formation pour les assistantes maternelles intervenant dans les maisons d’assistantes maternelles. Autant d’interrogations en préalable à ce débat qui intéressent les partenaires sociaux et les familles.


Par Isabelle Pasquet - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 08:44
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assassi elianeAu Sénat, le 16 mai 2013, Eliane Assassi  est intervenue sur le volet consacré à la lutte contre le terrorisme:

Le terrorisme anéantit les droits de l’homme et les libertés fondamentales, toute la société doit faire bloc pour le combattre sans indulgence aucune. La lutte contre le terrorisme n’en doit pas moins respecter les libertés fondamentales dont l’État est le garant - liberté d’aller et venir, respect de la vie privée - sauf à remettre en cause les fondements mêmes de notre démocratie.

Dans la loi du 23 janvier 2006, la droite avait fait adopter à titre expérimental une procédure de contrôle d’identité à bord des trains transnationaux. La gauche avait alors dénoncé cette mesure comme étant destinée à favoriser les contrôles migratoires. Or en octobre 2012, le Gouvernement a prorogé cette disposition, sans même disposer du rapport d’évaluation prévu par la loi. Quid de l’efficacité de cette disposition ?

M. Manuel Valls, ministre. - Sur ces questions, nous devons converger et rechercher l’unité. Certaines lignes ferroviaires sont utilisées par des réseaux de criminalité organisée, des filières d’immigration irrégulière ou de terrorisme. Les contrôles y sont justifiés. Ils ont permis l’arrestation en 2011, à Modane, du numéro 3 de l’ETA. La loi de 2012 a précisé le dispositif pour se conformer aux exigences de la CEDH. Ces contrôles ont un caractère temporaire, le Gouvernement est tenu de solliciter une autorisation pour les prolonger. C’est ce qu’il a fait en 2012, et ce qu’il continuera à faire : le Parlement sera donc pleinement éclairé.

Mme Éliane Assassi. - Malheureusement, les contrôles d’identité n’ont jamais joué un rôle déterminant dans la lutte contre le terrorisme. En revanche, ils créent un amalgame inadmissible entre terrorisme et immigration. Ou bien le dispositif expérimental est efficace, et il faut le rendre définitif ; ou bien il est inutile et il doit être abrogé. Puisque nous serons amenés à en débattre à nouveau, nous reviendrons à la charge.


Par Eliane Assassi - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 08:22
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13-05-17-hollande-ayrault.jpgDans l'édito de l'Humanité du 17 mai, Jean Paul Piérot écrit:

Particulièrement significative, cette phrase prononcée hier à l’Élysée, allusion aux quatre millions d’électeurs du Front de gauche qui au second tour, le 6 mai 2012, apportèrent un soutien décisif à l’actuel président: «La gauche de la gauche ne fait pas partie de la majorité.»

Que retenir d’une conférence de presse présidentielle qui était annoncée comme un grand moment de « pédagogie » et d’explication face à une opinion publique pour le moins désemparée, voire déprimée par cette première année du quinquennat de François Hollande?

Pour des millions de Français, notamment dans les couches populaires qui avaient été sensibles au slogan «le changement, c’est maintenant», le sentiment amer d’avoir été trompés n’a malheureusement pas été dissipé par les réponses du chef de l’État à des journalistes soigneusement triés par le service de presse de l’Élysée. Alors que l’austérité produit en France les mêmes effets calamiteux que dans les autres pays de l’Union européenne, alors que le chômage étend ses ravages dans une société qui compte une dizaine de millions de pauvres, nous n’avons rien appris que nous ne redoutions déjà: le dossier de l’allongement de l’âge de départ à la retraite, amorcé sous Sarkozy, va être remis en chantier avant la fin du printemps. En d’autres termes, l’été risque d’être meurtrier.

C’est peu dire que le peuple de gauche avait rêvé un autre avenir en chassant du pouvoir la bande du Fouquet’s. Sans doute avait-il accordé quelque crédit à la déclaration du candidat Hollande fustigeant en pleine campagne son «véritable adversaire, qui n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, (…) le monde de la finance». Particulièrement significative, cette phrase prononcée hier à l’Élysée, allusion aux quatre millions d’électeurs du Front de gauche qui au second tour, le 6 mai 2012, apportèrent un soutien décisif à l’actuel président: «La gauche de la gauche ne fait pas partie de la majorité.» Il était d’ailleurs tout aussi significatif que le même jour à l’Assemblée nationale le gouvernement organise l’enterrement de la proposition de loi d’amnistie sociale.

Il n’était pas dû au hasard que François Hollande ait ouvert sa conférence de presse en évoquant sa rencontre de la veille avec la Commission européenne. Le chef de l’État avait présenté à Bruxelles sa politique censée renforcer la compétitivité des entreprises et la réforme du marché du travail, marquée du sceau de la flexisécurité. Il a préconisé une sorte de fuite en avant fédéraliste européenne et est même allé jusqu’à affirmer que l’Europe avait sauvé la Grèce… S’agissant de la France, les deux ans de répit accordés par les commissaires pour attendre les 3 % de déficit public seront utilisés pour mener les réformes de structure, l’allongement de l’âge de départ à la retraite, notamment. Ce droit à la retraite que le président de la République considère comme un fardeau.

Offensive, référence à l’an II, le chef de l’État n’a pas eu de mots assez forts pour peindre en rose une politique de renoncement qui, mutatis mutandis, s’inscrit dans une certaine continuité avec la précédente. Le pouvoir d’achat, qui a reculé cette année, l’emploi détruit au rythme des plans de restructuration sont laissés à la discrétion des directions d’entreprise aux pouvoirs renforcés. Droits des salariés, législation contre les licenciements boursiers, le renforcement du droit du travail ne figurait pas à l’ordre du jour du discours présidentiel. Quant à la gauche, elle semblait avoir déserté l’Élysée hier soir. Puisse l’an II de la mobilisation populaire bouleverser la donne.

Réaction de Pierre Laurent:

 

Hollande : "Aveuglement ou obstination ?"

Alors que la France est en récession, que le pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n'annonce rien, pire, il persiste et signe.

Privatisation, partenariat public privé, baisse de la dépense publique, imposition sur la plus-value mobilière, allongement de la durée de cotisation... voici les seuls horizons qu'a tracé François Hollande. Les Français qui connaissent le chômage et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du soucis.

L'offensive européenne annoncée par le Président reste dans les rails des politiques d'austérité voulues par Angela Merkel et la commission européenne.

Après plus de deux heures de conférence de presse, il faut se demander si le Président de la République fait preuve d'aveuglement ou d'obstination. Si c'est de l'aveuglement, l'heure est à la prise de conscience et au changement de cap. Si c'est de l'obstination, c'est une erreur politique lourde - car ne permettant pas le redressement du pays.

Puisque le Président de République s'est dit prêt à examiner les bonnes propositions d'où qu'elles viennent, le Front de gauche tient les siennes à sa disposition. Elles seront présentées lors des assises citoyennes du 16 juin prochain.


Par faustin9 - Voir les 0 commentaires
Vendredi 17 mai 2013 5 17 /05 /Mai /2013 08:02
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13-05-16-Hollande-Barroso-Placide.jpgLors de sa conférence de presse à Bruxelles, le Président Hollande a une nouvelle fois confirmé les orientations austéritaires de la politique du gouvernement.

C'est une grave erreur à l'heure où la France entre officiellement en récession.

Hausse du chômage, récession économique, baisse du pouvoir d'achat, de la consommation, des investissements et des exportations : tous les voyants sont au rouge !

Face à cette situation, le Président a une responsabilité historique, celle pour laquelle il a été élu : sortir la France du marasme de la crise en mettant fin aux politiques d'austérité. Il a la possibilité d'imposer un changement de cap sans attendre une improbable reprise économique au second trimestre.

Or, ses déclarations nous confirment que le Président de la République est dans l'erreur.

Comment pense-t-il relancer la croissance alors qu'à aucun moment il ne fait mention des questions de consommation et de pouvoir d'achat. Pire, comment peut-il affirmer que "nous avons passé le plus difficile", alors même que la récession va inexorablement entrainer une nouvelle hausse du chômage ?

Il faut, dès aujourd'hui, stopper cette descente aux enfers.

Comme des millions de Français, nous faisons un constat implacable, celui de l'inefficacité et de l'injustice des politiques de rigueur.

Le changement de cap est plus que nécessaire.

Oui, une autre politique est possible, celle là même que des dizaines de milliers de personnes ont réclamé en défilant dans les rues le 5 mai, et qui sera à l'ordre du jour des Assises de la refondation sociale économique et politique du 16 juin prochain.


Par Pierre Laurent - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 mai 2013 4 16 /05 /Mai /2013 08:51
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