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Quels emplois, pour quelle société


 

28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:17

Le collectif Villeneuve Debout et les associations Arc en Ciel, Habitants Du 30-40, Sasfé, Régie de Quartier Villeneuve-Village Olympique, les Kurdes de Grenoble

 

ont le plaisir de vous inviter à une soirée intitulée

« Je suis kurde »

 

le samedi 13 décembre

à 20h30

Salle Polyvalente des Baladins (85 galerie des Baladins)

 

* projection du film « Ez kurdim » (je suis kurde)

* débat  en présence de Nicolas Bertrand, un des deux réalisateurs,

et de Jean-Paul Burdy, historien spécialiste du Moyen Orient

* buffet kurde

 

Le film « Ez Kurdim » (Je suis kurde) de Nicolas Bertrand et Antoine Laurent, nous fait découvrir  trois femmes. Deux sont kurdes, la troisième est turque. À partir de leurs parcours personnels, c’est l’histoire d’un peuple tout entier qui apparaît. Les réalités sont dures mais les espoirs et l’envie de vivre sont bien là. Les paysages du Kurdistan défilent sous nos yeux, ancrant toujours plus la parole de Fidan, Angel et Asli dans une réalité géographique et politique désormais impossible à nier.

La projection sera suivie d’un débat  avec Nicolas Bertrand, un des réalisateurs, et Jean-Paul Burdy, historien spécialiste du Moyen Orient.

Pour clore la soirée, un buffet kurde sera proposé (5 € l’assiette).

Cette soirée kurde s’inscrit dans un cycle de rencontres coordonné par le Collectif Villeneuve Debout et intitulé « Villeneuve, Ville-Monde », visant à mettre en valeur la richesse que constitue la diversité des cultures et des histoires des habitant-e-s de la Villeneuve. A travers ce projet, nous souhaitons lutter contre les stéréotypes, améliorer le vivre-ensemble, favoriser la transmission et valoriser les expériences individuelles et collectives des habitant-e-s, à l’intérieur comme à l’extérieur du quartier.

Aujourd’hui, plus que jamais, la nécessité de changer l’image des quartiers populaires doit se traduire par la reconnaissance de l’histoire de leurs habitant-e-s comme faisant partie intégrante d’une histoire commune. Le rapport de Pascal Blanchard « Histoire, patrimoine et mémoires dans les quartier politique de la ville » le souligne et met cette préoccupation à l’ordre du jour de la politique de la ville.

Il appartient à nous, habitant-e-s de ces quartiers populaires, de valoriser tous ces parcours de vie à travers différentes actions et d’inscrire ces pages d’histoires dans le grand livre d’histoire de France.

Nous vous remercions de bien vouloir diffuser cette information. Nous espérons vous compter parmi nous le 13 décembre !

Contact : collectif Villeneuve Debout   villeneuvedebout@gmail.com   06.41.66.24.83

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 17:32

La Commission européenne a rendu public leur soi-disant plan d'investissement pour l'Union européenne. Visiblement, Jean-Claude Juncker est meilleur dans l'élaboration de plan d'optimisation fiscale qu'en matière de développement économique.

Ce plan est un nouvel écran de fumée. Il s'agit d'un bricolage budgétaire qui s'appuie sur 21 milliards d'euros de fonds déjà existants. Le nouveau Fonds européen d'investissement stratégiques (FEIS) pourrait prêter trois fois cette somme, soit 63 milliards d'euros. Et pour atteindre les 315 milliards d'euros annoncés, la Commission parie sur un hypothétique effet d'attraction pour des fonds publics et privés alors qu'elle impose en parallèle la réduction des dépenses publiques et n'agit pas contre la spéculation financière à l'origine d'une baisse de 15 % du niveau d'investissement en Europe depuis 2008.

Aucune vision, aucune priorité n'est définie pour ces investissements qui seront laissé au libre arbitre du futur Président du FEIS et de ses « experts ». Non seulement la Commission n'a aucun projet de développement pour l'Europe mais elle en confisque l'élaboration au contrôle citoyen et démocratique.

C'est bien simple, il faut faire tout le contraire. Il faut d'abord en finir avec les politiques d'austérité. L'Europe a besoin d'un plan d'investissement démocratiquement élaboré, financé par le pouvoir de création monétaire de la Banque centrale européenne, dirigé vers les services publics et des coopérations industrielles visant la création d'emplois et un nouveau modèle de développement social et écologique.

Pierre Laurent Secrétaire national, Président du PGE

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Publié par Pierre Laurent - dans Politique
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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 13:25

Le vendredi 21 novembre, Pierre Laurent était l'invité de l'émission de la chaine parlementaire "Parlement Hebdo", l'occasion de répondre à l'actualité de la semaine, de rappeler qu'il était favorable à un débat télévisé face à Pierre Gattaz, le patron du MEDEF.

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Publié par Barrionuevo - dans Vidéo
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 09:05

L’assemblée générale des élus de l’ADECR 38 (Association Départementale des Elu-e-s Communistes et Républicains de l’Isère), s’est tenue à Crolles le 21 novembre 2014.

À l’ordre du jour, la préparation du 17ème Congrès de l’ANECR qui aura lieu du 5 au 7 décembre à Vitry dans un contexte politique lourd avec la réforme territoriale.

Patrice Voir, Président de l’ADECR 38, rappela l’immense chantier ouvert par la consultation des élu-e-s par le Sénat, une démarche démocratique vite enterrée. Manuel Valls, n’a qu’un seul critère répondre aux injonctions de l’Union européenne, avec pour seul avenir le couple Régions-Métropoles et en finir avec les coopérations librement consenties, la population minimale des intercommunalités étant fixée à 20 000 habitants. Une politique qui a comme toile de fond d’imposer l’austérité !

La discussion relevait les interrogations sur les compétences de la Métro concernant l’eau, le SIerg fournit de l’eau à des communes qui ne font pas partie de la métropole, quel avenir pour ce syndicat ?

Les batailles pour la défense du service public, comme celui de la Poste, avec le collectif de défense qui s’est adressé aux 130 maires des communes disposant d’un bureau, pour l’instant 21 d’entre eux ont signé l’appel. Le 29 novembreà 11H, aux Abrets un rassemblement est programmé contre les pressions et les chantages permanents de la Poste vis-à-vis des communes.

Autre point fort de notre débat : la réforme territoriale alors que nous sommes à 4 mois des élections départementales des 22 et 29 mars prochain.

Nous serons incisifs sur cette question des transferts de compétences entre les départements et les régions, les départements et les intercommunalités.

Les communes en 1789 et les départements en 1790 sont issus de la révolution française pour que la démocratie s’exerce au plus près des citoyennes et des citoyens.

Nous sommes favorables au maintien des compétences générales par les départements, par exemple, la compétence sociale c’est à la fois l’aide aux personnes âgées, l’aide sociale à l’enfance, les personnes handicapées ; rattacher les collèges aux régions, avec moins d’élus, ils et elles ne pourront plus siéger de partout ; c’est l’ARS (agence régionale de santé) qui dictera sa politique dans les territoires en éloignant les élus des choix de proximité.

L’argument du mille-feuille est ridicule, les raisons liées à cette réforme territoriale sont liées aux choix de société et à la marche forcée vers la libéralisation.

Autre exemple, le démantèlement des réseaux de transport qui ne sont pas dans les compétences des départements.

Les régions vont devenir des colosses aux pieds d’argile, le fond étant de détruire la démocratie de proximité.

À ce propos, le désengagement vis-à-vis de la culture est significatif, par exemple, la MC2 est passé d’un subventionnement de 26 millions d’euros à 18 millions d’euros, le prétexte invoqué est le soutien au rural, mais au final, le financement vis-à-vis du rural a été maintenu et il y a une baisse notable vis-à-vis de l’urbain. Avant de transférer la compétence à la Métro, il faut faire baisser les budgets, ce qui est vrai pour la culture, l’est également pour les transports.

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 13:00

Les communistes isérois choisissent le rassemblement des forces de gauche pour lutter contre l'austérité.

L’actualité de la réforme territoriale engagée par le gouvernement, la dégradation de la situation sociale résultant des dérives de sa stratégie libérale et de ses choix budgétaires en particulier pour les collectivités, font du prochain renouvellement des conseils généraux les 22 et 29 mars 2015 un enjeu particulièrement important.

Comme au plan national les communistes de l’Isère veulent faire des élections départementales de mars prochain une étape dans la construction de l’alternative aux politiques d’austérité.

Les communistes sont persuadés qu’il est possible d’élaborer et de mettre en oeuvre en Isère, dans un rassemblement des forces de gauche voulant lutter contre cette austérité et attaché au maintien de nos services publics, une politique de développement social, économique et environnemental au service des habitantes et des habitants, respectueuse de nos territoires.

Et ils et elles pensent qu’il est urgent de restaurer, dans un débat unissant l’ensemble des forces de gauche, la confiance dans l’action publique.

Face aux politiques d’austérité, tant au niveau national que local, les militantes et militants ont choisi de s'orienter sur la voie du rassemblement à gauche pour apporter une réponse politique forte et audacieuse, clairement opposée à l'austérité imposée et axée sur les réponses à apporter en matière de pouvoir d'achat, d'emploi, d'égal accès aux services publics de qualité, autour des valeurs de solidarité, d'égalité et de laïcité.

C’est dans cet esprit que lors du comité départemental du 19 novembre, les communistes ont décidé d’unir leurs forces à toutes celles et ceux qui choisiront de construire de nouvelles politiques alternatives crédibles et mobilisatrices, qui ne resteraient pas incantatoire, ni au-dessus des gens, et de s’inscrire dans le rassemblement des forces de gauche pour les élections départementales des 22 et 29 mars prochains, car en effet, le département est un échelon important de nos institutions.

Son rôle est déterminant pour assurer sur l’ensemble du territoire les solidarités sociales et territoriales et pour contribuer à l’innovation des services publics locaux.

Fédération de l'Isère du Parti communiste français

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Publié par Fédération de l'Isère du Parti communiste français - dans Politique
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 22:58

Un gel des salaires serait un coup de poignard contre le monde du travail et une véritable déclaration de guerre.

Alors que l'INSEE vient de publier son dernier "portrait social" de la France qui livre, par le détail, les ravages provoqués par l'austérité, le gouvernement s'apprête, jeudi prochain, à annoncer de nouvelles mesures anti-sociales.

Que dit l'INSEE ?

Que les dernières années sont marquées par une dégradation du marché du travail, une augmentation de la précarité et une stagnation du revenu salarial. Et que les politiques d'austérité ont amplifié la crise économique et sociale.

Alors qu'entre 2002 et 2007, les salaires progressaient de 0,6 % par an, leur hausse annuelle n'a été que de 0,2 entre 2007 et 2012. Les inégalités salariales ont même cessé de diminuer.

Que s'apprête à annoncer Emmanuel Macron au nom de la "croissance" et de "la compétitivité des entreprises" ?

Le gel des salaires pendant trois ans et une remise en cause des 35 heures.

Cette information sera publiée demain dans le journal allemand Der Spiegel. Voilà donc le résultats des négociations franco-allemandes à quelques jours des recommandations de la Commission de Bruxelles sur le projet de budget 2015 de la France.

Si cette information était confirmée, il s'agirait d'une déclaration de guerre contre le monde du travail. C'est très exactement le contraire qu'il faut faire pour redresser le pays et relancer la croissance par l'augmentations des salaires.

Le gel des salaires serait une très grave erreur économiquement, une provocation socialement et, politiquement, une nouvelle étape dans un processus nourrissant l'écœurement et la désespérance, la droite et le FN.

On entend déjà les encouragements du patronat.

Raison de plus pour, comme le propose le PCF, de réussir, du 1er au 5 décembre, la semaine de mobilisation contre le MEDEFet la politique d'austérité gouvernementale. On devine aussi la désolation de femmes et d'hommes de gauche devant ce nouveau coup de poignard.

Seul un mouvement permanent de riposte contre l'austérité et de rassemblement à gauche pour en sortir est de nature à modifier le rapport des forces jusqu'à faire reculer Hollande et le gouvernement Valls et imposer une politique de gauche.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 11:09
Après avoir demandé le droit de licencier sans justification et la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF), Pierre Gattaz organise avec le Medef, une semaine de provocation patronale, du 1er au 5 décembre, pour sangloter et exprimer « la souffrance des patrons ».

Le MEDEF se moque du monde

Depuis 2012, le MEDEF a tout obtenu du gouvernement : multiplication des exonérations, démantèlement du code du travail, précarisation, subventions publiques, recul de l’âge de la retraite... Tout cela en pure perte : le chômage atteint des records historiques, la précarité explose, l’économe est à l’arrêt. L’austérité fait des ravages. Seuls le patronat et les grandes entreprises profitent de cet immense gâchis. Et ils en veulent toujours plus. Pourquoi s’en priver ? Depuis 2012, Hollande et ses gouvernements n’ont cessé de leur servir la soupe !

La vérité sur le MEDEF

Il ne faut pas confondre les petites entreprises et celles du CAC 40. Les premières, majoritairement, sont asphyxiées par les banques et subissent la loi des grands groupes. Les secondes représentent une véritable caste. Une centaine de personnes trustent les sièges de leurs conseils d’administration. Gattaz défend bec et ongles les intérêts de cette oligarchie. Aujourd’hui, le gouvernement et le patronat doivent rendre des comptes.

Où va l’argent public versé au patronat ? Où va l’argent prêté aux banques par la BCE à 0,05 % d’intérêt ? Quelles sont les retombées réelles de ces cadeaux sur l’emploi et les salaires ? A ces questions, le MEDEF, le gouvernement et les grands médias se gardent bien d’apporter des réponses. Et pour cause ! Le vrai scandale, c’est le coût du capital !

Les vrais assistés sont au MEDEF

Les prestations aux entreprises ? Plus de 200 milliards d’euros, dont 30 d’exonérations de cotisations, 10 de Crédit impôt compétitivité-emploi (CICE), 6 de Crédit Impôt Recherche... Cette politique se poursuit de- puis 30 ans, sans aucune efficacité sur l’emploi. La question dérange. Peu d’entreprises osent donner les chiffres et les services de l’État sont silencieux. Mais nous savons que des grands groupes, tels que Auchan, Orange, PSA ou Sanofi ont encaissé des millions au titre du CICE sans aucune contrepartie.

Proposition : Une modulation du taux des cotisations sociales pa- tronales pour pénaliser les entreprises qui cassent l’emploi, versent des bas salaires, préfèrent les profits financiers.

Les vrais fraudeurs sont au MEDEF

L’argent est là pourtant : la fraude fiscale pour 50 milliards, la fraude aux cotisations sociales patronales pour 20 milliards, l’évasion fiscale entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année... Il faut avoir le courage d’aller les chercher.

Proposition : Mettre en œuvre les 61 propositions avancées par la commission parlementaire contre l’évasion fiscale.

Les cadeaux fiscaux, c’est pour le MEDEF

C’est le grand dada du MEDEF, de l’UMP, du FN et du gouvernement : il faut réduire les impôts ! Ce slogan occulte une vraie question : l’injustice aujourd’hui devant l’impôt. Avec la TVA qui rapporte trois fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés, on paye tous l’impôt. La vérité c’est que la pression fiscale est plus forte sur les couches moyennes et populaires que sur les plus riches.

Proposition : Une véritable réforme fiscale de gauche pour un impôt juste, utile et éthique.

La cupidité, c’est le MEDEF

Dividendes, rachats d’actions et circuits financiers captent une part crois- sante de la richesse produite. La part des dividendes dans la richesse produite est passé de 2% au début des années 1980 à 14% en 2013.

Les dividendes et rachats d’actions - stériles économiquement : ni emploi, ni investissement - viennent d’atteindre 95% du résultat des entreprises cotées à Wall Street ! En France, pour le CAC 40, ce taux a dépassé 80% en 2013.

Proposition : La mise à contribution des revenus financiers des en- treprises et des banques au même taux que celui de la cotisation so- ciale des salariés.

L’argent des banques, c’est pour le MEDEF

La Banque Centrale Européenne s’apprête à réinjecter 1.000 milliards d’euros en prêtant aux banques commerciales à un taux de 0,05% ! Mais elle ne prête toujours pas aux États, alors qu’un pays comme la France pourrait économiser plusieurs milliards d’euros sur les 45 milliards du « service de la dette » en se refinançant directement auprès de la BCE !

Proposition La BCE doit prêter directement aux États.

 

TENONS TÊTE AU MEDEF !

1. Semaine de mobilisation

Dans chaque département comme au plan national, les communistes organisent du 1er au 5 décembre, une contre-semaine d’actions et de mobilisations face au MEDEF et à la politique gouvernementale d’austérité.

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Publié par PCF - dans Politique
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 10:22

Entente cordiale entre la majorité sénatoriale et le gouvernement

Par Eliane Assassi

Monsieur le président, ce rappel au règlement se fonde sur l’article 36 du règlement du Sénat.

Je profite de l’ouverture du débat budgétaire pour réagir, notamment, à la parution dans ce qu’il est convenu d’appeler un « journal du soir » d’un article dans lequel Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, fait un certain de nombre d’annonces.

Qui, en novembre 2011, alors que la gauche sénatoriale venait d’étriller ensemble, dans le respect de sa diversité, le budget libéral présenté par Nicolas Sarkozy, aurait pu imaginer qu’aujourd’hui le gouvernement de M. Valls, par la voix de Michel Sapin, se féliciterait du retour au pouvoir de la droite au Sénat pour pouvoir discuter sereinement, voire amicalement – pourquoi pas ? –, de la loi de finances ?

Selon M. Sapin, en effet, « c’est plus facile de débattre avec un Sénat de droite animé de cet état d’esprit qu’avec un Sénat de gauche ingouvernable. On va pouvoir enfin s’intéresser aux textes qui aboutissent plutôt qu’à ceux qui sont rejetés ». 

J’ai relu, avant de prendre la parole ce matin, le communiqué de presse publié à l’époque par François Marc, alors rapporteur général du budget, lequel vantait le travail commun des groupes de la majorité sénatoriale, en particulier pour donner plus de moyens aux collectivités territoriales.

 Il est vrai, monsieur le secrétaire d’État – je vous le dis alors que M. Sapin n’est pas encore parmi nous –, que tout cela, c’était avant l’élection de M. Hollande à la présidence de la République, c’était avant l’oubli des promesses de campagne, c’était avant la capitulation devant le traité budgétaire Merkel-Sarkozy, devenu depuis lors le vôtre, et qui soumet nos finances aux desiderata de l’Europe libérale !

Quand le Gouvernement admettra-t-il que ce qui révolte nos compatriotes, et singulièrement l’électorat qui a pu croire en lui, en la gauche, c’est ce renoncement aux valeurs affichées dans l’opposition pour, aussitôt au pouvoir, entrer dans le cadre fixé par les marchés ?

Oui, tout cela nous pose un problème. Le jour approche où le Gouvernement, où ses membres participant au débat budgétaire, reconnaîtront que, finalement, entre le social-libéralisme qu’ils défendent maintenant et le libéralisme social d’une certaine droite, il n’y a plus de différence.

Oui, monsieur le secrétaire d’État, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC sont fiers – et même très fiers – d’avoir porté haut, pendant trois ans au Sénat, l’étendard d’une politique de gauche.

Ce qui me paraît inacceptable dans cette nouvelle posture politique, c’est que, alors même que votre seule légitimité provient du rassemblement à gauche de 2012 – et cela vaut pour la plupart des sénateurs socialistes élus lors des derniers renouvellements sénatoriaux –, vous vantez aujourd’hui les mérites du retour de la droite au Sénat. Quel cynisme !

Quel mépris pour votre propre engagement !

Monsieur le secrétaire d’État, allez-vous, par exemple, demander une seconde délibération afin d’imposer le texte du Gouvernement par la voie du vote bloqué et annihiler ce faisant les crédits votés par le Sénat, comme vous l’avez fait en 2012 et en 2013, en écartant au passage certains amendements de progrès votés par la gauche réunie ?

Ou bien allez-vous accepter le texte de la droite sénatoriale ?

En tout cas, monsieur le secrétaire d’État, les masques tombent : vous nous avez accusés durant deux ans de pactiser avec la droite, alors que nous menions le débat à gauche et que nous rappelions à M. Hollande ses promesses. Aujourd’hui, mes chers collègues, les choses sont claires : vous préférez discuter avec l’UMP et l’UDI (Protestations sur les travées du groupe socialiste.) plutôt qu’avec ceux qui ont cru à la gauche (M. Jacques Chiron s’exclame.) et qui, contrairement à vous, sans aucun doute, y croient encore.

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Publié par Eliane Assassi - dans Politique
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 19:47

Ce vendredi 21 novembre se tient au Domaine universitaire de Saint Martin d'hères, un colloque dénommé "la place de l'hydroélectricité dans la gestion de l'intermittence".

 

Notre collectif diffusera un tract dont nous vous dévoilons le contenu ci-dessous:

Non à l’ouverture à la concurrence de la concession des ouvrages hydrauliques !
L’énergie hydraulique est notre bien commun : le Front de Gauche entend le défendre

Ce 10 octobre 2014, dans le cadre du vote du projet de loi de transition énergétique examiné en procédure accélérée, l’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture les articles 28 et 29 qui prévoit rien moins que la libéralisation du secteur de l’énergie hydroélectrique (que nous voyons comme la privatisation des concessions), démantelant un peu plus le secteur public de l’énergie, pour répondre aux exigences imposées par le capitalisme et les traités européens.
Ces barrages hydroélectriques sont essentiels pour assurer la stabilité du réseau ; c’est eux qui permettent d’absorber les variations brutales liés aux fluctuations de consommation-production (par exemple des éoliennes). Ce sont eux également qui assurent sa sûreté notamment en permettant le redémarrage en cas de black-out.
Un argument du gouvernement est que les concessions hydroélectriques seront exploitées par des sociétés d’économie mixte, c’est à dire des sociétés anonymes à capital public et privé. La part publique serait de 34% pour le public (y compris les collectivités locales) qui détiendraient la minorité de blocage, 34% pour l’exploitant et 32% pour des investisseurs tiers.
Mais rien ne garantit que les collectivités, dont les financements sont malmenés par le gouvernement, ne seront pas conduites à revendre leurs participations, ni qu'elles privilégieront la production d'électricité plutôt que le tourisme, la pêche, … et qu'elles n'administreront pas dans le sens des intérêts privés.
Quant à ceux-ci, leur but sera d’obtenir le maximum de profits.
Le partage de l'administration des concessions n'est pas non plus un gage de sécurité pour les populations riveraines.
Cette loi induira une hausse des tarifs puisque le projet de loi impose une redevance importante aux nouveaux exploitants.
Enfin, de graves répercussions impacteront les personnels à l'image de ceux d'Écomouv'.
La multiplication des producteurs d'énergie (électrique, mais aussi éolienne, méthanisation, photovoltaïque, ...) nous ramènera à l'époque d'avant 1946 quand le Conseil national de la Résistance (CNR) a nationalisé la multitude des sociétés de production, transport, distribution, …, et à la grande anarchie des tarifs.
Aucun autre pays de l'Union européenne ne s'est mis dans cette situation !
Et ce n'est pas fini ! Voici que le gouvernement envisage de vendre des participations dans les entreprises de réseau telle que Réseau Transport Électricité.
Le gouvernement renouvelle, au profit du privé, la gabegie de la privatisation des autoroutes, se privant par-là de revenus très importants.
Un peu d'histoire :
Depuis la loi de 1919, l’État concède la construction, l’exploitation et l’entretien des barrages et ouvrages hydroélectriques mais en reste propriétaire.
Les concessions hydroélectriques françaises ont été renouvelées de gré à gré, sans mise en concurrence, depuis la loi Sapin (1993) jusqu’aux lois transformant EDF en société anonyme à capitaux publics (2004) et la privatisation de GDF (2007) suivie de sa fusion en 2008 avec le groupe Suez.
La procédure de renouvellement par appels d’offre des concessions hydroélectriques a été décidée en 2008 par transposition d’une directive européenne résultant des conclusions du Sommet européen de Barcelone (15 et 16 mars 2002).
Actuellement, les ouvrages sont gérés d’une part par EDF-SA pour 80 % d’entre eux et de l’autre, par le groupe GDF-Suez, notamment à travers sa filiale SHEM (Société hydroélectrique du Midi) ou la CNR (Compagnie nationale du Rhône) ainsi que par quelques opérateurs privés.
D’ici fin 2015, la concession d’exploitation de 49 barrages devrait être, dans un premier temps, soumise à la procédure d’appel d’offre européen. Ces ouvrages représentent 20 % du parc hydraulique français.
Pour la région Rhône-Alpes, seraient ainsi livrés au marché, trois ouvrages sur le Drac (Sautet, Cordéac, Saint-Pierre-Cognet), celui du Lac Mort dans la vallée de La Romanche, cinq ouvrages dans le Beaufortin et ceux de Bissorte et Super Bissorte en Maurienne.
Mais d’autres barrages en France le seraient également comme en Midi-Pyrénées. Tous les ouvrages seront concernés avant 2025. Certaines concessions pourraient faire l’objet d’une rupture de contrat anticipée. L’État et EDF, le gestionnaire actuel, discutent actuellement d’un tarif d’indemnisation.
L’attribution à des opérateurs européens, privés ou publics - ils sont déjà nombreux sur les rangs - de l’exploitation d’ouvrages hydrauliques jusqu’alors concédés au titre du «droit de préférence» aux concessionnaires sortants (EDF, GDF et CNR) n’est pas sans soulever interrogations et inquiétudes. Il en va en effet de la sécurité des ouvrages et de l’approvisionnement en électricité, de l’aménagement des territoires, de l’environnement, de la gestion des usages de l’eau, du coût d’exploitation, de la situation des salariés. Bref, de la maîtrise publique de l’énergie hydroélectrique et de la gestion de l’eau.
Aux termes des textes, les concessionnaires actuels ont obligation de mettre à niveau les installations avant la mise en concurrence.
Les futurs concessionnaires devront s’acquitter d’une redevance hydro-électrique proportionnelle au chiffre d’affaires de l’ouvrage, mais elle sera plafonnée faisant ainsi accroître leurs profits. La recherche d’une rentabilité maximale fait craindre une concurrence exacerbée entre les différents exploitants de la ressource hydrologique. Les ouvrages étant largement amortis, ils généreront des revenus financiers très importants pour ces nouveaux concessionnaires.
Comment accepter qu’un patrimoine financé par les citoyens français et essentiel pour le développement économique du pays soit ainsi dilapidé au nom d’une « concurrence libre et non faussée » ? Le savoir-faire de milliers de techniciens et ingénieurs du secteur serait ainsi bradé, comme leur statut social. À coup sûr, l’usager en paierait les conséquences.


L’énergie hydraulique est un bien commun :
le Front de Gauche entend le défendre par des propositions immédiates
- Constitution d’un Pôle public de l’énergie et de l’eau (cf. notes) ;
- Abrogation de la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) dont l’une des mesures consiste à contraindre EDF-SA à vendre à prix coûtant 25 % de sa production d’origine nucléaire à des concurrents, ceux-ci en tirant alors des bénéfices substantiels (cf. notes).
et à titre conservatoire
- Stopper la procédure de mise en concurrence et abroger les dispositions législatives y afférant.
Le Sénat doit retirer de la loi ses articles 28 et 29, dispositions incongrues relativement à l’objet de cette loi, laquelle vise à réduire la facture énergétique et diminuer le taux d’émission de CO2

Front de Gauche Isère

Même si les textes ont été votés, cette pétition conserve toute son opportunité, n'hésitez pas à la populariser autour de vous !

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Publié par Barrionuevo - dans Actualités
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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 22:42

A la veille du 20 novembre, journée internationale des droits de l'enfant, deux rapports récents de l'Unicef nous alertent sur la dégradation des conditions de vie des enfants et des jeunes.

Le mal être des adolescents, miroir d'une société en crise : 43 % sont en situation de souffrance psychologique, et ce sont dans les situations les plus précaires que les tensions, les angoisses sont les plus fortes et les conduites addictives les plus fréquentes.

Les enfants de la récession : 2,6 millions d'enfants ont plongé sous le seuil de pauvreté dans les pays les plus riches du monde depuis 2008, ce qui fait 76,5 millions d'enfants.

En France, on compte 440 000 enfants pauvres supplémentaires entre 2008 et 2012 (de 15,6 % à 18,6%).

Par ailleurs, près d'un jeune étudiant sur deux est dans le renoncement aux soins. Est-ce ainsi que nos enfants vivent ?

Alors que notre pays a signé la convention internationale des droits de l'enfant (convention des Nations unies du 20 novembre 1989), il se doit de la respecter et d'assurer la protection de ses enfants.

Les préconisations de l'Unicef sont claires : il faut maintenir de solides filets de sécurité sociale, éliminer la pauvreté, faire du bien-être des enfants une priorité absolue.

La question n'est pas de laisser une dette aux générations futures, mais de leur assurer un avenir digne du 21e siècle.

L'heure n'est pas à diminuer les budgets sociaux du pays ni les dotations aux collectivités locales, l'heure est à sortir de l'austérité.

Nous demandons d'urgence, comme d'autres organisations qui agissent contre la pauvreté, la tenue d'une conférence nationale de la protection sociale.

Des mesures d'urgence doivent être prises pour combattre la pauvreté telles que la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, l'ouverture en nombre de logements d'urgence, le blocage des loyers, l'accès aux associations caritatives des stocks de denrées alimentaires de l'Union européenne, le développement de la protection sociale en priorité pour les enfants et les jeunes.

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