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Quels emplois, pour quelle société


 

28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:23

Laura Pfeiffer, inspectrice du travail, a découvert et dénoncé des irrégularités dans l’accord sur les 35 heures en vigueur dans l’entreprise Tefal, accord dont elle a demandé la renégociation, ce qui n’est pas sans conséquences financières pour l’entreprise. Elle a alors reçu plusieurs « mises en garde » avant d’être mise « hors jeu » par sa propre hiérarchie sous la pression de l’entreprise.
Puis le procureur d’Annecy a décidé de la poursuivre pour recel et violation du secret professionnel suite à la plainte déposée par l’entreprise Tefal.

Malgré l’avis du Conseil national de l’Inspection du Travail dénonçant les pressions exercées par l’entreprise Tefal et l’absence de réaction et de soutien de sa hiérarchie, l’inspectrice du travail devenue trop gênante, est appelée à comparaitre le 5 juin devant le tribunal correctionnel pour avoir exercé sa mission de défense des intérêts des salarié-e-s et dénoncé les attaques portées contre l’indépendance de l’inspection du travail. Est appelé à comparaitre avec elle, le salarié qui a permis de dévoiler la vérité et l’ampleur des pressions subies par l’inspectrice. Lui a déjà été licencié par l’entreprise Tefal pour faute grave : avoir lancé l’alerte, c’est-à-dire avoir fourni à l’inspectrice des éléments révélant les pressions exercées par l’entreprise sur la direction du travail.

Avec mes collègues sénatrices et sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen, nous n’avons eu de cesse durant l’examen du projet de la loi de croissance et d’activité, de dénoncer les attaques portées au droit du travail et à la protection des salarié-e-s par les propositions visant au démantèlement de l’inspection du travail. Nous n’avons eu de cesse de rappeler la Convention de l’Organisation Internationale du Travail garantissant l’indépendance des inspecteurs de tout changement de gouvernement et de toute influence extérieure indue.

J’apporte tout mon soutien à Laura Pfeiffer, qui n’a pas failli à sa mission malgré le harcèlement et les pressions, dans le respect du code du travail et des droits des travailleuses et des travailleurs. J’attends du Ministre du travail qu’il lui apporte lui aussi tout son soutien.

Annie DAVID, Sénatrice de l’Isère

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Publié par Annie David - dans Actualités
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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 17:07

Alors que la FIFA se réunie pour (ré)élire son Président, la double offensive de la justice américaine et suisse ce mercredi 27 mai 2015 met en cause plusieurs dirigeants et a conduit à l’arrestation de 7 personnes - dont le Vice-Président - de la FIFA.

Ils sont soupçonnés d’avoir accepté des pots-de-vin de plusieurs millions de dollards à l’occasion des attributions de l’organisation des Coupes du Monde de Football, des droits médiatiques et marketing de ces derniers, depuis les années 1990.

Par ailleurs, le 10 mars, la justice suisse a ouvert une enquête pour blanchiment d’argent autour des procédures d’attributions des Mondiaux de 2018 et 2022.

Ce n’est pas la première fois que la FIFA est inquiétée par la justice, mais il faudrait que ce soit la dernière.

Alors que la France sera le pays hôte de l’Euro 2016 de Football, et que Paris se porte candidate à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, il faut en finir avec l’institutionnalisation de la corruption et la marchandisation du sport.

Nous ne pouvons pas fermer les yeux et être complices de ces pratiques ! Prônons une grande réforme démocratique de ces instances, la transparence, l’éthique qui doivent être garantie par la création d'une autorité de contrôle publique et indépendante.

Cette affaire n’en est qu’à son début, mais espérons qu’elle soit les prémices d’une révolution dont le Football a besoin pour enfin se libérer de l’emprise du business.

Nicolas Bonnet-Oulaldj, Responsable de la commission Sport au PCF

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Publié par Nicolas Bonnet-Oulaldj - dans Actualités
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 19:01
Retraite: le gouvernement reporte l’entrée en vigueur du compte pénibilité pour satisfaire la droite

 

Par le groupe CRC / 26 mai 2015

Alors que la majorité de droite au Sénat avait adopté, lors de l’examen de la loi Macron, la suppression de la fiche individuelle de pénibilité et limité à trois facteurs : le travail de nuit, le travail en équipes successives alternantes et le travail en milieu hyperbare les facteurs de pénibilité, le gouvernement recule en reportant l’entrée en vigueur du compte pénibilité.

En cédant ainsi, aux cris d’orfraies de certains patrons qui estiment la fiche individuelle comme une tâche bureaucratique impossible à surmonter, le Premier Ministre démontre son incapacité à tenir ses promesses en faveur de l’amélioration des conditions de travail des salariés. Il adresse selon ses propres dires « un message de confiance aux chefs d’entreprise ».

Le report au 1er Juillet 2016 du compte pénibilité est une attaque contre les femmes et les hommes qui exercent des métiers pénibles et dangereux. C’est un nouveau renoncement aux engagements pris.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC refusent de voir une fois encore les employeurs déresponsabilisés sur les conditions de travail de leurs salariés et attendent une action claire du gouvernement en faveur des salariés qui effectuent des métiers pénibles.

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Publié par CRC - dans Politique
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 16:42

Après Alstom et Alcatel, c'est un autre fleuron industriel Areva qui est gravement attaqué.

La direction annonce vouloir réduire ses frais de personnels de 15 %, en France d'ici 2017, soit plusieurs milliers de suppressions d'emplois. A Cezus Areva à Jarrie, les 250 salariés, sont inquiets !

Le groupe rencontre de graves problèmes de gestion. Il a réalisé, en 2014, une perte nette de 4,8 milliards d'euros pour un chiffre d'affaire de 8,3 milliards, alors que le carnet de commandes d'Areva représente plus de 46 milliards d'euros.

Comment une telle dérive est-elle possible ?

Ce n'est pas aux salariés de servir de variable d'ajustement. Nous avons besoin pour réussir la transition énergétique décarbonnée, et relever le défi du réchauffement climatique d'une filière électro-nucléaire plus performante qui retrouve progressivement son caractère 100 % public.

Les salariés du groupe peuvent compter sur la détermination du PCF et de ses élus pour ne pas laisser faire la destruction d’un des leaders mondiaux de la filière énergétique.

Il est grand temps et plus que nécessaire que l’Etat assume son rôle d’actionnaire principal. Il a la responsabilité de garder la cohérence du groupe nucléaire et de sauvegarder les savoirs faire industriels.

Il nous semble important de prendre le temps sur ce dossier.

Il y a nécessité et urgence de réunir l’ensemble des acteurs pour étudier les propositions avancées ici ou là, en élaborer d’autres sans en évacuer aucune y compris celle d’une capitalisation du groupe AREVA à hauteur de ses besoins.

Dans un seul objectif principal : éviter toute casse sociale et industrielle. Plus globalement, il est urgent de prendre le chemin d’un nouvel essor de l’industrie créateur de milliers d’emplois couplé à un immense effort de formation et de recherche. Ce sont des conditions essentielles pour redonner espoir à notre peuple en ouvrant des perspectives de développement renouvelé.

Aucun des problèmes économiques et sociaux structurels (financement des retraites et de l’assurance maladie, besoin de financement de l’État et des collectivités territoriales, pouvoir d’achat des actifs comme des retraités) ne peut être résolu sans une vigoureuse politique de développement industriel et de l’emploi.

D’une façon générale, il est plus que temps de tirer le bilan des déréglementations du secteur de l’énergie en France et en Europe afin de réorienter une politique vers des logiques de long terme et de maîtrise publique à l’opposé des logiques financières à court terme. C’est ce qu’ont proposé entre autres, les parlementaires communistes dans le cadre du débat de la loi transition énergétique.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 12:36

Nous avons reçu le communiqué ci dessous émanant du syndicat FO de la Sémitag:

Dans plusieurs réseaux Urbains dont celui de Grenoble, les Directions tentent de mettre en place une société privée (la SCAT) pour effectuer des actions de contrôle en sous- traitance en remplacement de nos agents.

Le Syndicat FO du Personnel de la SEMITAG condamne ces pratiques qui selon-nous sont non-réglementaires.

Cette sous-traitance met en péril nos emplois en faveur de jobs low-cost pour remplir les poches des actionnaires. À travers ces projets, c’est notre profession qu’ils attaquent en dénigrant nos agents et laissant sous-entendre que nous ne sommes pas compétents pour combattre la fraude.

Présents depuis plus de quatre ans sur le réseau de Montpellier, les agents privés de la SCAT surnommés « les Shérifs » par nos collègues de Montpellier sont sous le feu des critiques.

De nombreux usagers se plaignent de leurs méthodes. Intimidations, menaces, verbalisations de personnes âgées qui avaient validé à l’envers, confiscation des pièces d’identité pour obliger à payer de suite, méthodes musclées afin de verbaliser coûte que coûte, etc…

Les griefs sont nombreux. Uniquement là pour faire du chiffre sans se soucier des conséquences  sur  la  sécurité  des  agents  des  réseaux.  (Sur  la  légalité  de  ces contrôles, une action en justice est en cours de préparation par le syndicat FO de Montpellier et Strasbourg)

Pour notre part, nous y sommes totalement opposés et nous ferons tout pour que ce projet ne voit jamais le jour. Lors de nos derniers échanges avec la Direction, nous les avons mis en garde sur notre réaction si cette société apparaît dans nos locaux.

Nous  n’attendrons  pas  la  lenteur  de  la  justice  pour  passer  à  l’action  et  faire

comprendre à ces imposteurs qu’ils ne sont pas les bienvenus.

Aujourd’hui les CVS, demain les Agents de Prévention et après-demain, pourquoi pas les conducteurs...

Les propositions de FO pour combattre la fraude : Des effectifs supplémentaires en interne, revoir les méthodes de contrôle et une politique tarifaire permettant à toutes les classes sociales de s’offrir un abonnement en règle.

Grenoble, le 07/05/2015

Le Secrétaire FO SEMITAG, Fernando MARTINS

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Publié par Fernando MARTINS - dans Actualités
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 12:59
Nous refusons de fêter les 70 ans de la sécurité sociale avec ceux qui organisent sa destruction

Laurence Cohen, Annie David, Dominique Watrin, sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen ont choisi de ne pas participer au lancement des festivités organisées par le gouvernement.

Ils refusent de souffler les bougies du 70 eme anniversaire de la sécurité sociale avec les responsables des politiques d’austérité qui mettent en danger l’intégralité de notre protection sociale.

Les électrices et électeurs de François Hollande avaient voté pour l’arrêt des politiques menées par la droite visant à supprimer les maternités, réduire les moyens des hôpitaux, dérembourser les assurés...

Force est de constater que malheureusement depuis 2012 il n’y a pas eu de changement. Les gouvernements successifs ont continué dans la même voie de restriction du périmètre du système solidaire et de réduction des dépenses de la sécurité sociale.

Le pacte de responsabilité a amputé de 9,6 milliards d’euros les recettes 2015 de la sécurité sociale, du fait de cadeaux sous forme d’exonérations de cotisations patronales. De même l’instauration de la modulation des prestations familiales a été un coup supplémentaire porté à la sécurité sociale.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC ont des propositions pour renflouer la Sécurité Sociale. Il faut que chacune et chacun s’en mêlent afin qu’elles puissent être adoptées et changer la donne.

C’est la seule façon de garantir une couverture de santé pour toutes et tous et faire reculer les renoncements aux soins déjà trop nombreux.

Alors ensemble, nous pourrons fêter ce pilier de notre société, reposant sur un système juste et solidaire.

 

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 13:05

Ce 1er mai pas moins de 301 initiatives (manifestations, défilés, rassemblements, initiatives festives…) étaient prévus, à travers tout le pays.

L'Isère comme 3 autres départements rhônalpin étaient en vigilance orange pour cause de pluie, malgré ces conditions climatiques, il y a eu du monde, beaucoup de monde pour faire résonner le besoin d'une autre répartition des richesses, pour dénoncer les lois Macron et Rebsalem !

La pluie n’a pas découragé les manifestants. 110 000 manifestants sur l'ensemble du territoire, toutes les organisations de la CGT engagées dans cette journée de lutte, peuvent se féliciter de sa réussite : 12 000 manifestants à Paris ; 10 000 à Marseille ; 7 000 à Toulouse ; 3 500 à Bordeaux ; 3 000 à Lyon ; 2 000 à Montpellier, Nice, Strasbourg et Grenoble ; 1 800 à Caen ; 1 500 à Nantes, Rennes et Perpignan ; 1 200 à Clermont-Ferrand, Bayonne et Pau ; 1 000 à Toulon, Tarbes, Nancy, Avignon, Rouen et Albi ; 800 à Tour, Angers, Cherbourg, Hennebont et Metz ; 750 à Valence ; 600 à Saint-Brieuc ; 500 à Lavelanet, Dijon, le Puy-en-Velay et Orléans…

Augmenter les salaires et les pensions, exiger le respect de l’égalité salariale, plus de droits pour les salariés : d’autres choix sont possibles pour sortir de la crise, revaloriser le travail, assurer les conditions du financement de la protection sociale et garantir à tous les droits à la santé et à la retraite.

Les politiques d’austérités font partout preuve de leur inefficacité, elles creusent les inégalités et plongent dans la misère des dizaines de milliers de salariés.

A l'arrivée au Parc Paul Mistral, malgré la gadoue, la plupart d'entre nous ont fait le choix de rendre visite, au très nombreux stands.

La CGT invite ses organisations à amplifier la mobilisation dans les semaines à venir, en multipliant les rencontres avec des salariés sur les lieux de travail, permettre qu’ils s’emparent de leurs affaires et portent haut et fort leurs revendications.

On ne lâche rien !

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 16:53

Défense : « Une augmentation sans politique de défense nationale au service du peuple et de la paix »

Après dix ans de disettes budgétaires, le gouvernement français vient de décider d’augmenter le budget de la Défense de 3,8 milliards d'euros ces quatre prochaines années afin, selon lui, de faire face à la menace terroriste.

Certes la France doit se donner les moyens humains, matériels et financiers d’assurer en toute indépendance sa défense nationale, comme tout elle doit aussi, et surtout, se donner les moyens de développer ses services publics, son éducation nationale, sa culture, sa recherche, son industrie, et une protection sociale et écologique de très haute qualité. Or force est de constater que cette augmentation de budget ne se conjugue pas avec une réelle politique de défense nationale au service du peuple français et de la paix dans le monde.

Elle va alimenter le dispositif « Sentinelle » qui est avant tout une opération de communication destinée à rassurer à bons comptes et qui fait jouer à l’armée un rôle qui n’est pas le sien.

Elle va renforcer des interventions extérieures où la France devient la mercenaire d’une Europe forteresse où à l’image du désastre libyen, loin de résoudre les problèmes, on les aggrave. Or combattre les organisations politico-militaires qui utilisent le terrorisme demande une tout autre stratégie, une véritable politique internationale indépendante et la volonté de donner du sens à ce que devraient être aujourd’hui la nation et la République française.

L'augmentation du budget de la Défense se fait sans remise en cause de l’intégration française au commandement intégré de l’OTAN, ni de sa soumission aux ambitions géopolitiques des États-Unis, matérialisées par la mise sous commandement américain de notre porte avion lors de l’opération Chammal.

Cette augmentation se finance par la privatisation d’actifs industriels stratégiques pour l’indépendance de notre nation.

Pire suite à l’intervention de François Hollande le 19 février à Istres reprenant le concept belliciste de « dissuasion élargie », elle alimente la menace gravissime d’une confrontation nucléaire avec la Russie à propos de l’Ukraine.

Le PCF considère qu’il est urgent d’ouvrir enfin un véritable débat populaire dans le pays sur la politique de défense nationale et de sécurité collective, visant la paix, la dénucléarisation et le désarmement, que notre pays devrait mettre en œuvre.

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Publié par PCF - dans Politique
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 12:49

Les 16 et 25 avril derniers, une collégienne de Charleville-Mézières, n'a pu se rendre en cours parce qu’elle portait une jupe trop longue, assimilée à "un signe ostentatoire d'appartenance religieuse".

Pour mettre en place cette interdiction, la Principale s’est appuyée sur la loi de 2004.

Petit retour en arrière sur les évolutions des lois :

En 1791 une loi interdit aux femmes le port du pantalon. C’est la loi du 26 Brumaire an IX de la République. Elle dispose que toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation. Celle-ci ne pouvant être donnée qu’au vu d’un certificat d’un officier de santé !

Avec la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, la République a accepté que s’expriment librement dans la cité les diverses convictions, sous la seule réserve de ne pas porter atteinte à l’ordre public et à ses lois fondamentales. Cela vaut notamment pour le vêtement : ainsi, les arrêtés pris par certaines municipalités afin d’interdire, par exemple, le port de la soutane dans leur commune, ont été jugés illégaux par le Conseil d’État.

Mais pour les services publics, des restrictions ont été adoptées et toujours confirmées afin de garantir leur neutralité. Ces mesures ne s’appliquent généralement qu’aux agents publics et ne concernent pas les usagers si ceux-ci ne mettent pas en cause le bon fonctionnement du service public et ne font pas preuve de prosélytisme lors de cérémonies publiques.

En 1989, la Loi d’Orientation sur l’éducation confirmait la liberté d’expression des élèves, mais à la même époque, un débat, souvent confus et qui a divisé la population française au-delà des clivages traditionnels, s’est périodiquement développé à propos du port de foulards par de jeunes filles.

Une loi, interdisant le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse, a été adoptée le 15 mars 2004. Son adoption et ses conséquences ont fait l’objet d’appréciations contradictoires que sa mise en œuvre, pourtant largement acceptée, n’a pas totalement fait disparaître, comme le montre cet évènement.

La laïcité ne se mesure pas à la longueur d’une jupe

La laïcité est un principe politique actif de la République. Pour autant, doit-elle faire l’objet, dans le débat public, de polémiques et de crispations. La laïcité ne peut être utilisée pour stigmatiser ou pour exclure, alors que son fondement vise à établir la liberté de conscience, l’égalité des droits et le vivre ensemble fraternel. Les défis laïques sont aujourd’hui majeurs. Celui de la lutte contre l’intégrisme, celui du respect de la souveraineté populaire, celui de la lutte contre toutes les discriminations, celui de la justice sociale...

La laïcité gagne à être connue pour ce qu’elle est vraiment, un principe révolutionnaire et émancipateur.

Sous couvert d'une sorte de dogme et dans une attitude d'intransigeance mal-placée, la laïcité est de plus en plus souvent invoquée à contre-sens, comme on a également pu le voir à l'occasion d'une nouvelle polémique sur les repas de substitution dans les cantines scolaires.

La Principale de ce collège intervenant sur la longueur de la jupe de cette collégienne alimente l'affrontement identitaire et la stigmatisation des musulmans.

La laïcité, principe républicain essentiel, condition d'un vivre ensemble harmonieux, n'a nul besoin d'interdictions de ce genre. Elle appelle à mener les batailles pour la liberté de pensée et la liberté d'expression comme pour l'égalité de droits réelle et effective, pour une souveraineté populaire pleine et entière.

Derrière ces conceptions faussées de la laïcité, se nichent des offensives visant à opposer les citoyens sur des lignes religieuses, à alimenter les comportements racistes, et à diviser le peuple pour le plus grand bénéfice du capitalisme.

La laïcité n’est pas un problème, mais une solution, un principe émancipateur qui gagne à être connu et surtout mis en œuvre. Il appelle une plus grande ambition : un nouvel essor de l’égalité et de la démocratie. Et un nouvel essor du service public d’éducation nationale, qui pour l’heure, n’est malheureusement pas encore au rendez-vous.

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 08:58
Voici l’éditorial de Maurice Ulrich publié dans l'Humanité du 28 avril 2015.

Le voile de Maya, qui (chez les hindous) est celui de l’illusion, va-t-il enfin se lever sur le clan familial du château de Montretout et ce qu’il voudrait cacher, que confirmerait un document signé par le majordome de Jean-Marie Le Pen sur un compte en Suisse de 2,2 millions d’euros, dont 1,7 million en lingots d’or ? Voilà maintenant des années que le FN, formé au départ d’une bande de nostalgiques factieux, d’activistes de l’Algérie française, de révisionnistes avérés, de racistes et d’antisémites pathologiques, s’est couvert des apparences de la défense des intérêts populaires au nom de la priorité nationale. Non sans le même succès qu’un bon numéro de prestidigitateur devant un public bluffé.

Que vont nous dire maintenant M. Philippot, Mme Le Pen ou encore Mme Maréchal-la-voilà ? Que le père et grand-père avait planqué son argent comme l’avare de Molière sa cassette et qu’ils étaient bien en peine de savoir ce qu’il y avait dedans, qu’ils ignoraient tout de ce compte et croyaient même son détenteur dans le besoin (ou presque, n’exagérons pas).

Tout juste s’ils le connaissent, cet homme. Allons donc, tout comme ils prennent les Français pour des gogos à manipuler en faisant mine de découvrir les propos du président d’honneur du FN sur les chambres à gaz ou sur Pétain, ils ne vont tout de même pas, une fois encore, une fois de plus, nous jouer le numéro du reniement de façade. Il est d’ailleurs piquant de noter que le majordome de M. Le Pen est aussi le trésorier des associations de financement du FN, placées sous l’autorité conjointe de Mme Le Pen et de son papa.

Voilà donc les apôtres de la priorité nationale, qui n’est autre qu’une politique de ségrégation à l’intérieur d’un État, la main dans le compte en Suisse. Ce n’est pas vraiment une nouveauté. Il y a déjà belle lurette que l’on sait que les Le Pen ne vivent pas dans une HLM et ne connaissent des milieux populaires que ce qu’il en faut pour tenter de les duper. Mais quand le voile se lève, il ne faut pas faire semblant de ne pas voir.

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Publié par Maurice Ulrich - dans Actualités
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