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Quels emplois, pour quelle société


 

20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 18:47

Jean m'a communiqué ce texte adressé au Dauphiné Libéré que je publie volontiers sur mon blog:

"Dans les années 70, j’étais membre du Parti Communiste où j’y exerçais d’importantes responsabilités.

Depuis je m’en suis éloigné ainsi que je m’en explique dans mon livre : itinéraires d’un militant, dont le D.L. a bien voulu rendre compte. Mais je rends l’hommage qu’ils méritent à ces militant(e)s foncièrement antifascistes et ardents défenseurs des intérêts de la « classe ouvrière ».

C’est pourquoi, je me suis senti profondément blessé et offensé lorsque j’ai entendu François Hollande comparer le F.N. à un tract du P.C. des années 1970.

C’est indigne de la part d’un Président et une faute politique.

J’attends des excuses publiques. "

Jean GIARD Ancien député de l’Isère.

Pour moi, les années 70, c'est la période, où j'ai choisi d'adhérer au Parti communiste français. La veille de mon adhésion, je m'étais rendu au meeting de Grenoble,avec des amis encartés au PSU et au PS, François Miterrand, candidat commun de la gauche avait déclaré à cette occasion: "je ne suis pas communiste, mais les communistes sont là !"

Autour de moi la réaction était plutôt du genre: c'est à cause d'eux que nous risquons de perdre cette élection!

C'est ce type de réflexion qui m'a conduit à adhérer auprès de la force de l'union, le Parti communiste français!

Comme Jean, je me sens profondément blessé par les propos de François Hollande qui sont un véritable coup de poignard contre la gauche, et comme lui, j'exige des excuses publiques !

 

Michel Barrionuevo, élu de la commune de Sassenage depuis 1977.

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 14:35

 

Communiqué de Access France - Act Up-Paris - Act Up Sud-Ouest - AIDES - STRASS.

Comme nous l'indiquions lundi, la mention des « intérêts majeurs économiques, scientifiques et industriels de la France » comme finalités est très floue et peut s'appliquer aux associations remettant en cause la politique française quand celle-ci menace la santé ou les droits des citoyen-nes.

Le président de la commission des lois, Jean-Jacques Urvoas,  promoteur du texte, a confirmé en séance lundi soir la réalité de ces pratiques et conclu que le texte en débat les prolongera . L'article premier ouvre donc bien à une surveillance généralisée des citoyen-nes, notamment des militant-es des droits humains qui sont mis-es sur le même pied que des terroristes.

Au-delà de cette menace directe sur nos combats et les libertés humaines, il en va aussi de l'efficacité de la prévention des attentats : qui peut croire qu'il sera plus facile d'anticiper des actes terroristes en surveillant ainsi les militant-es des droits humains ? Il y a là une contradiction que les députés favorables au texte n'ont pas voulu résoudre.

Menaces sur nos vies privées et la confidentialité de notre état de santé

De nombreux amendements protecteurs ont été repoussés. Ils visaient à introduire de fragiles garde-fous pour garantir la protection de nos vies privées, notamment des échanges concernant notre santé, mais aussi notre sexualité, nos opinions, nos loisirs. La commission de contrôle, notamment, n'aura pas les pouvoirs suffisants par rapport aux enjeux.

Les discussions ont témoigné d'une rare désinvolture chez beaucoup d'élu-es face aux questions de confidentialité et de respect de notre vie privée. Sur les questions de santé, notamment, la majorité des parlementaires estimait que les médecins devaient être en partie protégés, sans se rendre compte que le secret médical appartient au patient, et non au professionnel . Sans se rendre compte non plus des conséquences pour notre travail de suivi, s'il était confirmé que nos associations seraient sous surveillance quand elles sont contactées par des personnes vivant avec le virus du sida ou des hépatites virales.

Ce texte représente un danger réel pour la démocratie, pour les droits de chacun-e à la vie privée et pour le travail de nos associations. Les député-es ne peuvent se contenter de l'abstention : ils doivent s'y opposer et voter contre. Les promoteur-ses du texte doivent cesser de répondre à nos préoccupations par le mépris et se rendre compte de la réalité des menaces qu'ils font peser sur nos droits.

Voici quelques extraits de l'intervention de Jean-Jacques Candelier, député communiste à l'Assemblée nationale, le 13 avril 2015:

"Un autre point me tient à cœur : le projet de loi évoque la « prévention des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ». Par son imprécision, ce motif fait courir le risque d’utilisation de techniques très intrusives envers des militants politiques, associatifs et syndicaux. En définitive, la sphère d’intervention des services de renseignement serait très étendue, de manière injustifiée. Au regard des risques d’abus, nous ne pouvons que nous y opposer."

" nous sommes fermement opposés à toute forme de surveillance de masse. C’est pourquoi nous souhaitons restreindre le champ d’intervention des services de renseignement ainsi que le nombre de services de l’État qui pourront avoir recours à des techniques de renseignement. Il faut réfléchir aux techniques de renseignement qu’il convient de rendre légales, et à celles dont il convient de condamner l’usage. Il faut aussi introduire un véritable contrôle a priori et a posteriori afin de garantir réellement le respect des libertés individuelles. La surveillance de masse menée par les organismes de surveillance américains n’a abouti à aucun résultat concret ; pourtant, nous devrions la reproduire ! "

"nous sommes fermement opposés à l’instauration de toute forme de surveillance de masse. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons restreindre le champ d’intervention des services de renseignement, restreindre les services de l’État qui pourront avoir recours à des techniques de renseignement. Il faut réfléchir aux techniques de renseignement qu’il convient de rendre légales, et à celles dont il convient de condamner l’usage. Il faut aussi introduire un véritable contrôle, a priori et a posteriori, des dispositifs proposés, afin de garantir réellement à l’ensemble des citoyens le respect des libertés individuelles."

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Publié par sites l'Humanité et députés Front de gauche" - dans Politique
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 10:54

Trois manifestations seront organisées dans le département de l'Isère, le 1er Mai

 

  • Grenoble : 10h place de Verdun pour terminer Parc Paul Mistral, un bal pour tous animé par la compagnie " Les Barbarins Fourchus" de 14H à 17H.
  • Bourgoin-Jallieu : 10h cinéma Mégaroyal
  • Roussillon : 10h foyer municipal
  • Déclaration des organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, Unsa

    Un 1er mai unitaire à dimension européenne pour le progrès social

    Le 1er mai, journée de solidarité internationale des travailleurs, aura cette année une dimension européenne particulière.

    Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et de réformes, réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale. Il faut stopper ces politiques et investir pour des emplois de qualité et une croissance tenant compte des impératifs de développement durable.

    La Confédération européenne des syndicats (CES) a décidé de faire du 1er mai une journée de mobilisation unitaire et convergente des salarié-e-s, retraité-e-s et des chômeurs-es partout en Europe.

    Les organisations syndicales françaises affiliées ou non à la CES, CGT, FSU, Solidaires et Unsa, réunies le 15 avril 2015, appellent à y participer pour :
    - promouvoir la protection sociale,
    - combattre et réduire le chômage,
    - permettre la création d’emplois,
    - développer les investissements pour relancer l’activité économique,
    - promouvoir les services publics,
    - améliorer les salaires, les retraites, les pensions et les minima sociaux et promouvoir l’égalité salariale femmes-hommes.

    Elles réaffirment, dans la suite du 11 janvier, que la démocratie, la république, la paix, les libertés de pensée et d’expression sont des biens communs qu’elles sont décidées à défendre face à tous les totalitarismes, aux discours haineux, aux tentatives de division et de stigmatisation.

    La convergence des mobilisations partout en Europe ce 1er mai sera un signe fort adressé aux différents gouvernements et aux patronats pour exiger une construction européenne fondée sur le progrès social, s’appuyant sur le renforcement du dialogue social et des droits sociaux.

    Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires et Unsa appellent à la réussite des nombreuses manifestations unitaires qui seront organisées dans tout le pays le 1er mai 2015, sur la base de cet appel..

 

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 15:47
Le gouvernement persiste dans ses choix libéraux, la droite en redemande

Par Eliane Assassi / 16 avril 2015

Introduction à une conférence de presse.

Le débat sur le projet de loi Croissance, Activité et égalité des chances économiques a commencé le mardi 7 avril.

Ce texte est un véritable monstre juridique. Certaines dispositions peuvent apparaître anodines, mais de nombreuses dispositions au caractère franchement libérales sont dissimulées au milieu de cette jungle juridique. Le caractère fourre-tout de ce projet ne relève pas de la maladresse, il est voulu.

Certes, de grands axes comme la généralisation du travail du dimanche ou la mise en concurrence du transport par car avec le ferroviaire ont été médiatisés, mais d’autres comme la remise en cause du logement social, le gonflement des niches fiscales en faveur de l’actionnariat, les privatisations à tout va, l’affaiblissement des conseils de prud’hommes ou la dérégulation du droit de licenciement sont plus discrètes.
Monsieur Macron confond souvent le mot « investir » avec « enrichir ».

Nous l’avons dit et répété. Ce texte a une cohérence, une cohérence au service du marché, une cohérence d’adaptation au bon vouloir de la finance.

Nous avons d’emblée opposé à cette cohérence libérale, une cohérence sociale.

Ce que nous proposons s’appuie sur une volonté forte de diriger des immenses richesses produites par notre pays, fruit du travail de notre peuple vers l’emploi, vers la production dans le cadre d’un développement durable.

Nous avons interrogé plusieurs fois le ministre sur l’absence de la moindre référence aux banques dans ce texte.

Qui peut envisager une nouvelle politique de croissance sans un nouveau rôle des banques qui depuis des années jouent la carte des marchés financiers contre l’investissement productif.

Monsieur Macron connait bien la banque, spécialiste des fusions actions à la banque Rotschild, il sait parfaitement qu’aujourd’hui c’est le choix des actionnaires qui prévaut et certainement pas celui de l’intérêt général.

Vous pouvez regarder dans ce texte de 254 articles, aucun n’est consacré à l’intervention des banques dans l’économie.

Par contre, tout est bon pour Monsieur Macron pour renforcer l’exploitation déjà indécente des salariés, la précarisation de leur statut.

Le droit à une vie familiale décente est aujourd’hui remis en cause. Pas seulement par l’extension du travail du dimanche, mais aussi par le travail de nuit et nouveau « le travail en soirée ».

Même l’emploi des travailleurs handicapés est remis en cause puisque l’accueil des stagiaires de 3e pourra se substituer à l’obligation de mettre à disposition des personnes en situation de handicap à de vrais emplois.

Cette disposition indécente révèle le souci de servir le MEDEF dans le moindre détail.
Le débat au sénat s’installe dans la durée.

La droite sénatoriale examine avec gourmandise, mais aussi comme le disait Pierre Laurent dans son intervention générale avec la gêne de voir son travail fait par d’autres.
La droite sénatoriale s’engouffre dans la brèche libérale ouverte généreusement par le gouvernement.

- Elle dépose une série d’amendements renforçant les niches fiscales et réductrices d’impôts pour les plus riches.

- Elle anticipe les choix gouvernementaux en relevant les seuils sociaux pour combattre les droits des salariés.

- Elle remet en cause le compte pénibilité.

- Elle s’attaque aux 35 heures.

- Elle rétablit la suppression de la peine d’emprisonnement liée au délit d’entrave, suppression présentée dans le texte d’origine de Monsieur Macron, mais écartée par les députés.

- Elle généralise le travail du dimanche dans les commerces de moins de 11 salariés.

Le gouvernement et M. Macron se livrent à une véritable course à l’échalote pour apporter la bonne réponse au désidérata du patronat et des financiers.

Aujourd’hui, nous attaquons les mesures fiscales et peut-être commencerons le titre III relatif au travail avant samedi.

Le débat reprendra début mai avec de nombreux articles et amendements encore en discussion.

Nous sommes à la disposition du mouvement social qui se développe malgré la complexité et la diversité du sujet.

Nous vous invitons d’ailleurs à consulter régulièrement le compte twitter du groupe (@crcsenat) spécialement alimenté tout au long de ce débat incluant de nombreuses vidéos explicatives et témoignages en direct des élus.

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Publié par Eliane Assassi - dans Politique
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 15:15

Quarante ans après la loi Haby, le collège est le maillon faible de notre système éducatif. Parce qu’il aggrave les difficultés, il n’est pas le lieu de l’égalité des chances et de l’émancipation.

A l’âge de la construction individuelle, de la quête d’autonomie, à ce moment charnière entre l’école et le lycée, le collège est un lieu de sélection, d’échec et de relégation pour un trop grand nombre de nos jeunes.

Nous sommes, comme vous, attachés au collège unique qui ne peut pas être un collège uniforme. Mais à cet endroit, votre réforme pose un certain nombre de questions. Le resserrement des programmes autour du socle commun de connaissance et la suppression de 3 à 4 heures au profit des EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires) sont motivés par l’aspect supposé austère de l’enseignement des fondamentaux en opposition au caractère supposé ludique et donc attractif des enseignements pratiques.

Cela est-il vraiment susceptible de lutter contre le décrochage scolaire ?

Le rééquilibrage entre les enseignements fondamentaux et les EPI, assurera-t-il avec le même niveau d’exigence l’égalité entre ceux qui peuvent bénéficier de l’entrée dans les apprentissages de ces fondamentaux en dehors du système scolaire et ceux qui n’ont que l’école pour apprendre ?

L’organisation des EPI en toute autonomie dans chaque établissement ne risque-t-elle pas de mettre en concurrence les matières tout comme les établissements entre eux, creusant de fait les inégalités sociales et territoriales ?

Pour ceux qui comme nous considèrent avec un grand intérêt l’apprentissage des langues vivantes et anciennes, et qui regrettent qu’elle soit des moyens de sélection, l’objectif est de les rendre accessible à tous.

La suppression des classes européennes et internationales au profit de la seconde langue en 5ème, tout comme la suppression des options latin et grec au profit d’une sensibilisation dans les EPI ne cachent-elles pas un manque de moyens incompatible avec l’objectif recherché ?

En effet, la question des moyens ne peut être écartée.

Les 4000 équivalents temps plein pour 7100 collèges nous paraissent dérisoires au regard des défis à relever. Enfin, grande absente dans cette réforme : les moyens pour la formation des enseignants, en particulier pour la formation continue comme le montre un récent rapport de la Cour des Comptes.

Madame la ministre, je vous demande donc, comment, dans ce contexte, il sera possible d’assurer le développement d’un collège de haut niveau, adaptés à tous sur l’ensemble du territoire et permettant de lutter contre les inégalités et l’échec scolaire. Il s’agit d’une condition sine qua none pour que le collège devienne le terreau du développement des valeurs de la République.

Patrick Abate sénateur communiste de Moselle

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Publié par Patrick Abate - dans Actualités
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 07:52

Communiqué de Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de Gauche

Selon les témoignages des survivants, près de 400 migrants auraient encore disparu dans le naufrage de leur embarcation dimanche en Méditerranée. Alors même que les gardes côtes auraient porté secours à près de 42 embarcations et 8 000 personnes depuis vendredi. Si ce naufrage est confirmé, ce serait le pire que la Méditerranée ait jamais connu.

Morbide décompte que celui que nous faisons depuis le début de l'année : au moins 900 personnes seraient mortes ou disparues cette année en tentant de traverser la Méditerranée. Morts qui viennent s'ajouter aux 30 000 au moins déjà recensés des vingt dernières années. Le cimetière marin ne cesse de s'agrandir.

Cela n'est plus supportable, la route migratoire vers l'Europe est devenue la plus dangereuse du monde. Il ne suffit pas de s'émouvoir à chaque naufrage, il faut agir pour stopper l'hécatombe. Combien notamment de Syriens, d'Erythréens, de Soudanais, de Somaliens, tous des demandeurs d'asile potentiels, devront encore perdre la vie avant que les gouvernements des États membres de l'UE respectent enfin leurs obligations internationales, au moins en matière de sauvetage en mer et d'accueil des réfugiés et se décident à changer de politiques migratoires.

Nous faisons aujourd'hui face à l'une des pires crises humanitaires qu'ait connue la planète depuis la Seconde Guerre mondiale, en raison notamment de la situation au Moyen-Orient, et nos dirigeants se lavent les mains de tous ces morts. Les décisions prises ces dernières semaines par le Conseil de l'UE et la Commission européenne vont toujours dans le même sens : plus de fermeture, plus d'externalisation et donc plus de risques pour les migrants, plus de violences sur leurs parcours. Et toujours plus de morts.

Le HCR, l'Organisation Internationale pour les Migrations, les ONG et bon nombre de parlementaires européens avaient pourtant prévenu que la fin de l'opération Mare Nostrum et son pseudo-remplacement par l'opération Triton sous l'égide de Frontex étaient dangereuses. Cela fait des mois maintenant que nous sonnons l'alarme : sans possibilité de voies légales d'accès au territoire européen, l'hécatombe continuera.

Les États membres de l'UE sont tous signataires de la Convention de Genève de 1951. Ils se sont donc engagés à accueillir tous ceux qui fuient la violence et les persécutions. Il est temps de mettre en place des politiques migratoires répondant aux défis du XXIe siècle. Cela passe par l'abrogation de la directive retour, la réforme du Règlement de Dublin, des politiques en matière de visas ambitieuses, l'ouverture de voies d'immigration en partenariat avec les pays concernés et l'abandon des "processus de Rabat" et surtout de "Khartoum".

Assez de cette Europe forteresse qui tue un peu plus chaque jour à ses frontières. C'est d'humanité, de dignité, de respect du droit international et des droits fondamentaux dont ces femmes, ces hommes et ces enfants ont besoin.

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Publié par Marie-Christine Vergiat - dans Actualités
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 21:08

Les deux géants d’équipementiers dans la téléphonie ont annoncé leur future fusion, pour le premier semestre 2016.

Ce mariage de grands groupes du CAC 40 qui comptent chacun plus de 50 000 personnes, dans le monde se fait sous la bénédiction du gouvernement français et même du Président de la République qui a reçu à l’Elysée les dirigeants des deux entreprises, il y a quelques jours. « Bonne nouvelle pour l’industrie française» comme vient de le déclarer le porte-parole du gouvernement ! C’est une affirmation qui demande à être vérifiée !

Est-ce défendre notre industrie nationale et ses emplois industriels que d’accepter le rachat d’un groupe français par un groupe finlandais dont le futur siège sera en Finlande, avec à sa tête le PDG actuel de Nokia ?

Présenté comme un mariage ou une fusion, l’opération capitalistique de Nokia est connue : le film, on le connait : c’est un film noir avec beaucoup de casse à l’arrivée pour l’emploi industriel et la fuite de brevets vers l’étranger. Que valent les promesses d’un groupe de ne pas supprimer d’emplois quand il annonce une réduction du cout d’exploitation, d’environ 900 millions d’euros, dans les 3 ans ?

La mariée est belle : elle apporte dans la corbeille le marché français hautement technologique de la téléphonie, les métiers et sa matière grise au groupe finlandais Nokia !

Le PCF dénonce cette fusion financière qui va affaiblir l’industrie et jouer contre l’intérêt de la France et de l’emploi. Nous partageons l’inquiétude des salariés d’Alcatel Lucent et de leurs syndicats qui ont connu ces dernières années de nombreuses restructurations et suppressions d’emplois. Il n’y aura pas de redressement économique possible pour notre pays, sans redressement de notre industrie. Cette fusion en tourne le dos.

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Publié par PCF - dans Politique
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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 13:53

A l’appel des organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, plus de 300.000 salariés, actifs, jeunes et retraités, privés d’emploi, se sont réunis dans les 86 rassemblements et manifestations en Province et à la manifestation nationale à Paris.

Plus de 120.000 manifestants ont convergé vers la capitale, informés tout au long de la journée des initiatives réussies, comme par exemple à Marseille 45.000, Bordeaux 10.000, Nancy et Nîmes 5 000, Grenoble 2 000, Digne 1 000.

Témoin de la réussite de cette journée, une vieille dame, la Tour Eiffel, a dû fermer ses portes pour la 1re fois depuis le mouvement social de 2010, signe de la prise en compte massive de cette journée de grève partout dans le pays !

Les manifestants ont exprimé avec enthousiasme et détermination leurs exigences revendicatives en matière de salaire et de pension, d’emploi, d’amélioration des conditions de travail et de la protection sociale, mais aussi pour un développement des services publics qui réponde aux besoins des populations.

Ils ont donc clairement affiché leur opposition aux politiques d’austérité conduites par le gouvernement et inspirées par le patronat, Medef en tête.

Gouvernement et patronat doivent entendre le message et les exigences sociales exprimées.. Dans les entreprises et territoires, les différents conflits qui se sont déroulés ces dernières semaines ont tous le même objectif : mettre les revendications des salariés sur la table des négociations sur les lieux de travail.

C’est ce qui a permis la dynamique pour ce 9 avril et pour le 1er mai à venir. Les différentes lois « Sécurisation de l’emploi » ou « Macron », les cadeaux faits au patronat à travers le pacte de responsabilité et le CICE constituent un ensemble de dispositions qui creusent les inégalités et fragilisent la situation des salariés, tandis qu’elles sécurisent les profits des actionnaires !

La mobilisation du 9 avril doit désormais s’amplifier d’ici à la prochaine journée d’action du 1er mai. Déjà, la CGT a pris à son compte l’appel de la CES de faire du 1er mai 2015, une journée de mobilisation pour réagir aux politiques désastreuses qui menacent de transformer la crise financière en une stagnation de long terme et un chômage structurel élevé. L’objectif sera aussi d’avancer des réponses conjuguant investissements et développement de l’emploi.

Dans ce contexte, la CGT prend dès maintenant les dispositions nécessaires pour créer les conditions unitaires les plus favorables au rassemblement et à l’engagement des salariés actifs, retraités et privés d’emploi. Continuons dès demain, à construire les revendications avec les salariés dans les entreprises et établissements et portons les ensemble aux employeurs.

(photos de la manifestation de Grenoble, illustrant cet article Gérard Breyton)

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 10:39

Service scolaire, projets pédagogiques et classes découverte, participation communale 2015, intervention de Michel Barrionuevo :

« En 2014, 4 gros projets avec nuitée ont été financés par notre commune à hauteur de 9 998€, ce qui a représenté un financement moyen de 73,67%.

Les petits projets ont été couverts à 8 493.26€, soit  1262 élèves à 6,73€.

La commune déduction faite de l’aide du Conseil général a investi 16 491,26€ en 2014, contre une baisse à 10 000€, cette année.

Pour 2015, le même montant par élève est maintenu pour les petits projets, par contre les gros projets proratisés à 29,60%, de la participation demandée, est-ce la bonne solution ?

Ne conviendrait-il pas de déterminer pour les projets avec nuitées, une somme identique par élève, en tenant compte du surcoût engendré par ce type d’hébergement, pour que chacun soit placé sur un pied d’égalité ?

Avec ce pourcentage sur la participation demandée, nous aboutissons à des efforts par élève entre 10,11€, 14,55€ et 20,18€, la formule de l’an dernier aboutissait à des écarts encore plus grands par élève : 24,54€, 73,68€, 73,70€ et 98,28€.

Entre la maigreur des sommes attribuées cette année par rapport à l’an dernier, des pistes de compromis existent, comme celle de fixer une somme identique par élève ! »

Réponse : « Nous n’avons pas à financer les projets pédagogiques qui sont de la responsabilité de l’éducation nationale, nous félicitons les enseignants qui ont fait beaucoup d’actions pour couvrir les frais ! »

Réflexion: Depuis le temps que l'on nous rabâche que les communes doivent se limiter à l'état-civil, aux chrysanthèmes

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Publié par Barrionuevo - dans Sassenage - Objectifs
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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 10:17

Budget Primitif 2015, Budget principal de la ville, intervention de Michel Barrionuevo :

 « En l’absence de commission finances, nous nous trouvons dans l’obligation de demander des éclaircissements sur les dépenses de fonctionnement. Le compte charges à caractère général progresse de 6,07% entre le réalisé 2014 et le budget primitif 2015.

À l’intérieur de ce compte, quelles explications pouvez-vous nous donner, par exemple sur les achats de prestations de services en hausse de 7,13%, sur l’énergie et l’électricité en hausse de 9,18%, sur les transports collectifs en hausse de 16,69% ou bien sur les publications en hausse de 32,16%, les catalogues et imprimés avec + 43,84% ?

En ce qui concerne, les autres charges de gestion courante, elles accusent une baisse de 24,35%, pour l’essentiel cela provient du compte 6542 : créances éteintes qui passe de 491 862,99€ à 5 000€. L’arrêté du 29 décembre 2011 indique : Le compte 6542 "Créances éteintes” enregistre les pertes sur les créances éteintes dans le cadre d'une procédure de surendettement ou d'une procédure collective, lorsque le comptable a satisfait à l'ensemble de ses obligations.

Autre aspect, c’est la baisse de 5,75% de la masse financière des subventions de fonctionnement aux associations, nous interviendrons sur ce point lors de la présentation de la délibération portant sur cette question.

Tout aussi bizarre, le compte charges exceptionnelles, au compte 6718 mentionnait une somme de 1 329,35€ en 2014, elle passe à 293 092,18€ en 2015, ou bien le compte 678 « autres charges exceptionnelles » qui passe de 13 466,68€ en 2014 à 181 730,05€ en 2015.

Sur nos recettes de fonctionnement, l’attribution de compensation diminue de 400K€, la dotation forfaitaire de 301,1K€, ce qui représente 17,15% de moins ou l’équivalent de 8,2 points d’impôts supplémentaires.

Pour compenser ces pertes, les produits des services, suite aux différentes hausses de tarifs devraient rapporter plus de 182K€, en ce qui concerne, les taxes foncières et d’habitation, le mécanisme de la revalorisation des bases locatives induira, à situation constante, une hausse de 0,9%, le BP prévoit au total, compte tenu des évolutions cadastrales 2,76% de plus que le réalisé 2014, c’est un peu moins de 230K€.

Au niveau de l’investissement, le total des dépenses réelles d’investissement est de 9,163M€ pour un réalisé de 2,680M€ en 2014, cela mérite quelques précisions.

2,6M€ pour l’environnement, 385K€ pour le stade, les sommes prévues pour les écoles, etc…, c’est parlant, mais 3,58M€ pour des opérations non ventilables, 478K€ pour de l’aménagement urbain, c’est pour le moins flou, très flou.

Sur les  4 453 238,52€ de chacun des deux prêts structurés, contractés en 2007, sur celui indexé sur la livre sterling, le capital restant dû est de  3 968 738,52€, nous n’avons remboursé que 484 500€ et sur celui indexé sur le franc suisse, le capital restant dû est de  4 039 478,96€, nous n’avons remboursé que 413 759,56€.

Sur moins de 900K€ de capital remboursé, la provision d’intérêts pour ces deux emprunts structurés, dépasse les 3,583M€ dont 1,034M€ pour l’année 2015. Le taux fixe n’est pas prévu en l’étape actuelle avant 2032.

Réponses de l’adjoint aux finances : « Ce budget est un prévisionnel, ça peut évoluer, concernant DEXIA, à chaque fois cela revient sur le tapis, il y a une procédure en cours, tant que ce dossier ne sera pas clos, ce n’est pas la peine de s’étonner, attendez les résultats de l’opération et laissez tomber DEXIA ! » Pour Daniel D’Olivier Quintas : « M. Barrionuevo dans son analyse du scrutin n’a pas répondu sur tous les points, il reprend notre volonté de ne pas créer de commissions, M. le maire pouvez-vous nous dire le pourquoi, malgré la non réponse de M. Barrionuevo ? » Le maire : «  La volonté de ne pas faire de commissions, c’est parce que nous n’avons pas de temps à perdre, dans le dernier mandat, l’opposition était souvent absente, le groupe majoritaire est réparti dans des groupes de travail. Ce qui est important, ce soir, c’est que nous ayons pu réaliser un budget sans vision de la part de la Métropole, du Gouvernement, Ce que vous n’avez pas dit, c’est que c’est la douzième année du gel des taux. Notre rôle est de faire des choix, nous sommes la 9ème commune sur douze, la plus chère, alors qu’en 2001, nous étions presque sous tutelle, aujourd’hui, malgré l’emprunt indexé sur le franc suisse, notre budget n’est pas en péril, contrairement à ce que vous avez écrit, Sassenage est surtout connu pour être la seule à aller au bout contre DEXIA »

Nous avons voté Contre

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Publié par Barrionuevo - dans Sassenage - Objectifs
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